Fred ZINNEMANN (1907-1997)

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harry
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Fred ZINNEMANN (1907-1997)

Messagepar harry » 28 avr. 2021 17:46

Sa réputation de" grand "cinéaste repose sur trois films : un western High Noon , conçu comme une tragédie classique ( unités de temps , de lieu ,et d'action ) et qui est en effet un chef-d'œuvre ; un mélo guerrier sur Pearl Harbor , From here to Eternity dont les grosses ficelles sont de véritables câbles ,et une ennuyeuse biographie de Thomas More , A Man for all Seasons .Mieux vaut faire silence sur le reste de l'œuvre : ce ne sont que déluge de larmes ou comédies musicales pachydermiques .
Cet ancien violoniste qui avait reçu à Paris une formation d'opérateur entre 1927 et 1928 , qui avait collaboré à Menschen am sonntag de Siodmak , puis à Hollywood , à partir de 1929 avec Viertel et Flaherty avant d'être engagé par Strand pour Les révoltés d'Alvarado ,est-il au moins un bon technicien ?on fini par en douter en voyant la manière dont il a gâché Chacal , superbe sujet consacré à un attentat contre De Gaulle . Sauvons d'une filmographie aussi conventionnelle un solide thriller Act of violence qui vaut pour Van Heflin et Robert Ryan , et un film de montagne aux splendides paysages , Fives days one summer avec Connery et Lambert Wilson .

DEMERVAL
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Re: Fred ZINNEMANN (1907-1997)

Messagepar DEMERVAL » 02 mai 2021 20:10

[b]Fred ZINNEMANN [/b]naquit le 29 avril 1907 à Rzeszów, d’Anna Feiwel et Oskar Zinnemann, un docteur. Ses parents étaient des Juifs Autrichiens. Il avait un frère cadet. Grandissant en Autriche, il voulait devenir musicien mais il décrocha finalement une licence de droit à l’Université de Vienne en 1927.
En étudiant le droit, il s’intéressa au cinéma et convainquit ses parents de le laisser étudier la production de films à Paris. Après une année d’études à l’Ecole Technique de Photographie et Cinématographie de Paris, il devint cameraman et trouva du travail dans un certain nombre de films à Berlin, avant d’émigrer à Hollywood. Ses deux parents furent tués durant l’Holocauste.
Fred Zinnemann travailla en Allemagne avec plusieurs autres débutants (Billy Wilder et Robert Siodmak travaillèrent aussi avec lui en 1929 dans Les hommes le dimanche après qu’il eut étudié la production de films en France. Son penchant pour le réalisme et l’authenticité est évident dans son premier film Les révoltés d’Alvarado (1935), tourné en extérieurs au Mexique avec principalement des acteurs non professionnels recrutés en local, film qui fut un des premiers exemples du réalisme social dans le film narratif. Plus tôt dans la décennie, Fred Zinnemann avait en fait travaillé avec le documentariste Robert Flaherty, "probablement la plus grande influence individuelle sur mon travail de réalisateur", dit-il.
Bien qu’il fût fasciné par la culture artistique de l’Allemagne, avec son théâtre, sa musique et ses films, il était aussi conscient que le pays se trouvait dans un profond marasme économique. Il se désabusa de Berlin après avoir continuellement vu la dérive décadente et le luxe coexister aux côtés d’un chômage désespérément persistant. Les classes riches évoluaient politiquement de plus en plus à droite et les pauvres vers la gauche. "L’Emotion avait depuis longtemps remplacé la raison," dit-il. En résultat du changement du climat politique, avec de plus l’arrivée du film parlant en Europe, qui n’était pas techniquement préparée, la production de films Européens ralentit drastiquement. Fred Zinnemann, à seulement 21 ans, obtint la permission de ses parents de se rendre en Amérique où il espérait trouver des opportunités de tournage de films.
Il arriva à New York à la fin octobre 1929, au moment du crash de Wall Street. Malgré la panique financière qui débuta alors, il trouva à New York un environnement culturel différent:
‘’New York fut une terrible expérience, pleine d’excitation, avec une vitalité et un rythme totalement inexistant en Europe. C’était comme si je venais juste d’un continent de zombies et entrait dans un endroit bourdonnant avec une incroyable énergie et puissance.’’
Il prit un bus Greyhound pour Hollywood quelques mois plus tard après avoir terminé le tournage de sa première réalisation pour le film culturel Mexicain, Les révoltés d’Alvarado, à Alvarado, Mexique. Il s’établit à North Hollywood avec Henwar Rodakiewicz, Gunther von Fritsch et Ned Scott, tous des partenaires du projet Mexicain. Un des premiers boulots de Fred Zinnemann à Hollywood fut quelques rôles de figurants dans A l’ouest rien de nouveau (1930). Il dit que nombre d’autres figurants étaient d’ex aristocrates et officiers de haut rang Russes qui avaient fui la Révolution Russe de 1917. Il avait 22 ans mais il dit qu’il se sentait plus vieux que les plus de 42 ans à Hollywood. Mais il jubilait parce qu’il était alors certain que "c’était l’endroit où l’on pouvait respirer et auquel on pouvait appartenir." Mais après quelques années, il perdit ses illusions sur les talents limités des élites hollywoodiennes.
Après quelques succès directionnels avec des courts métrages, il s’attaqua aux longs métrages en 1942, en tournant deux films mystérieux de série B, Les yeux dans les ténèbres et L’assassin au gant de velours avant d’obtenir son heure de gloire avec La septième croix(1944), avec Spencer Tracy. Le film était basé sur le roman d’Anna Seghers et, bien que filmé dans les studios de la MGM, il fit un usage réaliste des acteurs Allemands réfugiés même dans les rôles les plus restreints. Le personnage central — un prisonnier évadé interprété par Spencer Tracy —est perçu comme passif et fataliste. Il est, cependant, le sujet de l’héroïque assistance des Allemands anti-Nazi. Dans un sens, le protagoniste du film n’est pas le personnage de Spencer Tracy mais un humble travailleur Allemand incarné par Hume Cronyn, qui évolue de sympathisant Nazi à actif opposant au régime quand il vient en aide à Spencer Tracy.
Après la Seconde Guerre Mondiale, Fred Zinnemann apprit que ses deux parents avaient été assassinés dans l’Holocauste. Il fut plus tard frustré par le contrat de son studio, qui imposa qu’il n’avait pas le droit de réaliser des films comme My Brother Talks to Horses (1947) et Little Mister Jim (1947) malgré son manque d’intérêt pour la matière de leurs sujets. Cependant, son film suivant, Les anges marqués (1948), remporta l’Oscar du Meilleur Scénario et sécurisa sa position dans l’establishment hollywoodien. Tourné dans une Allemagne ravagée par la guerre, la vedette du film est Montgomery Clift dans son premier rôle en GI, qui prend soin d’un jeune enfant Tchéque traumatisé par la guerre. Il poursuivit avec Acte de Violence (1948), un film noir graveleux avec Van Heflin en prisonnier de guerre tourmenté, Robert Ryan dans le rôle de son ex ami au mauvais, Janet Leigh dans le rôle de l’épouse de Van Heflin et Mary Astor dans le rôle d’une sympathique prostituée. Fred Zinnemann considéra Acte de Violence comme le premier projet dans lequel il "se sentit à l’aise sachant exactement ce qu’il voulait et exactement comment l’obtenir."
C’étaient des hommes (1950) a pour vedette Marlon Brando dans le rôle d’un vétéran de guerre paraplégique. C’était le premier film de Marlon Brando. Fred Zinnemann tourna de nombreuses scènes dans un hôpital de Californie où de réels patients servirent de figurants. Il poursuivit avec Teresa (1951), avec Pier Angeli.
Le film le plus connu de Fred Zinnemann est probablement Le train sifflera trois fois (1952), un des 25 premiers films choisis en 1989 pour le National Film Registry. Avec ses examens psychologiques et moraux de son héros d’homme de loi, le Marshall Will Kane, incarné par Gary Cooper et sa chronologie innovante dans laquelle le temps de l’action correspondait approximativement aux 80 minutes du compte à rebours de la confrontation finale, le film brisait le moule du western stéréotypé. Travaillant étroitement avec le photographe et ami de longue date Floyd Crosby, il tourna sans filtres, donnant au contexte une rigoureuse qualité de film d’actualité qui dénotait avec les photographies plus picturales des westerns de John Ford. Durant le tournage il établit de puissants liens avec Gary Cooper, photographiant l’acteur vieillissant dans de nombreux gros plans qui le montrait en train de transpirer, et à un moment, en train de pleurer à l’écran.
Le scénariste Carl Foreman désirait apparemment que Le train sifflera trois fois soit une allégorie de la vendetta menée par le sénateur Joseph McCarthy contre les supposés Communistes. Cependant, Fred Zinnemann maugréa, en insistant, plus tard dans sa vie, que les enjeux dans le film, étaient plus larges, et concernaient plus la conscience et l’indépendance et l’intrépidité sans compromis. Il dit, "Le train sifflera trois fois n’est pas un western, autant que je suis concerné ; il fut juste tourné dans le Vieil Ouest."
Le critique de film Stephen Prince suggère que le personnage de Kane représente actuellement Zinnemann, qui essayait de créer une atmosphère de peur imminente sur l’horizon, une peur de "fascisme" potentiel, représentée par le gang de tueurs en cours d’acheminement vers la ville. Fred Zinnemann expliqua que dans le contexte général de nombre de ses films : "Une des choses cruciales aujourd’hui est d’essayer de préserver notre civilisation."
Stephen Prince ajoute que Fred Zinnemann, ayant appris que ses deux parents avaient été assassinés durant l’Holocauste, voulait que Kane "combatte plutôt que de s’enfuir", comme tous les citoyens de la ville. En résultat, "Zinnemann s’identifie lui-même" avec le héros du film. Fred Zinnemann explique le thème du film et sa pertinence avec les temps modernes:
‘’Je l’ai vu comme un grand film historique, plein de gens extrêmement intéressants ... ce n’est que plus tard qu’il m’apparut qu’il n’était pas un mythe westernien habituel. Il y avait quelque chose d’actuel – et d’atemporel – dans le film, quelque chose qui a une incidence directe sur la vie d’aujourd’hui. Pour moi c’était l’histoire d’un homme qui doit prendre une décision en accord avec sa conscience. Sa ville – symbole d’une démocratie ramollie – fait face à une menace terrible de son mode de vie. Déterminé à résister, et dans un trouble profond, il recherche partout une aide mais ne trouve personne qui veut l’aider; tout le monde a une propre raison pour ne pas s’impliquer. A la fin, il doit affronter le sort tout seul, les protes et les fenêtres restant fermement closes contre lui. C’est une histoire qui arrive partout, tous les jours.’’
Pour son adaptation cinématographique de la pièce The Member of the Wedding (1952), Fred Zinnemann choisit Julie Harris, alors âgée de 26 ans, pour le rôle de la protagoniste de 12 ans du film, bien qu’elle avait créé le rôle sur Broadway comme les deux autres acteurs principaux, Ethel Waters et Brandon DeWilde, l’avait également fait.
Le film suivant de Fred Zinnemann, Tant qu’il y aura des hommes (1953), basé sur le roman de James Jones, fut nominé pour 13 Oscars et devait en gagner 8 dont le Meilleur Film et le Meilleur Réalisateur. Fred Zinnemann eut à lutter hardiment avec le producteur Harry Cohn pour employer Montgomery Clift dans le rôle de Prewitt, bien que Frank Sinatra, qui était au plus bas de sa popularité, se casta lui-même dans le rôle de "Maggio" contre l’avis de Fred Zinnemann. Frank Sinatra devait plus tard remporter l’Oscar du Meilleur Second Rôle. Tant qu’il y aura des hommes comprenait aussi Deborah Kerr, mieux connue pour des rôles bien réglés comme une épouse infidèle de militaire. Donna Reed endossa le rôle d’Alma "Lorene" Burke, une prostituée et maîtresse de Montgomery Clift qui remporta l’Oscar du Meilleur Second Rôle en 1953.
Dans Oklahoma! (1955), la version de Zinnemann de la comédie musicale de Rodgers et Hammerstein, le format grand écran Todd-AO fit ses débuts, comme par ailleurs la vedette du film, Shirley Jones. Ce fut aussi une expression de la foi et de l’optimisme de Fred Zinnemann envers l’Amérique avec son énergie et son exubérance.
Son film suivant fut Une poignée de neige (1957), avec Don Murray, Eva Marie Saint et Anthony Franciosa, et le film était basé sur la pièce de Michael V. Gazzo. C’était une histoire dramatique au sujet d’un jeune homme marié avec une addiction secrète à la morphine qui essayait de guérir et souffrait de douloureux symptômes de sevrage. Fred Zinnemann prit un risque avec ce film parce que les thèmes de l’addiction à la drogue et de son sevrage étaient rares sur les écrans des années 1950.
Fred Zinnemann termina les années 1950 avec Au risque de se perdre (1959) avec Audrey Hepburn dans le rôle de Sœur Luke, une nonne qui abandonne la vie religieuse pour rejoindre la résistance Belge lors de la Seconde Guerre Mondiale. Le film était basé sur la vie de Marie Louise Habets. Audrey Hepburn, qui délaissa la chance d’interpréter Anne Frank pour travailler sur Au risque de se perdre, considéra le film comme son meilleur investissement personnel. Le style de Fred Zinnemann consistant en des coupes de gros plan en gros plan fut fortement influencé par La passion de Jeanne d’Arc (1928), de Carl Theodor Dreyer, son film préféré. Il fut reconnaissant du fait qu’Audrey Hepburn était quelqu’un de facile à manier:
‘’Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi discipliné, de plus gracieuse ou de plus dédié à son travail qu’Audrey. Il n’y avait pas d’ego, pas de demande de faveurs supplémentaires; il y avait une très grande considération pour ses partenaires.’’
Les horizons sans frontière (1960), avec Robert Mitchum et Deborah Kerr dans le rôle d’un couple d’Australiens de l’arrière-pays généra d’autres nominations aux Oscars dont pour le Meilleur Film, le Meilleur Réalisateur, le Meilleur Scénario, la Meilleure Actrice (Deborah Kerr) et la Meilleure Actrice dans un Second Rôle (Glynis Johns), mais n’en remporta aucun. Et vint le jour de la vengeance (1964) fut un film épique sur l’après Guerre Civile Espagnole basé sur le livre Killing A Mouse on Sunday d’Emeric Pressburger et avait pour vedettes Gregory Peck, Anthony Quinn et Omar Sharif, mais le film fut un échec critique et commercial; Fred Zinnemann devait plus tard admettre que le film "n’était réellement pas bien ficelé."
En 1965 il fut un membre du jury du 4ème Festival International du Film de Moscou.
La fortune de Fred Zinnemann changea de nouveau avec Un homme pour l’éternité (1966), sur un scénario de Robert Bolt tiré de sa propre pièce avec Paul Scofield dans le rôle de Sir Thomas More, qui interpréta ledit personnage comme un homme guidé par sa conscience vers son issue fatale. Le film devait remporter six Oscars, dont celui du Meilleur Film, du Meilleur Acteur (Paul Scofield) et du Meilleur Réalisateur, le deuxième du genre pour Fred Zinnemann. Le film entra aussi en compétition lors du 5ème Festival International du Film de Moscou.
Après cela, Fred Zinnemann était prêt à tourner une adaptation de Man's Fate pour la MGM. Cependant, le projet fut abandonné en 1969, et le studio tenta de rendre Zinnemann responsable pour au moins un des 3,5 millions de dollars déjà dépensés en pré production. Pour protester, Fred Zinnemann déposa plainte contre le studio, et il lui faudra quatre ans avant de refaire un autre film.
Au début des années 1970, Fred Zinnemann avait été au chômage depuis l’annulation de Man's Fate; il croyait que cela avait "marqué la fin d’une époque et l’aube d’une nouvelle, quand les avocats et les comptables commencèrent à remplacer les artistes comme patrons des studios et quand une poignée de mains n’était plus une poignée de mains." Cependant, Universal lui offrit alors la chance de réaliser Chacal (1973), basé sur le best-seller à suspense de Frederick Forsyth. Le film avait pour vedette Edward Fox en assassin Anglais embauché pour tuer le président Français, Charles de Gaulle, et Michael Lonsdale dans le rôle du détective Français chargé de l’arrêter. Fred Zinnemann fut intrigué par l’opportunité de réaliser un film dans lequel l’audience serait déjà capable de deviner la fin (le Chacal manquant sa mission) et il fut enchanté de constater que le film fut finalement un succès public.
Chacal fut suivi quatre ans plus tard par Julia (1977), basé sur une histoire du livre Pentimento de Lillian Hellman. Le film avait pour vedette Jane Fonda dans le rôle d’Hellman et Vanessa Redgrave dans celui de sa meilleure amie Julia, une héritière Américaine malchanceuse qui renonce à la sécurité et au confort de la richesse pour vouer sa vie à la cause anti-Nazi en Allemagne. Le film fut nominé pour 11 Oscars et en remporta trois, celui du Meilleur Scénario (Alvin Sargent), du Meilleur Second Rôle Masculin (Jason Robards) et du Meilleur Second Rôle Féminin pour Vanessa Redgrave, qui recueillit quelques huées éparses pour son discours d’acceptance aux accents Sionistes. Fred Zinnemann pensa que Jane Fonda avait été extraordinaire et méritait aussi un Oscar.
Le dernier film de Fred Zinnemann fut Cinq jours, ce printemps-là (1982), tourné en Suisse et basé sur l’historiette Maiden, Maiden de Kay Boyle. Le film avait pour vedettes Sean Connery et Betsy Brantley qui incarnaient un "couple" passant des vacances dans les Alpes dans les années 1930 et un jeune Lambert Wilson dans le rôle d’un guide de haute montagne qui devient très suspicieux sur leur relation. Le film fut un échec critique et commercial bien que Fred Zinnemann se vit plus tard dire par des critiques qu’ils avaient sous-évalué le film. Fred Zinnemann avança son échec critique et commercial comme la principale cause de son départ à la retraite : "Je ne dis pas que c’était un bon film. Mais il y avait un certain degré de vice dans les critiques. Le plaisir que certaines personnes prennent à démolir un film me heurte réellement."
Fred Zinnemann est souvent considéré comme étant quelqu’un qui frappe un grand coup contre "le vieillissement" à Hollywood. L’histoire apocryphe circule que, dans les années 1980, durant une réunion avec un jeune cadre d’Hollywood, Fred Zinnemann fut surpris de trouver que le cadre ne savait pas qui il était, malgré ses quatre Oscars et sa réalisation de nombre des plus grands films d’Hollywood. Quand le jeune cadre demanda crânement à Zinnemann d’énumérer ce qu’il avait fait durant sa carrière, Zinnemann répondit élégamment, "Bien sûr. Vous d’abord." A Hollywood, l’histoire est connue sous le titre, "Vous d’abord," et est souvent racontée quand des créateurs vétérans trouvent que les parvenus ne sont pas familiers avec leur travail.
Zinnemann insista, "J’ai essayé de me déposséder de cette histoire pendant des années. Il me semble que Billy Wilder me l’a racontée à son sujet."
Zinnemann décéda d’une crise cardiaque à Londres, Angleterre, le 14 mars 1997. Il avait 89 ans. Ses restes furent incinérés au Kensal Green Cemetery et les cendres collectées au cimetière. Son épouse décéda le 18 décembre 1997.
La formation de Fred Zinnemann pour la réalisation de documentaires et son arrière-plan personnel contribuèrent à son style qualifié de "social réaliste." Avec ses premiers films entre 1937 et 1942 il commença à utiliser cette technique, et avec Le train sifflera trois fois en 1952, probablement son meilleur film, il créa l’atmosphère tendue en coordonnant le temps de l’écran avec le temps réel.
Parce qu’il débuta sa carrière comme caméraman, ses films sont surtout orientés vers les aspects visuels. Il dit aussi que quelle que soit l’importance du rôle d’un acteur, il passe beaucoup de temps à discuter des rôles séparément et en profondeur avec chaque acteur. "Ainsi nous nous assurons longtemps avant que le tournage ne commence que nous somme sur la même longueur d’ondes," dit-il.
Les films de Fred Zinnemann sont principalement des drames au sujet d’individus solitaires et plein de principes confrontés à des évènements tragiques dont Le train sifflera trois fois (1952), Tant qu’il y aura des hommes (1953); Au risque de se perdre (1959); Un homme pour l’éternité (1966) et Julia (1977). Considéré comme un artisan accompli, Zinnemann dotait habituellement son travail d’une méticuleuse attention du détail pour créer le réalisme et avait un don intuitif pour le casting et une préoccupation pour les dilemmes moraux de ses personnages. Sa philosophie sur la réalisation influença le réalisateur Alan Parker:
Mon mentor fut le grand réalisateur Fred Zinnemann, à qui je montrais tous mes films jusqu’à sa mort. Il me disait quelque chose que j’essayais toujours de garder en tête à chaque fois que je décidais quel film j’allais ensuite tourner. Il me dit que de faire un film était un grand privilège et qu’on ne devait jamais le gâcher.’’
Dans Tant qu’il aura des hommes, par exemple, il ajouta effectivement des prises de vue d’actualités montrant l’attaque Japonaise sur Pearl Harbor, ce qui renforça et dramatisa l’histoire. Similairement, dans Une poignée de neige, il utilisa un style documentaire pour présenter la vraie vie d’un addict à la drogue à New York. Fred Zinnemann incorpora de nouveau des prises de vue d’actualités dans Et vint le jour de la vengeance, au sujet de la Guerre Civile Espagnole. Chacal, un thriller politique au sujet d’une tentative d’assassinat sur Charles de Gaulle, fut tourné en extérieurs dans un style d’actualités tandis que Julia plaçait les personnages dans des situations authentiques comme un voyage en train empreint de suspense de Paris à Moscou durant la Seconde Guerre Mondiale. Selon un historien, le style de Zinnemann "démontre le sens du réalisme psychologique et l’apparente détermination de Fred Zinnemann à faire des films judicieux qui sont néanmoins hautement divertissants."


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