Tim McCoy et les sons of B... 1942 : Outlaws of the R.G.

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lodieu didier
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Tim McCoy et les sons of B... 1942 : Outlaws of the R.G.

Messagepar lodieu didier » 01 juin 2008 10:53

Tim McCoy perd son temps avec la PRC qui le transporte d’un Western Z à un autre, sans se préoccuper de l’image de la Star et de ses fans qui suivent fidèlement leur héros depuis 1926 (war Paint). Entre 1940 et 1941, Tim McCoy en tourne sept sous la direction de Sam Newfield qui signe sous le nom de Peter Stewart. D’après mes souvenirs, seul Black Man Stage (1940) présente quelque intérêt.

Bien des cinéphiles accuseront Newfield, la bête noire du film B, d’être un tâcheron et nommeront même ce faiseur de tacherons.Mais en réfléchissant bien à la situation, pas plus que Sam Newfield ou tout autre réalisateur n’avait une chance d’échapper aux contraintes de la Producers Releasing Corporation.

Bien entendu, tous ces acteurs qui ont connu l’age d’or du western B suivent aveuglément le mouvement. Irrémédiablement, ils sont attirés dans une spirale où l’issue les emmène vers l’inéluctable.
Le bon vieux western de série meurt tout doucement. Charles King, Rex Lease (celui qui n’a jamais eu de chance), Edward Peil Sr., Forrest Taylor, Julian Rivero, Benn Corbett, Karl Hackett, Hal Price, Ted Adams se trouvent maintenant dans les abattoirs de la PRC qui n’a aucune vision de créativité et de dignité envers ses acteurs. Le slogan Time is Money ne contient aucune spiritualité créatrice propre.

Le western est œuvre d’esprit.Il est la création personnelle des artisans comme Tim McCoy pour n'en citer qu’un, où l’immersion de lui-même (comme des autres) dans la tâche à accomplir s’effectue avec amour, avec passion. Il suffit de revoir tous ses westerns de la Columbia où les inspirations pouvaient se faire valoir.

Plus jamais, ces artisans du western B ne pourront sortir de cette course folle et hystérique des compagnies indépendantes comme la PRC, qui meurtrit les westerners en les empêchant de se libérer de l’emprise du fric et de sombrer dans le vulgaire nanard. La fin des années 30 est un mauvais tournant pour le genre, servant ainsi la renommée du western Z qui est remontée jusqu’à nous avec persistance.

Dans Outlaws of the Rio Grande, Tim McCoy reprend le rôle du Marshal Tim Barton qu’il avait interprété en 1936 dans «Lion’s Den», également réalisé par Sam Newfield. C’est la Puritan qui l’avait produit. Cette compagnie peu valorisante pour notre star, avait tout de même engendré quelques films acceptables (Bulldog Courage, L. Carson rides again), ce qui n’est pas le cas avec PRC, vous l’avez compris.
Ces hors la loi du Rio Grande sont très mal photographiés, les images sont écrasées par une mauvaise lumière et l’histoire de G.H. Plympton comporte tellement de rebondissements que l’on se demande si le délire va s’arrêter un moment. Les fautes de script abondent. Par exemple, Tim MCCoy est enfermé dans une pièce qui n’est pas fermée à clé !
En bref, pour discerner les Westerns B et les Westerns Z, il faut connaître les compagnies. Sans hésiter, vous pouvez classer PRC dans le Z. De cette façon, vous pouvez vous orienter sur la Columbia entre 1930 et 1934/34 où Tim McCoy jouait dans des films intéressants. A moins que, comme moi, vous êtes des inconditionnels du Colonel et que vous vouliez voir tous ces films !

Quoiqu’il en soit,, la philosophie du vieil West est restée inébranlable dans l’esprit du Colonel Tim McCoy et sa vision des cowboys et Arapahoes est toujours restée présente jusqu’à son dernier jour puisque avant de disparaître, il avait fleuri les tombes de ses amis Indiens enterrés près de la Wind River, loin de la PRC et des sons of b… qui avaient sacrifié le
Western B.

Listent to me :
Dans le corral d’Hollywood, Tarzan, Silver, Boy, Starlight et les autres chevaux célèbres sont morts en attendant fidêlement leur maître. Leurs sabots ne résonneront plus dans le secteur de Lone Pine. En mémoire de cette époque, il ne reste plus que les selles ciselées, accrochées sur un rondin craquelé par le soleil torride de Californie…
Don’t Be so Sad, they will live again when you’ll watch their Westerns Movies.

Bon dimanche et bons westerns
Didier
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Re: Tim McCoy et les sons of B... 1942 : Outlaws of the R.G.

Messagepar chip » 01 juin 2008 14:47

Didier avocat du western B des thirties, GREAT. :applaudis_6:


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