Donald Crisp (1882-1974)

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LordDécadent
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Donald Crisp (1882-1974)

Messagepar LordDécadent » 23 juil. 2020 18:21

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"Ramrod/Femme de Feu" en 1946.

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"Whispering Smith/Smith le Taciturne" en 1948.

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"The Man From Laramie/L'Homme de la Plaine" en 1955.

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http://www.carnet-noir-des-acteurs.com/1974

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harry
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Re: Donald Crisp (1882-1974)

Messagepar harry » 10 mars 2021 22:08

Acteur formidable , suivant les cas ,c'est le vieux monsieur ou l'homme d'age mûr , souvent autoritaire et entier . Maitre de la vallée dans " Libre comme le vent " ,maitre de la ville et du territoire de Coronado dans l'homme de la plaine , il était déjà un puissant baron du bétail doublé d'un bandit redoutable dans " Smith le taciturne " et il est également dans " Ramrod" , donc je voulais dire le grand bien de cet acteur :!:

PS : Je n'arrive pas à trouver John Litel dans la liste des biographies ?
Merci .

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LordDécadent
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Re: Donald Crisp (1882-1974)

Messagepar LordDécadent » 11 mars 2021 13:09

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Dernier rôle dans "Spencer's Mountain/La Montagne des Neuf Spencer" en 1961.

La fiche de John Litel existe mais depuis près de 15 ans elle n'est pas rangée à la bonne place.
viewtopic.php?f=1&t=1840&p=327150&hilit=john+litel#p327150

DEMERVAL
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Donald CRISP (1882-1974)

Messagepar DEMERVAL » 11 mars 2021 16:57

Donald CRISP naquit George William Crisp à Bow, Londres, dans une maison familiale le 27 juillet 1882. Il était le cadet des 10 enfants (quatre garçons et six filles) d’Elizabeth (née Christy) et James Crisp, un manœuvre. Il fit ses études localement et en 1901 vivait avec ses parents en travaillant comme cocher d’un véhicule hippomobile.
Donald Crisp fit un certain nombre d’affirmations sur sa jeunesse qui se révélèrent être fausses après sa mort. Il affirma qu’il était né en 1880 à Aberfeldy dans le Perthshire, Ecosse, et il alla jusqu’à conserver un accent Ecossais tout au long de sa vie à Hollywood. En fait, il n’avait rien à voir avec l’Ecosse mais en 1996, une plaque le commémorant fut dévoilée par le comédien Ecossais Jimmy Logan dans sa supposée ville natale d’Aberfeldy. Il affirma alternativement que son père était un éleveur de bétails, un médecin de campagne ou un médecin du roi Edward VII. Il affirma aussi qu’il avait fait ses études à Eton et Oxford et qu’il avait servi comme homme de troupe dans le 10ème régiment de hussards durant la Guerre des Boers.
Alors qu’il voyageait vers les Etats-Unis à bord du SS Carmania en juillet 1906, les talents de chanteur de Donald Crisp durant un concert attirèrent l’attention d’un impresario opératique, John C. Fisher, qui lui offrit immédiatement un boulot avec sa compagnie. Donald Crisp passa sa première année à New York City au Grand Opera, et l’année suivante comme metteur en scène. Ce fut alors qu’il effectuait une tournée avec la compagnie aux Etats-Unis et Cuba que Donald Crisp s’intéressa pour la première fois au théâtre. En 1910, Crisp, utilisant maintenant le prénom de Donald (il conserva George comme second prénom), travailla comme metteur en scène pour le célèbre artiste, compositeur, dramaturge et réalisateur George M. Cohan. Ce fut durant cette période qu’il rencontra et se lia d’amitié avec le réalisateur de films, D.W. Griffith. Quand ce dernier s’aventura à l’ouest en 1912, pour chercher fortune à Hollywood, Donald Crisp l’accompagna.
De 1908 à 1930, Donald Crisp, en plus de réaliser des douzaines de films, apparut aussi dans près de 100 films muets, bien que dans des rôles mineurs ou figuratifs. Une exception notable fut son rôle du Général Ulysses S. Grant dans le film de Griffith, La naissance d’une nation en 1915. Un autre rôle important, qu’il assuma, fut celui de "Battling Burrows", le brutal et abusif père de l’héroïne Lucy Burrows (incarnée par Lillian Gish; l’actrice n’était que de 11 ans sa cadette) dans le film de Griffith de 1919, Le lys brisé.
Donald Crisp travailla comme assistant de Griffith pendant plusieurs années et apprit beaucoup auprès du maître, notamment les premières techniques cinématographiques telles que la coupe transversale pratiquée en éditant un film. Cette expérience encouragea Donald Crisp à devenir lui-même réalisateur. Il fit ses débuts directoriaux dans Little Country Mouse en 1914. A cette époque, de nombreux réalisateurs (et acteurs) se retrouvaient à tourner une douzaine ou plus de films en une seule année. Sur les 15 ans qui suivirent, Donald Crisp réalisa quelques 70 films au total, notamment La croisière du Navigator (1924) avec Buster Keaton et Don X., fils de Zorro (1925) avec Douglas Fairbanks.
Quand un interviewer lui demanda plus tard pourquoi il avait abandonné le réalisation pour ne se focaliser que sur le métier d’acteur, Donald Crisp commenta que la réalisation était devenue extrêmement ennuyeuse parce qu’il était trop souvent invité, si ce n’est forcé, à accéder aux faveurs des chefs des studios en employant leurs parents dans ses films. Sa dernière réalisation fut le film The Runaway Bride (1930).
Entre son travail avec Griffith et autres producteurs, et ses nombreux rôles en tant qu’acteur, Donald réussit à retourner en Grande-Bretagne pour servir dans le renseignement militaire durant la Première Guerre Mondiale (1914–1918). Durant la Seconde Guerre Mondiale (1939–1945), Donald Crisp répondit à l’appel du devoir à un moment où sa carrière d’acteur était au sommet. Cette fois, il servit dans l’United States Army Reserve, où il atteignit le grade de colonel.
Avec l’avènement du parlant, Donald Crisp abandonna la réalisation et se voue entièrement au métier d’acteur après 1930. Il devint un acteur de caractère recherché. Tout au long des années 1930 et 1940, il apparut dans une grande diversité de rôles aux côtés des plus grandes stars de l’époque dont Katharine Hepburn dans The Little Minister (1934) et A Woman Rebels (1936), Charles Laughton et Clark Gable dans Les révoltés du Bounty (1935), Bette Davis et Henry Fonda dans Une certaine femme (1937) et L’insoumise (1938), Laurence Olivier dans Les Hauts de Hurlevent (1939), Errol Flynn dans La vie privée d’Elizabeth d’Angleterre (1939) et L’aigle des mers (1940) et Gregory Peck dans La vallée du jugement (1945).
Comme acteur de caractère éclectique, Donald Crisp pouvait être aussi bon dans des rôles adorables que sinistres. Durant la même période où il incarnait des figures paternelles adorables ou de drôles de vieux bonhommes dans des films classiques comme Le grand National et Lassie Come Home, il tourna aussi la performance très bien reçue du Commandant Beach, un grand-père tourmenté et présomptif dans La falaise mystérieuse de Lewis Allen (1944). Cependant, Donald Crisp est sans aucun doute surtout connu pour son rôle du taciturne mais aimant père dans Qu’elle était verte ma vallée (1941) réalisé par John Ford. Le film reçut dix nominations aux Oscars, en remportant cinq, dont celui du Meilleur Film et celui du Meilleur Acteur dans un Second Rôle pour Donald Crisp en 1942.
Donald Crisp fut un actif intermédiaire entre l’industrie du film et les affaires. Sa longue expérience des affaires, du système militaire et du divertissement dont une expérience de directeur de production, se prêtaient bien à cette tâche. Il devint un conseiller très estimé dont le caractère anticipatif se trouva être bénéfique pour la Bank of America, qui était l’une des sources principales de financement pour l’industrie du film pendant des années (une industrie dont l’élément vital était les prêts). Donald Crisp servit au comité consultatif de la banque pendant plusieurs décennies, dont un moment comme directeur. Dans ce rôle, il avait l’oreille de son conseil d’administration, et nombre des films finalement financés par la banque durant les années 1930 et 1940 avait l’approbation de Donald Crisp.
Donald Crisp devint finalement un des membres les plus riches de l’industrie du film. Sa "sobriété de banquier", ses nombreux contacts et la clarté de ses choix lui permirent de faire de bons investissements, particulièrement sur le marché de l’immobilier. Il continua à apparaître dans des films tout au long des années 1950 et au début des années 1960. Durant plus de 50 ans comme acteur, il apparut dans près de 400 deux bobines et longs métrages. John Carradine, qui compta plus de 500 films à son propre crédit (Internet Movie Database lui en attribue plus de 300), disait, selon son fils Keith qui répéta l’anecdote en 2018 dans un podcast de Gilbert Gottfried, que seul Donald Crisp était apparu dans plus de films. Le dernier rôle de Donald Crisp sur le grand écran fut celui de Grandpa Spencer avec Henry Fonda et Maureen O'Hara en 1963 dans le film, La montagne des neuf Spencer. Ce film, adapté du roman d’Earl Hamner, Jr., fut la base de la série télévisée des années 1970, La famille des collines.
Donald Crisp était octogénaire au moment où il quitta complètement l’industrie du film tout en continuant néanmoins à travailler quelque temps dans les aspects financiers non par besoin mais par amour du métier. Il fut marié à trois reprises. Le 1er janvier 1912, il épousa l’actrice Helen Pease, et ils demeurèrent unis jusqu’à la mort de l’actrice l’année suivante. Le 15 décembre 1917, il maria Marie Stark, dont il divorça en 1920; elle devait travailler dans le cinéma muet sous le nom de Marie Crisp. Le 15 août 1932, il convola en troisièmes noces avec la scénariste Jane Murfin, dont il divorça en 1944. Donald Crisp décéda le 25 mai 1974, à quelques jours de son 92ème anniversaire, à cause de complications engendrées par des infarctus à répétition. En plus d’avoir été l’un des premiers acteurs de caractère de son ère, il laissa derrière lui une extensive liste de contributions à l’industrie du cinéma qu’il aida à promouvoir pendant plus de 50 ans. Il est enterré au Forest Lawn Memorial Park Cemetery de Glendale, Californie.
Il était un Républicain acharné qui fit campagne pour Thomas Dewey en 1944.
Le 28 février 1960, Donald Crisp reçut une étoile sur le Hollywood Walk of Fame pour ses contributions à l’industrie du film, étoile située au 1628 Vine Street.

Sa contribution au western fut la suivante :

In the Days of ’49 de D.W. Griffith (1911), rôle indéterminé
The Squaw’s Love de D.W. Griffith (1911), un Indien
The Battle de D.W. Griffith (1911), un soldat de l’Union
The Sheriff’s Baby de D.W. Griffith (1913), rôle indéterminé
The Blue or the Gray de Christy Cabanne (1913), un rival Sudiste
The Mysterious Shot de Donald Crisp (1914), Buck
The Great Leap : Until Death Do Us Part de Christy Cabanne (1914), le second père
The Mountain Rat de James Kirkwood (1914), Steve
A Question of Courage de Chrsity Cabanne (1914), rôle indéterminé
Naissance d’une nation de D.W. Griffith (1915), le général Ulysses S. Grant
The Love Route d’Allan Dwan (1915), Harry Marshall
Don X., fils de Zorro de Donald Crisp (1925), Don Sebastian
La vallée des géants de William Keighley (1938), Andy Stone
Terreur à l’ouest de Lloyd Bacon (1939), le juge Hardwick
Juarez de William Dieterle (1939), le général maréchal Achille Bazaine
Les fils de la liberté de Michael Curtiz (1939), Alexander McDougall
Femme de feu d’André de Toth (1947), Jim Crew
Smith le taciturne de Leslie Fenton (1948), Barney Rebstock
L’homme de la plaine d’Anthony Mann (1955), Alec Waggoman
Le pays de la haine d’Hal Bartlett (1957), le juge Allen
Libre comme le vent de Robert Parrish (1958), Dennis Deneen


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