Pat O'BRIEN (1899-1983)

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DEMERVAL
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Pat O'BRIEN (1899-1983)

Message par DEMERVAL »

Pat O'BRIEN naquit William Joseph Patrick O’Brien le 11 novembre 1899 dans une famille Américano-Irlandaise de Milwaukee, Wisconsin. Tous les grands-parents étaient originaires d’Irlande. Les O'Briens étaient à l’origine du Comté de Cork. Son grand-père, Patrick O'Brien, d’où il reçut son prénom, était un architecte qui fut tué en essayant de s’interposer dans une bagarre de saloon à New York City. Les parents de sa mère, les McGoverns, émigrèrent du Comté de Galway situé à l’ouest de l’Irlande du milieu à la fin du 19ème siècle.
Enfant, Pat O'Brien servit d’enfant de chœur à la Gesu Church, tout en grandissant près de la 13ème rue et de la rue Kilborn à Milwaukee. Il fréquenta l’Académie Marquette avec l’acteur Spencer Tracy, qui restera un ami de toujours. Durant la Première Guerre Mondiale, Pat O'Brien et Spencer Tracy rejoignirent la Marine des Etats-Unis. Ils suivirent les mêmes classes d’entraînement au Great Lakes Naval Training Center, mais ils ne prirent jamais la mer parce que la guerre prit fin avant la fin de leur entraînement.
Jack Benny était aussi au Great Lakes Naval Training Center au même moment que Pat O’Brien et Spencer Tracy. Selon son autobiographie, Jack Benny présenta un soir un numéro avec un violon, quand les marins commencèrent à le siffler et à le chahuter. Pat O’Brien monta alors sur scène et lui susurra à l’oreille, "Pour l’amour de Dieu, Ben, pose ton violon et parle-leur". Jack Benny arrêta de jouer de son violon et fit une série de commentaires qui firent rire l’audience. C’est ainsi que Pat O’Brien donna indirectement un coup de pouce à la carrière comique de Jack Benny.
Après la guerre, Pat O'Brien termina sa deuxième d’études à l’Académie Marquette. Alors qu’il était encore audit collège, il décida de rechercher du travail comme acteur. Lui et Spencer Tracy déménagèrent à New York, où ils fréquentèrent tous deux l’American Academy of Dramatic Arts. Les deux acteurs en difficulté partagèrent un petit studio et commencèrent leurs carrières sur les planches.
Pat O'Brien passa une décennie dans des pièces sur les planches de Broadway et de la région de New York City.
Pat O'Brien effectua ses débuts sur le grand écran dans le court métrage de Vitaphone Varieties, The Nightingale, produit à New York et diffusé en août 1930.  Son premier rôle en vedette fut celui de l’émérite reporter Hildy Johnson dans la version originale de 1931 de Spéciale première avec Adolphe Menjou. En 2010, ce film fut sélectionné par le National Film Preservation Board pour être préservé au sein du Registre National du Film de la Librairie du Congrès, comme étant "culturellement, historiquement ou esthétiquement significatif."
Il fut l’acteur principal de Personal Maid (1931) pour Paramount et apparut dans la comédie musicale de la Metro-Goldwyn-Mayer, Flying High (1931), en soutien à Bert Lahr. Il fut le petit ami d’Irene Dunne dans le film de la RKO, Consolation Marriage (1932), puis apparut face à une jeune Bette Davis dans Prison d’enfants (1932). Pat O'Brien conserva des rôles en vedette d’un studio à l’autre : Dernières nouvelles (1932) pour Universal; The Strange Case of Clara Deane (1932) pour Paramount; Hollywood Speaks (1932), La ruée (1932) et Virtue (1932).
Pat O'Brien incarna un pilote héroïque dans Tête brûlée (1932) pour Universal, film réalisé par John Ford. Etant à ce studio, il apparut dans Laughter in Hell (1932) et Destination inconnue (1933). Pour le petit studio, Majestic Pictures, il fut la vedette de The World Gone Mad (1933).
Le premier film de Pat O'Brien pour Warner Bros. fut Bureau of Missing Persons (1933), avec Bette Davis. Il passa à la RKO pour Flaming Gold (1933) et à la MGM pour Mademoiselle Volcan (1933), puis la Warners lui fit signer un contrat à long terme. Il devait rester dans le studio jusque 1940, date à laquelle il quitta à cause de problèmes sur les termes du renouvellement de son contrat.
Pat O'Brien fut le partenaire de Dick Powell dans College Coach (1933) et de Joan Blondell dans I've Got Your Number (1934). Il fut crédité en 3ème position derrière Barbra Stanwyck et Joel McCrea dans Franc jeu (1934), puis apparut de nouveau avec Dick Powell dans Ondes d’amour (1934).
Voici la marine ! (1934) fut le premier film de Pat O'Brien avec James Cagney, qui était également sous contrat avec Warners. Ils s’étaient à l’origine rencontrés en 1926 et devaient rester amis pendant six décennies. Après la mort de Pat O'Brien, James Cagney se référa à lui comme étant son "ami le plus cher." Pat O'Brien interpréta le rôle principal, un boxeur, dans The Personality Kid (1934), fut le partenaire de Dick Powell dans Mademoiselle Général (1934) et incarna un vendeur aux enchères dans I Sell Anything (1935).
James Cagney et Pat O'Brien furent de nouveau associés pour Le bousilleur (1935). Il interpréta un critique amoureux avec Dolores del Río dans A Caliente (1935) et endossa le rôle principal dans le biopic, Lampes de Chine (1935), qu’il qualifia comme étant "un de mes films préférés." "Ce fut un bien-aimé," dit-il.
Lui et James Cagney apparurent dans Tête chaude (1935) puis il fut de nouveau le soutien de Dick Powell dans Reine de beauté (1935). Il fut la tête d’affiche de la comédie musicale Stars Over Broadway (1935) puis apparut de nouveau avec James Cagney dans Brumes (1935) d’Howard Hawks. James Cagney estera plus tard en justice contre Warners pour avoir crédité le nom de Pat O’Brien au-dessus du sien.
"Jimmy est un mec super avec qui travailler," dit Pat O'Brien en 1935. "On ne pouvait rêver meilleur partenaire mais il y a une limite à tout. Je pense qu’un film par an avec Jimmy serait bien. Mais comme ça se trouve aujourd’hui, je me suis retrouvé à ses côtés dans chaque uniforme – l’armée, la Marine, la police, les marines, les corps aériens – et c’est toujours la même rengaine qui me voit tomber amoureux de sa petite amie ou de lui tombant amoureux de la mienne. Ca en devient fatigant... je ne veux simplement pas être un Charlie à la langue bien pendue toute ma vie."
Warners lui octroya quelques rôles en vedette : J’ai épousé un docteur (1936), La femme de l’ennemi public (1936), Courrier de Chine (1936), Septième dictrict (1937) et Rivalité (1937) avec Henry Fonda. Il endossa le rôle d’un gardien de prison dans La révolte (1937) face à Humphrey Bogart, courtisa Joan Blondell dans En liberté provisoire (1937) et incarna un vieux marin dans Submarine D-1 (1938).
Pat O'Brien fut retiré de Swing Your Lady pour soutenir Kay Francis dans Women Are Like That (1938) et fut de retour aux côtés de Dick Powell pour Joyeux compères (1938). Lui et James Cagney refirent équipe pour Le vantard (1938) et il était censé être de retour aux côtés de Dick Powell dans Garden of the Moon (1938), mais Dick Powell refusa de faire le film – il fut remplacé par John Payne.
Pat O'Brien endossa un de ses tout meilleurs rôles, celui d’un ex gamin des rues devenu prêtre dans Les anges aux figures sales (1938) avec James Cagney. Il se retrouva aux côtés de Joan Blondell dans Off the Record (1939) et The Kid from Kokomo (1939) et face à Ann Sheridan dans Le vainqueur (1939).
Il passa chez Paramount pour The Night of Nights (1939), Warners ayant acheté les droits de The Old Maid à la Paramount. Il tourna ensuite Le poignard mystérieux (1939) pour United Artists.
De retour à la Warner Bros il retrouva James Cagney pour Le régiment des bagarreurs (1940) puis fit Castle on the Hudson (1940) avec Ann Sheridan et John Garfield. Il interpréta un policier dans Voyage sans retour (1940), fut le partenaire de James Cagney et Ann Sheridan dans Torrid Zone (1940). Il apparut aux côtés de James Garfield et Frances Farmer dans Flowing Gold (1940).
Pat O'Brien reçut ensuite son meilleur rôle, celui de l’entraîneur de football de l’Université de Notre Dame, Knute Rockne, dans Knute Rockne, All American (1940). Dans le film, il fit un discours pour en "remporter juste un pour le Gipper," en se référant au joueur de football récemment décédé, George Gipp, interprété dans le film par le jeune Ronald Reagan. Ronald Reagan utilisera plus tard cela comme slogan pour sa campagne présidentielle de 1980.
Pat O'Brien était alors à l’acmé de sa carrière. Il fut considéré pour le rôle d’Alvin York dans Sergent York. A ce moment de sa carrière, cependant, Pat O'Brien quitta Warner Bros en juillet 1940.
Après avoir quitté Warner Bros. en 1940, Pat O'Brien signa un contrat avec 20th Century Fox pour deux films par an. Cependant, ils finirent par ne pas l’utiliser.
Il signa alors avec Columbia Pictures pour faire deux films par an. Il apparut dans Escape to Glory (1940), puis resta inactif pendant une année avant de tourner Two Yanks in Trinidad (1942) avec Brian Donlevy et Flight Lieutenant (1942) avec Glenn Ford. Chez Universal il apparut dans Broadway (1942) avec George Raft.
Il signa rapidement un contrat avec RKO et apparut dans plusieurs films pour ce studio. Il interpréta majoritairement des rôles autoritaires ou militaires comme dans La marine triomphe (1942) et Bombardier (1943). The Iron Major (1943) fut une tentative de répéter le succès de Knute Rockne avec Pat O'Brien dans le rôle de Frank Cavanaugh.
Pour Universal il fut le partenaire de Deanna Durbin dans La sœur de son valet (1943) puis il fut de retour à la RKO pour Marine Raiders (1944).
Avec son agent Phil Ryan, Pat O'Brien créa sa propre compagnie de production, Teneen Productions. Ils signèrent un accord avec Columbia pour faire un film avec Pat O'Brien, Les saboteurs (1944). (En 1955 l’IRS devait le poursuivre pour ses gains sur ce film.) A la RKO, il fit Having Wonderful Crime (1946) et Man Alive (1945). Pour Columbia il tourna Perilous Holiday (1946).
En 1946 il apparut dans le populaire film noir, Crack-Up. Il se produisit dans le thriller, Riffraff (1947) et un autre biopic Fighting Father Dunne (1948). Il poursuivit avec Le garçon aux cheveux verts (1948) et A Dangerous Profession (1949) avec George Raft.
En tant qu’acteur contractuel à Hollywood, Pat O'Brien effectua des apparitions occasionnelles à la radio dans les années 1930 et 1940. A l’été 1947, il apparut avec Lynn Bari dans Summer Theater, un programme "dramatisant les épisodes de la vie d’un pharmacien d’une petite ville."
La carrière cinématographique de Pat O'Brien ralentit considérablement au début des années 1950, bien qu’il parvint à trouver du travail à la télévision. Dans son autobiographie, The Wind At My Back, il professa avoir été complètement déconcerté par le déclin de sa carrière. Son proche ami, Spencer Tracy, se décarcassa auprès de son studio, MGM, pour lui trouver des rôles dans ses films, Le peuple accuse O'Hara (1951) et La dernière fanfare (1958).
Il trouva encore des rôles importants dans des films comme Okinawa (1952), Inside Detroit (1956) et Meurtre sur un air de rock (1957). En 1959 Pat O'Brien endossa un rôle secondaire dans un de ses meilleurs films, à savoir celui d’un enquêteur de police, face à George Raft dans Certains l’aiment chaud, avec Marilyn Monroe, Jack Lemmon et Tony Curtis.
Lors de ses dernières années, Pat O'Brien travailla souvent pour la télévision. Il fut casté en 1956 et 1957 dans quatre épisodes de la série religieuse anthologique, Crossroads. Dans trois ded quatre programmes, il incarna un prêtre. Il apparut aussi dans deux épisodes de Le Virginien au milieu des années 1960. Lors de la saison télévisuelle de 1960-1961, Pat O'Brien interpréta le rôle de James Harrigan, Sr. dans la sitcom, Harrigan and Son.
Pat O'Brien fit de nombreuses apparitions sur la télévision en tant que lui-même, dont plusieurs fois dans l’Ed Sullivan Show. En 1957, il fut la guest star de la première saison du programme de variétés de la NBC, The Ford Show, Starring Tennessee Ernie Ford. Parmi les autres programmes dans lesquels il apparut en tant que lui-même figurèrent : The David Frost Show, The Tonight Show, The Merv Griffin Show et The Joey Bishop Show. En 1957, Ralph Edwards retraça la vie et la carrière de Pat O'Brien pour un épisode de This Is Your Life. Il fut aussi l’invité mystère du jeu télévisé What's My Line? en 1953 et 1957. Dans l’épisode, "Jennifer and the Will" de WKRP in Cincinnati, il avait un mémorable rôle comique dans la peau du petit ami vieillissant de Jennifer Marlowe. Peu de temps après, la dernière performance filmée de Pat O’Brien, à savoir un épisode de 1982 des Jours heureux passa sur le petit écran.
Pat O'Brien énonça le Star Spangled Banner en accompagnement de Doc Severinsen la trompette pour la diffusion de l’hymne national en ouverture du Super Bowl IV de 1970. Il fut invité à effectuer cette prestation à cause de son rôle de Knute Rockne.
En 1978, il endossa le petit rôle du père de Burt Reynolds dans la comédie Suicidez-moi, docteur, face à Myrna Loy, dans le rôle de la mère de Burt Reynolds..
Plus tard, Pat O'Brien se rappela qu’il avait eu trois grands rôles dans sa carrière: Knute Rockne, Hildy Johnson dans Spéciale première et le Père Duffy dans Le régiment des bagarreurs.
Des années 1960 au début des années 1980, Pat O'Brien voyagea fréquemment à travers les Etats-Unis pour présenter sa spectacle à un seul personnage et dans le cadre de tournées itinérantes. Il se produisit aussi fréquemment dans les boîtes de nuit.
Près de la fin de sa vie, il effectua une tournée itinérante avec On Golden Pond, qu’il considérait comme étant "absolument la meilleure pièce" qu’il avait jamais lue.
A la fin des années 1930, Pat O'Brien et un petit groupe de ses amis acteurs commencèrent à converser et échanger des opinions et des histoires. Le chroniqueur d’Hollywood, Sidney Skolsky les surnommèrent "Mafia Irlandaise," mais ils préférèrent appeler leur groupe social le "Boys Club." En plus de Pat O'Brien, les membres originaux du club étaient James Cagney, Spencer Tracy, Allen Jenkins et Frank McHugh, qui étaient tous Américano-Irlandais. Plus tard, Lynne Overman rejoignit leur groupe puis ce fut le tour de George Brent, James Dunn, Louis Calhern, William Gargan, Paul Kelly, Regis Toomey, Brian Donlevy, Ralph Bellamy, Lloyd Nolan et Frank Morgan. James Gleason et Bert Lahr étaient aussi de fréquents invités. Les acteurs se réunissaient pour fraterniser mais ils utilisèrent aussi parfois le groupe pour avancer des idées au sujet de leurs derniers films. Au milieu des années 1940, le groupe commença à se déliter, les membres ayant déménagé ou étant décédés. Quelques membres survivants restèrent en contact par téléphone et pour des rencontres occasionnelles.
Pat O'Brien et son épouse, l’actrice Eloise Taylor, qu’il avait mariée le 23 janvier 1931, eurent quatre enfants : Mavourneen, Sean, Terry et Brigid. Trois de ses enfants furent adoptés. La plus jeune, Brigid O'Brien (née en 1946), était son enfant biologique. Eloise Taylor apparut occasionnellement sur les planches avec son mari.
Pour ceux qui le connurent personnellement, Pat O'Brien était connu pour son amour des blagues et des longues soirées nocturnes. Bob Hope se souvint personnellement de lui comme étant un raconteur d’histoires. Il se rendit au Vietnam en tant que membre d’une tournée Américaine en février 1969.
Pat O'Brien décéda le 15 octobre 1983, d’une crise cardiaque à 83 ans, suite à une opération, mineure de la prostate. Le Président Ronald Reagan publia une note de la Maison Blanche, relatant sa tristesse au sujet de la mort de son vieil ami. Le président avait appelé l’acteur à l’hôpital quelques jours avant sa mort.

Sa contribution au western fut la suivante :

La grande caravane de Joseph Kane (1954), Ernest ‘Texas’ Conway
Quand parle la poudre de Lesley Selander (1965), le juge Murcott
Le proscrit, un épisode, Phineas T. Barnum dans « The Greatest Coward on Earth » (1965)
Le Virginien, deux épisodes :
- J. Jimerson Jones dans « The Fortunes of J. Jimerson Jones » (1964)
- Doc Bigelow dans « Yesterday’s Timepiece » (1967)
La vieille garde, téléfilm de Jean Yarbrough (1969), le capitaine Oren Hayes
Opération danger, un épisode, Hayfoot Stockton dans « Shootout at Diablo Station » (1971)
Un shérif à New York, un épisode, Mac Ferguson dans « Butch Cassidy Rides Again » (1973)
DEMERVAL
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Re: Pat O'BRIEN (1899-1983)

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Re: Pat O'BRIEN (1899-1983)

Message par LordDécadent »

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"The Virginian: The Fortune Of Jimerson Jones" en 1963.

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http://www.carnet-noir-des-acteurs.com/1983
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