Aces and eights - 1936- Sam Newfield avec Tim McCoy

Voir tous les films critiqués
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet de discussion, pensez à consulter la liste de tous les westerns critiqués sur ce forum

SVP : Pour les images larges et lourdes, utilisez IMG2 et non IMG pour faire une miniature. Pensez aux connexions lentes!
Avatar du membre
tepepa
Marshall
Marshall
Messages : 2188
Contact :

Aces and eights - 1936- Sam Newfield avec Tim McCoy

Messagepar tepepa » 26 janv. 2009 13:38

Dans Aces and eights, Tim McCoy est presque un bloc fantomatique, une force en action que rien n’intéresse, ni la femme, ni l’argent (ou presque).
Aces and eights est donc intéressant à plus d’un titre : Tim McCoy est en effet un joueur de cartes, bien habillé, raffiné et jamais armé. Il est poursuivi par la justice, sa réputation le précède, il n’est pas le héros pur et dur des séries B, et à part une blague de temps en temps avec son sidekick (Jimmy Aubrey sans intérêt), rien ne semble pouvoir l’émouvoir. Bien sûr, il n’a pas l’air très net en dehors, mais il est bon en dedans, il protège les gentils des méchants, il déteste les tricheurs (il a cette belle phrase envers un tricheur : « You’re a disgrace to our dishonnorable profession ») et à la fin, il décide de ne plus jouer aux cartes. Ses armes sont ses poings, ou plutôt la force extrême de ses poignets qui lui permettent de désarmer ses adversaires. Au final, on ne sait pas trop s’il get the girl ou pas, peut-être, peut-être pas, ça entretient le mystère du personnage.
Le film reste un western de série B tout de même : intrigues, cavalcades, bastons, et surtout cette introduction présentant d’abord un topo sur la conquête de l’ouest (la Grande Histoire), puis un résumé de la fameuse ‘main de la mort’ (les deux as et les deux huit que tenait Wild Bill Hickcock avant de mourir, soit l’Histoire dans la Grande Histoire), puis le début de la petite histoire qui est ainsi relié à la Grande Histoire : notre héros Tim McCoy qui gagne une partie grâce au même jeu.
Mais Aces and Eights se démarque par son personnage principal, et par le thème du poker (la pré-confrontation finale est en effet une partie de poker). Le film manque du coup un peu de rythme, et le manque de moyens est flagrant, tant au niveau des paysages que de la bande sonore du bruit de fond des saloons qui est une boucle qui se répète toutes les 5 secondes, et qui est la même de saloon en saloon :shock: . Néanmoins, même fauché, Aces and Eights fait honneur au genre et permet de passer un bon moment en compagnie de cette génération disparue qui opéra le passage de témoin entre l’ouest, le vrai, et l’ouest du Western.

Où le voir: http://www.publicdomainflicks.com/0198-aces-and-eights/

lodieu didier
Cowboy
Messages : 274
Localisation : elbeuf
Contact :

Re: Aces and eights - 1936- Sam Newfield avec Tim McCoy

Messagepar lodieu didier » 30 janv. 2009 16:10

Oui, Tepepa, j'ai vu et même revu ce film à plusieurs reprises. Je le présente dans mon bouquin. Comme tu l'as remarqué, il regorge de scènes captivantes même s'il s'agit d'un film fauché de la Puritan. cette firme est une des plus mauvaises, peut-être la pire.
Hélas, Tim McCoy s'y est fourvoyé en 1935 après avoir quitté la Columbia et ainsi, son meilleur réalisateur : David Selman. Mais cette année là marque le déclin du Western B et tous les westerners galèrent.
En 1936, Tim McCoy tourne six westerns sous la direction de Sam Newfield qui s'avèrent d'une facture médiocre à l'exception de Aces and Eights qui présentent plus d'un intérèt. Sauvons toutefois la série des Lightnin' Carson qui est très amusante.
J'apprécie beaucoup Aces and eights avec son ouverture (une fois que les images d'archives sont terminées et que le film commence). La façon dont est filmée la mort de Bill Hickock (Karl Hackett) est judicieuse. Je l'ai décortiquée avec grand plaisir puis le fondu enchainé qui s'ensuit avec l'apparation de Tim McCoy est sublime à souhait.
J'apprécie énormément la présence de Rex Lease dans ce film, autre cowboy de l'écran qui a tourné en tête d'affiche au tout début des thirties dans de nombreux mauvais westerns (j'en ai vu qu'une partie),et en tant que second rôle par la suite. Rex Lease incarne la plupart du temps le type malchanceux, victime du destin, comme dans la vie.
L'année précédente, le tandem McCoy-Newfield avait tourné un excellent film B à la Puritan : Bulldog Courage.

Le fait de visionner ces Westerns sur le net est à mon avis la meilleure façon pour découvrir cet univers sans investir d'argent. Toutefois, il faut se documenter pouir viser juste car l'on pourrait se décourager rapidement par le nombre important de mauvais films.
Une fois que l'on s'investit corps et âme dans le genre, nous sommes en mesure de voir le meilleur comme le pire lorsque l'on veut étudier un sujet. Pour ma part, je l'ai fait à propos de plusieurs acteurs et je ne regrette rien, au contraire. C'est un déclic que l'on rensent à un moment donné.
En ce qui concerne Tim MCCOy j'en ai vu une soixantaine et les quelques uns qui me manquent demeurent introuvables. Il y a maintenant un an que j'ai vu ses films et je m'apercois qu'ils me manquent bien. Je crois que je vais revoir tous les Westerns de David Selman...
Merci à toi d'évoquer cette décennie.
didier

Avatar du membre
Jicarilla
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7544
Localisation : nord-est

Re: Aces and eights - 1936- Sam Newfield avec Tim McCoy

Messagepar Jicarilla » 02 févr. 2009 8:46

:applaudis_6: :applaudis_6: Belle découverte pour ta part tu as prêt de 80 westerns à découvrir de TIM .....

De mon coté je n'ai découvert que cela
:arrow: BORDER CABALLERO
:arrow:LA REVOLTE DES PEAUX ROUGES
:arrow: OUTLAW DEPUTY
:arrow: STRAIGHT SHOOTER
:arrow: TEXAS CYCLONE
:arrow: TEXAS WILDCATS
:arrow: TRIGGER FINGERS
:arrow: WEST OF RAINBOW’S END


Image

Image
PARTI VERS D'AUTRES ESPACES Image

http://western-mood.blogspot.fr/

MARCHAND
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4027

Re: Aces and eights - 1936- Sam Newfield avec Tim McCoy

Messagepar MARCHAND » 25 mars 2019 12:56

Image

Pour ma part, bien apprécié l'originalité de ce cowboy très élégant et sans armes, dans une histoire où les dialogues sont comptés au minimum et la musique quasiment absente. Jeu des acteurs et mise en scène encore marqués par le muet mais ce film a un côté docu-fiction- comme on dirait aujoud'hui- qui change.

ImageImage
Errare humanum est...


Retourner vers « Les Westerns : critiques et illustrations de films »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 4 invités