Deux Croix pour un implacable - Due croci a Danger Pass - 1967 - Rafael Romero Marchent

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Jicarilla
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Deux Croix pour un implacable - Due croci a Danger Pass - 1967 - Rafael Romero Marchent

Messagepar Jicarilla » 30 mai 2007 20:41

:shock: :shock: Un plaisir pour les fans de western spaghettis voici »2 CROIX POUR UN IMPLACABLE »
:applaudis_6: A vous de juger ,je passe le plat de spaghettis :lol: :lol: :beer1: :beer1:

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:gun: SO LONG AMIGOS :gun:

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Messagepar Breccio » 30 mai 2007 21:04

Pas vu, mais je crois me souvenir que Giré en dit du bien. C'est l'un des rares films où Peter Martell soit mis en vedette (rappelons que c'est lui qui devait interpréter le rôle principal de Dieu pardonne... moi pas ! mais qu'un accident l'empêcha de tourner et qu'il fut remplacé par Terence Hill).
Quant au scénario... mmm, ça sent la tragédie grecque, tout ça ;-) Autre rappel : Peter Martell joue dans Le Dernier des salauds (alias Les Pistoleros de l'Ave Maria) un personnage inspiré de Pylade, le rôle d'Oreste étant tenu par Leonard Mann.
B

PS: Tiens, on peut plus faire du gras ?

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Messagepar Sartana » 30 mai 2007 21:25

Vu. C'est effectivement de la tragédie grecque, mais assez bas de gamme. Le film est entièrement tourné aux studios Elios et sans trop de moyens.
Le personnage sur la photo n'est pas Peter Martell comme indiqué mais Luis Gaspar, le méchant du film, c'est-à-dire le fils du gros propriétaire vilain. Le fils vilain fait penser évidemment à celui du Temps du massacre, le scénar est à y bien penser un dérivé de Texas Addio avec deux frangins contre un bandit.
Un point est à souligner, Rafael Marchent est aux manettes donc on a droit à deux ou trois flamboyances dans son style mélodramatique si particulier. À voir, Deux croix pour un implacable se démarque du lot de la production courante.

Et pis Breccio t'as raison je croix que le gras ne marche pas ;)
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
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Messagepar Breccio » 07 déc. 2007 9:57

Vu ce matin.
Boudu ! le genre de western latin qui me fait saliver grave. Tragédie grecque, grands sentiments, mélodrame, catharsis et tout ça. (Et là, je m'inscris en faux contre Jean-François Giré, notre maître à tous : non, la fusillade finale n'est pas confuse : elle est orgasmique et expiatoire, révisez votre Missel, maître ! :mrgreen: )
Du bas de gamme ? Pas d'accord, amigo Sartana. D'abord parce que ça respire, c'est pas du studio Elios, c'est de la campagne espagnole pur jus, avec paysage rocailleux à souhait.
Ensuite parce que les acteurs sont tous dans le ton, bravo à Peter Martell en vengeur limite psychopathe, à Mario Novelli en quaker limite maso, à Luis Gaspar en fils à papa limite Nino Castelnuovo dans Le Temps du massacre...
Bravo au scénariste pour le coup de la mort du patriarche. Gonflé le mec !
Et bravo à la mise en scène, d'une élégance castillane. Baisser la caméra de cinquante centimètres pour héroïser les personnages, c'est basique mais ça marche (en tout cas avec moi).
Seul bémol : la chanteuse de saloon irlandaise. Du temps perdu. Mais les autres femmes -- la soeur du héros, la soeur du méchant --, ça, c'est de la tragédie grecque !
Breccio a dit : allez-y voir de plus près !
Bon, y a pas de DVD du commerce avec VF, rien qu'un repiquage de la chaîne Action en écran carré (on devine ce qui manque à l'image).
Mais quel pied !
B
PS: musique majuscule de Francesco De Masi, avec une chanson qui, une chanson quoi... mais c'est la même que dans Les Colts brillent au soleil (Quanto costa morire) ! :shock:

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Messagepar Trinita » 07 déc. 2007 17:46

Je l'ai ce film. Va passer dans le lecteur dans pas longtemps. :mrgreen:

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Messagepar Sartana » 07 déc. 2007 17:59

:shock: J'ai souvenir d'une prairie verdoyante des abords de Rome et d'un budget très cheap, voilà pourquoi je le qualifiais de bas de gamme.
Je n'ai pas le DVD sous la main pour vérifier.
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Messagepar Trinita » 08 déc. 2007 14:34

Vu et pas grand chose à ajouter à la critique de Breccio. :applaudis_6:
Sinon que c'est un bon western tragique comme je l'ai aime avec un final explosif. :gun:

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Messagepar sabata94 » 08 déc. 2007 15:22

tres bon western breccio :beer1:

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Messagepar Trinita » 08 déc. 2007 18:29

Sinon j'ai trouvé une affiche qui illustre parfaitement les dires de Breccio et de Sartana qui compare Castelnuovo dans le temps du massacre avec le méchant de ce film.

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Messagepar Sartana » 08 déc. 2007 18:47

En parlant d'affiche, impossible d'en trouver une française pour ce film : énervé
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pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
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rex lee
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Re: Deux Croix pour un implacable - Due croci a Danger Pass - 1967 - Rafael Romero Marchent

Messagepar rex lee » 03 juil. 2008 17:41

J'ai touvé le film très bon...pas un hasard : Romero Marchent n'est pas le premier venu.Mais j'en viens au fait.
Maintenant que j'ai vu le film , je suis en mesure d'apporter quelques corrections à la distribution et je suis sûr à 100% de ce que j'avance : La fiche IMDd compote certaines erreurs , que l'on retrouve sur certains DVD ou autres sites. Voici donc la véritable distribution des rôles :

Peter Martell.....Alex
Anthony Freeman ( Mario Novelli )...le fils Morane (personnage à la Castelnuovo)
Mara Cruz......Judy , soeur d'alex
Nuccia Cardinali....Edith , chanteuse de saloon
Dyanik Zurakowska....Gloria , la fille Morane
Jesus Puente ....père d' Alex , shérif
Antonio Pica ...Doc
Armando Calvo...Morane
Luis Gaspar...Le jeune Quaker , " frère "d' Alex
Miguel del Castillo...le prisonnier.

Voilà pour l'essentiel ; pour les autres rôles , je ne sais pas !!!


P.S:
Dernier acteur identifié:

Emilio Rodriguez.....Le vieux Miller , adjuvant d' Alex.

Sinon sont mentionnés un peu partout ( mais comme en copiant les uns sur les autres , on reproduit les erreurs initiales) les noms de Chris Huerta et de Xan das Bolas ...Je n'ai reconnu ni l'un , ni l'autre dans le film. Dans la copie que j'ai visionné , il me semble que leur nom ne figure pas au générique. Mais , comme cela arrive parfois , notamment dans les films de Corbucci , peut-être ont -ils un rôle si mince (pourtant , Huerta ...) qu'ils m'ont échappé.
Peut-être sont-ils méconnaissables? Ainsi , je n'ai pas reconnu tout de suite Mario Novelli ( A. Freeman) en fils Morane car c'est un acteur qu'on a l'habitude de voir barbu ou moustachu ("Texas Adios" :il se fait descendre à la fin du générique par Nero ; " Adios California " : il est l'un des fils d' Enzo Fiermonte qui descend M. Bosé , le copain de Gemma ...)

Pour l'heure , c'est tout ! Un autre point , peut-être , un peu plus tard ...En attendant , je tiens à préciser que ce western mérite d'être vu par tout amateur du genre .

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Re: Deux Croix pour un implacable - Due croci a Danger Pass - 1967 - Rafael Romero Marchent

Messagepar rex lee » 15 août 2008 10:25

Je reviens sur la photo du magazine TV et sur le rectificatif de Sartana : Ce n'est bien sûr pas Peter Martell mais ce n'est pas non plus Luis Gaspar qui interprète le méchant , puisque , comme je l'ai signalé plus haut , il y a eu une erreur qui s'est répercutée dans nombre de documents . Luis Gaspar , c'est le jeune quaker ( ou mormon ?)qui tente de protéger Peter Martell. Le méchant que l'on voit sur la photo en noir et blanc , c'est Anthony Freeman - aka Mario Novelli .( mais c'est vrai qu' habituellement , il porte la barbe et parait donc plus vieux , comme dans "Texas adios" , où il se fait descendre à la fin du générique)
Quant à la VHS de Trinita ,elle est tout à fait représentative de ce qui se faisait dans les années 80 ...

rex lee
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Re: Deux Croix pour un implacable - Due croci a Danger Pass - 1967 - Rafael Romero Marchent

Messagepar rex lee » 15 févr. 2010 6:45

Revu , dans l'édition SNC-M6 ...L'image manque de luminosité , à tel point que , parfois , on a l'impression d'être en nuit américaine.
A part cela , le film est toujours aussi bon et il supporte bien plusieurs visionnages .

Et ce western évite toutes les maladresses de " Un par un , sans pitié " : un scénario d'une grande habileté ( pas un instant , l'intérêt du spectateur faiblit) , une mise en scène classique et soignée ( bel affrontement final ) , une très bonne interprétation de Mara Cruz ( la brune Judy , soeur d'Alex , qui , telle Electre , pousse son frère à accomplir son destin...) et de Dianik Zurakowska ( la blonde Gloria dont l'innocence et la pureté peuvent se lire dans chacun de ses regards ) . Anthony Freeman ( Mario Novelli ) est parfait dans son rôle de fils à papa , odieux criminel ...

De nombreux personnages ont leur contraire et ils forment , en quelque sorte des paires antithétiques : le contraire du fils Morane , c'est le jeune Quaker , qu'Alex considère comme son frère . Le rôle est tenu par l'excellent Luis Gaspar. A la malhonnêté incarnée ( Morane , joué par Armando Calvo ) s'oppose l'honnêté du shérif ( Jesus Puente ). Et ce shérif scrupuleux trouve son antithèse dans son assistant , Doc ( Antonio Pica ).
Cette fois-ci , j'ai bien repéré Chris Huerta , qui joue le client du saloon abattu par le fils Morane et Xan Das Bolas qui , lui , interprète le barman.

Enfin , rendons à la fois hommage et justice à Peter Martell . Il est excellent dans le rôle d'Alex qui passe de la froide détermination à la violence incontôlée , qu' un regard de la blonde Gloria ramène à la raison. Un acteur trop souvent sous-estimé...

A voir absolument !
:beer1: :beer1:

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edocle
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Re: Deux Croix pour un implacable - Due croci a Danger Pass - 1967 - Rafael Romero Marchent

Messagepar edocle » 17 févr. 2010 9:19

rex lee a écrit :Revu , dans l'édition SNC-M6 ...L'image manque de luminosité , à tel point que , parfois , on a l'impression d'être en nuit américaine.
A part cela , le film est toujours aussi bon et il supporte bien plusieurs visionnages


Un petit peu de technique....
Tout tient à l'étalonnage du négatif cinéma :
Si on détaille les plans du film on constate :
- toutes les prises en lumière artificielle sont parfaitement éclairées, Contraste et luminosité parfaite !
- toutes les prises en lumière du jour, plein soleil, lumière de face sont elles aussi parfaites.
- seules les prises en lumière du jour ciel voilée, où fin de journée, sont sous-exposées et trop contrastées.
Il est très difficile aujourd'hui de savoir ce qui c'est passé.
On peut simplement dire :
- Le master vidéo, transfert des années 1980 du film cinéma, présente les mêmes défauts, ce qui prouverait
que le film cinéma est identique. Je possède une copie de cette vidéo.
- Quand on sait comment ces films étaient tournés à l'époque ont peut imaginer que le planning de tournage
externe était très serré et qu'on ne s'occupait pas du ciel et qu'on tournait tant qu'il faisait jour...
- Qu'on n'avait qu'une seule sensibilité lumière du jour de l'émulsion Eastmancolor.
- Que l'étalonnage du négatif en labo aurait dû régler le problème d'uniformité couleur, lumière, contraste,
mais cette opération coûte chère et là encore...
Alors le passage en DVD et la numérisation auraient-ils dû régler le problème. Il aurait fallu traiter plan par plan...
et toujours un problème de pognon !
Donc nous avons en DVD le film tel qu'il a été tourné, produit et sorti en salle !
Ce n'est pas un mal pour une fois !
Amicalement E.
:beer1: :beer1:
Quand les colts fument ... on l' appelle Cimetière !

" Quelque soit la couleur de la peau, le sang est rouge pour tous !"
(Au-delà de la haine de Alessandro SANTINI - 1972)

L..
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Re: Deux Croix pour un implacable - Due croci a Danger Pass - 1967 - Rafael Romero Marchent

Messagepar L.. » 17 févr. 2010 9:57

Je n'ai pas souvenir de la video (SOKAI) aussi ténébreuse dans la première partie. Les contre-jours extérieurs sont effectivement les plus sombres, le film tourné en basse lumière hivernale au Nord de Madrid (Ranch Cubero et Galicia, Colmenar; campagne autour de Hoyo de Manzanares).

Le hic... c'est que le bande annonce comme je l' ai mentionné sur le topic des spaghettis sortis en 2010, présente les mêmes scènes ou plans correctement étalonnés.

Il aurait été impensable, de toute façon, que même dans une production à faible budget, tournée très rapidement, le chef opérateur laisse aussi peu de lumière, jusqu'à rendre les personnages méconnaisables, et le film incompréhensible.

Qu'il y ait sous-exposition hivernale de la pellicule (voir une volonté de sous-e xposition, à la mode dans les années 60) , c'est presque certain, mais pas au point où l'affiche le DVD, le transfert numérique accuse cette sous-exposition. Vous constaterez que le blanc du générique est couvert d'un voile gris, atténuant la luminosité chromatique des animations et cartons.

Le transfert est ici, de mon point de vue, (très) raté partiellement.


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