La Femme qui faillit être lynchée - Woman they almost lynched - 1953 - Allan Dwan

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lafayette
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Re: La Femme qui Faillit être Lynchée (Woman They Almost Lynched) - Allan Dwan - 1953

Messagepar lafayette » 13 avr. 2015 14:09

Les plus.
Un film original où dominent les femmes dans un monde d'hommes en guerre sudistes, nordistes, bande de Qantrill avec les James et Cole Younger et population urbaine neutre dans une ville frontière.
On a une bien belle brune rayonnante Joan Leslie qui est très à l'aise dans son rôle principal.
Une maire, forte femme, très bien jouée par une Nina Varela à la grande présence suivie par toute une population féminine.
Un début superbe avec des plans interessants à la place des cochers de la diligence et une volonté de mêler mélo et action.
Un Ben Cooper remarqué en Jesse James faisant plutôt penser à un Billy the Kid.
Un capitaine sudiste infiltré dans la ville finalement assez bien joué et qui après un bon début participera à un happy end d'amoureux avec la belle du film, celle qui failli être lynchée sans le second rôle féminin, une blonde que je mettrai cependant dans les moins. A plus tard, je dois sortir.

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Re: La Femme qui Faillit être Lynchée (Woman They Almost Lynched) - Allan Dwan - 1953

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 13 avr. 2015 14:48

Je ne vais pas trop en avoir le temps là mais à la lumière de ce que Lafayette a écrit alors je vais revoir ce film sur YouTube d'ici ce week end (je me souvenais de la Guerre de Sécession et Quantrill mais vaguement...).
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Re: La Femme qui Faillit être Lynchée (Woman They Almost Lynched) - Allan Dwan - 1953

Messagepar lafayette » 23 avr. 2015 2:26

Ne pas s'emballer. Je n'ai pas encore dit les moins, mais comme ca date, il faut que je revoie avant de taper sur la blonde et autres :), mais rentré chez moi avec problème de santé, plus d'eau potable depuis gros travaux dans le quartier,, 2 ordis à remettre en fonction, my mother à aider, pas demain la veille.

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Re: La Femme qui Faillit être Lynchée (Woman They Almost Lynched) - Allan Dwan - 1953

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 25 avr. 2015 9:32

Pour ma part: revu sur YouTube en VO seule (navré mais malgré mon jeune âge la nuit faut que je dorme j'ai été insomniaque longtemps...)... J'avais été très déçu en le voyant jadis sur Ciné Classics vers 2004... Dans un livre titré LE WESTERN (je mettrai les données exactes quand je le retrouverai dans ma bibliothèque) au passage consacré au lynchage il est fait mention de la scène où un gamin demande où sont allés les gens et on répond "au lynchage"... Déjà une déception j'espérais une scène plus mouvementée que ça (on dirait une discussion banale)...
J'ai, comme avec les autres DWAN (que j'ai pu voir sur YouTube aussi) l'impression que ça démarre bien, que c'est prometteur mais ensuite c'est comme en cuisine, si on surveille pas ça brûle ou retombe comme un soufflé, le cas ici...
Navré j'accroche toujours pas !
Pour moi DWAN aura fait bien meilleur avec ses films ultérieurs comme LE MARIAGE EST POUR DEMAIN, TORNADE (que j'adore) et QUATRE ETRANGES CAVALIERS... Mais ce n'est que mon opinion et c'est un peu moins horripilant que ceux tournés avec cette gourde de Vera RALSTON... (YATES... YATES... YATES... Qu'aviez-vous fait ?!) :?
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Re: La Femme qui Faillit être Lynchée (Woman They Almost Lynched) - Allan Dwan - 1953

Messagepar lasso » 25 juil. 2017 9:24

une belle soirée de Western, en me repassant ce film d'Alan Dwan....
il y a tout, guerre civile, Quantrill, Younger Brothers et même Jesse James
tout ça pour récupérer dans une zone neutre le plomb des mines proches, afin de pouvoir continuer la guerre...
attaché à une histoire qui tourne autour de la maîtresse de Quantrill, ayant abandonné (malgré d'elle) son ex
ami et son métier de danseuse. Elle aura à faire à Sally, la soeur de son ex-ami, qui va hériter le Saloon
après qu'il a été tué. Ces deux femmes duellistes, deviendront complices, une fois que les Yankees entrent sur
scène. L'amour entre Sally et Horton (agent sudiste) pourra se consommer, la guerre proclamée finie.

Titre allemand : Echappé de Justesse à la Mort


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Re: La Femme qui Faillit être Lynchée (Woman They Almost Lynched) - Allan Dwan - 1953

Messagepar lasso » 22 avr. 2018 20:36

édition de ce Western en allemagne le 11 mai 2018 - allemand / anglais - Euro 12.99


Echappé à la Mort - Woman they almost Lynched
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Re: La Femme qui Faillit être Lynchée (Woman They Almost Lynched) - Allan Dwan - 1953

Messagepar Moonfleet » 03 mai 2019 22:26

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La Femme qui faillit être lynchée (Woman they almost Lynched, 1953) de Allan Dwan
REPUBLIC


Avec Joan Leslie, Audrey Totter, Brian Donlevy, John Lund, Ben Cooper, Jim Davis
Scénario : Steve Fisher
Musique : Stanley Wilson
Photographie : Reggie Lanning (noir et blanc)
Un film produit par Allan dwan pour la Républic


Sortie USA : 20 mars 1953


Si Allan Dwan fut un réalisateur non seulement d'une endurance à toute épreuve (sa carrière s'étend sur de très nombreuses décennies) mais dans le même temps extrêmement prolifique, sa filmographie westernienne est finalement, en regard de l'ensemble, assez restreinte. Si jusqu’à présent il avait signé dans ce domaine des films de plus en plus plaisants, le dernier en date étant le très attachant Montana Belle avec Jane Russell dans le rôle-titre, rien encore qui ne nous avait préparé à une réussite comme celle que constitue Woman they almost Lynched. Même s'il ne peut prétendre atteindre des sommets, il s'agit d'un western assez unique en son genre (et là, rien que le titre aurait pu nous mettre la puce à l'oreille), très novateur au niveau des situations présentées ainsi que par le fait de donner les rôles principaux à des femmes, leurs pendants masculins leur servant surtout de faire-valoir. La donne la plus courante concernant le western se retrouve donc ici totalement inversée. Vous me rétorquerez qu'il y avait déjà eu quelques westerns au sein desquels les femmes avaient une importance considérable (Montana Belle justement mais aussi Duel au soleil de King Vidor, L'Ange des maudits (Rancho Notorious), de Fritz Lang…) mais jamais encore à ce point : dans le cas présent, ce sont non moins que trois femmes qui non seulement tirent les ficelles mais portent aussi le film sur leurs épaules. La Femme qui faillit être lynchée sera la dernière œuvre d’Allan Dwan avant sa collaboration (fructueuse et admirée par la cinéphilie française) avec Benedict Bogeaus. Il est encore produit par la petite compagnie Republic dirigée par Herbert J. Yates, celle qui nous avait déjà ravi avec La Charge héroïque (She Wore a Yellow Ribbon) de John Ford.


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1865. La Guerre de Sécession n'est pas terminée mais à Border City, petite bourgade située dans les régions montagneuses des Ozark, on ne veut plus en entendre parler, le conflit ayant déjà engendré bien trop de violence en son sein. On comprend mieux pourquoi quant on sait qu'elle est située sur la frontière séparant les États du Missouri (nordiste) et de l'Arkansas (sudiste). Aucun homme n'étant assez courageux pour y faire régner la loi, madame le Maire Delilah Courtney (Nina Varela) a pris les choses en main, déclarant sa ville neutre. En vertu de cette neutralité, elle a décidé de pendre haut et court toute personne prenant clairement partie pour l'un des deux camps, les soldats étant carrément interdits de séjour. Alors que Sally Maris (Joan Leslie) est en route pour y retrouver son frère Bill, sa diligence est attaquée par les Quantrill's Raiders qui déciment l'escorte constituée de soldats Yankees avant de continuer à accompagner l'équipage jusqu'à bon port ; au cours du reste du voyage, Sally tente de réformer et de donner une leçon de respectabilité à l'une des jeunes recrues de Quantrill dont elle ne sait pas encore qu’il s’agit de... Jesse James (Ben Cooper)…


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Même si la narration pourrait sembler un peu longue, je conseille de continuer à lire ce pitch pour appréhender toute l'originalité et l'apparente cocasserie du postulat de départ.

… Nous voici donc à Border City ! Ayant une idée derrière la tête, Quantrill (Brian Donlevy) espère pouvoir prendre légalement possession d'une mine située aux alentour de la ville ; non seulement madame le maire refuse de la lui vendre mais lui donne 24 heures pour quitter les lieux avec sa bande. Quant à Sally, à peine le temps de saluer son frère Bill que ce dernier se fait descendre par Lance Horton (John Lund) qui a dégainé en état de légitime défense pour éviter un bain de sang ; en effet, Bill, était entré dans une rage folle en constatant que Kate (Audrey Totter), son ex-maîtresse qui lui avait été kidnappée deux ans auparavant, est devenue l'épouse légitime de son ravisseur, Quantrill en personne. Il était sur le point de débuter une vraie tuerie si Lance ne l’avait pas abattu avant. Sally, héritière du saloon dont Bill était le tenancier, s'apprête à le vendre pour pouvoir repartir dans le Michigan. Mais elle apprend que Bill était surtout propriétaire de dettes. N'ayant plus d'argent pour retourner d'où elle vient et constatant qu'elle ne pourra pas trouver de travail respectable, elle finit par se décider à reprendre la succession du défunt, à diriger l'établissement avec l'aide des trois danseuses et du pianiste...


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… Et nous n'en sommes même pas au tiers du film ; et nous n’avons même pas encore évoqué les rôles que joueront respectivement les personnages joués par John Lund ou Audrey Totter. Le premier, tombé amoureux de la sœur de celui qu’il a été obligé de tuer, se révèlera être un espion à la solde des confédérés ; la seconde, épouse du tristement célèbre Quantrill (dans la réalité aussi d’ailleurs), deviendra l’ennemie juré de Sally avant de venir pleurer sur son épaule. Mais n’allons pas plus loin dans les développements de l'intrigue pour laisser quelques surprises à ceux qui découvriront ce film au scénario très riche ! Il est vrai qu'à la lecture de son ‘squelette’ ci-dessus, on pourrait très bien croire à une parodie. Mais contrairement à ce que l'on a par ailleurs pu lire à droite (Jean Tulard), à gauche (Phil Hardy), il n'en est rien, Allan Dwan prenant son histoire on ne peut plus au sérieux, ‘sérieux' n’étant pas forcément synonyme de sombre mais de sincérité ; en l’occurrence, Dwan semble croire très fort à son intrigue et à ses personnages qu’il aime et anime avec une grande tendresse, ne s’en moquant à aucun moment et n’utilisant jamais la moindre touche d’ironie. Dwan est un cinéaste du premier degré et c’est cette naïveté un peu anachronique qui jusqu’à présent rend le ton de ses westerns aussi reconnaissable (un des personnages parle même à un moment, le plus sérieusement du monde, du "Miracle of Love"). Et c'est d’ailleurs une des premières composantes de la réussite de son film : à partir d'une histoire presque totalement invraisemblable, limite caricaturale même, Steve Fisher nous pond sans aucun cynisme un scénario et des dialogues remarquablement bien écrits, sans presque de baisse de rythme et qui prend constamment le spectateur par surprise tout en nous présentant une belle galerie de personnages, tous plus ou moins attachants, aucun réellement méchant.


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Honneur aux femmes puisque ce sont elles qui ont pour une fois les rôles les plus importants. Tout d’abord Nina Varela dans le rôle du maire, grosse femme imposante, despotique mais très intelligente, entourée de conseillers exclusivement féminins. Puis Audrey Totter, l’inoubliable épouse de Robert Ryan dans le chef-d’œuvre du film de boxe réalisé par Robert Wise, Nous avons gagné ce soir (The Set-up) ; elle interprète ici l’épouse de Quantrill, ex-chanteuse de saloon qui n’hésite pas à jouer du poing et du pistolet. Si elle en fait un peu trop dans la première partie (on aurait très bien pu se passer de sa première chanson alors qu'elle est vêtue en cow-girl ; sa façon de se déhancher lors du duel fait un peu ‘too much’...), elle sait ensuite nous émouvoir et les larmes qu’elle verse sur les épaules de Joan Leslie ne nous laissent pas indifférents. Joan Leslie justement qui, contrairement à ce que nous laissait penser l’affiche, tient le rôle principal de cette histoire, celui de Sally, jeune femme douce et respectable qui va se retrouver du jour au lendemain à la tête d’un établissement de jeu et qui plus tard va ‘faillir être lynchée’. Actrice au visage très doux, elle était inoubliable dans son propre rôle dans une comédie musicale de propagande signée Delmer Daves, le touchant et très réussi Hollywood Canteen. Elle était aussi l’actrice principale du premier et excellent western qu’André de Toth tourna avec Randolph Scott, Le Cavalier de la mort (Man in the Saddle). Loin d’avoir vu toute sa filmographie, il se pourrait néanmoins fort bien que Sally Maris soit l’un de ses plus beaux rôles. Dans le film de Dwan, elle est en tout cas formidable aussi bien en femme respectable qu’en tenancière de saloon. Et puis, s'il y eut déjà un vigoureux pugilat entre deux femmes dans Femme ou démon (Destry Rides Again) de George Marshall, celui opposant Audrey Totter et Joan Leslie est encore bien plus spectaculaire ; quant au duel qui s’ensuit quelques minutes plus tard entre les deux mêmes femmes, il s'agit très probablement d'une première, les deux rivales s’avançant face à face au centre de la rue principale, revolver sur les côtés… Deux séquences assez marquantes puisque non seulement innovantes mais solidement réalisées.


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Les hommes du film s’avèrent un peu en retrait et le schématisme de la description de certains est un peu dommageable en comparaison de la richesse d’écriture d’ensemble ; par exemple celle sans subtilité du rustre Cole Younger joué par Jim Davis. Sinon, Ben Cooper est plutôt convaincant dans la peau du jeune Jesse James que Sally tente de ramener à la raison et nous sommes contents de voir Brian Donlevy reprendre le personnage de Quantrill qu’il tenait déjà dans Kansas en feu (Kansas Raiders) de Ray Enright. Mais le plus important reste John Lund, l’acteur qui tenait le rôle principal dans le beau western pro-indien de George Sherman, Au Mépris des lois (The Battle of Apache Pass). Espion sudiste amoureux d’une femme yankee dont il a été obligé de tuer le frère, son personnage demeure mystérieux et très attachant tout du long. Ce sont aussi deux figurants masculins qui ouvrent le film, un vieillard assis sur un trottoir jouant d’une sorte de harpe puis un petit garçon qui cherche à assister à un spectacle de rue autour duquel tout le monde semble s’être rué : non moins qu'un lynchage dont le ‘monsieur Loyal’ se trouve être une femme ! Départ franchement inhabituel qui semblait vouloir nous faire constater d’emblée l’originalité du film devant lequel nous étions assis. Et comme indiqués à plusieurs reprises dans le cours de ce texte, nous ne serons pas au bout de nos surprises d'autant que l'évolution psychologique de la plupart des personnages principaux est loin d'être inintéressante non plus.


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Suite à cette présentation de la petite ville, Dwan et son scénariste nous font assister à une attaque de diligence qui aurait été en fait mise en place par William Witney. Il s'avère tout à fait vraisemblable que ce roi du serial, habitué à diriger des cascadeurs chevronnés et des scènes d’action mouvementées, en soit à l’origine. Une chose est certaine, elle est d’une redoutable efficacité (admirez ce cavalier sautant debout d’un cheval à l’autre pour aller se jeter sur un ennemi !) Du grand art d’autant que la scène est remarquablement bien montée et rythmée sans pour autant en oublier les paysages alentour constamment mis en valeur par la même occasion. Dwan nous avait déjà fait la démonstration de son espèce de lyrisme de la mise en scène lors des séquences d'action en plein air au cours de Montana Belle ; il récidive ici avec, en plus de la splendide attaque de diligence, une autre trépidante course poursuite entre cinq soldats nordistes chevauchant derrière Audrey Totter : la caméra vibre et respire, s’attarde avec une remarquable aisance aussi bien sur l’action que sur les lieux au sein desquels elle se déroule, tout cela aidé par une très belle musique d’un compositeur qui m'était encore inconnu, Stanley Wilson. Même constat concernant le duel au cours duquel la topographie de la petite ville est superbement utilisée. Pas de doute à avoir quant à la solidité de la mise en scène de Dwan car si l’action reste confinée à une portion congrue, lorsqu’elle se met en marche, elle s’avère d’une efficacité à toute épreuve.


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On notera quelques facilités scénaristiques, parfois un peu de précipitation, un coup de mou à mi parcours et un Happy-End vite expédié mais la psychologie assez fouillée des protagonistes, la qualité de l’interprétation, la vitalité, l’originalité et la tendresse de l’ensemble emportent le morceau. Au sein de ce Far-West que certains protagonistes décrivent comme ‘dépravé par l’argent’, chacun recherche néanmoins dans ce western une espèce de respectabilité ; et si la ville devient une véritable poudrière avec l’arrivée des soldats dans la dernière partie, tout se terminera pour le mieux, les sentiments et les élans du cœur s'avérant plus importants pour Dwan que les conflits qui n'auront plus lieu d'être avec la fin de la Guerre de Sécession. Si le cinéaste fera encore mieux par la suite dans ce domaine, il nous livre ici un western qui sortait des sentiers battus et que les éditeurs devraient penser à vite nous proposer en DVD !

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Re: La Femme qui Faillit être Lynchée (Woman They Almost Lynched) - Allan Dwan - 1953

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 01 août 2019 20:21

le 9 septembre 2019
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Re: La Femme qui faillit être lynchée - Woman they almost lynched - 1953 - Allan Dwan

Messagepar Yosemite » 17 sept. 2019 14:02

Très belle surprise que ce western, rien de plus à rajouter à ce qui a déjà été écrit même si j’ai été surpris qu’il soit déjà bien connus par les forumeurs, et par « déjà » j’entends « avant cette publication par Sidonis ».
Malgré des intérieurs un peu trop éclairés, comme souvent, j’ai trouvé la photographie de Reggie Lanning très léchée et toute en nuance, d’une part cela valorise agréablement les jolis minois de toutes ces dames mais qui plus est j’ai trouvé que cela soulignait bien les ambivalences de certains personnages et le trouble insinuant qui en découle.
Ca commence fort dans le registre d’ailleurs, avec cette scène de lynchage où tout le monde se rend et où l’on se hisse sur la pointe des pieds pour bien assister à la scène. Le petit garçon perturbateur met immédiatement en évidence cette atmosphère particulière pour ne pas dire hypocrite et le scénario comme la mise en scène tirent bien le fil pour présenter cette ville à cheval entre nord et sud où il fait encore bon vivre malgré la guerre qui fait rage.
D’ailleurs même Quantrill vient y séjourner de façon plutôt assagie… ce qu’on peut regretter, comme le souligne Bertrand Tavernier, car cela tend à le présenter sous un aspect bien trop positif.

Toute cette ambiance sera portée et rappelée par des personnages tels que Lance Horton bien sûr, mais aussi par le frère de Sally Maris qui ne reconnait même pas sa propre sœur et qui l’accueille comme un véritable goujat. Bien vu aussi la scène de séduction du capitaine interprété par Dick Simmons par la compagne en personne de Quantrill ! Il faut dire qu’Audrey Totter présente des atouts auxquels il est difficile de résister, fût-on dans la glorieuse cavalerie ! Et à propos de Kate Quantrill, même si l’évolution de son personnage finit par nous la rendre attachante, on peut dire qu’il y a un dossier également la concernant !

Un soin apporté à l’écriture, des détails dans la mise en scène, de belles cascades aussi, il est important de le souligner, une distribution correcte et voilà, nous avons un très beau western à l’arrivée.
Un grand bravo à Sidonis pour cette nouveauté dans leur collection.
Yo.

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Re: La Femme qui faillit être lynchée - Woman they almost lynched - 1953 - Allan Dwan

Messagepar Yosemite » 17 sept. 2019 14:27

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« Minute papillon »… je reprends ce qui est écrit sur le site « expressio.fr » :

L'origine de cette expression n'est pas certaine.
Si elle date effectivement de 1900, comme certains lexicographes le pensent, elle pourrait n'être qu'une métaphore sur le papillon qui passe trop rapidement d'une fleur (d'un sujet) à une autre, ce qui explique aussi le verbe papillonner.
Mais selon d'autres elle daterait du début du XXe siècle et aurait une origine plus amusante :
Il existait à cette époque à Paris un café, lieu de rencontre des journalistes qui auraient popularisé l'expression, et dans lequel officiait un serveur qui s'appelait Papillon.
Lorsqu'il était hélé de toutes parts par des clients impatients, il répondait "Minute, j'arrive !".
Alors, par amusement, lorsqu'ils voulaient lui signifier qu'il pouvait prendre son temps, les clients lui disaient "Minute Papillon !".


Je ne sais pas de quand datent les sous-titres du DVD que j’ai regardé, peu probable qu’ils n’aient pas été revus depuis l’origine du film mais ce serait amusant de savoir si cette expression, toute récente en 1953, étaient déjà utilisée dans la VOST française.
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Re: La Femme qui faillit être lynchée - Woman they almost lynched - 1953 - Allan Dwan

Messagepar Sitting Bull » 17 sept. 2019 14:59

Je ne saurais dire si les sous-titres datent de 1953, mais ce que je sais c'est que lorsque j'étais gosse, c'est à dire avant 1953, je connaissais déjà l'expression, employée avec ma frangine quand on jouait aux dames. :D
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Re: La Femme qui faillit être lynchée - Woman they almost lynched - 1953 - Allan Dwan

Messagepar persepolis » 16 oct. 2019 21:17

Film original qui mérite d' être vu à cause de la prédominance des femmes. On a droit à un combat entre femmes dans un bar. Il y a quelques moments d'humour. Malheureusement , la femme blonde surjoue et le scénario tombe dans la facilité à la fin.



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