Carole Lombard (1908–1942)

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Jicarilla
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Carole Lombard (1908–1942)

Messagepar Jicarilla » 09 avr. 2009 9:59

ImageCAROLE LOMBARD IN THE STAR

Elle fut l’une des plus grandes stars de comédies des années trente d’HOLLYWOOD pendant et après la période muette.Des comédies devenues classiques et méconnues pour la nouvelle génération.
Avec CLARK GABLE elle formera l’un des beaux couples du cinéma, mais le destin en fera autrement, elle trouvera la mort à 33 ans dans un tragique accident d’avion en 1942.

Carole aura fait 4 westerns dans la période muette .

-GOLD AND THE GIRL 1925 d’ELMUND MORTIMER
-LE HORS LA LOI / HEARTS AND SPURS 1925 de W. S. VAN DYKE
-DURAND OF THE BADLANDS 1925 de LYNN REYNOLDS
THE ARIZONA KID 1930 d’ALFRED SANTELL


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Image.....LA SUITE A LA PROCHAINE STAR.....
PARTI VERS D'AUTRES ESPACES Image

http://western-mood.blogspot.fr/

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chip
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Re: Carole Lombard (L'actrice)

Messagepar chip » 05 nov. 2010 11:15

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Pour tout savoir sur Carole Lombard, édition the Citadel press 1972 (relié)

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Cole Armin
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Re: Carole Lombard (L'actrice)

Messagepar Cole Armin » 05 nov. 2010 21:09

Comme tu le dis Jica, une actrice dont on se souviendra pour ses comédies (To be or not to be avec Ernst Lubitsch, le moins bon Mr. and Mrs Smith avec Hitchcock et puis plusieurs succès à la Paramount aux côtés de Fred MacMurray ou Gary Cooper).

"Attends d'être aussi vieux que moi pour parler comme moi"
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DEMERVAL
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Re: Carole Lombard (L'actrice)

Messagepar DEMERVAL » 19 juin 2019 14:38

Carole Lombard naquit le 6 octobre 1908 à Fort Wayne, Indiana. Baptisée sous le nom de Jane Alice Peters, elle était le 3ème enfant de Frederic Peters (1875-1935) et Elizabeth "Bessie" Knight Peters (1877-1942). Ses frères aïnés étaient Frederic Jr. (né en 1902) et Stuart (né en 1906). Les parents Lombard descendaient tous deux de familles fortunées et sa prime jeunesse fut confortable, le biographe Robert Matzen l’appelant sa "période avec une cuillère d’argent". Le mariage entre ses parents fut cependant tendu et en octobre 1914, sa mère prit l’enfant et déménagea à Los Angeles. Bien que le couple ne divorça pas, la séparation fut permanente. Le support financier continuel de son père permit à la famille de vivre sans soucis, ne dérogeant que très peu au standing de leur vie antérieure en Indiana et ils s’installèrent dans un appartement près de Venice Boulevard.
Décrite par son biographe Wes Gehring comme étant "un garçon manqué à l’esprit vif", la jeune Lombard s’impliqua de bon coeur dans le sport et au visionnage de films. A la Virgil Junior High School, elle pratiqua le tennis, le volleyball et la natation et remporta des trophées pour ses performances en athlétisme. A 12 ans, cet aspect sportif l’amena par hasard à sa première expérience cinématographique. Alors qu’elle jouait au baseball avec des amis, elle attira l’attention du réalisateur Allan Dwan, qui se rappela plus tard avoir vu "un joli petit garçon manqué ... tenant la dragée haute aux autres enfants et pratiquant un meilleur baseball qu’eux. Et j’avais besoin de quelqu’un de ce genre pour un film." Avec les encouragements de sa mère, Carole accepta de bon coeur un petit rôle dans le mélodrame A Perfect Crime (1921). Elle resta sur le plateau pendant deux jours, y interprétant la soeur de Monte Blue. Allan Dwan commenta plus tard, "Elle habita le rôle".
A Perfect Crime ne fut pas largement diffusé mais la brève expérience incita Carole et sa mère à rechercher d’autres rôles. L’adolescente se présenta à plusieurs auditions mais aucune ne fut fructueuse. Quand elle eut 15 ans et qu’elle apparut en reine du Carnaval du 1er mai du lycée de Fairfax, elle fut repérée par un employé de Charlie Chaplin qui lui offrit de passer un bout d’essai pour son film, La ruée vers l’or. Carole Lombard n’obtint pas le rôle mais cela aiguisa l’intérêt d’Hollywood pour cette actrice en devenir. Son bout d’essai fut visionné par Vitagraph Film Company, qui exprima son intention de lui faire signer un contrat. Bien que cela ne se matérialisa pas, le changement de prénom ("Jane" était considéré comme morne) lui demeura durant toute sa carrière. Elle choisit le prénom "Carol" en hommage à une fille avec laquelle elle joua au tennis en école primaire.
En octobre 1924, peu de temps après ces revers, Carole alors âgée de 16 ans signa un contrat avec la Fox Film Corporation. Comment cela est-il arrivé, on en est pas certain: durant sa vie, on rapporta qu’un réalisateur d’un studio l’invita à une soirée, mais des preuves plus récentes suggèrent que la mère de Carole contacta Louella Parsons, l’échotière, qui lui trouva un bout d’essai. Selon le biographe Larry Swindell, ce fut la beauté de Carole qui convainquit Winfield Sheehan, patron du studio, de la prendre sous contrat pour 75 dollars la semaine. L’adolescente abandonna ses études pour s’embarquer dans une nouvelle carrière. La Fox était contente d’utiliser le prénom Carol, mais contrairement à la Vitagraph, ils détestaient son nom de famille. A partir de ce moment, elle devint "Carol Lombard", le nouveau nom emprunté à une famille d’amis.
La majorité des apparitions de Carole avec la Fox furent des petits rôles dans des westerns et des films d’aventure à petits budgets. Elle commenta plus tard sur son insatisfaction avec ces rôles: "Tout ce que j’avais à faire était de minauder gentiment avec le héros et crier de terreur quand il se battait avec le méchant." Cependant, elle apprécia pleinement d’autres aspects de son travail cinématographique, comme les prises de photographies, les essayages de costumes et les relations avec les acteurs sur le plateau de tournage. Elle adopta le style de vie de la jeune fille délurée et devint une régulière du Coconut Grove, où elle remporta plusieurs compétitions de Charleston.
En mars 1925, la Fox lui donna un rôle principal dans le drame, La merveilleuse aventure face à Edmund Lowe. Sa performance fut bien reçue, un critique du Motion Picture News écrivant qu’elle dispensait "un bon équilibre et un charme considérable." Malgré cela, les patrons du studio ne furent pas convaincus que Carole avait l’étoffe d’une actrice de premier plan et son contrat d’une année ne fut pas revouvelé. Gehring a suggéré qu’une cicatrice faciale qu’elle avait contracté lors d’un accident de voiture pourrait avoir pesé dans la décision. Craignant que sa cicatrice—qui balafrait sa joue—ne ruine sa carrière, elle eut recours à 17 ans à de la chirurgie plastique pour la rendre moins visible. Pour le reste de sa carrière, Carole Lombard apprit à cacher la cicatrice avec du maquillage et un éclairage soigné.
Après une année sans travail, elle décrocha un bout d’essai pour le "Roi de la Comédie" Mack Sennett. Il lui offrit un contrat et bien qu’initialement elle fut réticente à se produire dans comédies tarte à la crème, l’actrice rejoignit sa compagnie pour être une des "Sennett Bathing Beauties". Elle apparut dans 15 courts métrages entre septembre 1927 et mars 1929 et apprécia fortement sa période dans le studio. Cela lui procura ses premières expériences dans la comédie et lui permit de s’exercer pour son travail futur dans ledit genre. En 1940, elle appela ses années Sennett "le point crucial de ma carrière d’actrice."
Les productions Sennett étaient distribuées par Pathé Exchange, et en 1928 la compagnie commença à utiliser Carole Lombard pour des longs métrages. Elle eut des rôles importants dans Show Folks and Ned McCobb's Daughter, où les critiques notèrent qu’elle avait fait une "bonne impression" et "valait le coup à regarder". L’année suivante, Pathé éleva Lombard du statut d’actrice de second plan à celui d’actrice principale. Dans High Voltage, son premier film parlant, elle interpréta la fille du shérif coincé avec un groupe durant une tempête de neige. Son film suivant, la comédie Big News, l’opposait à Robert Armstrong et fut un succès critique et commercial. Carole Lombard fut réunie avec Robert Armstrong pour le drame policier The Racketeer, diffusé à la fin 1929. La critique dans Film Daily écrivit, "Carol Lombard est une réelle surprise et donne de son meilleur. En fait c’est la première fois qu’elle peut prouver ses compétences."
En 1930, Carole Lombard retourna à la Fox pour un rôle unique dans le western Le tigre de l’Arizona. Ce fut un grand moment pour le studio pour ce film dont la vedette était le populaire acteur Warner Baxter et dans lequel Carole apparut en 3ème position sur le générique. Suite au succès du film, Paramount Pictures recruta Lombard et lui octroya un contrat au tarif de 350 dollars la semaine (qui au fil des années atteignit 3 500 dollars la semaine en 1936). Ils l’utilisèrent pour la comédie de Buddy Rogers, Safety in Numbers, et un critique fit la remarque suivante sur son travail, "Lombard prouve qu’elle est une grande comédienne." Pour son second rôle dans le studio, Fast and Loose avec Miriam Hopkins, Paramount crédita par erreur l’actrice sous le pseudo de "Carole Lombard". Elle décida qu’elle préférait cette prononciation et cela devint son nom de scène permanent.
Carole Lombard apparut dans cinq films jusque 1931, en commençant par la comédie It Pays to Advertise. Ses deux films suivants, Man of the World et Ladies Man, comprenaient tous deux William Powell, la plus grande star masculine de Paramount. Carole Lombard était une admiratrice de l’acteur avant leur rencontre, attirée qu’elle était par sa beauté et son air débonnaire à l’écran et ils commencèrent rapidement une idylle. Les différences entre les deux personnes furent notées par les biographes: elle avait 22 ans, était insouciante et grossière alors qu’il avait 38 ans, était un intellectuel et était sophistiqué. Malgré leurs personnalités disparates, Carole Lombard épousa William Powell le 6 juin 1931 dans sa résidence de Beverly Hills. En s’adressant aux média, elle expliqua les bénéfices "de l’amour entre deux personnes qui sont diamétralement opposées", en affirmant que leur relation permettait "parfait amour en bascule".
Le mariage avec William Powell accrût la popularité de Carole Lombard, alors qu’elle continuait à enchanter les critiques avec son travail dans Up Pops the Devil et I Take this Woman (tous deux de 1931). Dans des critiques sur ce dernier film, dont la costar était Gary Cooper, plusieurs écrits prédisirent que Carole Lombard était programmée pour devenir une star majeure. Elle devait apparaître dans cinq films en 1932. No One Man et Sinners in the Sun ne rencontrèrent pas le succès mais Virtue fut bien reçu. Après avoir figuré dans le drame Echec au prince, Carole Lombard incarna l’épouse d’un escroc dans Un mauvais garçon. Son partenaire dans le film était Clark Gable, qui allait rapidement devenir une star majeure d’Hollywood. Le film fut un succès critique et commercial et Wes Gehring écrivit que c’était "sans conteste la meilleure prestation de Carole Lombard" jusqu’alors. Ce fut le seul film que Gable et Lombard, futurs mari et femme, firent ensemble. Cependant il n’y avait pas encore de romance entre eux à cette période comme elle le raconta à Garson Kanin: "[nous] avions tourné toutes sortes de scènes d’amour torrides ... et je n’avais jamais ressenti de sentiment pour lui."
En août 1933, Carole Lombard et William Powell divorcèrent après 26 mois de mariage. A cette époque, cela eut des répercussions sur leur carrière respective mais dans une intreview donnée en 1936, elle admit que ce "ne fut pas le motif du divorce. Nous étions simplement des caractères incompatibles." Elle apparut dans cinq filme cette année-là, en commençant par le drame, From Hell to Heaven et en poursuivant avec Supernatural, son seul film d’horreur. Après un petit rôle dans L’aigle et le vautour, un film de guerre avec Fredric March et Cary Grant, elle fut la vedette de deux mélodrames : Brief Moment, qui enchanta les critiques et White Woman, dans lequel son partenaire était Charles Laughton.
L’année 1934 fut un des points d’orgue de la carrière de Carole Lombard. Elle la débuta avec Bolero, dans lequel elle et George Raft montraient leurs compétences de danseur dans un extravagant morceau interprété sur l’air du "Boléro" de Maurice Ravel. Avant que le tournage ne commence, on lui offrit le rôle féminin principal dans New York-Miami mais elle le refusa à cause des interférences d’emploi du temps. Bolero fut bien accueilli alors que son film suivant, la comédie musicale We're Not Dressing avec Bing Crosby, fut un grand succès au box office.
Carole Lombard fut alors recrutée par le réalisateur Howard Hawks, un cousin au second degré, pour être la vedette de sa comédie, Train de luxe. Il avait vu l’actrice en état d’ébriété lors d’une soirée et la trouva "hilarante et désinhibée comme le rôle qu’il recherchait", et elle fut castée face à John Barrymore. Dans Train de luxe, Carole Lombard incarne une actrice qui est poursuivie par son ex mentor, un flamboyant impresario de Broadway. Hawks et Barrymore restèrent de marbre devant son travail aux répétitions, trouvant qu’elle surjouait et donnait une performance guindée. Le réalisateur l’encouragea à se relaxer, à être elle-même et à jouer selon son instinct. Elle réagit bien à ce tutorat et les critiques du film commentèrent sur son "talent incandescent"—"une Lombard comme jamais vous ne l’avez vue". Le critique du Los Angeles Times trouva qu’elle était complètement différente" par rapport à sa personnalité "calculatrice" en ajoutant, "elle vibre de vie et de passion, d’abandon et de diablerie". Le film fut un succès et avec ses dialogues rapides et ses personnages excentriques, Train de luxe fut un film pionnier dans le genre de la comédie déjantée. Pour Carole Lombard, le film marqua un tournant dans sa carrière et en fit une star majeure.
Ses films suivants furent C’est pour toujours (1934), dans lequel figurait le nouvel enfant star Shirley Temple, et Lady by Choice (1934), qui fut un succès critique et commercial. The Gay Bride (1934) la plaça face à Chester Morris dans une comédie policière, mais sa sortie fut éreintée par les critiques. Après avoir été réunie avec George Raft pour un autre film de danse, La dernière Rumba (1935), Carole Lombard eut l’opportunité de répéter son succès de la comédie déjantée, Train de luxe. Dans Jeux de mains (1935), elle joua face à Fred MacMurray dans le rôle d’une manucure à la recherche d’un riche mari. Les critiques encensèrent le film et le critique de Photoplay dit que Carole Lombard avait réaffirmé son talent dans le genre. Le film est aujourd’hui considéré comme étant l’un de ses meilleurs films et l’association Carole Lombard-Fred MacMurray se révélant être positif, ils firent donc trois autres films ensemble.
Carole Lombard commença 1936 avec Love Before Breakfast. Dans The Princess Comes Across, sa seconde comédie avec MacMurray, elle incarna une actrice en devenir qui décrochait un contrat en se faisant passer pour une princesse suédoise. La performance fut considérée comme étant une satire de Greta Garbo, et fut plébiscitée par les critiques.
Le succès de Carole Lombard perdura après avoir été recrutée par Universal Studios pour être la vedette de la comédie déjantée Godfrey (1936). William Powell, qui interprétait le rôle-titre, insista pour qu’elle ait le rôle féminin principal; malgré leur divorce, ils étaient restés amis et William Powell sentit qu’elle pouvait être parfaite pour le rôle d’Irene, une héritière loufoque qui employait un "homme oublié" comme majordome. Le film fut réalisé par Gregory LaCava, qui connaissait Carole Lombard personnellement et qui avait parié que sa nature excentrique conviendrait parfaitement pour le rôle. Elle travailla dur pour ce film, particulièrement pour trouver les expressions faciales appropriées pour Irene. Godfrey fut très favorablement reçu au box office. Il reçut six nominations pour la 9ème cérémonie des Oscars, dont celui de la meilleure actrice pour Carole. Les biographes citent le film comme étant sa meilleure performance et Frederick Ott dit qu’ "il l’avait clairement établie comme une comédienne de premier rang."
En 1937, Lombard était l’une des actrices hollywoodiennes les plus populaires. Son premier film de l’année fut Trompette Blues, une troisième association avec MacMurray. Le film se focalisait sur une romance entre deux artistes de cabaret et fut un succès critique et commercial. Le film était à l’origine un drame, avec des moments occasionnels de comédie, mais pour le projet suivant, Carole Lombard retourna au genre déjanté. Le producteur David O. Selznick était impatient de faire une comédie avec l’actrice, impressionné par son travail dans Godfrey, et il loua les services de Ben Hecht pour écrire un scénario original pour elle. La joyeuse suicidée, réalisé par William Wellman avec Fredric March, était une satire de l’industrie du journalisme et "de la crédulité des masses urbaines", avec Lombard interprétant une fille d’une petite ville qui pétend être mourante et voit son histoire exploiter par un reporter de New York. Signant la seule apparition de Carole en Technicolor, le film fut hautement encensé et fut l’un des films préférés de Lombard.
Lombard continua avec les comédies déjantées en apparaissant ensuite dans ce que Swindell appellera son "film le plus délirant". Dans La folle Confession (1937) elle interprétait une menteuse compulsive qui avoue à tort un meurtre. Lombard adora le script et fut excitée par le projet qui la réunit à John Barrymore et pour la dernière fois avec MacMurray. Sa prédiction que le film "allait être un succès garanti" s’avéra vraie, les critiques ayant répondu positivement tout comme le public.
Pour 1937, l’agent de Lombard, Myron Selznick, négocia un accord avec Paramount qui lui rapporta 450 000 dollars et en fit l’actrice la plus payée d’Hollywood durant cette année-là. Comme son salaire fut largement médiatisé, elle affirma que 80% de ses gains partaient en taxes mais qu’elle était heureuse d’aider son pays. Les commentaires lui apportèrent une publicité positive et le Président Franklin D. Roosevelt lui envoya une lettre personnelle de remerciements.
La folle Confession fut le dernier film que Lombard fit dans le cadre de son contrat avec Paramount, et elle resta une actrice indépendante pendant le reste de sa carrière. Son film suivant fut tourné pour Warner Bros., et elle y incarna une célèbre actrice dans La peur du scandale (1938). La comédie rencontra des critiques acerbes et fut un échec commercial, Swindell la qualifiant comme étant "un des plus horribles flops des années 30".
La peur du scandale fut le seul film que Lombard fit en 1938. A cette époque, elle vouait son temps à sa romance avec Clark Gable. Quatre ans après leur association dans No Man of Her Own, la paire fut réunie lors d’une soirée hollywoodienne et débuta une romance au début de 1936. Les média s’intéressèrent de près à la relation et les questionnèrent souvent sur leur éventuel mariage. Clark Gable était séparé de son épouse, Rhea Langham, mais elle ne voulait pas lui accorder le divorce. Alors que sa relation avec Carole Lombard devenait sérieuse, Langham accepta finalement un arrangement contre un demi million de dollars. Le divorce fut finalisé en mars 1939, et Clark Gable et Carole Lombard s’échappèrent à Kingman, Arizona le 29 de ce mois. Le couple—tous deux amoureux des extérieurs—achetèrent un ranch de 20 acres à Encino, Californie, où ils élevèrent des animaux de basse-cour et apprécièrent les sorties de chasse.
Tout en continuant avec une charge de travail amoindrie, Carole Lombard décida d’arrêter les comédies et de faire son retour dans les rôles dramatiques. En 1939 elle apparut dans une seconde production de David O. Selznick, Le lien sacré, qui l’associa avec James Stewart pour jouer un couple faisant face à des difficultés domestiques. Les critiques du film furent positives et louèrent l’effort de Lombard dans un rôle dramatique; financièrement, ce fut une déception. L’apparition suivante de Carole Lombard eut lieu face à Cary Grant dans la romance L’autre (1939), un crédit qu’elle négocia personnellement avec RKO Radio Pictures après avoir vu le script et l’implication de Cary Grant. Le rôle reprenait ses expériences récentes comme elle interprétait une femme amoureuse d’un homme marié dont l’épouse refusait le divorce. Elle reçut 150 000 dollars pour le film, affirmant ainsi son statut d’actrice la mieux payée d’Hollywood mais le film reçut un accueil mitigé.
Carole Lombard était impatiente de gagner un Oscar et en choisissant son projet suivant —à partir de plusieurs scripts—elle fit attention que celui-ci lui apporte le graal tant attendu. Vigil in the Night (1940), réalisé par George Stevens, voyait Carole Lombard dans un rôle d’infirmière qui faisait face à des difficultés personnelles. Bien que la performance fut encensée, elle ne fut pas nominée, l’ambiance sombre du film ayant repoussé les spectateurs. Malgré la certitude qu’elle était plus faite pour la comédie, elle termina un autre drame: They Knew What They Wanted (1940), avec Charles Laughton, qui fut un succès mitigé.
Acceptant que "mon nom ne vend pas des tickets pour des films sérieux", Carole Lombard retourna à la comédie pour la première fois en trois ans pour tourner the first time in three years to film Mr. & Mrs. Smith (1941), au sujet d’un couple qui apprend que leur mariage est invalide, avec Robert Montgomery. Lombard joua de son influence pour imposer Alfred Hitchcock, qu’elle connaissait par le biais de David O. Selznick, pour diriger un de ses films les plus atypiques. Ce fut un succès commercial, les spectateurs étant ravis de ce que Swindell appela "la tardive bonne nouvelle ... que Carole Lombard était de nouveau une loufoque."
Il fallut presque une année avant que Carole Lombard ne tourne un autre film, préférant se focaliser sur son mariage et sa maison. Déterminée à faire de son prochain film "un succès inqualifiable", elle fut aussi attentive à choisir son nouveau projet. Grâce à son agent, Lombard entendit parler du prochain film d’Ernst Lubitsch: Jeux dangereux, une sombre comédie qui était une satire de la conquête de la Pologne par les Nazis. L’actrice avait depuis longtemps voulu travailler avec Lubitsch, son réalisateur de comédies préféré, et avait senti que la matière—bien que controversée—était un sujet intéressant. Lombard accepta le rôle de l’actrice Maria Tura, malgré le fait que le rôle était plus ténue que ceux qu’elle avait l’habitude d’assumer et elle fut en haut de l’affiche devant l’acteur principal du film, Jack Benny. Le tournage eut lieu à la fin de 1941, et fut apparemment une des expériences les plus heureuses de la carrière de Carole.
Quand les Etats-Unis entrèrent dans la seconde guerre mondiale à la fin de 1941, Lombard voyageait vers son domicile de l’Indiana pour y participer à une collecte de bons de souscription avec sa mère, Bess Peters, et l’agent de presse de Clark Gable, Otto Winkler. Lombard était capable de collecter 2 millions de dollars de bons en une simple soirée. Elle devait initialement effectuer le trajet de retour de Los Angeles en train, mais Lombard était impatiente de rentrer au plus tôt chez elle et elle décida de prendre l’avion. Sa mère et Winkler avaient tous deux la phobie de l’avion et ils insistèrent pour observer le plan de retour initial. Lombard suggéra de jouer à pile ou face; ils acceptèrent et Lombard gagna la décision.
Aux premières heures du 15 janvier 1942, Carole Lombard, sa mère et Otto Winkler montèrent à bord d’un avion de la Transcontinental and Western Air Douglas pour retourner en Californie. Après avori refait le plein de carburant à Las Vegas, le TWA Flight 3 décolla à 19h07 et approximativement 23 minutes plus tard, s’écrasa contre le "Double Up Peak" à 2500m d’altitude au niveau du Mont Potosi, au sud-ouest de Las Vegas. Les 22 passagers à bord, dont 15 militaires, furent tués sur le coup.
Clark Gable s’envola pour Las Vegas après avoir eu connaissance de la tragédie pour réclamer le corps de son épouse, de sa belle-mère et d’Otto Winkler, qui en dehors d’être son agent était un ami proche. Les funérailles de Carole Lombard eurent lieu le 21 janvier au Forest Lawn Memorial Park Cemetery de Glendale, Californie. Elle fut enterrée au côté de sa mère sous le nom de Carole Lombard Gable.
Le dernier film de Carole Lombard, Jeux dangereux (1942), réalisé par Ernst Lubitsch avec Jack Benny, une satire du Nazisme et de la Seconde Guerre Mondiale, était en post-production au moment de sa mort. Les producteurs du film décidèrent de couper une partie du film au cours de laquelle le personnage incarné par Carole Lombard disait, "Que peut-il arriver en avion?" en signe de respect pour les circonstances de sa mort. Quand le film sortit sur les écrans, il reçut un accueil mitigé mais la performance de Carole fut portée aux nues.
Au moment de sa mort, Lombard avait programmé de jouer dans le film Embrassons la mariée mais son rôle échut à Joan Crawford. Crawford donna tout son salaire à la Croix Rouge, qui avait intensément aidé à retrouver les corps de l’accident d’avion.
Peu de temps après sa mort, Clark Gable (qui était inconsolable et dévasté par cette perte) rejoignit l’Armée de l’Air des Etats-Unis, comme Carole lui avait demandé à maintes reprises après l’entrée en guerre des Etats-Unis. Après un entraînement dans le grade d’officier, Gable commanda une unité filmographique de six hommes rattachée à un groupe de bombardiers B-17 située en Angleterre et chargée de filmer les combats aériens. Il participa personnellement à cinq missions. En décembre 1943, l’United States Maritime Commission annonça qu’un Liberty ship baptisé Carole Lombard serait construit. Clark Gable assista au lancement du SS Carole Lombard le 15 janvier 1944, le jour du deuxième anniversaire du record de collecte de bons de souscription établi par Carole Lombard. Le navire fut impliqué dans la récupération de centaines de survivants dans le Pacifique et les ramena sains et saufs.
Malgré deux autres mariages ultérieurs, Clark Gable choisit d’être entérré aux côtés de Carole Lombard au Forest Lawn Memorial Park, quand il décéda en 1960.
En 1999, l’American Film Institute classa Carole Lombard à la 23ème place de sa liste des 50 plus grandes légendes féminines du cinéma américain. Elle reçut une nomination pour l’Oscar de la meilleure actrice pour Godfrey. Elle a une étoile sur le Hollywood Walk of Fame, au 6930 Hollywood Boulevard.

Sa contribution au western fut la suivante :

L’or et la femme d’Edmund Mortimer (1925), ????
Buck l’indomptable de W.S. Van Dyke (1925), Sybil Estabrook
Le réprouvé de Lynn Reynolds (1925), Ellen Boyd
Le tigre de l’Arizona d’Alfred Santell (1930), Virginia Hoyt


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