Le Bon, la Brute, et le Truand - Il Buono, il Brutto, il Cattivo - 1966 - Sergio Leone

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pouêt
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Le Bon, la Brute, et le Truand - Il Buono, il Brutto, il Cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar pouêt » 06 déc. 2005 8:18

Tiens, encore un film dont on parle dans divers forums, mais qui n'avait pas sa critique ici, dans "Critiquez les westerns que vous avez vus".
Ce n'est pourtant que justice vue la notoriété du film au niveau mondiale. Je pense que c'est le western spaghetti le plus célèbre au monde. Plus célèbre même que "Il était une fois dans l'Ouest" (pourtant le préféré pour beaucoup - dont moi), dans lequel Léone a poussé son style à l'extrême, et auquel on colle une étiquette un peu plus "intello" qui repousse certains.
"Le bon, la brute et le truand", c'est le western italien populaire par excellence, avec de l'action, de l'humour, des retournements de situation (mais pas d'enjeu dramatique ni de révélation majeure, contrairement aux autres films de Léone).
Je ne manquerai pas de réagir à vos commentaires, mais je ne peux m'y attarder plus longtemps pour l'instant.
Juste un dernier mot pour dire que la révélation du film, le personnage le plus attachant et le plus original (car nouveau dans la gallerie de portrait de Léone), c'est Tuco (alias Ali Wallach), le clown de service qui grimace et cabotine à souhait. Un personnahe haut en couleur qui défend très bien place entre un Clint Eastwood qui rempile pour la 3ème fois dans son rôle légendaire, et Lee Van Cleef que l'on retrouve aussi déterminé que dans l'opus précédent ("Pour quelques dollars de plus"), mais bien plus impitoyable et bien plus vicieux.
A vous !
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nathan
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Messagepar nathan » 06 déc. 2005 13:43

C'est mon 2ème film préféré de Sergio Leone préféré après Et pour quelques dollars de plus.

Bien plus qu'un western, le bon la brute et le truand joue dans la cour des films d'aventures épiques avec ce qu'il faut de rebondissements, d'actions, de suspenses, de surprises...
Joué à la perfection par Clint Eastwood et Lee Van Cleef avec des dialogues mémorables ( " toi tu as une gueule qui vaut 1000 $" - "toi tu n'as pas la tête de celui qui les encaissera"), c'est de la superproduction à grand spectacle premier choix.

Par contre , je ne suis pas d'accord avec tes propos élogieux sur Eli Wallach/Tuco. Wallach n'est d'ailleurs pas une révélation. Avant de débarquer chez Leone, c'était un acteur formé à l'Actor's Studio d'Elia Kazan qui a joué de beaux rôles dramatiques comme Baby Doll en 1957. Mais c'est surtout l'inoubliable Calvera dans les 7 mercenaires
Comme tous les acteurs formés à l'Actor Studio, je trouve que Wallach en fait des tonnes et surjoue à l'extrême au point que parfois on a l'impression qu'il s'auto-parodie. Le film tombe alors involontairement dans la comédie. Je ne crois pas que Leone souhaitait donner cet effet à son film ( pas de cette manière en tout cas)) qui rebascule brusquement la violence et le drame.

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pouêt
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Messagepar pouêt » 06 déc. 2005 15:43

T'as raison Nathan. Eli Wallach n'a pas eu besoin de Leone pour se révéler au grand public. Je me suis mal exprimé. "Révélation" n'est pas le mot juste.
Ce que je voulais dire, c'est qu'Eli Wallach apporte au cinéma de Leone une dimension comique que ses westerns précédents n'avaient pas. Ou beaucoup moins (ex : le papi édenté qui habite à côté du chemin de fer par exemple et dont la maison branle de toute part dans "Et pour qq $ dollars de plus" :D ).
Ici, dans "Le bon...", c'est l'un des 3 personnages principaux qui fait les grimaces, se retrouvent dans des situations risibles, et "fait le clown". Eli Wallach n'est donc pas "la révélation" du film au sens "jeune premier que le film fait découvrir au public", mais il est à mes yeux le personnage qui sort du lot.
Quant à sa prestation elle-même, je suis d'accord, elle fait très Actor's Studio. Ce qui peu agacé. Comme Rod Steiger d'ailleurs, qu'on retrouvera quelques années plus tard dans un rôle voisin dans "Il était une fois la Révolution". Moi, perso, j'aime bien. Pas tout le temps, mais parfois, si.
Dans le genre acteur exhubérant, tu auras remarqué aussi le jeu parfois très théatral de Gian Maria Volonté dans les 2 premiers opus de la trilogie des Dollars. Il ne fait pas sourire (c'est le moins qu'on puisse dire), mais sa prestation est parfois un peu poussive non ? Par exemple ses colères, ses emportements contre ses hommes, etc... Mais comme c'est du Leone, je trouve que ça passe bien.
Sergio Leone est à mon humble avis un réalisateur de l'excès et des contrastes. Des plans serrés sur le visage qui alternent avec des plans larges de paysage dersertique. Des longs moments de silence où on entend une mouche voler (au sens propre) suivi de l'explosion d'un baton dynamite. Etc... Donc pas étonnant qu'il applique la même méthode à ses personnages. Parfois froid et raide comme un piquet (Clint, Lee, Henry, Charles, James,...), parfois affable et très latin (Gian, Eli, Rod,...). Il y a assez peu de demi-mesure dans les westerns de Leone.

Et à part ça, Nathan, j'ai une question concernant "Le Bon...".
Je ne me souviens pas que Tuco (Wallach) ou Blondie (Eastwood) fasse la rencontre de Angel Eyes (Van Cleef) avant d'être emprisonnés par les nordistes. Angel Eyes voit les 2 autres de loin lors d'une des pendaisons truquées de Tuco au début du film, mais pas l'inverse. Alors comment se fait-il que Tuco connaisse le nom d'Angel Eyes et fasse comme si les deux se connaissaient quand le second invite le premier à déjeuner dans la prison nordiste (avant de le passer à tabac) ?

Celui qui peut m'expliquer ça aura droit à ma reconnaissance éternelle !
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John Mallory
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Messagepar John Mallory » 06 janv. 2006 16:16

Un western que j'ai découvert grâce aux traditionnelles diffusions et rediffusions sur M6. C'est certainement le film de Léone que j'ai vu le plus de fois et même le western que j'ai vu le plus de fois. Même s'il dure près de 2h40, je ne lui trouve aucune longueur et je n'ai jamais le temps de m'y ennuyer. Un film très bien rythmé, qui enchaîne les séquences d'anthologie les unes après les autres, ponctuées de répliques cultes (Quand on tire on raconte pas sa vie,...). Tout celà ponctué par la mémorable musique d'Ennio Morricone. Bien sûr, je comprends tout à fait ceux qui n'aiment pas du tout ce film et Leone en général, voir le western spaghetti tout court. Lorsque j'ai découvert ce film étant gamin, j'ai adoré parcequ'il enchaînait les fusillades les unes après les autres. Pour moi, le western c'était avant tout les duels au revolver, plus il y en avait et plus j'étais content. Comme Sergio Leone avait une façon particulière de présenter les duels, en les allongeant le plus possible, j'étais comblé.
J'ai longtemps considéré Le bon, la brute et le truand comme mon western favoris, voire même mon film favoris. Aujourd'hui encore il reste hautement placé dans mon estime.


Pour répondre à la question de pouêt: Tuco et Sentenza (Angel Eyes) se connaissaient certainement déjà de réputation. Comme ils sont dans le même "milieu" ils se sont peut-être déjà croisés. En fait, on ignore tout des personnages, de ce qu'ils ont fait avant le début du film, même si on sait quels genre d'activité ils mènent. Tout simplement. :wink:

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Longway
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Messagepar Longway » 06 janv. 2006 17:15

Apparement vous avez tous découvert " Le Bon la Brute le Truand à la télévision ce qui est normal compte tenu de l'age de la plupart d"entre vous.
Pour ma part je l'ai vu au cinéma lors de sa ressortie en 1969. A sa première dans les salles en 1967 je n'avais pas à deux ans près tout à fait l'age admis, car en effet ne l'oublions pas, ce western était interdit au moins de 18 ans, et curieusement deux ans plus tard la censure s'arrêtat seulement au moins de 13 ans.
Peut être une explication: je n'ai pas encore vu la version longue mais j'ai entendu dire que la scène de torture de Tuco était intégrale et bien plus violente encore. Serait ce donc la version longue qui aurait été distribuée dans les salles à sa sortie en 1967 ? Qu'en pensez vous ? :?:

So long.

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Sentenza
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Messagepar Sentenza » 06 janv. 2006 18:20

moi pareil je l'ai découvert à la télé (pour une fois qu'on peut remercier M6)
et j'ai accroché tout de suite sans m'ennuyer une seconde malgré la longueur c'est aussi un de ceux que j'ai le plus vu et qui m'a fait m'interesser au genre
c'est un film culte
"dans le fond de quoi l'homme a t'il besoin réellement? rien que d'un bon café et d'un peu de tabac...." -Johnny Guitar-
"je connais deux choses plus belles qu'un revolver : une montre suisse et une femme de n'importe où" -La rivière rouge-

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Messagepar Carcasse » 06 janv. 2006 18:35

J'ai également vu ce film pour la première fois au cinéma et lors d'une ressortie ; je pense que c'était au tout début des années 70.
Il faut dire que c'était au "Trianon", salle de la banlieue parisenne de 12ème exclusivité dont la taille ferait ressembler le cinéma de "la dernière séance" au grand Rex ! :D

Je ne sais pas si des coupures faites au film ont influencé le passage de l'interdiction de -18 à -13 ans.
Ce qui est sûr, en tous cas, est que la période post 68 a vu la censure se modifier. On a ainsi vu naître des parutions qui, même si certaines furent interdites par la suite, ne fussent jamais sorties quelques années auparavant.

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Messagepar Personne » 20 avr. 2006 13:07

Mon rapport avec Le Bon, La Brute et le Truand.

Ca devait être au début des années 80, lors d'une diffusion sur TF1, je devais avoir une petite dizaine d'années, Eastwood était pour moi un héros, je me passais en boucle l'Inspecteur Harry :lol: , et puis je découvre ce film et je peux vous dire que je n'ai rien compris à ses effets de mises en scénes qui présentaient des personnages sales, anti pathiques. Le film était pour moi repoussant, je ne l'ai d'ailleurs pas vu jusqu'au bout. :?

Fin des années 90, un des premiers dvd à sortir, je vous le donne en mille The good the Bad, The Ugly, entre temps je dois dire que Il était une fois la révolution et l'amérique étaient devenus des films vraiment culte pour moi.
Je décide donc de redonner une chance à ce G-B-U et là le choc.
La réalisation qui m'avait repoussé dans mon jeune âge se révéle enfin à mes yeux, la présentation des personnages est superbe, cette histoire de chasse au trésor pendant la guerre de Sécession est d'une belle limpidité. Le parfait mélange entre émotion, humour, action comme sait si bien le faire Leone soutenu par la très belle partition de Morricone.
Ce film m'a touché! Tout comme des millions d'autres "personnes" :lol: qui ont portés et portent toujours ce film aux nues.
Si maintenant ce film est de la poudre aux yeux, et bien laisser moi me shooter avec! :mrgreen:
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Messagepar Sentenza » 20 avr. 2006 13:57

oui je vois pas ce que tu veux dire Carcasse (dans l'autre sujet) par "Leone se fout de notre gueule"
je comprend qu'on aime pas ce film (et encore :twisted: :mrgreen: ) mais je vois pas ce qui te fait dire ça
"dans le fond de quoi l'homme a t'il besoin réellement? rien que d'un bon café et d'un peu de tabac...." -Johnny Guitar-

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Messagepar musselshell » 20 avr. 2006 14:21

Dans Le Bon..., Leone s'amuse (et nous amuse), plus qu'il ne se "fout de notre gueule"...Ca ne fait pas du film un mauvais film (à mon avis)...mais il n' a pas la profondeur d'il était une fois dans l'Ouest...Tout est essentiellement en surface... plus précisément, c'est comme si le réalisateur restait volontairement dans le ludique, dans le clin d'oeil, clins d'oeil entre les protagonistes, clins d'oeil malicieux (puisque manipulateurs) vis à vis du spectateur...Alors même si tout est voulu, on peut penser que ça désubstantialise un peu le propos, surtout que la comparaison avec le film de 68 est difficilement évitable: on sent bien que dans un film, le réalisateur joue, que dans l'autre, il donne.

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Messagepar Carcasse » 20 avr. 2006 14:23

Alors, je change de sujet (il faudra demander à vl92 s'il peut fusionner la partie télé de mon message à celui de Breccio, dans cette rubrique et si possible, juste avant la réponse de Personne : désolé vl, c'est de ma faute !).

Je le remets le couvert : Encore une fois (c'est sur l'autre topic, alors je le répète) je n'ai pas dit que je n'aimais pas ce film : j'ai dit que c'était celui que j'aimais le moins des films de Leone.

Vous remarquerez que c'est le seul film "Leonien" dépourvu de véritable intensité dramatique. Quand je dis "qu'il se fout de notre g...", c'est bien sûr exagéré... Il se contente de jouer au chat et la souris avec le spectateur. Ici rien de ce qu'on voit n'est vrai : les cartes sont truquées. Les pendaisons sont arrangées, les sudistes sont des nordistes couverts de poussière, le duel à trois est un duel à deux...
La vraisemblance ne joue pas. Sentenza se retrouve gradé dans le camp de prisonniers (du côté du manche, bien sûr), comme s'il y était depuis des années ; il en part aussi facilement que s'il allait chercher des cigarettes.
Et je ne parle pas de la scène de la "torture de la soif" dans le désert où on oppose le calvaire de Clint à une attitude rigolatique du truand, du passage au monastère, de la chute du truand dans la tombe, etc, etc, etc... C'est du véritable second degré !
Tout le film est comme ça ; on pourrait le reprendre plan par plan.
Quant à la musique, je n'ai jamais dit qu'elle fût laide (au contraire !), mais, à mon sens, j'y décèle une grande ironie anachronique que je ne retrouve dans aucun film de Leone, mais que j'ai retrouvée dans "Mon nom est Personne"... Alors ?
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Messagepar Personne » 20 avr. 2006 15:15

Il faudrait que je le revoie à l'occasion, ce que tu dis sur l'analogie avec Mon nom est Personne est peut-être vrai, du fait de la multiplicité des mirroirs dans ce dernier, ou est le faux du vrai? L'original ou le reflet?

En ce qui me concerne je trouve Et pour quelques dollars de plus un peu en dessous du lot, peut-être moins rythmés, un peu plus "spaghetti" que les autres.
Pas revu le premier de la trilogie des dollars.
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Liko
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Messagepar Liko » 20 avr. 2006 15:49

Le Bon, la Brute et le Truand que dire de plus que tout ce qui a dejà etait ecrit à son sujet ??? On aime ou pas, mais une chose est sûre il ne laisse pas de marbre :twisted:
C'est mon souvenir Western le plus marquant. L'ayant vu gosse, je n'ai jamais plus regardé le western du même oeil après celui-ci, exit donc le western vieillot à papa, goodbye Monsieur Eddy...
Ce qui est etrange avec ce film (je ne suis pas seul à le penser), c'est l'interpretation de Clint Eastwood. Pour moi entre l'homme sans nom de la Trilogie de Dollars et toutes ses autres interpretations (Inspecteur Harry, les Westerns etc...), ce n'est pas le même acteur :shock:
L'interpretation des acteurs est à couper le souffle, des rôles faits pour eux, ILS sont le bon la brute et le Truand, ils jouent comme ils respirent.
Pour le reste (ca n'engage que moi) tout n'est qu'anthologie, la corde coupée à la winchester, le montage du colt par Wallach, le concert de canons, l'explosion du pont, les moitiées de cigare ecrasées dans les feu de camp, Clint qui passe du cache-poussiere pour revetir son poncho pour le duel final, Lee Van Cleef dans un rôle de méchant inoubliable (l'homme que l'on aime haïr), je pourrais vous citer des tonnes de clichés que je ne peux oublier, le cimetière, j'effectue toujours le travail pour lequel on me paie :gun: etc...
Moi je n'ai qu'un problème avec Leone : Une fois qu'on a vu ces films, que reste-t-il ??? Le regret de ne plus jamais retomber sur des oeuvres d'une telle qualité :(

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Messagepar pouêt » 20 avr. 2006 16:53

"Une fois qu'on a vu ces films, que reste-t-il ??? Le regret de ne plus jamais retomber sur des oeuvres d'une telle qualité"

Ca c'est bien vrai Liko !
Voilà pourquoi j'ai cherché à prolonger le plaisir avec la filmo western de Clint aux USA, d'autres spaghetti (plus ou moins réussis), et avec la BD Durango (où j'y ai trouvé mon compte jusqu'à présent).
Mais c'est vrai qu'il est frustrant de ne pas avoir eu de "successeur" à Leone.
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Messagepar musselshell » 20 avr. 2006 17:21

Si Leone n'a pas eu de successeur (qui en a jamais..?), Eastwood a néammoins rendu hommage à son oeuvre, en dépassant l'hommage, pour en rendre d'autres (Mann par exemple, la cogne de Siegel...)et surtout pour créer une oeuvre éminement personnelle, la plus classique et moderne du cinéma US des quinze dernières années...Je pense bien sûr à Unforgiven, film profondément américain, qui, tout en se souvenant "aussi" du western Leonien (et même Italien), dépasse allègrement tout cela pour re-conférer au western une capacité à parler au présent, à l'universel (tout en hyper-contextualisant!)
S'il "devait" y avoir un héritier (dans le talent, sinon dans la vision, car elle est autre...), pourquoi pas lui? Le moindre des mérites de Sergio aura aussi été celui-là: peut-être donner à son acteur fétiche l'envie de créer une oeuvre aux résonances multiples...



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