Ann RICHARDS (1917-2005)

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DEMERVAL
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Ann RICHARDS (1917-2005)

Messagepar DEMERVAL » 15 sept. 2020 7:40

Ann RICHARDS naquit Shirley Ann Richards à Sydney, Australie, le 13 décembre 1917 d’un père Américain et d’une mère Néo-Zélandaise. Elle fut élevée à Mosman et éduquée à l’ Ascham School Edgecliff.
Ann Richards commença sa carrière d’actrice dans des productions amateurs pour le Sydney Players Club tout en travaillant comme réceptionniste auprès des étudiants photographes de Russell Roberts.
Elle fut remarquée dans une production théâtrale amateur et sélectionnée pour entrer à la Cinesound Productions' Talent School, où elle travailla pendant six mois. Cela l’amena à être retenue pour le rôle de la fille de Cecil Kellaway dans It Isn't Done (1937) pour le réalisateur Ken G. Hall de Cinesound Productions.
Ann Richards connut un succès public et critique et Stuart F. Doyle, patron de Cinesound, ordonna à Ken G. Hall de lui faire signer un contrat de long terme pour éviter qu‘elle soit embringuée par un réalisateur rival tel que F. W. Thring ou Charles Chauvell. Hall dira plus tard, "Je pense que Shirley Ann aura été la seule artiste avant ou depuis à avoir été placée sous un contrat à long terme par une compagnie de film Australienne." Le contrat durait 12 mois avec des options.
"En la personne de Shirley Ann Richards je pense que nous avons l’ingénue idéale", dit Hall à l’époque. "Elle est jeune, intelligente, splendidement photogénique, et par-dessus tout, répond rapidement aux demandes de la réalisation. Son travail dans ce film avec une distribution de célèbres acteurs professionnels, emmenée par Cecil Kellaway, nous a tous étonné. Elle a une excellente maîtrise d’elle-même, et pourtant son plus grand attrait est la fraîcheur de sa jeunesse et son charme féminin."
Ken G. Hall utilisa Ann Richards dans son film suivant, l’aventure forestière Tall Timbers (1937) dans lequel elle vivait une romance avec Frank Leighton.
Elle fut l’actrice principale dans une autre saga aventureuse pour Ken G. Hall, Lovers and Luggers (1937), face à l’acteur Américain d’importation, Lloyd Hughes.
Dans le troisième film d’Ann Richard pour Ken G. Hall, elle fut la fille de Bert Bailey dans Dad and Dave Come to Town (1938).
Son film Australien suivant fut Come Up Smiling (1939) avec Will Mahoney sous la réalisation de William Freshman et une production de Ken G. Hall.
En 1940, elle apparut sur les planches dans une production de Charley's Aunt au Minerva Theatre. Elle apparut aussi dans des productions théâtrales de The Ghost Train et Are You a Mason.
L’année suivante, elle apparut dans son dernier long métrage Australien, le film de guerre 100,000 Cobbers (1942), réalisé par Ken G. Hall.
Ann Richards quitta l’Australie pour Hollywood quelques jours seulement après l’attaque sur Pearl Harbour en décembre 1941. Elle arriva avec uniquement 75 dollars en poche, tout ce que le gouvernement lui permettait d’embarquer en dehors du pays.
"J’étais prête à faire des lectures ou du travail à la radio si cela était nécessaire", dira t-elle plus tard.
Ken G. Hall avait envoyé quelques films avec elle à Carl Dudley, un auteur basé en Amérique qui avait travaillé sur le script d’It Isn't Done et avec lequel Ann Richards devait rester quand il arriva, mais il était absent. Néanmoins, Carl Dudley invita le scénariste Fred Finkleberg à diner pour rencontrer Ann Richards; il lui recommanda le super agent Leland Hayward.
Dès sa première semaine à Hollywood, Ann Richards fut retenu dans un court métrage, The Woman in the House (1942), qui l’amena à signer un contrat avec Metro-Goldwyn-Mayer. Le studio la considéra comme la "jeune Greer Garson".
"J’avais un ange au-dessus de ma tête", dit-elle plus tard. "Le studio respectait mes crédits Australiens et me traitait comme une star, mais ils me castent sous le nom d' 'Ann Richards', en disant 'Shirley Ann sonnait plus comme une belle du Sud'". (Une autre raison était d’empêcher toute confusion avec l’actrice Anne Shirley.)
En juin 1942 elle reçut un petit rôle dans Prisonniers du passé (1942) avec Ronald Colman et Greer Garson. Elle poursuivit avec un rôle dans Three Hearts for Julia, puis un second rôle en infirmière Australienne dans Dr. Gillespie's New Assistant (1942).
En avril 1943 elle reçut le rôle le plus prestigieux de sa carrière : le principal rôle féminin dans Une romance américaine (1944), une production à gros budget du réalisateur King Vidor avec Brian Donlevy. Des nouvelles de cette aubaine parvinrent à ses parents en Australie une demi-heure avant qu’elle ne reçoive un télégraphe de l’Armée que leur fils Roderick, frère d’Ann Richards, était prisonnier de guerre à Bornéo. Cependant, le film prit beaucoup de temps en post-production et reçut des critiques mitigées quand il sortit. La MGM enregistra une perte sur le film et King Vidor refusa de retravailler pour la MGM.
Ann Richards passa un bout d’essai pour None But the Lonely Heart à la RKO mais perdit le rôle face à June Duprez.
La MGM ne savait pas quoi faire d’Ann Richards. "J’aimais la MGM – excepté pour l’attente – il y eut de longues périodes durant lesquelles je n’étais pas utilisée", commenta-t-elle plus tard. Ann Richards dit que le point de rupture survint quand la MGM refusa de la prêter pour un film de Cecil B. de Mille.
Elle demanda à être libérée de son contrat. En avril 1944, elle signa avec la RKO, qui avait été impressionné par son bout d’essai pour None But the Lonely Heart, pour faire deux films par an.
En juillet 1944 elle signa avec Hal B. Wallis, qui annonça qu’il l’utiliserait pour Le poids du mensonge et The Searching Wind. David O. Selznick exprima aussi son intérêt en sa signature. "J’ai toujours voulu être une indépendante et maintenant on dirait que je suis une indépendante et une actrice contractuelle...n’est-ce pas merveilleux ?"
Hal B. Wallis la programma pour être la vedette face à Barry Sullivan dans Le poids d’un mensonge (1945). Cependant, il changea ensuite d’avis et choisit d’utiliser Jennifer Jones et Joseph Cotten dans les rôles principaux ; Ann Richards récupéra un second rôle.
Ken Hall la réclama de retour en Australie pour Smithy mais elle fut incapable d’accepter.
Hal B. Wallis annonça qu’il dirigerait Ann Richards dans une adaptation du roman The Crying Sisters écrit par Ayn Rand et réalisé par Byron Haskin. Cependant, le film ne fut jamais tourné.
La RKO renouvela son contrat en avril 1945. Ils annoncèrent qu’ils l’utiliseraient dans None So Blind avec Charles Bickford et Joan Bennett. Le film fut finalement fait sans elle sous le titre The Woman on the Beach.
A la place elle fut la partenaire de Randolph Scott dans Badman's Territory (1946). La même année dans une interview, elle dit qu’elle pensait que son accent Australien aurait pu aider son retour à Hollywood. Hal B. Wallis lui octroya le rôle principal dans The Searching Wind (1946) avec Robert Young, mais le film ne fut pas un succès. En octobre 1946, Hal B. Wallis annonça qu’Ann Richards ferait Paid in Full à partir d’un script de Robert Blees mais le film ne fut jamais fait. En novembre 1946 Hedda Hopper annonça que Cinesound la désirait pour être la vedette de Botany Bay en Australie. En 1947 elle apparut dans Lost Honeymoon à La Jolla Payhouse avec Dorothy McGuire.
Ann Richards apparut alors dans deux films pour Eagle Lion, The Searching Wind et L’amour d’un inconnu. Elle eut ensuite le troisième rôle pour Hal B. Wallis dans Raccrochez, c’est une erreur (1948).
En 1948 elle fut annoncée pour une pièce, Recessional de William Hurbert. Edmund Angelo acheta les droits.
En avril 1948 elle dit au Los Angeles Times qu’elle était déterminée à jouer des rôles plus jeunes à l’opposé des rôles plus matures qu’on lui octroyait.
En février 1949 il fut rapporté que Byron Haskin essayait d’en faire sa vedette dans The Scarlet Empress, film qui devait être tourné au Mexique.
En 1949, il fut rapporté qu’elle essayait de monter un film intitulé Michelle comme productrice indépendante.
Ann Richards se retira en 1949 après son mariage à l’ingénieur électronicien Edmond Angelo.
Edmond Angelo dirigeait une fructueuse compagnie de consulting et avec Ann Richards, ils élevèrent trois enfants, Christopher, Mark et Juliet.
En octobre 1951 il fut annoncé qu’elle allait faire un film avec Edmond Angelo, The Slasher, puis faire une pièce qu’il dirigerait, Personal Triumph d’Arthur Alsburg. Il devait aussi y avoir un second film, You're So Dangerous, dans lequel Ann Richards interprèterait une travailleuse sociale confondue avec la petite amie d’un gangster.
Finalement, Ann Richards apparut dans The Slasher, produit et réalisé par son mari, film qui fut rebaptisé Breakdown (1952). Le film ne fut pas un succès et Ann Richards n’apparut plus devant les caméras. Edmond Angelo décida de ne plus faire de film.
Après sa retraite, Ann Richards s’aventura dans la peinture et la poésie, publiant plusieurs recueils bien reçus dont The Grieving Senses (1971) et Odyssey for Edmond (1991). Elle écrivit aussi la pièce en vers Helen of Troy dans les années 1970, avec Edmond Angelo et elle la présenta sur les campus universitaires. Ils demeurèrent unis jusqu’à la mort d’Edmond en 1983. Ann Richards décéda à Torrance, Californie le 24 août 2006, à 88 ans, de causes inconnues.
Ann Richards avait un frère qui fut tué dans un camp de prisonniers japonais durant la Seconde Guerre Mondiale.

Sa seule contribution au western fut Badman’s Territory de Tim Whelan (1946) dans lequel elle interpréta le rôle de Henryetta Alcott.

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Re: Ann RICHARDS (1917-2005)

Messagepar lasso » 15 sept. 2020 11:23

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Image Badman's Territory 1946


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