Harry Carey (1878–1947)

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laurent
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Harry Carey (1878–1947)

Messagepar laurent » 08 nov. 2009 10:14

Nouvelle Bio de Demerval ( en remplacement de l'initiale supprimée par son auteur :? )
DEMERVAL a écrit :Harry Carey n’était a priori pas destiné à devenir une star du western. Né Henry DeWitt Carey II le 16 janvier 1878, très loin des plaines de l’Ouest, dans le Bronx à New York (actuellement sur la 116ème rue), il était le fils d’un juge de New York et d’une directrice d’une compagnie de machines à coudre. Harry Carey intégra l’Académie Militaire de Hamilton ou l’ Institut Militaire de Hamilton (les sources diffèrent, mais c’était un établissement de style préparation militaire). Après avoir réussi son diplôme de fin d’études, on lui offrit apparemment de travailler à West Point, travail qu’il déclina pour intégrer la faculté de droit à New York pour suivre les pas de son père. Mais un accident de bâteau dans les eaux froides de Long Island Sound, survenu alors q’il avait 21 ans, lui occasionna une sévére pneumonie, ce qui lui fit abandonner ses études de droit. Certaines sources affirment que son père l’envoya au Montana pour récupérer de sa pneumonie et que c’est là qu’il écrivit une pièce, appelée « Montana ». Il est toutefois difficile d’admettre que pour récupérer d’une pneumonie en plein hiver, on puisse envoyer quelqu’un au Montana, de fait cette histoire n’est sûrement que pure fiction. Il est plus logique de croire qu’Harry Carey écrivit cette pièce chez lui, alors qu’il y était en convalescence . De toute evidence, il fut si satisfait d’avoir écrit cette pièce, qu’il décida de la jouer lui-même. Cette pièce fut un tel succès qu’Harry Carey effectua une tournée dans tout le pays pendant les trois ans qui suivirent.

Après ce succcès, Harry Carey écrivit une autre pièce, “Heart of Alaska”, mais malheureusement, commença à braquer son attention sur la prometteuse industrie du cinéma, abandonnant toute pensée de devenir un jour un homme de loi. N’ayant plus d’argent, il trouva du travail dans les vieux studios de la Biograph à New York et ce, grâce à l’acteur Henry B. Walthall, et devint un familier de D.W. Griffith. «Bill Sharkey’s Last Game” ('09) est censé avoir été le premier film d’importance d’Harry Carey en 1909.

Quand Griffith fit ses bagages et se rendit dans l’Ouest, Harry Carey l’accompagna et continua de tourner dans de nombreux westerns en une ou deux bobines dans ce nouvel environnement d’Hollywood. En 1913 il apparut dans “The Battle at Elderbuch Gulch”, ce grand classique du western des premiers temps du cinéma avec en vedettes Lillian Gish et Lionel Barrymore. Pendant les dLa maneux à trois ans qui suivirent, Harry Carey resta très occupé en alternant westerns et non-westerns. L’année 1915 fut un tournant dans la carrière d’Harry Carey. C’est en effet cette année –là qu’il signa un contrat avec Universal pour un salaire de 150 dollars la semaine, ce qui était beaucoup d’argent à l’époque. Il entama alors une série de westerns en deux bobines, y interprétant le personnage de 'Cheyenne Harry', le premier film ayant été “ Knight of the Range”, dirigé par Jacques Jaccard (et non pas John Ford comme il est souvent affirmé). A ses côtés dans la plupart de ces films en deux bobines, jouaient Olive Golden (de 14 ans sa cadette), qui devait devenir son épouse et un jeune acteur, Hoot Gibson.

Parmi les autres réalisateurs qui tournèrent ces films pour Universal, figuraient, durant cette période, Edward Le Saint et Fred Kelsey, mais ce fut son association avec John Ford qui scella le ciment du futur succès de ces deux personnages dans l’industrie du film. Le premier des 26 films qui sortirent de la collaboration de Ford et Carey fut « Straight Shooting » en 1917. Bien qu’assez brut de décoffrage, eu égard aux standards actuels, ce film était tout à fait divertissant et remarquable dans ce qu’il faisait figurer Hoot Gibson dans l’un de ses premiers rôles.

La manière de jouer de Carey au début du cinéma muet, et de fait, durant sa carrière entière, fut liée aux westerns de William Hart, empreints d’un accent réaliste et vulgaire. Comme William Hart, il n’apparut jamais jeune, et ne s’habillait pas comme les héros du western de l’époque ( Ken Maynard ou Tom Mix) et ses films étaient souvent de vraies représentations de l’Ouest américain. Son expression taciturne, marque de fabrique des rôles qu’il incarna, était repris dans tous les films qu’il fit, bien que sa personnalité soit plus engageante que celle de l’austére William Hart. Beaucoup des gestes qu’il faisait, caractérisaient Harry Carey, comme par exemple sa manière de monter à cheval (on en a un bon exemple dans le film de 1947 avec John Wayne, “L’Ange et le Mauvais Garçon”), le dos voûté et les coudes reposant sur la selle. Quelques gestes d’Harry Carey furent repris par John Wayne, qui affirma qu’Harry Carey était le plus grand acteur du western de tous les temps. L’une des positions d’Harry adoptée par le Duke peut être aperçue dans “La Prisonnière du Désert” (1956) quand Wayne est dans l’encadrure de la porte dans la scène finale, s’éloignant tenant son bras gauche avec son bras droit, comme l’aurait fait Harry.

Par 1919 le salaire d’Harry Carey avait considérablement augmenté. Il gagnait alors 1 250 dollars la semaine, ce qui le mettait au top des stars du western. Carey et Ford continueront leur fructueuse collaboration de la fin des 1910 au début des années 1920. Il a été dit, par exemple, que certaines particularités d’un Ford vieillissant pouvaient être décelées dans les westerns de Carey comme celui de 1921 « Desperate Trails ». Le film mettait aussi en évidence toutes les qualités d’acteur d’Harry Carey.

Harry Carey quitta Universal et John Ford en 1922 quand le grand boss d’U’s, Carl Laemmle, décida d’embaûcher Hoot Gibson comme première star. La tendance d’alors était de délaisser le réalisme et les solides intrigues, qui avaient été les marques de fabrique du duo Carey-Ford. Le public demandait de l’action et de l‘élan, la manière dont Tom Mix interprétait ses personnages. Harry Carey prenait aussi de l’âge pour continuer à incarner les héros (il avait 44 ans en 1922).

Malgré cette nouvelle tendance dans la manière d’aborder le western, Harry Carey continua de tourner des rôles solides pour plusieurs autres compagnies telle : la FBO, la PDC (y rejoignant l’équipe de Hunt Stromberg) et il signa finalement en 1926 avec Pathé Pictures, l’une des meilleures compagnies à avoir tourné des westerns à l’époque du muet. Des films tels que “The Night Hawk”, “The Prairie Pirate”, “The Man from Red Gulch”, tous sortis en 1924 prouvèrent que Carey pouvait encore captiver une audience. « Satan Town” (1926) fut le meilleur western du lot et rappela fortement “Hell's Hinges” avec William Hart sorti en 1919.

Entre 1912 et 1928, Harry Carey fit une palanquée de westerns (et très peu de non-westerns) et alors que le cinéma muet en était à sa fin, son salaire explosa et il se retrouva parmi les stars du western les mieux payées, même s’il fut quelque peu découragé de ne pas avoir atteint le panthéon du western comme Hoot Gibson, Ken Maynayd ou Tom Mix.

Quand son contrat à la Pathé ne fut pas renouvelé, Harry Carey décida de se lancer dans le théâtre vaudevillesque avec son épouse Olive (qu’il avait mariée en 1920), mais le succès ne fut pas au rendez-vous et les déplacements de ville en ville acheva de les convaincre d’arrêter le théâtre. Malheureusement durant cette parenthèse, le barrage de San Francisquito explosa et inonda la vallée de Santa Clarita, tuant des centaines de personnes et détruisant complètement le ranch d’Harry Carey.

Cependant, le producteur Irving Thalberg et la MGM vinrent à sa rescousse en 1929 en le castant dans le rôle principal dans ce qui fut appelé à l’époque, “ le plus grand film d’aventures jamais tourné, “Trader Horn” avec Duncan Renaldo et Edwina Booth. Ce fut un film difficile à tourner, nécessitant un séjour de 7 mois en Afrique et au Mexique mais ce fut un énorme succès et cela permit à Harry Carey de reconquérir sa popularité et de reconstruire son ranch. Cependant la malchance frappa une nouvelle fois, peu de temps après, quand son ranch fut de nouveau entièrement détruit mais, cette fois, par le feu.

Malgré le manque de chance, le succès de “Trader Horn” avait engendré un nouvel intérêt pour Carey et il signa bientôt pour la Mascot Pictures de Nat Levine pour être la vedette d’une série de films de 1931, « The Vanishing Legion ». Il fut immédiatement engagé pour deux films supplémentaires en 1932 --- « Le Dernier des Mohicans » et « The Devil Horse ». La même année il fut embaûché par Universal pour le très remarqué « Law and Order », basé sur le roman de W.R. Burnett, Saint Johnson, et qui traitait du règlement de comptes à Tombstone. Harry Carey y incarnait Doc Holliday et Walter Huston était 'Saint Johnson', une espèce de Wyatt Earp --- un film à voir selon Michael Pitts dans son exhaustif guide du western, Western Movies (édité chez McFarland Classics).

Pendant les quelques années qui suivirent, Harry fut la vedette de nombreux westerns pour plusieurs producteurs différents comme Artclass, Berke et Commodore, et il tint le rôle principal du film de la RKO de 1935, « Powdersmoke Range ». L’année suivante, Harry Carey et Hoot Gibson firent de nouveau équipe dans “The Last Outlaw” pour RKO, que John Ford coécrivit. Il est intéressant de noter que Harry Carey était crédité devant Hoot Gibson sur le générique de ces deux films, prouvant peut-être que sur le long terme, la carrière de Harry Carey avait finalement été plus consistante que celle d’Hoot Gibson. Fred Scott y interprétait le rôle d’un cowboy chantant.
En 1938, Harry Carey fut la vedette de “Law West of Tombstone”, un film de la RKO qui introduisit le jeune Tim Holt dans un second rôle.

Harry Carey fut en course pour l’Oscar du meilleur second rôle masculin pour son rôle dans « Mr. Smith au Sénat » (1939), mais c’est Thomas Mitchell qui remporta l’Oscar pour « La Chevauchée Fantastique ».

Au début des années 1940, Harry retourna sur les planches, apparaissant dans plusieurs productions à Broadway, dont la pièce d’Eugene O'Neil, Ah, Wilderness. Il continua aussi à incarner des personnages bons et solides dans des westerns et des non-westerns durant toutes les années 1940. L’un de ses meilleurs rôles fut celui qu’il joua aux côtés de John Wayne dans le semi-western de la Paramount, « The Sheperd of the Hills (1941). L’année suivante, Harry Carey incarna Al Dextry, le partenaire de John Wayne dans une autre version du roman de Rex Beach, « Les Ecumeurs ».

« L’Ange et le Mauvais Garçon”, western de Republic de 1947, lui permit de délivrer une nouvelle fine performance dans le rôle d’un homme de loi compréhensif qui surveillait avec bienveillance le brigand au grand cœur John Wayne. L’année suivante vit de nouveau John Wayne et Harry Carey faire équipe dans « La Rivière Rouge », tourné par United Artists. Harry Carey Jr. apparaissait aussi dans le film, la seule fois où le père et le fils seront réunis dans le même film, bien qu’ils n’apparaissent ensemble dans aucune scène.

Cependant, à cette époque, Harry Carey aspirait fortement à la retraite, mais avant d’être forcé de la prendre, il fera encore le sus-mentionné “Rivière Rouge” et incarna un juge comprehensif dans un film de Walt Disney, en partie animé, “So Dear to my Heart”, avec le jeune Bobby Driscoll. Ces deux films furent délivrés un an après sa mort qui survint le 21 septembre 1947 à Brentwood, Californie. Bien qu’il eût été mordu par une veuve noire un mois auparavant, les sources convergent sur le fait qu’il décéda d’un cancer du poumon et de thrombose coronarienne. Il fut enterré dans ses habits de cowboy lors d’une cérémonie qui rassembla plus d’un millier d’admirateurs.
En plus d’Harry Jr., à qui il avait donné le surnom de 'Dobe' parce que l’été ses cheveux prenaient la même couleur que les briques du ranch, Les Careys avaient ausi une fille, surnommée 'Cappy'. Les deux enfants furent élevés dans le ranch familial près de Saugus, Californie.

Olive, une actrice crédible continuera à jouer dans des films, le plus notable d’entre eux, étant « La Prisonnière du Désert » de John Ford (1956) avec son fils Harry, Jr. Elle décéda le 13 mars 1988 à 92 ans.
Modifié en dernier par laurent le 07 févr. 2012 13:22, modifié 3 fois.
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Re: HARRY CAREY

Messagepar Vin » 08 nov. 2009 11:15

Merci Laurent, c'est gentil celà, de nous parler de la famille Carey, un peu passée aux oubliettes pour les non-initiés. :sm41: :sm44:
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Re: HARRY CAREY

Messagepar laurent » 08 nov. 2009 16:47

Quelques affiches : :)

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Re: HARRY CAREY

Messagepar Jicarilla » 09 nov. 2009 18:51

:applaudis_6: :applaudis_6: Après tout le mal de me trouver une voisine. :lol: :lol: en plus elle est splendide.

Tu mérites bien une lobby pour nous faire découvrir ce grand acteur HARRY CAREY. :applaudis_6:

:lol: En plus au coté de HOOT GIBSON.

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Re: HARRY CAREY

Messagepar laurent » 09 nov. 2009 18:53

Et avec hoot Gibson :D MERCI JICA :applaudis_6:
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Re: HARRY CAREY

Messagepar Vin » 09 nov. 2009 22:06

Pour la demoiselle..."Et en plus, elle est distinguée !" (pour fans du journal des pipaules de C+) :lol:
Merci Laurent, tu m'as eu par surprise. :wink:
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Re: HARRY CAREY

Messagepar Personne » 10 nov. 2009 9:19

Harry Carey, lui aussi c'est un ami du petit déjeuner!
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Re: HARRY CAREY

Messagepar Sartana » 10 nov. 2009 9:53

Harry Carrey, je l'aime cool
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

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Re: HARRY CAREY

Messagepar laurent » 10 nov. 2009 15:16

Faudrait voir à supprimer les tripes au vin blanc au petit déjeuner les garçons :wink:

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Re: HARRY CAREY

Messagepar Pike BISHOP » 10 nov. 2009 18:51

Il n'avait jamais fait un film comme "HARRY CAREY contre les ARIKARAS " !!!!
Ce devait être quand même un comique pour s'être choisi une épouse prénommée OLIVE !!! :lol: :lol: :lol:
If they move, kill'em !!

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Re: HARRY CAREY

Messagepar Daniel » 10 nov. 2009 19:08

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Re: HARRY CAREY

Messagepar laurent » 10 nov. 2009 19:28

J'abandonne... :sm1:

:wink:
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Re: HARRY CAREY

Messagepar laurent » 11 nov. 2009 15:39

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Re: HARRY CAREY

Messagepar laurent » 12 nov. 2009 16:57

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Re: HARRY CAREY

Messagepar laurent » 13 nov. 2009 15:11

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