Laurence HARVEY (1928-1973)

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DEMERVAL
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Laurence HARVEY (1928-1973)

Messagepar DEMERVAL » 05 août 2019 22:31

Le nom de naissance de Laurence Harvey était Laruschka Mischa Skikne. Son nom hébreu était Zvi Mosheh. Il naquit le 1er octobre 1928 à Joniškis, Lituanie, le cadet des trois fils d’Ella (née Zotnickaita) et Ber Skikne, leurs parents juifs lituaniens. Quand il eut cinq ans, sa famille vogua avec la famille de Riva Segal et ses deux fils, Louis et Charles Segal à bord du SS Adolph Woermann vers l’Afrique du Sud, où il fut connu sous le nom de Harry Skikne. Il grandit à Johannesburg et à son adolescence servit dans l’unité de divertissement de l’Armée Sud-Africaine durant la seconde guerre mondiale. En tant qu’invité mystère de l’émission de la télévision américaine, What's My Line, diffusée le 1er mai 1960, il affirma qu’il arriva en Afrique du Sud en 1934 et déménagea au Royaume-Uni en 1946.
Après avoir déménagé à Londres, il intégra la Royal Academy of Dramatic Art qu’il quitta au bout de quelques mois pour se produire sur les planches et devant les caméras.
Laurence Harvey fit ses débuts sur le grand écran dans le film britannique House of Darkness (1948), mais les distributeurs du film, la société British Lion, pensa que le nom de Larry Skikne (nom sous lequel il était alors connu) n’était pas commercialement vecteur de profits. Diverses versions existent sur les conditions dans lesquelles il acquit le nom de Laurence Harvey. L’une d’entre elles affrime que ce fut l’idée de l’agent d’acteur Gordon Harbord qui décida que Laurence serait plus approprié comme prénom. En choisissant un nom à consonnance plus britannique, Gordon Harbord pensa à deux institutions britanniques, Harvey Nichols et Harrods. Une autre version affirme que Skikne voyageait à Londres à bord d’un bus avec Sid James quand celui-ci s’exclama: "C’est ou Laurence Nichols ou Laurence Harvey." La propre version de Laurence différa au fil des temps.
Associated British Picture Corporation lui offrit rapidement un contrat de deux ans qu’il accepta. Il apparut dans des rôles de soutien dans plusieurs de leurs films à petit budget tels, Le déserteur (1949), Landfall (1949) et Le temps des valses (1950). Pour International Motion Pictures il apparut dans The Man from Yesterday (1949). Il eut un petit rôle dans le film financé par Hollywood, La rose noire (1950), avec Tyrone Power et Orson Welles, puis Associated British lui donna son premier rôle en vedette au côté d’Eric Portman dans le film policier dont l’intrigue se situait en Egypte, La route du Caire 1950).
Laurence Harvey endossa le rôle principal dans deux films de Lewis Gilbert, Scarlet Thread (1951) et There Is Another Sun (1951). Pour Ealing il fit I Believe in You (1952), puis fut la vedette du thriller à petit budget, A Killer Walks (1952).
La carrière de Laurence passa à un niveau supérieur quand il apparut dans Les filles de la pénombre (1952); ce film fut fait par Romulus Films, studio dirigé par John and James Woolf, qui firent signer à Laurence un contrat à long terme. James Woolf admirait particulièrement Laurence Harvey.
Il eut un rôle non crédité dans la comédie Week-end à Paris (1953), et dans un film hollywoodien, Les chevaliers de la table ronde (1953). Romulus lui donna un bon rôle dans un thriller réalisé par Lewis Gilbert, Les bons meurent jeunes (1954). Il eut le rôle masculin romantique dans un autre film spectaculaire d’Hollywood, Richard Cœur de Lion (1954), en soutien à Rex Harrison et George Sanders . Ce fut une déception au box-office. Cette même année, il incarna aussi Roméo dans l’adaptation de Renato Castellani de la pièce de Shakespeare, Roméo et Juliette, sur une narration de John Gielgud. Il était désormais une star britannique émergente. Selon une interview contemporaine, il refusa l’offre d’apparaître dans Helen of Troy (1955) pour se concentrer sur le théâtre à Stratford-upon-Avon.
Romulus vint à la rescousse de Laurence quand il fut casté dans le rôle de l’écrivain homosexuel Christopher Isherwood dans Une fille comme ça (1955), avec Julie Harris dans le rôle de Sally Bowles.
Il apparut à la télévision américaine et sur Broadway où il fit ses débuts en 1955 dans la pièce Island of Goats, un flop qui baissa définitivement le rideau après une semaine, bien que la performance de Laurence lui apporta en 1956 un Theatre World Award. Laurence Harvey apparut deux fois de plus sur Broadway, en 1957 avec Julie Harris, Pamela Brown et Colleen Dewhurst dans la pièce de William Wycherley, The Country Wife, et en 1959 dans la pièce de Shakespeare, Henry V in 1959, avec la jeune Judi Dench dans le rôle de Katherine, la fille du Roi de France.
Zoltan Korda l’utilisa pour incarner un des soldats de Les quatre plumes blanches (1956), un remake de The Four Feathers (1939), y reprenant le rôle incarné par Ralph Richardson dans la version de 1939. Le film fut populaire au Royaume Uni comme le fut la comédie pour Romulus, Trois hommes dans un bateau (1956). After the Ball (1957) fut un biopic de Vesta Tilley, dans lequel Laurence Harvey incarnait Walter de Frece. La vérité sur les femmes (1958) fut une comédie.
Laurence Harvey accéda à la notoriété internationale quand il fut casté par Jack Clayton dans le rôle de l’arriviste Joe Lampton dans Les chemins de la ville (1959), film produit par les frères John et James Woolf pour Romulus Films. Pour sa performance, Laurence reçut une nomination aux BAFTA Award et une nomination pour l’Oscar du Meilleur Acteur. Simone Signoret et Heather Sears incarnèrent respectivement les épouses officielle et officieuse de Joe Lampton. Le film fut le troisième plus gros succès au box-office britannique en 1959 et un franc succès aux Etats-Unis. Laurence Harvey poursuivit avec un film musical, Expresso Bongo (1959), un film plutôt connu pour avoir introduit Cliff Richard.
Les chemins de la ville permirent à Laurence de se voir offrir un rôle dans le film épique de John Wayne, The Alamo (1960). Il était le premier choix de John Wayne pour interpréter le rôle du commandant du Alamo, William Barret Travis. Le Duke avait été impressionné par le talent et la capacité de Laurence à transmettre à son personnage l’air aristocratique qu’il pensait que Travis possédait. Harvey et Wayne devaient plus tard exprimer leur admiration mutuelle et leur satisfaction d’avoir travaillé ensemble. The Alamo fut un succès (bien que l’énorme budget empêcha le film de tirer des bénéfices). Encore plus fructueux fut La vénus au vison (1960) pour la MGM qui rapporta son premier Oscar à Elizabeth Taylor.
De retour en Grande-Bretagne, Laurence fut casté dans la version cinématographique de la pièce The Long and the Short and the Tall (1961), à savoir La patrouille égarée, dans un rôle originalement assumé par Peter O'Toole durant ses représentations dans le West End. De retour aux Etats-Unis, il fut le partenaire de Shirley Maclaine dans Anna et les Maoris pour la MGM (1961) et de Geraldine Page dans l’adaptation cinématographique de la pièce de Tennessee Williams, Eté et fumées (1961).
Dans La rue chaude (également de 1962), il joua aux côtés de Barbara Stanwyck, Jane Fonda et Capucine. Jane Fonda ne fut pas emballée par son expérience professionnelle avec lui: "Il y a des acteurs et des acteurs – et puis il y a les Laurence Harveys. Avec eux, c’est comme jouer par vous-même." La même année, il enregistra un album d’extraits parlés du livre This Is My Beloved de Walter Benton, accompagné par une musique originale de Herbie Mann. Le disque fut diffusé sous le label Atlantic.
L’incarnation de Wilhelm Grimm par Laurence Harvey dans le film de la MGM, Le monde merveilleux des contes de Grimm (1962) lui rapporta une nomination pour le Golden Globe du Meilleur Acteur dans un film dramatique. Le film fut une déception au box office.
Laurence Harvey apparut dans le rôle du décervelé Raymond Shaw dans le thriller sur la Guerre Froide, Un crime dans la tête (1962). Le critique de cinéma David Shipman écrivit: "Le rôle d’Harvey lui demandait de se comporter comme un zombie et plusieurs critiques estimèrent que ce fut sa première performance convaincante".Le film fut un succès et reste un des films les plus notoires de Laurence. Moins fructueux fut Citoyen de nulle part (1962) et Le deuxième homme (1963). Laurence Harvey fit ses débuts de réalisateur avec La cérémonie (1963), dans lequel il joua aussi.
Il incarna le Roi Arthur en 1964 dans la production musicale londonienne d’Alan Jay Lerner et Frederick Loewe de Camelot, au Drury Lane.
Laurence Harvey et Kim Novak se détestèrent au premier regard quand ils se rencontrèrent pour travailler dans un remake de W. Somerset Maugham, L’ange pervers (1964). Leurs styles dramatiques se trouvèrent être incompatibles, ce qui posa des problèmes au réalisateur Henry Hathaway. Durant le tournage, des menaces de kidnapping furent proférées contre Laurence et Kim.
L’Outrage (1964) fut le remake du réalisateur Martin Ritt du film japonais d’Akira Kurosawa, Rashomon (1950). A côté de Laurence Harvey, le film comprenait Paul Newman et Claire Bloom, mais fut un échec commercial et critique. Il reprit son rôle de Joe Lampton dans Les chemins de la puissance (1965), puis il put se réjouir d’un grand succès avec Darling chérie (1965), avec Julie Christie et Dirk Bogarde. Alors que son rôle dans ce film est court, son implication n’empêcha pas le réalisateur John Schlesinger de ne pas en faire un succès financier.
Harvey joua avec l’actrice israélienne Daliah Lavi dans la comédie Un micro dans le nez (1966), une parodie des films de James Bond.
Il acquit les droits du livre sur lequel les premiers scripts de John Osborne pour le film, La Charge de la Brigade Légère (1968) étaient partiellement basés, à savoir le livre de Cecil Woodham-Smith, The Reason Why (1953). Il avait l’intention de faire sa propre version.
Une plainte en justice fut déposée contre la compagnie du réalisateur Tony Richardson, la Woodfall Film Productions au nom de l’auteur du livre. Il y eut un arrangement financier et Laurence Harvey insista pour avoir un rôle en caméo (celui du Prince Radziwell) comme partie de l’accord pour lequel il reçut 60,000 dollars. Charles Wood fut embauché pour réécrire le script. Les scènes de Laurence Harvey furent coupées au montage à la demande de Tony Richardson, excepté pour une brève pige en membre anonyme de l’assistance d’un théâtre, ce qui, techniquement, remplissait toujours les termes de l’accord. John Osborne affirma dans son autobiographie que Tony Richardson tourna les scènes avec Harvey "French", ce qui est un jargon cinématographique pour un réalisateur ne ressentant rien à cause des obligations qu’on lui imposait, sans film dans la caméra.
Laurence Harvey termina la réalisation du film d’espionnage Maldonne pour un espion (1968) après le décès du réalisateur Anthony Mann durant le tournage. La costar du film était Mia Farrow. Harvey assuma la narration du film soviétique Tchaikovsky (1969), réalisé par Igor Talankin.
Il fut le partenaire d’Ann-Margret dans Rebus (1969) puis apparut dans un film dont l’action se situait à l’époque de la Rome antique, Le dernier des romains (1970). Ce dernier film avait pour vedette Orson Welles qui dirigea Laurence dans The Deep, un thriller qui fut abandonné.
Laurence Harvey interpréta son propre rôle en caméo dans Un Beatle au paradis (également en 1969), un film basé sur le roman de Terry Southern. Il y donna une interprétation du soliloque d’Hamlet qui se développa inexplicablement en un numéro de strip-tease kitsch. Il eut un petit rôle dans WUSA (1970) et fut un meurtrier dans Columbo: The Most Dangerous Match en 1973, y incarnant un champion d’échec qui tue son concurrent.
Joanna Pettet apparut avec Harvey dans un épisode de la série de Rod Serling, Night Gallery ("The Caterpillar", 1972), dans lequel le personnage campé par Laurence tente d’assassiner un rival en amour en plaçant un insecte fouisseur dans l’oreille de l’homme.
Harvey fut la vedette d’Escape to the Sun et fut de nouveau associé avec Elizabeth Taylor dans Terreur dans la nuit (1973).
Laurence Harvey réalisa et joua dans son dernier film, Welcome to Arrow Beach, avec son amie Joanna Pettet, John Ireland et Stuart Whitman. Le film traitait du désordre post-traumatique imputable à la guerre qui changeait les vétérans en cannibales.
Juste avant sa mort en 1973, il avait l’intention de réaliser deux films dans lesquels il jouerait: un sur Kitty Genovese, l’autre sur une comédie de Wolf Mankowitz intitulée Cockatrice. Sa mort mit finalement un terme à tout espoir d’Orson Welles de terminer The Deep. Avec Harvey et Jeanne Moreau dans les rôles principaux, Welles travailla sur le film entre deux projets, bien que la production fut minée par les problèmes financiers.
Tôt dans sa carrière, Laurence Harvey eut apparemment une relation avec l’actrice Hermione Baddeley (qui apparut dans un rôle de soutien dans Les chemins de la haute ville, pour lequel elle fut nominée pour l’Oscar de la Meilleure Actrice dans un Second Rôle). Il la quitta en 1951 pour l’actrice Margaret Leighton, qui était alors mariée à l’éditeur Max Reinhardt. Leighton et Reinhardt divorcèrent en 1955, et elle épousa Harvey en 1957 sur le rocher de Gibraltar. Le couple divorça en 1961. En 1968 il épousa Joan Perry, la veuve d’Harry Cohn. Son mariage avec Harvey dura jusque 1972. Sa troisième union eut lieu avec le mannequin britannique Paulene Stone. Elle donna naissance à Domino en 1969, alors qu’il était encore marié avec Joan Perry. Harvey et Stone s’unirent en 1972 et divorcèrent peu de temps après que Pauline Stone eut adopté son premier enfant, Sophie Norris (maintenant Sophie Harvey). Le mariage eut lieu au domicile d’ Harold Robbins.
Dans son récit racontant sa vie en tant que valet de Frank Sinatra, Mr. S: My Life with Frank Sinatra (2003), George Jacobs écrit qu’Harvey passait souvent devant lui en rendant visite à Sinatra. Selon Jacobs, Sinatra était conscient de la sexualité de Laurence Harvey. Dans son autobiographie Close Up (2004), l’acteur britannique John Fraser affirmait que Laurence était gay et que son amant de toujours était son manager, James Woolf, qui l’avait casté dans plusieurs des films qu’il produisit dans les années 1950.
Après avoir travaillé dans deux films ensemble, Harvey resta ami avec Elizabeth Taylor ôur le reste de sa vie. Elle lui rendit visite trois semaines avant sa mort ? Après celle-ci elle affirma, "Il était une personne que j’aimais vraiment dans ce monde. Il faisait partie du soleil. Pour tous ceux qui l’ont aimé, le soleil est moins brillant." Elle et Peter Lawford organisèrent une cérémonie commémorative en Californie.
Harvey répondit un jour à une affirmation sur lui-même"Quelqu’un me demanda un jour, 'Pourquoi tant de gens vous haïssent-elles?' et il dit, 'Réellement? C’est super! Cela me satisfait au plus haut point.'"
Gros fumeur et consommateur d’alcool, Laurence Harvey décéda à 45 ans des suites d’un cancer de l’estomac à Hampstead, Londres, le dimanche 25 novembre 1973. Sa fille Domino, qui fut plus tard chasseuse de primes, n’avait que 4 ans à sa disparition; elle décéda à 35 ans en 2005 des suites d’une overdose d’anti-douleurs. Ils sont enterrés ensemble au Santa Barbara Cemetery de Santa Barbara, Californie.

Sa contribution au western compte deux films :

Alamo de John Wayne (1960), le major William Barret Travis
L’outrage de Martin Ritt (1964), le mari

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Re: Laurence HARVEY (1928-1973)

Messagepar metek » 05 août 2019 22:44

Laurence Harvey, Eric Portman- Cairo Road (1950) - Metek09-Artwork-Production (2019)

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Re: Laurence HARVEY (1928-1973)

Messagepar metek » 05 août 2019 22:45

Laurence Harvey - Walk on the Wild Side (1962)


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Re: Laurence HARVEY (1928-1973)

Messagepar LordDécadent » 04 juin 2020 18:58



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