Paul MUNI (1895-1967)

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DEMERVAL
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Paul MUNI (1895-1967)

Messagepar DEMERVAL » 20 déc. 2019 20:00

Son nom hébreu était Meshilem mais Paul Muni naquit aussi Frederich Meier Weisenfreund le 22 octobre 1895 dans une famille juive de Lemberg, Galicie, région qui se trouvait alors dans l’empire Austro-hongrois. Ses parents étaient Salli et Phillip Weisenfreund. Il apprit le Yiddish en première langue. En 1902, quand il eut sept ans, il émigra aux Etats-Unis et s’installa à Chicago.
Enfant, il fut connu sous le surnom de "Moony". Il commença sa carrière dans le théâtre yiddish à Chicago avec ses parents,qui étaient tous deux acteurs. Adolescent, il développa une habileté à créer des déguisements, ce qui lui permit d’interpréter des personnages plus vieux. L’historien du cinéma Robert Osborne note que la capacité de Paul Muni à se déguiser était si créative que pour la plupart de ses rôles,"il transformait tellement son apparence qu’il fut surnommé le nouveau Lon Chaney.'" Pour son premier rôle théâtral à l’âge précoce de 12 ans, Paul Muni interpréta le rôle d’un homme de 80 ans.
Il fut rapidement détecté par Maurice Schwartz, qui l’embaucha au sein de son Yiddish Art Theater. Edward G. Robinson et Paul Muni étaient des cousins de Charles M. Fritz, qui était un acteur notable durant la Grande Dépression.
Un article du New York Times daté de 1925 mit en lumière les performances de Sam Kasten et Paul Muni au People's Theater comme étant les points d’orgue de la saison théâtrale yiddish et étant juste derrière Ludwig Satz.
Paul Muni débuta sur Broadway en 1926. Son premier rôle fut celui d’un juif vieillissant dans la pièce We Americans, écrite par les dramaturges Max Siegel et Milton Herbert Gropper. Ce fut la première fois qu’il se produisait en langue anglaise.
En 1921, il épousa Bella Finkel (8 février 1898 – 1er octobre 1971), une actrice du Théâtre Yiddish. Ils restèrent unis jusqu’à la mort de Paul en 1967.
En 1929, Paul Muni signa un contrat avec la Fox. Son nom fut simplifié et anglicisé en Paul Muni (en référence à son surnom de "Moony" quand il était jeune). Ses talents dramatiques furent rapidement reconnus et il reçut une nomination aux Oscars dès son premier film, Je suis un assassin (1929), bien que le film fut un échec au box office. Son second film, Seven Faces (également de 1929), fut aussi un échec financier. Insatisfait par les rôles qu’on lui offrait, il retourna à Broadway, où il fut la vedette d’un succès majeur, Counsellor at Law.
Paul Muni retourna rapidement à Hollywood pour être la vedette de films pre-code comme la version originale de Scarface et Je suis un évadé (tous deux de 1932). Pour le second, il fut nominé pour l’Oscar du Meilleur Acteur. L’acclamation qu’il reçut comme résultat de cette performance fut si impressionnante que Warner Bros. lui fit signer un contrat de longue durée en le qualifiant de "plus grand acteur de l’écran."
Scarface, partie d’un cycle de films de gansgster de l’époque, fut écrit par Ben Hecht et réalisé par Howard Hawks. Le critique Richard Corliss nota en 1974 que, alors que c’était un film de gangster sérieux, il "réussit aussi d’une part à féliciter le journalisme pour son importance et d’autre part à le châtier pour ses chicaneries, en soulignant la complicité des journaux à promouvoir le monde souterrain."
En 1935, Paul Muni persuada Warner Bros. de prendre un risque financier en produisant la biographie historique de La vie de Louis Pasteur. Celle-ci devint le premier de ses nombreux rôles biographiques. Il y campait un scientifique en croisade qui combattait la dérision de son pays natal pour prouver que ses théories médicales allaient sauver des vies. Jusqu’à ce film, la plupart des histoires de la Warner Bros. avaient pour origine les événements courants et les faits divers majeurs à l’exception notable des premiers films biographiques de George Arliss, Disraeli, Alexander Hamilton et Voltaire. Le soudain succès de Pasteur apporta de l’or au box office pour Warner.Warner, nota Osborne. Paul Muni remporta un Oscar pour sa performance (comme Arliss six ans plus tôt pour sa performance dans Disraeli).
Il incarna d’autres personnages historiques dont Émile Zola, un "homme de conscience", dans La vie d’ Emile Zola (1937), pour lequel il fut nominé pour un Oscar. Le film remporta l’Oscar du Meilleur Film et fut indirectement interprété comme une attaque contre l’Allemagne Nazie. Il interpréta aussi le rôle principal dans Juarez (1939).
En 1937, Paul Muni incarna un paysan chinois avec une nouvelle épouse dans une adaptation cinématographique du roman de Pearl Buck, La terre chinoise. Il avait pour partenaire Luise Rainer dans le rôle de son épouse; elle remporta un Oscar pour ce rôle. Le film recréa la période révolutionnaire en Chine, et comprenait des effets spéciaux pour montrer une attaque de criquets et la chute du gouvernement. Comme Paul Muni n’était pas de descendance asiatique, quand le producteur Irving Thalberg lui offrit le rôle, il dit, "Je suis autant chinois que le Président Herbert Hoover."
Insatisfait par sa vie à Hollywood, Paul Muni choisit de ne pas renouveler son contrat. Il retourna sur le grand écran occasionnellement jusqu’à ses derniers jours pour des rôles comme celui du professeur de Frédéric Chopin dans La chanson du souvenir (1945). En 1946, il endossa une rare performance comique dans L’évadé de l’enfer, dans lequel il incarnait un gangster, dont la mort précoce, précipitait le Diable (interprété par Claude Rains) à faire du mal en transférant son âme dans le corps du juge. Sa nouvelle identité transformait l’ex criminel en citoyen modèle.
Paul Muni concentra ensuite la majeure partie de son énergie au théâtre, et occasionnellement à la télévision. En 1946, il apparut sur Broadway dans A Flag is Born, écrit par Ben Hecht, pour aider à la promotion de la création de l’Etat juif d’Israël. Cette pièce fut dirigée par Luther Adler et comprenait Marlon Brando. Des années plus tard, en réponse à une question posée par Alan King, Marlon Brando affirma que Paul Muni était le plus grand acteur qu’il avait jamais rencontré. Au Phoenix Theatre de Londres, le 28 juillet 1949, Paul Muni commença les représentations dans le rôle de Willy Loman de la première production anglaise de Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller. Il reprit le rôle de Lee J. Cobb, qui avait interprété le rôle principal dans la production original de Broadway. Les deux productions furent dirigées par Elia Kazan.
Quelques années plus tard, en 1955 et 1956, Paul Muni connut son plus grand succès sur les planches aux Etats-Unis dans le rôle de l’avocat en croisade, Henry Drummond dans Inherit the Wind, pour lequel il remporta le Tony Award de la Meilleure Performance dans un rôle prinicipal. A la fin août 1955, Paul Muni fut obligé de se retirer de la pièce à cause d’un sérieux problème de vue. Il fut plus tard remplacé par l’acteur Melvyn Douglas.
Au début septembre 1955, Paul Muni, alors âgé de 59 ans, se vit diagnostiquer une tumeur à l’œil gauche. L’œil fut enlevé au cours d’une opération pratiquée au Mt. Sinai Hospital de New York. Son œil droit était alors normal. Au début décembre 1955, Paul Muni reprit son rôle d’Henry Drummond dans Inherit the Wind.
Son dernier rôle fut celui d’un docteur vieillissant dans The Last Angry Man (1959), et il fut de nouveau nominé pour un Oscar. Après cela, Paul Muni se retira presque complètement des écrans à cause d’une vue déclinante et autres problèmes de santé. Il fit sa dernière apparition sur le petit écran pour un rôle en guest star dans la série dramatique Saints and Sinners en 1962.
Paul Muni était connu pour son intense préparation de ses rôles, notamment des biographies. En se préparant pour The Story of Louis Pasteur, Paul Muni dit, "J’ai lu tout ce que j’ai pu trouver en librairie et tout ce que je pouvais tenir dans mes mains ayant affaire avec Pasteur, avec Lister, ou avec ses contemporains." Il fit la même chose en se préparant pour le rôle de Henry Drummond, basé sur Clarence Darrow, dans la pièce Inherit the Wind. Il lut ce qu’il put trouver, parla aux gens qui connurent personnellement Darrow et étudia le maniérisme physique à partir de photographies de lui.. "Pour Paul Muni, jouer n’était pas seulement une carrière mais une obsession", écrivit The New York Times. Ils notèrent que malgré son énorme succès à Broadway et sur le grand écran, "il se plongeait dans chaque rôle avec un sens du dévouement." Le dramaturge Arthur Miller commenta que Muni "était hanté par une peur de l’échec."
Comme Paul Muni était né dans une famille d’acteurs, avec ses deux parents acteurs professionnels, "il apprit son boulot soigneusement et complètement." Sur les planches, "un murmure de Paul Muni pouvait être entendu du dernier balcon de tous les théâtres", écrivit le Times. Cet article disait que son style "avait trouvé son aspiration dans la chaleur du théâtre yiddish ", dans lequel il fit ses débuts à l’âge de 12 ans. De plus, sa technique d’utilisation du déguisement " était purement de l’art.." Combiné avec une technique dramatique sans "méthode", il perfectionna le contrôle de sa voix et de ses gestes pour en faire un style "unique."
L’historien du cinéma David Shipman décrivit Paul Muni comme étant "un acteur d’une grande intégrité", en notant qu’il préparait méticuleusement ses rôles. Paul Muni fut notoirement reconnu comme excentrique mais talentueux et il objectait contre toute personne portant du rouge en sa présence. De même on pouvait souvent le retrouver jouant du violon entre le tournage de deux scènes. Au fil des ans, il devint progressivement de plus en plus dépendant de son épouse, Bella, une dépendance qui s’accrut quand sa vision déclinante se transforma en cécité totale vers la fin de sa vie. Paul Muni était "inflexible en matière de goût et de principes", allant même jusqu’à refuser un contrat de 800 000 dollars pour un film dont il contestait le choix des rôles.
Bien que Paul Muni fut considéré comme l’un des meilleurs acteurs des années 1930, quelques critiques de films tels que David Thomson et Andrew Sarris, l’accusèrent de surjouer.
Le réalisateur allemand William Dieterle, qui le dirigea dans ses trois biopics, l’accusa souvent de surjouer, malgré son respect pour l’acteur.
Dans sa vie privée, Paul Muni était considéré comme étant "excessivement timide" et était déconfit d’être reconnu alors qu’il faisait des courses ou mangeait au restaurant. Il adorait lire et se balader avec son épouse dans des coins reculés de Central Park. Il arrivait toujours au théâtre à 19h30 pour sa prestation vespérale. Après s’être retiré, il vécut en Californie, dans un logement austère où lui et son épouse apprécièrent leur intimité. Dans son cocon, qu’il appelait son "Shangri-La", il passait son temps à lire des livres et à écouter la radio. Paul Muni décéda de problèmes cardiaques à Montecito, Californie, le 25 aoùt 1967, à 71 ans. Il est enterré au Hollywood Forever Cemetery, Hollywood.
Paul Muni a quatre nominations officielles pour l’Oscar du Meilleur Acteur, le remportant pour La vie de Louis Pasteur (1936) et ayant été officiellement nominé pour Je suis un évadé(1932), La vie d’Emile Zola (1937) et La colère du juste (1959). Sa nomination pou le film Je suis un assassin (1929) est officieuse. La raison de ce fait est qu’au cours de la seconde cérémonie des Oscars, seuls furent annoncés le nom des lauréats, le site officiel des affirmant "Bien que n’étant pas des nominations officielles, les noms supplémentaires dans chaque catégorie, selon les procès-verbaux officiels, furent considérés par le jury ". La performance de Paul Muni dans Black Fury ne fut pas nominée pour un Oscar. Il obtint également :
• Un New York Film Critics Circle Award pour La vie d’Emile Zola
• Un Tony Award du Meilleur Acteur dans Inherit the Wind
• Une étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 6435 Hollywood Boulevard.
• Une comédie musicale, Actor: The Paul Muni Story (1978) fut faite sur sa vie avec en vedette Herschel Bernardi.
• Une biographie intitulée Actor: The Life and Times of Paul Muni (1974) fut écrite par Jerome Lawrence.

Sa contribution au western fut la suivante :

Juarez de William Dieterle 1939), Juarez
Les trappeurs de l’Hudson d’Irving Pichel (1941), Pierre Esprit Radisson

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Re: Paul MUNI (1895-1967)

Messagepar lasso » 21 déc. 2019 13:29

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Paul MUNI (1895-1967)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 21 déc. 2019 13:59

metek a écrit :Paul Muni

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metek a écrit :I Was a Fugitive from a Chain Gang 1932 - Paul Muni
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