Blindman, le justicier aveugle - Blindman, il pistolero cieco - 1971 - Ferdinando Baldi

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Breccio
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Blindman, le justicier aveugle - Blindman, il pistolero cieco - 1971 - Ferdinando Baldi

Messagepar Breccio » 02 oct. 2006 16:06

Voilà bien un film de nature à réconcilier les purs et durs du western américain et les amateurs de spaghetti. Quel thème est plus représentatif du western classique all’americana que le « cattle drive », la conduite d’un troupeau dans une nature hostile, avec des cow-boys virils et taciturnes, la chaude ambiance du feu de camp le soir et cette fraternité rentrée, mais latente, entre des hommes, des vrais…

Bon, j’arrête là le délire. S’il y a troupeau ici, il n’est pas composé de vaches mais de femmes. « Je veux mes cinquante femmes », exige Blindman (Tony Anthony) avec une ténacité digne d’éloges. Avec son pote Skunk, il s’est engagé à acheminer cinquante fiancées dans une mine où les attendent cinquante mineurs. Problème : Skunk mérite bien son nom et a vendu les cinquante charolaises… pardon, fiancées… il les a vendues, donc, à Domingo (Lloyd Battista), un chef de bande mexicain, qui veut apparemment les offrir à un général de ses amis (Raf Baldassare). La bande de Domingo, c’est le genre petite entreprise familiale, puisqu’il est secondé dans sa gestion par son frère Candy (Ringo Starr) et sa sœur Sweet Mama (Magda Konopka). Blindman retrouve la trace de Domingo, assiste à l’enlèvement de Pilar (Agneta Eckemyr) par Candy, et après, c’est plus résumable et pourtant j’ai fait des efforts.

La première fois que j’ai vu ce film, il y a quelques mois, j’étais pourtant prévenu puisque j’avais lu la notice hallucinante que lui consacre Jean-François Giré dans Il était une fois… le western européen. Mais rien ne peut vous préparer à ça.

D’abord, au cas où vous n’auriez pas bien lu le titre, qui est assez explicite, je précise que le héros est un pistolero aveugle. Sacré handicap. Comment il compense ? Eh bien, comme la plupart des aveugles de la littérature, de la BD et du cinéma populaires, il a une ouïe, un odorat et un toucher super développés. Daredevil City, si vous voyez ce que je veux dire et je crois que oui. Ensuite, il a une grosse, mais alors une GROSSE réserve de munitions et il tire jusqu’à ce que plus rien ne bouge autour de lui. Simple mais efficace. Sans compter qu’il ne dédaigne pas la dynamite.

Autre atout dans sa manche : il a un cheval d’aveugle. Si, si, c’est possible : imaginez Jolly Jumper qui aurait fait un stage dans un institut spécialisé. Et puis, il a une baïonnette qui lui sert aussi de canne blanche. Plus des accessoires high-tech comme une carte des USA en relief sur un morceau de cuir tanné. Bon, il est pas muet et il peut donc demander son chemin, ça aide aussi.

Alors, évidemment, les érudits vont me sortir Zaitochi, le moine sabreur aveugle, et c’est vrai que c’est une source d’inspiration évidente. Mais ce n’est pas tout. On l’aura compris à la lecture du résumé ci-dessus, Blindman est un film d’une sensibilité en avance sur son temps, particulièrement à l’écoute des thèses féministes. En d’autres termes, l’un des buts de l’opération est de montrer des femmes en petite tenue qui se font nettoyer au jet ou courent dans le sable avant de se faire courser, violenter et parfois tuer, le tout dans la joie et la bonne humeur.

Ai-je dit que ce film pourrait déclencher des crises cardiaques dans la rédaction de Télérama ? Non, pas encore ? Eh bien, c’est fait.

Pour revenir à l’intrigue, ou ce qui en tient lieu : Blindman veut récupérer ses cinquante femmes, il exploite la faiblesse de Candy pour sa Pilar, il suscite chez Domingo et sa frangine une légère contrariété, et que ça y va pour les scènes de massacre et de torture, jusqu’à la bataille finale dans une ville fantôme où Blindman et Domingo s’affrontent à armes égales. Ou plutôt à handicap égal, grâce au cigare du général. Beurk.

Bon, pourquoi je vous escagasse les mirettes avec ce film politiquement incorrect ? Parce qu’il est super bien fait, voilà. Parce qu’il est représentatif de toute une tendance du cinéma dit d’exploitation, où le but est de s’amuser dans la provocation joyeusement assumée et dans la surenchère de mauvais goût. Ferdinando Baldi, petit maître du cinéma bis italien, a bénéficié ici de moyens conséquents, et ça se voit. Le film est fascinant ne serait-ce que par sa texture et sa beauté formelle (quoique Baldi abuse un peu du zoom).

À considérer aussi, la personnalité de Tony Anthony. Acteur et producteur américain, il a pas mal tourné en Italie, notamment six westerns : Un dollar entre les dents (Un dollaro tra i denti) et Un homme, un cheval, un pistolet (Un uomo, un cavallo, una pistola), tous deux réalisés par Luigi Vanzi en 1967, et, l’année suivante, Lo straniero do silenzio, du même Vanzi – trois films où il campe une caricature de « l’Étranger » créé par Clint Eastwood, un anti-anti-héros, pour ainsi dire. Après Blindman, il a encore tourné deux westerns, où il jouait aussi les rôles de producteur et coscénariste, Pendez-le par les pieds (Get Mean, 1976) et Western (Comin’ at Ya, 1981), tous deux réalisés par Baldi. Le premier tient paraît-il du délire total, puisqu’on y trouve une infante d’Espagne, des Vikings et des Barbaresques, et le second est un film en 3D, avec une toute jeune Victoria Abril. Selon certaines sources, Anthony aurait abandonné le cinéma pour se reconvertir dans l’optique de précision, tirant profit des connaissances qu’il avait acquises en bricolant dans la 3D.

Question jeu d’acteur, Anthony est un adepte du gag contextuel – dans Un homme, un cheval, un pistolet, il passe tout le film à essayer d’allumer son cigarillo sans jamais y arriver – et du pince-sans-rire. Quand il lance une réplique, elle est en général totalement à côté de la plaque. Quand il se fend d’un sourire ravageur, il a une vraie tête à claques. Pour ce qui est de ses comparses au cas présent, Raf Baldassare est truculent à souhait, Ringo Starr nous la joue tourmenté mais sobre, Lloyd Battista un peu moins. Mention spéciale « glaçon » à Magda Konopka, impressionnante dans le rôle de Sweet Mama – rappel : on est au début des années 70, ce qui s’entend à la musique pétulante de Stelvio Cipriani (avec sitar, si, si).

L’appellation « film culte » est pas mal galvaudée de nos jours, mais Blindman la mérite amplement. Breccio a dit : allez-y voir de plus près, de très près même.

Comment se procurer ce film ? Koch Media a sorti il y a peu un très beau DVD, sans piste française hélas – on peut y savourer le film en italien, en anglais et en allemand (ST allemands optionnels). Voici un lien vers la page adéquate :
http://www.kochmedia-dvd.com/?rid=43630 ... 5289025436
Perso, je me le suis procuré chez Xploited Cinema, car le film est interdit aux moins de 18 ans en Allemagne et amazon.de ne le proposait donc pas. Mais il semblerait que cela soit sur le point de changer. Renseignez-vous.
Un petit aperçu visuel grâce au site de Shobary :
http://spaghettiwesterns.1g.fi/blind/man.htm
Shobary a fait ses captures sur un DVD japonais, mais la qualité d’image du DVD Koch Media est au moins aussi bonne.

B.
Modifié en dernier par Breccio le 02 oct. 2006 18:06, modifié 1 fois.

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tepepa
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Messagepar tepepa » 02 oct. 2006 16:53

:D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D
Rien à redire sur cette grandiose critique de ce "grandiose" film.

A un moment, Blindman réclame une prostituée au patron d'un saloon. Le patron lui demande: "jeune ou vieille ?" et blindman répond: "Quelle différence ?"
C'est donc bien un grand film féministe !! :mrgreen: :oops:

Je rajoute ma petite notule de mon vieux dossier spaghetti, histoire d'en rajouter dans le coté excessif:

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Blindman le justicier aveugle
Ferdinando Baldi (1971)
Déconseillé aux âmes sans humour :
Blindman est un film qui n’a peur de rien, et surtout pas du ridicule. Et pas de l’excès non plus ! Consacrer un aussi gros budget sur un scénario aussi délirant, les producteurs devaient être eux-mêmes aveugles. Pourtant, bien leur en a pris !
C’est l’histoire d’un pistolero aveugle, qui se ballade sur son cheval d’aveugle avec une Winchester à baïonnette en guise de canne blanche. Il a un contrat pour retrouver un convoi de 50 femmes enlevées par un chef desperado (et son frère joué par Ringo Starr). Ledit chef desperado commande une petite armée d’hommes de main au look Mad Max parfaitement assumé. Les femmes sont destinées à un général (mexicain comme il se doit), prétexte à montrer plein de femmes nues se faisant asperger d’eau d’abord, puis plein de femmes habillées martyrisées par les officiers mexicains ensuite. Mais finalement, tout cela n’aura servi à rien puisque le chef desperado décide de massacrer tous les destinataires. De toute façon, à quoi ça sert une armée mexicaine, à part se faire décimer à la mitrailleuse? Le pistolero aveugle lui pendant ce temps là, réajuste ses haillons et son chapeau plat et descend frénétiquement quatre hommes de Ringo Starr. Car il est aveugle, mais il tire juste le bougre !
Et tout ça n’est que le début !
Ici, c’est au spectateur de décider. Soit c’est un nanar grandiose, soit c’est le plus grand western de tous les temps ! Et ça peut aussi être les deux à la fois ! Le plus fort, c’est que le film fonctionne parfaitement, la mise en scène de Baldi est très fluide, le scénario se tient malgré tout, et Tony Anthony parvient à émouvoir dans son rôle d’aveugle qui poursuit son but obstiné malgré son handicap ! Même Ringo Starr, en bad guy amoureux est touchant. A ne pas manquer, mais veillez à être dans de bonnes conditions d’humeur et d’entourage (ie, pas avec votre grand-mère…), sinon vous aurez raté votre rendez vous avec Blindman.
Où le voir :
Un DVD allemand sous titré en allemand existe ainsi qu’un DVD italien en italien et anglais sous-titré en italien. J’ai aussi vu des ventes sur Ebay, d’un DVD peut être pirate, en anglais sans sous-titres anglais, mais avec tous les passages censurés en italien sous-titrés en anglais. C’est probablement cette version que j’ai vu, mais sans les sous-titres (à vous de traduire…). L’anglais se comprend assez bien, l’italien aussi quand il s’agit de figlio de puta ou autres, par contre Blindman déclame d’assez longues tirades à son cheval, sans doute poético-philosophico-rigolotes, et là, je n’ai pas tout compris…
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Si en plus de ça vous lisez le Giré, qui est complètement ébahi devant le film également, vous risquez d'être déçus à force d'entendre que c'est complètement délirant. Donc gardez la tête froide, essayer de trouver le film, et faites vous votre opinion!! cool

:D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D

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Breccio
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Messagepar Breccio » 02 oct. 2006 18:11

Grazie, Tepepa.
J'avais à peine posté cette critique que je recevais un mail-pub d'amazon.de à propos de ces fameux films interdits aux moins de 18 ans. Si j'ai bien compris, on peut désormais se procurer Blindman (entre autres), par leur intermédiaire, sauf qu'il n'est disponible que d'occase chez des revendeurs agréés. Mais ma maîtrise de l'allemand est trop lamentable pour que je vous donne des conseils. Qu'un germanophone s'y colle donc !
A part ça, j'ai oublié un détail : je trouve que Tony Anthony, dans ce film comme dans les autres, a un petit faux air à Gérard Rinaldi (quand il était encore jeune, hein), et je me demande s'il n'a pas un peu inspiré Michael J. Fox dans son jeu : Fox en poncho à la Clint Eastwood (Retour vers le futur 3), tel qu'il sert d'emblème à l'un des cowboys de ce forum, on jurerait Tony Anthony dans les films de Luigi Vanzi ;-)
B.

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Fredge
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Messagepar Fredge » 02 oct. 2006 20:34

Super critiques!!! Ce film fait partie de mon top 20!

Mon Baldi préféré! (s'ensuivent Texas Adio, Les pistoleros de l'Ave-Maria, Viva Django, Rita del west)

Fredge (qui prépare un avis sur "la griffe du Coyote" Caïano 63

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cyberpunk
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Messagepar cyberpunk » 03 oct. 2006 10:33

pas vu hélàs :oops: a quand une sortie dvd en zone 2 ????? :evil:

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Breccio
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Messagepar Breccio » 03 oct. 2006 15:57

cyberpunk a écrit :pas vu hélàs :oops: a quand une sortie dvd en zone 2 ????? :evil:

Euh... le DVD allemand Koch Media dont auquel je cause, c'est du zone 2.
Peut-être voulais-tu dire "à quand une sortie DVD en France ?", auquel cas tu as bien raison de te lamenter.
B.

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akpstyl
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Messagepar akpstyl » 03 oct. 2006 23:28

Bon ben ya plus qu'à attendre une osrtie avec au moins des stf pour se régaler :num1
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cyberpunk
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Messagepar cyberpunk » 05 oct. 2006 13:25

Breccio a écrit :
cyberpunk a écrit :pas vu hélàs :oops: a quand une sortie dvd en zone 2 ????? :evil:

Euh... le DVD allemand Koch Media dont auquel je cause, c'est du zone 2.
Peut-être voulais-tu dire "à quand une sortie DVD en France ?", auquel cas tu as bien raison de te lamenter.
B.



on peut rêver, peut etre que "néo publishing" pourrait avoir la bonne idée de le sortir ou "seven 7" :wink:

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Sartana
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Messagepar Sartana » 06 oct. 2006 19:18

Pas encore vu. Je reviendrais quand ça sera fait... :oops:
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

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cyberpunk
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Messagepar cyberpunk » 12 oct. 2006 11:49

la bande annonce donne envie

http://www.youtube.com/watch?v=012Ie3s3lG4&mode=related&search=

un vrai film de ouf :D et la musique a l'air bien barrée

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Messagepar akpstyl » 29 nov. 2006 13:41

Grand grand grand western all'italiana !!! Au début j'ai eu un peu de mal, car je croyais vraiment que ça allait être du Zatoichi transposé dans l'ouest américain façon Italienne(quel mélange!!!). Alors mis à part le fait qu'il soit aveugle et que tous ses autres sens sont super dévellopé, pas trop de point commun, sauf qu'il ne blague pas avec les thunes et que ya toujours un petite phrase en apparté qui fait rire(je suis déjà aveugle, mais si je perds ça mieux vaut mourrir, dit-il en parlant de son vous savez quoi). En regardant ce film, j'arrêtais pas de me dire qu'aujourd'hui ce serait impossible de le faire, toutes les associations truc et machins auraient crié aux scandales, à croire qu'on a perdu tout second degrè. On ne s'ennuie pas une seconde durant le film, et le convoi est tellement traité comme de la chair qu'on y prête aucune attention, du genre "ho mais que va t il arriver aux femmes" nan rien a faire, c'est est ce que Blind-Man va récupérer son troupeau et butter tout ses "fili di putana" (qu'on entend plusieurs fois d'ailleurs) !!!!
Bref, ruez vous vous sur cet ovni si vous en avez l'occaz !!!!
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Liko
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Messagepar Liko » 29 nov. 2006 20:44

Toujours pas vu celui-là, j'avais commencé en anglais mais pfffff pas facile hors langue de Moliere :?

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Breccio
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Messagepar Breccio » 13 janv. 2007 6:53

Pour les anglophones, une excellente critique de ce film, précédée d'une non moins excellente critique de Matalo!, à cette adresse :
http://www.dvdtalk.com/dvdsavant/s2201mata.html

B.

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edocle
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Re: Blindman - Blindman, il pistolero cieco - 1971 - Ferdinando Baldi

Messagepar edocle » 15 janv. 2007 17:34

Breccio a écrit :
Ai-je dit que ce film pourrait déclencher des crises cardiaques dans la rédaction de Télérama ? Non, pas encore ? Eh bien, c’est fait.


B.


enfin revu ce film en version italienne sous-titrée français avec mes yeux de vieux soixantehuitard : eh ben mes amis il n' a pas pris une ride :applaudis_6: :applaudis_6:
tout ce qu' on aimait et effectivement tous les critiques de l' époque ont pété le plomb lorsqu'ils ont daigné en parler :gun: :gun:
osons ! osons ! à bas la censure ! (air bien connu )
A VISIONNER D' URGENCE :beer1:
Quand les colts fument ... on l' appelle Cimetière !

" Quelque soit la couleur de la peau, le sang est rouge pour tous !"
(Au-delà de la haine de Alessandro SANTINI - 1972)

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Messagepar Breccio » 30 janv. 2007 14:10

ALERTE ROUGE ! ALERTE ROUGE !
Le film passe sur Ciné Classic le 6 février à 20h45.
In-dis-pen-sa-ble !!
Je me répète mais c'est exprès !!
B.


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