Kenneth MORE (1914-1982)

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DEMERVAL
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Kenneth MORE (1914-1982)

Messagepar DEMERVAL » 12 nov. 2018 17:29

Kenneth More naquit à Gerrards Cross, Buckinghamshire, Angleterre, le 20 septembre 1914, le seul fils de Charles Gilbert More, un pilote de l’aéronavale royale anglaise et Edith Winifred Watkins, la fille d’un notaire de Cardiff. Il fut éduqué au Victoria College, Jersey, en ayant passé une partie de son enfance dans les Iles de la Manche, où son père était le directeur général de la Jersey Eastern Railway.
Après qu’il eut quitté l’école, il suivit la tradition familiale en essayant de devenir ingénieur civil. Il abandonna ses études et travailla pendant un moment chez Sainsbury's.
Quand Kenneth eut 17 ans, son père décéda et il fit la demande pour rejoindre la Royal Air Force, mais faillit lors de l’examen médical pour manque d’équilibre. Il se rendit alors au Canada dans l’intention de devenir trappeur mais il fut expulsé pour manque de documents d’immigration en règle.
Sur le trajet de retour du Canada, un ami de la famille, Vivian Van Damm, le prit comme assistant de direction au Windmill Theatre, où son boulot comprenait le repérage des membres de l’auditoire qui se comportaient mal ou utilisaient des jumelles de théâtre pour regarder les artistes nus durant ses spectacles de variété. Il fut rapidement chargé de jouer les hommes droits dans les spectacles comiques de la Revudeville, apparaissant dans son premier sketch en août 1935.
Il s’y produisit pendant une année, ce qui, à l’époque conduisait à travailler dans le théâtre de répertoire, dont à Newcastle, où il joua dans des pièces comme Burke and Hare et Dracula's Daughter. Parmi ses autres apparitions sur les planches figuraient Do You Remember? (1937), Stage Hands Never Lie (1937) et Distinguished Gathering (1937).
Kenneth More continua le théâtre jusqu’au déclenchement de la seconde guerre mondiale en 1939. Il eut un rôle occasionnel dans des films comme Look Up and Laugh (1935).
Kenneth More reçut une affectation comme lieutenant dans la Royal Navy, et servit dans le service actif à bord du croiseur HMS Aurora et du porte-avions HMS Victorious.
Après sa démobilisation en 1946, il travailla dans la compagnie de répertoire de Wolverhampton puis apparut sur les planches du West End dans And No Birds Sing (1946).
Kenneth More interpréta Badger dans une adaptation télévisuelle de Toad of Toad Hall (1946) et un petit rôle dans le film School for Secrets (1946). Il fut remarqué par Noël Coward alors qu’il interprétait un petit rôle sur scène dans Power Without Glory (1947), ce qui l’amena à être retenu dans la pièce de Noël Coward, Peace In Our Time (1948).
Les premiers rôles de Kenneth More dans des films datent d’avant-guerre mais autour de cette époque, il commença à apparaître régulièrement sur le grand écran. Pour le petit rôle d’Edward Evans, le 1er baron Mountevans, dans L’aventure sans retour (1948), il fut payé 500 livres sterling. Il eut des rôles mineurs dans Le déserteur (1949), Now Barabbas (1949) et Stop Press Girl (1949).
Kenneth More rencontra un succès notable sur les planches dans The Way Things Go (1950) avec Ronald Squire, de qui Kenneth affirmera plus tard avoir appris sa technique théâtrale.
On le demanda pour des rôles mineurs sur le grand écran dans La nuit commence à l’aube (1950) et Chance of a Lifetime (1950). Il eut un rôle plus étoffé en tant qu’agent britannique dans La fille aux papillons (1950) pour Ralph Thomas.
Il put aussi être vu dans The Franchise Affair (1951) et Le major galopant (1951). Son premier film financé par Hollywood fut Le voyage fantastique (1951) où il incarnait un co-pilote. Ralph Thomas l’utilisa pour un autre second rôle étoffé dans Appointment with Venus (1952).
Kenneth More fut la première fois crédité au-dessus du titre du film dans la comédie à petit budget, Brandy for the Parson (1952), dans laquelle il incarnait un contrebandier.
Roland Culver le recommanda pour une audition dans une nouvelle pièce de Terence Rattigan, The Deep Blue Sea (1952); il rencontra le succès et des critiques dithyrambiques dans le rôle de Freddie.
Durant la période de représentations de la pièce, il apparut en parent inquiet dans un thriller, The Yellow Balloon (1953). Il apparut dans un autre film financé par Hollywood, Ne me quitte jamais (1953), dans lequel in interprétait un collège de Clark Gable.
Le réalisateur Henry Cornelius l’approcha durant les représentations de The Deep Blue Sea et lui offrit 3,500 livres sterling pour endosser un des quatre rôles principaux de la comédie, Geneviève (1953) (un rôle refusé par Guy Middleton). Kenneth More dit que Henry Cornelius ne l’avait jamais vu dans une pièce mais l’embaucha sur la base de son travail dans Le major galopant. Kenneth More se rappelle que "le tournage du film fut un enfer. Tout alla de travers même la météo." Le film fut un grand succès au box-office britannique.
Kenneth More fit ensuite Our Girl Friday (1953) et Toubib or not toubib (1954), le dernier pour Ralph Thomas. Les deux films furent tournés avant la diffusion de Geneviève aussi les honoraires de Kenneth furent relativement réduits; Our Girl Friday fut une déception commerciale mais Toubib or not toubib fut le plus gros succès de 1954 au box-office britannique et le plus fructueux dans l’histoire de Rank. Kenneth reçut le BAFTA du meilleur espoir masculin.
Kenneth More apparut dans une version télévisuelle de The Deep Blue Sea en 1954, qui fut regardée par 11 millions de téléspectateurs. Il signa alors un contrat de cinq ans avec Sir Alexander Korda à 10 000 livres sterling l’année.
Il était maintenant une des plus grandes stars britanniques et Alexander Korda annonça des plans pour deux films basés sur des histoires vraies, avec lui : un au sujet du vol transatlantique d’Alcock et Brown en 1919 avec Denholm Elliott et l’autre sur Clifton James, le double du Feld-Maréchal Montgomery. Le premier film ne fut jamais tourné et le second (I Was Monty's Double) le fut avec un autre acteur. Alexander Korda voulait aussi Kenneth More pour être la vedette d’une nouvelle version de The Four Feathers, Storm Over the Nile (1956) mais Kenneth refusa.
Cependant Kenneth More accepta l’offre de Korda d’apparaître dans l’adaptation cinématographique de The Deep Blue Sea (1955) qui lui permit de remporter le trophée du meilleur acteur au Festival du Film de Venise. Le film fut une déception critique et commerciale (More pensa que Vivien Leigh n’était pas à sa place dans le rôle principal) mais il fut largement vu. Il fit aussi la narration pour Alexander Korda de The Man Who Loved Redheads (1955).
Kenneth More fut la vedette d’une comédie, Raising a Riot (1955), qui fut le 8ème film le plus populaire du box-office britannique en 1955.
Il reçut une offre de David Lean pour interpréter le rôle principal dans une adaptation de The Wind Cannot Read de Richard Mason. Kenneth More n’était pas sûr que le public l’accepterait dans le rôle et il le refusa, une décision qu’il considéra plus tard comme "la plus grande erreur que j’ai jamais faite sur le plan professionnel". (David Lean abandonna le projet et ne fut pas impliqué dans la version cinématographique de 1958 avec Dirk Bogarde sous la réalisation de Ralph Thomas).
A la place, Kenneth More incarna l’as de la chasse aérienne britannique, Douglas Bader, dans Vainqueur du ciel (1956), un rôle refusé par Richard Burton. Ce fut le film britannique le plus populaire de l’année. En 1956, Kenneth demandait 25 000 livres sterling par film.
Kenneth More reçut des offres d’Hollywood mais les refusa, n’étant pas sûr qu’elles conviendraient à sa personnalité. Cependant, il commença à travailler plus souvent avec des acteurs et des réalisateurs américains. En 1957, il affirma que :
« Hollywood a proposé les deux extrêmes – ou un spectaculaire film biblique de Cecil B. de Mille ou un Baby Doll. La Grande-Bretagne fait deux sortes de films aussi bien que tout le monde – un certain type de comédie huppée et une sorte de semi-documentaire. Je crois que nous (l’industrie du film britannique) devrions en abuser. »
Son film suivant, L’admirable Crichton (1957), fut une comédie de haut vol basée sur la pièce de J. M. Barrie. Il fut diffusé par Columbia Pictures et réalisé par Lewis Gilbert qui avait aussi réalisé Vainqueur du ciel. Ce dernier dira plus tard:
« J’aimais beaucoup Kenny comme acteur, bien qu’il n’était pas très polyvalent. Ce qu’il pouvait faire, il le faisait très bien. Sa force résidait dans sa capacité à incarner le charme; à la base il était l’officier de retour de la guerre et il était superbe dans ce genre de rôle. A la minute où ce genre de rôle disparut, il commença à décliner au box-office."
En considérant sa performance dans ce film, le critique David Shipman écrivit:
« Ce n’était pas simplement qu’il avait un superbe timing comique: d’aucuns pouvait parfaitement voir pourquoi la famille plaçait sa foi en lui. Aucun autre acteur britannique n’était parvenue aussi près de cette qualité de fiabilité des grandes stars d’Hollywood – on pouvait lui faire confiance en fermant les yeux. Et il avait plus d’humour que, disons, Gary Cooper, et était plus terre- à-terre que, disons, Cary Grant. »
L’admirable Crichton fut le 3ème film le plus populaire au box-office britannique en 1957.
En 1957 Kenneth More avait annoncé qu’il interpréterait le rôle principal du capitaine impliqué dans une mutinerie indienne dans Night Runners of Bengal mais le film ne fut jamais fait. Kenneth More rejeta une offre de Roy Ward Baker d’incarner un prisonnier de guerre allemand dans The One That Got Away (1957), mais accepta de jouer le rôle principal de Charles Lightoller dans le film sur le Titanic, dirigé par le même réalisateur, Atlantique, latitude 41° (1958). Ce fut le premier film d’un contrat de sept ans avec Rank au salaire de 40 000 livres sterling du film. Le film fut populaire mais ne parvint pas à couvrir l’énorme coût de son tournage; ce fut l’un des films de Kenneth More le plus acclamé.
Pour son film suivant, Next to No Time (1958) réalisé par Henry Cornelius, Kenneth More eut une costar américaine, Betsy Drake. Ce fut un succès mineur au box-office.
Kenneth More fit ensuite une série de films pour Rank qui furent distribués aux Etats-Unis par 20th Century Fox.
Le premier fut La blonde et le shérif (1958), un western parodique écrit à l’origine pour Clifton Webb. Il eut un réalisateur américain (Raoul Walsh) et sa costar Jayne Mansfield), bien que le film fut tourné en Espagne. Ce fut le 10ème film le plus populaire du box-office britannique en 1958.
Le film fut suivi par un autre de Ralph Thomas, une reprise des 39 marches (1959), avec une costar d’Hollywood (Taina Elg). Ce fut un succès en Grande-Bretagne.
Le 3ème film de Fox-Rank fut une aventure impériale dont l’action se situait en Inde, Aux frontières des Indes (1959), avec Lauren Bacall sous la direction de Jack Lee Thompson. Ce fut un nouveau succès en Grande-Bretagne mais pas aux Etats-Unis.
Cependant, Coulez le Bismarck! (1960), réalisé par Lewis Gilbert, fut un succès en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
Kenneth More fut le sujet de This Is Your Life en 1959 quand il fut surpris par Eamonn Andrews à l’Odeon Cinema, Shepherd's Bush.
En 1960, le directeur de Rank, John Davis, donna la permission à Kenneth More de travailler en dehors de son contrat pour apparaître dans Les canons de Navarone (1961). Kenneth More, cependant, fit l’erreur de chahuter et d’insulter John Davis lors du dîner des BAFTA au Dorchester, perdant par la même occasion le rôle (qui échut à David Niven) et son contrat avec Rank.
Kenneth More poursuivit par une comédie, Man In The Moon (1960), qui fit un flop au box-office, "son premier vrai flop" depuis son accession au statut de star, selon Shipman. Il retourna sur les planches pour diriger The Angry Deep à Brighton en 1960.
Kenneth More et Lewis Gilbert furent réunis dans Un si bel été (1961) qui reste l’un de ses films préférés, bien que Lewis Gilbert pensa que la star était la victime d’une erreur de casting.
Kenneth More dit qu’il accepta le rôle principal du film à petit budget sur la jeunesse, Some People (1962), parce qu’il n’avait alors aucune autre offre. Le film fut rentable. Il fut l’une des nombreuses stars du Jour le plus long (1962) et interpréta le rôle principal dans la comédie We Joined the Navy (1962), qui fut tièdement reçue.
Kenneth More tenta de changer son image avec The Comedy Man (1963) que le public n’aima pas, bien que ce fut son rôle préféré.
D’aucuns affirmèrent que la popularité de Kenneth More déclina quand il quitta sa seconde épouse pour vivre avec Angela Douglas. Le scénariste de films, Andrew Spicer, pensa que "la personnalité de More était si fortement associée avec les valeurs traditionnelles de la classe moyenne, que sa popularité ne pouvait pas survivre le changement envers les iconoclastes de la classe ouvrière durant cette décennie. Un autre écrivain, Christopher Sandford, écrivit que "alors que les années 1960 commençaient, l’étoile de l’école ironique et postmoderniste se leva et More fut tourné en dérision comme étant un vieux schnock ridicule avec une chevelure crépue et une jacket en tweed."
Kenneth More retourna sur les planches pour apparaître dans Out of the Crocodile (1963) et Our Man Crichton (1964-65), qui furent représentées pendant six mois.
Il apparut dans le prologue de 35 minutes de L’obsédé (1965) à la demande expresse du réalisateur William Wyler, mais finalement toutes ses scènes furent coupées au montage final.
La popularité de Kenneth More repartit à la hausse dans les années 1960 grâce à ses apparitions théâtrales et télévisuelles, spécialement après son succès dans La dynastie des Forsyte (1967).
Sur le grand écran, Kenneth eut un petit rôle dans Dark of the Sun (1968) et un plus important dans Fräulein Doktor (1969). Il fut l’un des nombreux noms dans Ah! Dieu que la guerre est jolie (1969) et La bataille d’Angleterre (1969). Il endossa le rôle du Ghost of Christmas Present dans Scrooge (1970) et eut une longue période de représentations avec la reprise de The Winslow Boy (1970) et Getting On d’Alan Bennett (1971).
Il fut intronisé Commander of the Order of the British Empire (CBE) lors des New Year Honours de 1970.
Parmi les dernières apparitions de Kenneth sur les planches figuraient Signs of the Times (1973) et On Approval (1977). Il interpréta le rôle-titre dans la série Father Brown sur ATV en 1974.
Ses derniers films sur le grand écran furent The Slipper and the Rose (1976),Where Time Began (1978), Leopard in the Snow (1978), Un cosmonaute chez le roi Arthur (1978) et Unidentified Flying Oddball (1979).
Kenneth More fut marié à trois reprises. Son premier mariage, en 1940, avec l’actrice Mary Beryl Johnstone (avec laquelle il eut une fille, Susan Jane, en 1941) finit par un divorce en 1946. Il épousa Mabel Edith "Bill" Barkby en 1952 (avec laquelle il eut une fille, Sarah, en 1954) mais il la quitta en 1968 pour Angela Douglas, une actrice de 26 ans sa cadette, ce qui le coupa définitivement de ses amis et de sa famille. Il se maria avec Douglas (qu’il surnommait "Shrimp") de 17 mars 1968 à sa mort.
Kenneth More écrivit deux autobiographies, Happy Go Lucky (1959) et More or Less (1978). Dans son second livre, il relata comment il avait depuis l’enfance, un rêve récurrent de quelque chose ressemblant à une grosse guêpe descendant vers lui. Durant la guerre, il eut à subir la descente vers lui d’un bombardier en piqué allemand Stuka comme dans son rêve. Après cela, il affirma que plus jamais il ne fit ce rêve. Le producteur Daniel M. Angel le poursuivit avec succès pour diffamation en 1982 au sujet de commentaires faits dans sa seconde autobiographie.
Kenneth More et Angela Douglas se séparèrent pendant plusieurs années durant les années 1970 mais ils se réconcilièrent quand on lui diagnostiqua une dystrophie musculaire. Cela fit qu’il lui fut de plus en plus dur de travailler et son dernier job fut une adaptation américaine de A Tale of Two Cities. En 1980, quand il fut poursuivi par le producteur Danny Angel, il dit à la cour qu’il était retraité.
En 1981 il écrivit: « Les docteurs et les amis me demandent comment je vais. Comment pourriez-vous définir "extrêmement mal?" Mes nerfs sont tendus comme un fil de fer ; le simple mouvement devient un immense challenge – je dois avoir le bras d’Angela pour me soutenir la plupart du temps... mon équilibre ou son manque est probablement mon plus gros problème. Mes bénédictions sont mes mémoires et nous avons quelques amis très loyaux qui nous aident les mauvais jours... Financièrement tout va bien. Dieu merci ! mon épouse est constamment à mon côté. Le vrai amour ne meurt jamais. Nous partageons le sens de l’humour qui, à certains moments, est vital. Si j’ai une philosophie c’est que la vie ne va pas toujours dans le sens que tu espères. Il faut faire des concessions. Je m’efforce de me rappeler les hauts plutôt que les bas. Je passe beaucoup de temps avec mes pensées d’alors et parfois elles me font tellement mal que je peux à peine le supporter. Cependant, mes amis m’associent toujours avec la chanson : "When You're Smiling..." Ce n’est pas toujours facile mais j’essaye de vivre avec »
Kenneth More décéda de la maladie le 12 juillet 1982, à 67 ans et il fut incinéré au Putney Vale Crematorium.

Sa seule contribution au western fut le film La blonde et le shérif de Raoul Walsh (1958) dans lequel il incarnait le personnage de Jonathan Tibbs.

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Re: Kenneth MORE (1914-1982)

Messagepar DEMERVAL » 15 nov. 2018 15:13

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