La Rivière de la mort - Little Big Horn - 1951 - Charles Marquis Warren

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chip
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La Rivière de la mort - Little Big Horn - 1951 - Charles Marquis Warren

Messagepar chip » 09 nov. 2006 21:46

Scénario :
Un détachement de cavalerie apprend que Sioux et Cheyennes s'apprêtent à tendre un piège à Custer. Il faut donc le prévenir.
L'histoire raconte leur périple semé d'embûches.
De plus, l'antagonisme entre le capitaine de la patrouille (Lloyd Bridges) et son lieutenant (John Ireland) n'arrange guère les choses -Bridges a surpris sa femme dans les bras de Ireland -.
Harcelés par des indiens pratiquement invisibles, bon nombre d'entre eux se font tuer. Les survivants arriveront au camp de base des tribus, mais tous périront après une charge suicidaire. Un sacrifice inutile car Custer ne sera jamais averti.

Critique
Première réalisation du scénariste et novelliste C.M. Warren "Little big horn" est un film austère sans emphase, au ton noir , assez lent avec parfois de courts moments de violence (les flèches qui frappent Lloyd Bridges).
Lloyd Bridges et John Ireland sont admirables de sobriété, à noter la présence (brève) de la toujours formidable Marie Windsor.
C.M. Warren fait défiler ses cavaliers sur la ligne d'horizon, bien sûr il n'est pas John Ford, de plus le film a été réalisé avec un budget modeste.
Néanmoins une oeuvre à redécouvrir.La qualité du DVD (all zone) est excellente et les bonus nombreux. Nous pouvons regretter l'absence de S/T comme toujours chez VCI. (VCI s'apprête à sortir "Stranger on horseback" de J. Tourneur)

Les personnages :
Lloyd Bridges : capitaine Donlin
John Ireland : lieutenant Haywood
Marie Winsdor : Celia Donlin
et les hommes de troupe : Reed Hadley, Jim Davis, Hugh O'Brian, Wally Cassell, John Pickard, Sheb Wooley
durée du film : 86 mn en N&B.


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Reed Hadley & Lloyd Bridges

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Little big horn (1951) de Charles Marquis Warren

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 27 mars 2009 18:47

une affiche :horse:
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tashunko
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Re: Little big horn (1951) de Charles Marquis Warren

Messagepar tashunko » 21 mai 2009 22:52

Vu en VOST cet excellent western doté d'un très bon casting westernien (Bridges, Ireland, Hadley, O'Brien, Davis...). Le rythme et le suspens sont soutenus jusqu'à cet assaut final. Une série B captivante.

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metek
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Re: Little big horn (1951) de Charles Marquis Warren

Messagepar metek » 12 juil. 2009 21:30

L'affiche Belge, des bleus pour Cahill, enjoyed! :beer1:

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Modifié en dernier par metek le 17 nov. 2009 3:18, modifié 1 fois.

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Re: Little big horn (1951) de Charles Marquis Warren

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 13 juil. 2009 11:14

ouaouhh!! merci Metek, j'adore :beer1:
:horse: :horse: :horse:
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Abilène
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Re: Little big horn (1951) de Charles Marquis Warren

Messagepar Abilène » 07 févr. 2010 14:48

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Re: Little Big Horn - 1951 - Charles Marquis Warren

Messagepar metek » 24 sept. 2013 4:07


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Re: Little Big Horn - 1951 - Charles Marquis Warren

Messagepar Abilène » 11 oct. 2014 20:40

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Re: Little Big Horn - 1951 - Charles Marquis Warren

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 06 juin 2015 10:49

le visuel du dvd import, sympa ! :D :horse:

(se trouve dans les prévisions de sorties sur le site d'Amazon pour le 28 septembre 2015...à suivre...)
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kiemavel
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Re: Little Big Horn - 1951 - Charles Marquis Warren

Messagepar kiemavel » 06 juin 2015 11:34

L'un des meilleurs westerns que j'aurais découvert au cours de ces dernières années.

Je recycle un long texte que je mets en spoiler car je fais long et rentre dans des détails que certains ne voudraient pas connaitre avant de voir le film.

Spoiler: Montrer
Au fort Lincoln en 1876, le lieutenant Haywood, du 7ème régiment de cavalerie s'apprête à démissionner de l'armée pour partir avec sa maitresse Celie, la femme du capitaine Donlin qui n'en peut plus de cette vie de femme de soldat. Donlin surprend une conversation entre les deux amants juste avant de devoir quitter le fort pour prendre le commandement d'une patrouille qui a reçu l'ordre de sillonner la région pour surveiller les déplacements des tribus indiennes et qui doit ensuite rejoindre le gros des troupes du général Custer stationnée à Camp Yellowstone. Il est bientôt rejoint par un détachement commandée par le lieutenant Haywood qui a reçu pour ordre de rejoindre toutes les patrouilles surveillant la région afin de les ramener au fort mais lorsque Donlin apprend que Custer a quitté son camp pour se diriger vers la rivière Little Big Horn alors que ses observations prouvent que de nombreux groupes d'indiens convergent vers ce lieu, il décide de contourner les ordres et de rejoindre le fort seulement lorsqu'il aura pu prévenir Custer du piège vers lequel il se dirige. Alors que la demande de démission de Haywood n'a pas encore été acceptée et qu'il se trouve donc encore dans l'obligation d'obéir aux ordres de son supérieur, Donlin lui impose de se joindre à son détachement pour le suppléer s'il lui arrivait quelque chose dans cette mission que Haywood considère comme une mission suicide au milieu d'un territoire infesté d'indiens à travers lequel la petite troupe va devoir parcourir en quelques jours les 400 km les séparant de Custer…

Ce petit western fait avec rien : même pas une dizaine d'hommes, quelques sous officiers, leurs deux officiers et quelques indiens longtemps invisibles est pourtant un petit bijou. Ce titre est trompeur car Little big Horn évoque une grande bataille mais ici les scènes d'action sont rares et la grande histoire reste en toile fond car nous sommes…juste avant puis pendant…mais ailleurs…Les grandes batailles et la grande histoire n'intéresse manifestement pas Warren et ne sont pas son sujet mais, si le film n'est pas spectaculaire, n'exprime pas de grandes idées sur la conquête des territoires de l'ouest américain, sur les indiens et n'a pas d'opinion sur la personnalité du général Custer, c'est en revanche un très grand western "humaniste". On accompagne en territoire hostile un groupe d'individus que tout semble séparer, qui ne comprennent pas le but du "voyage" et qui, au bout de celui ci auront appris le respect de l'autre et feront bloc au point de ne plus faire qu'un. Mais ce n'est absolument pas un film à la gloire du chef, même petit, et on n'accompagne pas le stage accéléré de parfaits soldats en campagne. Si les hommes ne font qu'un, ça ne veut pas dire que le seul cerveau en état de fonctionner à la fin du récit sera celui du chef et que les autres personnalités auront été broyées ou auront été fondues dans le groupe car, bien au contraire, on aura eu l'impression de connaitre presque intimement chacun des hommes et c'est en parfaite connaissance de cause qu'ils épouseront une cause pourtant perdue. C'est même parce qu'ils se savent exposés au plus grand danger, parce qu'ils voient leurs camarades disparaitre les uns après les autres, que les inimitiés, les méfiances, les mesquineries comme les oppositions plus graves ayant le racisme pour origine ou le conflit plus personnel opposant les deux officiers, vont devenir futiles. Tous les conflits, toutes les tensions vont être progressivement désamorcés comme si tous les motifs de mésententes seraient vains pour ces hommes qui agissent comme s'il se savaient condamnés à mort puisque, si nous devinons plus ou moins le sort qui leur ai réservé -bien que ce film nous montre seulement une petite histoire dans une grande dont on connait l'issu- les hommes aussi agissent comme s'ils connaissaient leur sort et c'est même au coeur des décisions de leur officier supérieur dont la personnalité et les motivations profondes sont au coeur de nos interrogations et de celles de ses hommes et en premier lieu de celles du Lt. Haywood qui va d'abord contester l'utilité de la mission que Donlin s'est assignée en dépit des ordres reçus.

Le personnage du Cpt. Donlin est parfaitement caractérisé par Warren à la 1ère occasion, dès qu'il nous montre la patrouille en action après que Haywood la rejoint. Il forcera ses hommes assoiffés à parquer leurs chevaux, à s'aligner en bon ordre et à faire preuve de maitrise avant de pouvoir enfin étancher leur soif. Ce qui est pris d'abord pour un excès d'autoritarisme et un manque d'humanité, révèle aussi son sens des responsabilités car c'est après avoir pris conseil auprès du soldat le plus expérimenté et s'être assuré que l'eau était bien potable, qu'il autorisera les hommes à boire. Sa dureté, sa rigueur, le sens de l'ordre et de la discipline vont de paire chez lui avec un sens du devoir, une intégrité et un vrai respect de ses soldats mais jusqu'où est il prêt à aller pour accomplir sa mission et, parce qu'il y a peu de chance qu'elle réussisse, vaut-elle la peine de risquer la vie de son détachement. Ses hommes d'ailleurs ne la discutent pas contrairement à son officier en second. Haywood s'opposera à lui pour sauver quelques vies (ou seulement la sienne avant tout pour celui qui s'apprête à quitter l'armée ?) tandis que Donlin affirme n'avoir qu'une obsession, prévenir Custer. Il dira à Haywood : "vous voulez sauver quelques vies, je veux en sauver beaucoup"; sans que l'on sache (avant un final révélateur) s'il est sincère, s'il agit comme un homme désespéré et allant au devant de la mort ou s'il veut avant tout tuer ou faire tuer son rival. Progressivement, la popularité grandissante de Haywood et surtout les premiers soldats tués vont entrainer un fléchissement dans le comportement de Donlin. Il voudra de moins en moins apparaitre comme l'officier implacable envoyant ses éclaireurs à la mort. Ainsi, après les premières pertes, il sera d'abord tenté de laisser faire le hasard puisque c'est une partie de cartes qui au milieu du récit désignera le prochain infortuné éclaireur ; puis, après la mort du soldat DeWalt, ne voulant même plus laisser le sort décider, il va demander conseil à Haywood et tentera de déléguer ses responsabilités à son ennemi intime… A ce stade là, Haywood s'était déjà rendu plus populaire auprès des hommes car dans un premier temps, certain d'entre eux, connaissant le conflit privé opposant les deux hommes, s'étaient rangés sans le dire derrière leur capitaine. Mais leur opinion va assez vite changer quand lors de la 1ère confrontation avec les indiens, le Lt. Haywood va d'abord endosser la faute commise par un des soldats qui avait rompu le silence imposé par le Cpt. Donlin et avait tiré sur une sentinelle indienne, avant de se charger de les neutraliser. Puis, Haywood se proposera pour aller seul au devant de Custer, et enfin va mentir à Donlin pour protéger un autre homme qui avait tenté de déserter.

Même si les deux officiers sont les personnages les plus suivis, on va aussi apprendre à connaitre chaque homme de troupe et sous officiers par petites touches car dans ce scénario admirable chaque détail a son importance. Ces hommes ne sont des archétypes de rien mais leurs expériences personnelles ou même quelques objets (des photos, un jeu de carte, des menottes, etc…) et chaque information donnée au spectateur connait son prolongement à un moment ou un autre du récit et nous permet de connaitre progressivement ces hommes et permet notamment de faire connaitre et de voir évoluer leur positionnement par rapport au conflit qui oppose leurs deux officiers. Ainsi un homme lui-même trompé par sa femme permet de montrer la méfiance des hommes qui seront majoritairement dans un 1er temps derrière Donlin, puis le même sera le révélateur de l'incertitude des soldats quant ils vont croire que parfois Donlin agit avant tout pour se débarrasser de son subordonné sans que l'on sache dans un 1er temps s'ils désapprouvent ou pas ses noirs desseins…Le sergent Greirson (Reed Hadley), un ex major de l'armée sudiste, est respecté par Donlin, celui qui est devenu par le grade son supérieur. C'est d'ailleurs à lui qu'il s'adresse en priorité mais c'est aussi à lui qu'il confie ses inquiétudes et ses doutes et c'est le 1er personnage qui permet de mieux comprendre, derrière les apparences, la personnalité de Donlin…Zecca, c'est un soldat raciste et voleur dont les mains sont menottés, notamment la nuit pour l'empêcher de chaparder et de s'enfuir. On va discuter de l'attitude à adopter vis à vis de cet homme mal aimé ; on va lui ôter, lui remettre ces menottes, avant que Warren ne les montre abandonnées un matin au départ d'un bivouac lorsque la menace plus ou moins imaginaire représentée par Zecca ne sera plus rien…Arika, l'éclaireur indien dont certains hommes se méfient…"Un indien reste un indien"…avant que plus tard l'un des hommes ne tente de raisonner ses camarades en expliquant que le Cpl. Arika est d'une tribu traditionnellement ennemi des sioux…ceci avant que l'indien ne fasse enfin la preuve de son dévouement total…Quince, c'est l'amuseur…Il suppliera Zecca, le lâche, le voleur, celui sur lequel on ne peut compter, de l'achever avant que celui qui est aussi le plus raciste des soldats ne remercie le cadavre de l'éclaireur indien qui s'était exposé pour le protéger !…DeWalt, l'ex joueur professionnel, expert aux cartes et réputé forcément tricheur, ce qu'il est semble t'il, mais qui ne trichera pas quand l'enjeu sera autrement plus grave que celui d'une simple partie de cartes sans conséquences…Hofstetter, un homme dont la femme plus très jeune attend leur premier enfant et qui veut rejoindre le fort à temps pour être auprès de sa femme…Le plus jeune de la troupe, le soldat Mason, est le seul à avoir une raison personnelle pour rejoindre Custer puisque son père est sergent du 7ème de cavalerie (lui aussi est d'une scène admirable qui permettra de montrer un visage encore plus humain de Donlin)…Le soldat Corbo dont on suit le feuilleton du futur mariage avec une jeune immigrante canadienne sur le point d'arriver au fort et qui connaitra un ultime prolongement bouleversant car la découverte d'une petite caravane de pionniers attaquée par les sioux quelques heures auparavant donne l'occasion à Warren de filmer une des plus belles scènes de sa carrière. Lors de l'approche prudente de la patrouille, au milieu des cadavres et des tonneaux éparpillés, on remarque une caisse attestant l'origine Canadienne des immigrants. Puis, quelques hommes descendent de cheval et remarquent une très jeune femme que l'on croit vivante un très court instant mais qui est bien morte, restée assise dans son charriot le corps appuyé contre la bâche. Elle s'effondre lorsque Donlin provoque le déséquilibre du véhicule en posant le pied sur la 1ère marche du charriot. L'un des soldats reconnait la jeune femme puisqu'il s'agit bien sûr de la fiancée canadienne de Corbo lequel avait fait circuler sa photo. Il est appelé ; Donlin lui demandant de faire vite. Il monte sur la plate forme du charriot et s'adresse à la jeune femme dont on voit le corps allongé ainsi qu'une de ses mains et une partie de son visage. Il s'adresse alors à elle un sourire timide au bord des lèvres : "Waow ! You're even prettier than in your picture. I'm purely proud". Il lui prend la main, lui passe une bague au doigt et dit : "Mrs James Corbo ! "; la regarde encore un instant et repart.

Cette scène qui ouvre la dernière partie du film est à l'image de cet demi-heure, admirable. Si la séquence précédente fait penser à Ford, c'est à Wellman que l'on pense avec la (presque) séquence finale ou on retrouve les soldats survivants alignés, interrogés les uns après les autres par leur officier survivant pour savoir s'ils acceptent de prendre le risque insensé de traverser la Little Big Horn sous le nez des indiens. Ils répondent les uns après les autres à l'appel de leurs noms avant de se lancer au galop à la suite de leur chef. Cette séquence est presque aussi forte que l'énumération du nom des mortes par les survivantes dans une des plus inoubliables séquences du Convoi de femmes de William Wellman, d'ailleurs sorti 6 mois plus tard à la fin de l'année 1951. Cette dernière charge inutile est à juste titre édulcorée. Warren filme le début d'une chevauchée…puis surimpressionne de furtives images de bataille à celles des tombes retrouvées. Le traitement elliptique de cette scène est admirable car il souligne par là l'inutilité de ce sacrifice qui est l'ultime hommage des hommes à leur chef et une justification d'une mission dont ils pensaient tous ou presque à son début qu'elle était injustifiée mais qui avait véritablement sa raison d'être et qui aurait pu aboutir. Si cette séquence d'action "édulcorée" est absolument réussie, les autres séquences d'action qui parsèment le récit d'un bout à l'autre, principalement les rencontres avec les indiens, sont les seules séquences ratées. Warren se sort très bien des scènes montrant la progression angoissante de la troupe presque sous le nez de groupes d'indiens beaucoup plus nombreux que les soldats mais que pendant une demi-heure, on ne verra que dans dans de courts plans les montrant se déplaçant en des endroits indéterminés. Puis à partir du moment ou il filme une 1ère embuscade impliquant deux éclaireurs indiens, leur nombre va progresser avec des premières conséquences : un soldat grièvement blessé et abandonné , un autre capturé mais maintenu vivant et attaché comme un épouvantail au sommet d'une colline pour attirer ses camarades, etc…mais si certaines de ces séquences ne sont pas mal réalisées, dans la plupart des cas, dès que Warren doit filmer une scène d'action, il semble ne plus savoir ou poser sa caméra et sait encore moins les dynamiser par sa mise en scène et par le montage. Il est vrai que c'était surtout un auteur et il s'appuyait ici avant tout sur un fabuleux scénario. C'était aussi…son premier essai, car Little Big Horn était son 1er film et malheureusement pour nous son meilleur et de très loin (en tout cas le meilleur des 6 westerns que je connais de ce metteur en scène).

Je termine…par l'ouverture totalement, et à l'évidence volontairement, trompeuse car n'annonçant en rien la suite de ce qui nous attend. On l'aura compris, on a pas du tout affaire à un western "en chambre" car même si la rivalité amoureuse est à l'origine du conflit qui oppose les deux plus hauts gradés du détachement, elle est en arrière plan. Celie, l'épouse de Donlin, ne réapparaîtra indirectement qu'en deux occasions. Lorsque Haywood voudra restituer une photo de sa maitresse à son mari, le désarroi de celui ci, entrainera un très court mais admirable et inattendu flashback qui nous montrera que la situation amoureuse est d'une plus grande complexité qu'il ne parait mais, dans ce film ou je l'ai dis tous les motifs de discorde seront annihilés, il y aura une seule exception car en une occasion il faudra bien que la tension entre les deux hommes explose dans une courte mais rude bagarre mais pour ces deux hommes qui avaient déjà fait un peu de chemin l'un vers l'autre sans forcément l'admettre, le moteur était déjà davantage la frustration que la haine et au final le moins épuisé et abimé des deux relèvera l'autre, le vainqueur ne triomphant aucunement et le court échange constatant simplement "Il fallait en passer par là ; on passe à autre chose". Un très grand western diffusé au moins une fois sur une chaine française.

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Re: Little Big Horn - 1951 - Charles Marquis Warren

Messagepar chip » 06 juin 2015 14:05

Belle analyse ! Quand la série B surpasse les grosses productions.... Aucun souvenir d'un passage sur une chaîne TV française.

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Re: La Rivière de la mort - Little Big Horn - 1951 - Charles Marquis Warren

Messagepar kiemavel » 06 juin 2015 16:38

Merci Chip. C'était du recyclage celui là mais je vais poster mes prochains compte rendus de visionnage d'abord sur WM.

Pour le passage TV, c'est que je croyais avoir vu le nom d'un sous titreur "professionnel" à la fin du film mais je viens de vérifier sur ma copie et il n'en est rien. Le sous titrage est très bon et semble très pro mais il est possible que ce soit le travail d'un amateur, désolé si j'ai induit les gens intéressés par la découverte de ce film en erreur.

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Yosemite
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Re: La Rivière de la mort - Little Big Horn - 1951 - Charles Marquis Warren

Messagepar Yosemite » 06 janv. 2016 21:02

Il me semble avoir identifié trois cris Wilhelm dans ce western, situés à ces instants que je vous laisse retrouver dans le film et tous poussés par des Indiens !
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Sinon j'ai également appris que Meetic existait déjà bien avant internet figurez-vous...
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Comme quoi, on n'a pas inventé grand chose dans ce domaine depuis 1876 !



Vu deux fois et le regarderai avec plaisir une troisième. Un western très plaisant pour lequel P. Brion (édition Sidonis) souligne le mélange des genres cher à Charles Marquis Warren et ce n'est pas faux. la bagarre entre les deux rivaux amoureux, le Lt. John Haywood (John Ireland) et le Capt. Phillip Donlin (Lloyd Bridges) est un moment tout à fait étonnant. personne ne croit réellement à la sévérité de cette bagarre mais cela ne décourage pas un instant le réalisateur qui lui consacre un bon moment et la filme avec toute l'application nécessaire.
Un beau western assez étonnant dans sa construction narrative décalée mais plaisant et fort bien joué.
A re-revoir donc.
Yo.

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U.S. Marshal Cahill
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Re: La Rivière de la mort - Little Big Horn - 1951 - Charles Marquis Warren

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 11 janv. 2016 20:49

la critique DVD des Années Laser (le magazine du Home cinéma, DVD et Blu-ray) je cite :
Écrit par GB
"En 1876, une patrouille de cavalerie tente de rejoindre le général Custer afin de le prévenir d'une attaque imminente des Sioux et des Cheyennes.
Note film : 7/10
Notre avis : Jadis exploité en Belgique sous le titre La Rivière de la mort, ce western sans compromis démarre sur une note mélodramatique avant de basculer dans une suite ininterrompue de drames et de coups de théâtre (crucifixion, désertion, début de mutinerie) qui déciment les uns après les autres les soldats envoyés dans une mission suicide. Quelques scènes psychologiquement éprouvantes marquent les esprits, parmi lesquelles un terrible coup de feu tiré hors champ ou la désignation de l'éclaireur qui ne se fait guère d'illusion sur le funeste sort qui l'attend.
● Interactivité : Excellentes présentations analytiques par Patrick Brion, Yves Boisset et Bertrand Tavernier (extraits en VOST, 42') ; photos ; bandes-annonces (VO).
● Format cinéma : 1.33.
● Format vidéo : 4/3.
● Versions sonores : Pas de VF ; VO en 2.0 mono.
● Sous-titres : Français, imposés sur la VO.
● Images : Un N&B somptueux en dehors de rares griffures, poinçons de pellicule, plans flous (6'05) et clignotements furtifs (65'20).
● Son : D'une grande limpidité.
● Note technique : 8/10
● USA - 1951 - Noir & blanc - 82' - Sidonis - 1 DVD."
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