Joan BENNETT (1910-1990)

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DEMERVAL
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Joan BENNETT (1910-1990)

Messagepar DEMERVAL » 27 oct. 2017 19:21

Joan Bennett naquit le 27 février 1910 à Fort Lee, New Jersey, la troisième des trois filles de l’acteur Richard Bennett et de l’actrice/agent littéraire Adrienne Morrison. Ses sœurs aînées étaient l’actrice Constance Bennett et l’actrice/danseuse Barbara Bennett, qui fut la première épouse de Morton Downey et la mère de Morton Downey, Jr.
Membre d’une célèbre famille théâtrale, le grand-père maternel de Joan était un acteur shakespearien d’origine jamaïcaine, Lewis Morrison, qui se lança dans une carrière théâtrale à la fin des années 1860. Il était de descendance anglaise, espagnole, juive et africaine. Du côté de sa grand-mère maternelle, l’actrice Rose Wood, la profession remontait aux ménestrels itinérants du 18ème siècle en Angleterre.
Joan Bennett apparut d’abord, enfant, dans un film muet avec ses parents et ses sœurs, à savoir un drame de son père intitulé The Valley of Decision (1916), qu’il adapta pour le grand écran. Elle fréquenta la Miss Hopkins School for Girls de Manhattan, puis la St. Margaret's, un pensionnat de Waterbury, Connecticut et L'Hermitage, un pensionnat de Versailles, France.
Le 15 septembre 1926, la jeune fille de 16 ans épousa John M. Fox à Londres. Ils divorcèrent le 30 juillet 1928 à Los Angeles, sur des accusations d’alcoolisme. Ils eurent un enfant, Adrienne Ralston Fox (née le 20 février 1928), qui obligea Joan à ester en justice pour la faire renommer Diana Bennett Markey, quand l’enfant eut huit ans, puis en Diana Bennett Wanger en 1944.
Joan fit ses débuts sur les planches à 18 ans, en se produisant avec son père dans Jarnegan (1928), pièce qui fut représentée 136 fois et pour laquelle elle reçut de bonnes critiques. A 19 ans, elle était devenue une star de cinéma grâce à des rôles comme celui de Phyllis Benton dans le thriller Capitaine Drummond avec Ronald Colman, qui fut son premier rôle important et celui de Lady Clarissa Pevensey face à George Arliss dans le biopic, Disraeli (tous deux de 1929).
Elle enchaîna film sur film durant les années 1930. Joan apparut en blonde (sa couleur naturelle) pendant plusieurs années. Elle fut Dolores Fenton dans la comédie musicale de United Artists, Vertige (1930) face à Harry Richman et Faith Mapple, sa petite amie, face à John Barrymore dans une première version parlante de Moby Dick (1930) pour Warner Brothers Studios.
Sous contrat avec Fox Film Corporation, elle apparut dans plusieurs films. Etant retenue tout en haut de l’affiche, elle interpréta le rôle de Jane Miller face à Spencer Tracy dans She Wanted a Millionaire (1932). Elle fut à la seconde place de l’affiche après Spencer Tracy pour son rôle d’Helen Riley, une serveuse de belle prestance qui balance des vannes dans Me and My Gal (1932).
Le 16 mars 1932, elle épousa le producteur/scénariste Gene Markey à Los Angeles, mais le couple divorça à Los Angeles le 3 juin 1937. Ils eurent un enfant, Melinda Markey (née le 27 février 1934, le jour de l’anniversaire de Joan).
Joan Bennett quitta la Fox pour incarner Amy, une sœur malicieuse rivalisant avec le personnage de Jo, interprété par Katharine Hepburn dans Les quatre filles du Dr March (1933), film qui fut réalisé par George Cukor pour RKO. Ce film attira l’attention du producteur de films indépendant, Walter Wanger, qui lui fit signer un contrat et commença à diriger sa carrière. Elle interpréta le rôle de Sally MacGregor, la jeune femme d’un psychiatre tombant dans la folie dans Private Worlds (1935) avec Joel McCrea. Elle fut la vedette de Vogues of 1938 (1937). Walter Wanger et le réalisateur Tay Garnett persuadèrent Joan de changer sa couleur de cheveux en brun pour incarner le rôle de Kay Kerrigan dans La femme aux cigarettes blondes (1938) face à Fredric March.
Avec ce changement dans son apparence, Joan Bennett commença une toute nouvelle carrière, son image à l’écran évoluant vers une femme fatale empreinte de séduction et de glamour. Elle interpréta le rôle de la princesse Marie Thérèse dans L’homme au masque de fer (1939) face à Louis Hayward et le rôle de la Grande Duchesse Zona de Lichtenburg dans Le fils de Monte Cristo (1940) face à Louis Hayward.
Durant la quête d’une actrice pour interpréter le rôle de Scarlett O'Hara dans Autant en emporte le vent, Joan Bennett passa un bout d’essai et impressionna tellement le producteur David O. Selznick qu’elle fut une des quatre dernières actrices pré-retenues avec Jean Arthur, Vivien Leigh et Paulette Goddard. (Selznick, bien sûr, retint finalement Vivien Leigh pour le rôle.)
Le 12 janvier 1940, Joan et Walter Wanger se marièrent à Phoenix. Ils divorcèrent en septembre 1965 au Mexique. Ils eurent deux enfants ensemble, Stephanie Wanger (née le 26 juin 1943) et Shelley Wanger (née le 4 juillet 1948). L’année suivante, le 13 mars 1949, elle devint grand-mère à 39 ans, comme sa costar Elizabeth Taylor, qui devint une grand-mère au même âge(elle et Elizabeth Taylor partageaient aussi le même jour de naissance et toutes deux donnèrent naissance à un de leurs enfants le jour de leur anniversaire). Elle interprétèrent aussi toutes deux le rôle d’Amy March dans Les quatre filles du Dr March – Joan Bennett dans la version de 1933 de la RKO; Elizabeth Taylor dans le remake de la Metro-Goldwyn-Mayer en 1949.).
Combiné avec ses yeux sensuels et sa voix rauque, le nouveau look de brunette de Joan Bennett lui donna une personnalité plus terrienne et plus désarmante. Elle recueillit des critiques dithyrambiques pour ses performances en tant que Brenda Bentley dans le film dramatique Destins dans la nuit (1940), avec également George Raft et en tant que Carol Hoffman dans le drame anti-Nazi, The Man I Married, un film dont Francis Lederer était aussi la vedette.
Elle apparut ensuite dans une série de films noirs très bien considérés, réalisés par Fritz Lang, avec qui elle et Wanger formèrent leur propre compagnie de production. Joan Bennett apparut dans quatre films sous la direction de Fritz Lang, dont dans le rôle de Cockney Jerry Stokes dans Chasse à l’homme (1941) face à Walter Pidgeon, dans celui de la mystérieuse modèle, Alice Reed, dans La femme au portrait (1944) avec Edward G. Robinson, et dans celui de la vulgaire maître chanteur Katharine "Kitty" March dans La rue rouge (1945), un autre film avec Edward G. Robinson.
Joan fut la femme acariâtre et cocue, Margaret Macomber, dans le film de Zoltan Korda, L’affaire Macomber (1947) face à Gregory Peck, l’épouse mensongère, Peggy, dans le film de Jean Renoir, La femme sur la plage (également en 1947) face à Robert Ryan et Charles Bickford, et la victime tourmentée d’un chantage, Lucia Harper dans le film de Max Ophüls, Les désemparés (1949) face à James Mason. Puis, changeant faclement de nouveau d’image, elle fit évoluer sa personnalité en une femme et mère élégante, spirituelle et nourricière dans deux comédies classiques réalisées par Vincente Minnelli.
Interprétant le rôle d’Ellie Banks, l’épouse de Spencer Tracy et la mère d’Elizabeth Taylor, Joan Bennett apparut dans Le père de la mariée (1950) et Allons donc, Papa (1951).
Elle fit un certain nombre d’apparitions à la radio des années 1930 aux années 1950, se produisant notamment dans des émissions comme The Edgar Bergen and Charlie McCarthy Show, Duffy's Tavern, The Jack Benny Program, Ford Theater, Suspense et les séries anthologiques Lux Radio Theater et Screen Guild Theater.
Avec la popularité grandissante de la télévision, Joan Bennett fit cinq apparitions sur le média en 1951, dont un épisode avec Sid Caesar et Imogene Coca, Your Show of Shows.
Pendant douze ans, Joan Bennett fut représentée par l’agent Jennings Lang. Elle et l’ex président de la Sam Jaffe Agency, qui dirigeait maintenant les opérations de la télévision de la West Coast pour MCA, se rencontrèrent dans l’après-midi du 13 décembre 1951 pour discuter d’un futur programme télévisé.
Joan Bennett gara sa Cadillac décapotable sur le parking des bureaux de la MCA sur Santa Monica Boulevard et Rexford Drive, de l’autre côté de la Beverly Hills Police Department, et elle et Jennings Lang partirent dans la voiture de Jennings. Entretemps, son mari Walter Wanger passa devant les lieux vers 14h30 et remarqua la voiture de son épouse. Une demi-heure plus tard, il vit de nouveau la voiture à la même place et s’arrêta pour attendre. Joan Bennett et Jennings Lang entrèrent sur le parking quelques heures plus tard et il l’accompagna à son véhicule. Comme elle démarrait sa voiture, mettait les phares et commençait à avancer, Jennings Lang se pencha vers la voiture avec ses deux mains à la hauteur de ses épaules et lui parla.
Dans un accès de jalousie, Wanger marcha vers lui et fit feu à deux reprises, blessant l’agent qui ne se doutait de rien. Une balle toucha Jennings à la cuisse droite, près de la hanche, et l’autre lui pénétra par le nez. Joan Bennett dit qu’elle n’avait pas remarqué la présence de Wanger. Elle fit qu’elle vit soudainement deux éclairs puis Jennings Lang tomba sur le sol. Dès qu’elle eut reconnu celui qui avait tiré, elle dit à Wanger, "Fous-le camp et laisses nous tranquilles." Il jeta le pistolet dans la voiture de son épouse.
Elle et le gérant de la station service du parking emmenèrent Jennings Lang chez son docteur. Il fut alors transporté à l’hopital où il récupéra. La police, qui avait entendu les coups de feu, arriva sur les lieux et trouva le pistolet utilisé dans la voiture de Joan Bennett quand ils emmenèrent Wanger en détention. Wanger fut photographié, ses empreintes digitales prises, et il fit l’objet d’un long interrogatoire.
"Je lui ai tiré dessus parce que je pensais qu’il était en train de briser mon ménage," dit-il au chef de la police de Beverly Hills. Il fut inculpé pour suspicion de coups et blessures avec l’intention de donner la mort. Joan Bennett dénia cependant toute romance. "Mais si Walter pense que les relations entre moi et Mr. Lang sont romantiques ou qu’il y ait autre chose que simplement des affaires, il a tort," déclara-t-elle. Elle blâma les conséquences des revers financiers des films dans lesquels Wanger était impliqué et dit qu’il était au bord de la dépression nerveuse. Le jour suivant, Wanger, placé sous caution, retourna à son domicile de Holmby Hills, collecta ses biens et déménagea. Joan Bennett cependant, annonça qu’elle ne demanderait pas le divorce.
Le 14 décembre, Joan Bennett rendit publique une déclaration dans laquelle elle disait qu’elle espérait que son mari "ne serait pas trop puni" pour avoir blessé son agent. Elle lut ladite déclaration préparée dans une chambre de sa maison à un groupe de journalistes pendant que la télévision filmait la scène.
L’avocat de Wanger, Jerry Giesler, mit sur pièce une défense invoquant une "folie temporaire". Il décida ensuite de renoncer à ses droits à un jury et s’en remit à la discrétion de la cour. Wanger effectua un séjour de quatre mois dans la County Honor Farm de Castaic, à 60kms au nord de Downtown Los Angeles, et reprit rapidement sa carrière en faisant des films fructueux.
Entretemps, Joan Bennett se rendit à Chicago pour apparaître sur les planches dans le rôle d’une jeune sorcière, Gillian Holroyd dans Bell, Book, and Candle, puis emmena la pièce pour une tournée nationale.
Joan Bennett ne fit que cinq films durant la décennie qui suivit, car l’incident du parking fut une tache sur sa carrière et elle fut mise à l’index. Blâmant le scandale pour la destruction de sa carrière dans l’industrie du film, elle dit un jour, "J’aurai fait aussi bien de presser sur la détente moi-même." Bien que Humphrey Bogart, un ami de longue date de Joan Bennett, intervint en son nom auprès des studios pour qu’elle conserve le rôle d’Amelie Ducotel dans La cuisine des anges (1955), ce film se trouva être un de ses derniers.
Alors que les offres de films chutèrent après le scandale, Joan Bennett continua à faire des tournées sur les planches avec succès, dans des pièces comme Susan and God, Once More with Feeling, The Pleasure of His Company et Never Too Late. Elle apparut ensuite sur le petit écran dans le rôle de Bettina Blane pour un épisode de General Electric Theater en 1954. D’autres rôles suivirent comme celui d’Honora dans Climax! (1955et celui de Vickie Maxwell dans Playhouse 90 (1957). En 1958, elle apparut dans le rôle de la mère dans l’éphémère série dramatique Too Young to Go Steady d’adolescents incarnés par Brigid Bazlen et Martin Huston.
Elle fut la vedette sur Broadway de la comédie, Love Me Little (1958), qui ne fut représentée que huit fois.
Sur le scandale, dans une interview de 1981, Joan Bennett compara les jugements des années 1950 avec la folie sensationnelle des années 1970 et 1980. "Cela ne se serait pas passé comme ça aujourd’hui," dit elle en riant. "Si cela arrivait de nos jours, je serais une sensation. Je serai demandée par tous les studios pour tourner tous leurs films."
Malgré le scandale du parking et les dommages qu’il causa à sa carrière, elle et Wanger restèrent mariés jusque 1965. Elle continua à travailler régulièrement sur les planches et à la télévision comme son rôle en guest star de Denise Mitchell dans un épisode de L’homme à la rolls (1965) l’atteste.
Joan Bennett fut castée en star dans le soap opera gothique diffusé en prime time, Dark Shadows, qui devint une série culte durant sa diffusion qui dura cinq années, de 1966 à 1971. Joan fut nominée pour un Emmy Award pour son interprétation du personnage d’Elizabeth Collins Stoddard, la maîtresse du manoir hanté de Collinwood. Ses autres rôles dans Dark Shadows furent Naomi Collins, Judith Collins Trask, Elizabeth Collins Stoddard PT, Flora Collins et Flora Collins PT. En 1970, elle apparut dans le rôle d’ Elizabeth dans La fiancée du vampire, le long métrage adapté de la série. Elle refusa cependant d’apparaître dans la séquelle Night of Dark Shadows et son personnage d’Elizabeth fut mentionnée comme récemment décédée.
Son autobiographie, The Bennett Playbill, écrite par Lois Kibbee, fut publiée en 1970.
Elle fit d’autres apparitions en guest star comme dans le rôle de Joan Darlene Delaney dans un épisode de The Governor & J.J. (1970) et celui d’Edith dans un épisode de Love, American Style (1971). Elle fut la vedette de cinq téléfilms entre 1972 et 1982.
Joan Bennett apparut aussi dans un film supplémentaire dans le rôle de Madame Blanc sous la direction du réalisateur italien Dario Argento dans le film d’horreur Suspiria (1977), pour lequel elle fut nominée en 1978 pour un Saturn Award de la meilleure actrice dans un second rôle.
Le 14 février 1978, elle et le critique de films en retraite, David Wilde, se marièrent à White Plains, New York. Leur mariage dura jusqu’à sa mort.
Célébrée pour ne pas se prendre au sérieux, Joan Bennett dit dans une interview en 1986, "Je ne pense pas grand-chose des films que j’ai fait mais d’être une star de cinéma est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié."
Elle a une étoile sur le Hollywood Walk of Fame pour son tarvail dans l’industrie du film au 6300 Hollywood Boulevard, Hollywood.
Joan Bennett décéda d’une insuffisance cardiaque le vendredi soir, 7 décembre 1990 à 80 ans en son domicile de Scarsdale, New York. Elle est enterrée au Pleasant View Cemetery à Lyme, Connecticut, auprès de ses parents.
Sa contribution au western fut la suivante :
Wild Girl de Raoul Walsh (1932), Salomy Jane
La ruée sauvage de James P. Hogan (1938), Ivy Preston

DEMERVAL
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Re: Joan BENNETT (1910-1990)

Messagepar DEMERVAL » 30 oct. 2017 8:49

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Re: Joan BENNETT (1910-1990)

Messagepar LordDécadent » 08 mars 2020 21:28

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"The Texans/La ruée sauvage" en 1938.

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http://www.carnet-noir-des-acteurs.com/1990

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