George J. LEWIS (1903-1995)

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DEMERVAL
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George J. LEWIS (1903-1995)

Messagepar DEMERVAL » 14 mars 2017 20:02

George Lewis naquit à Guadalajara, Mexique, le 10 décembre 1903 d’une mère mexicaine et d’un père américain. Ce dernier était un cadre d’une compagnie américaine de machines à écrire ayant une succursale au Mexique, où la famille Lewis vécut jusqu’à ce que la révolution mexicaine ne les force à se relocaliser, d’abord en Illinois, puis au Brésil et enfin (en 1913) au Wisconsin. L’ainé des Lewis servit dans l’Armée durant la première guerre mondiale et fut pendant un moment assigné aux tâches domestiques en Californie, pour finalement s’y établir définitivement avec sa famille après la guerre. Après le baccalauréat, son fils commença à suivre une carrière d’acteur, en travaillant dans des compagnies théâtrales de la Côte Ouest avant de se rendre à Hollywood en 1923. Le jeune George travailla comme acteur de second rôle et comme cascadeur durant ses deux premières années dans l’industrie du film mais il devint une star après avoir interprété un rôle principal (un boxeur juif-américain en conflit avec ses parents immigrants à l’esprit traditionnel) dans le prestigieux drame de Universal Pictures, His People (1925). Suite au succès du film, Universal prit George J. Lewis sous contract, le castant dans des rôles majeurs dans un autre drame, Devil’s Island et la comédie The Old Soak–puis, en 1926, lui donnant son premier rôle en haautde l’affiche dans un court métrage intitulé The Collegians; ce titre fut le premier d’une longue série de 40 courts métrages, dans lesquels George J. Lewis incarna l’athlète scolaire Ed Benson. Les courts métrages des “Collegians” devaient tenir Lewis occupé durant la seconde moitié des années 1920, bien qu’il trouva du temps pour interpréter quelques rôles de plus dans des longs métrages de Universal comme 13 Washington Square ou Give and Take.
Son contrat avec Universal expira en 1929 au moment où le muet tirait sa révérence et que le studio décida de ne pas le renouveler–probablement parce que l’accent légèrement hispanisant de Lewis, pratiquement imperceptible mais qui conférait à sa délivrance des dialogues dans les films sonores un son précis et aigu, ne correspondait pas complètement avec l’image de collégien américain qu’il s’était forgée durant l’époque du muet. En 1930, il signa un contrat avec Fox Film Corporation et commença à endosser des rôles de vedettes dans une palanquée de versions espagnoles des longs métrages à gros budgets de la Fox (The Big Trail, Last of the Duanes) destinées au marché latino-américain. Les techniques de doublage s’améliorant, le filon se tarit au bout de quelques années et Lewis quitta la Fox en 1932 pour devenir acteur indépendant. Il fut la vedette de quelques films mexicains, interpréta des rôles de soutien dans des films américains de série B et (en 1933), fit sa première apparition dans une serial pour Mascot Pictures, The Whispering Shadow. Son rôle dans cette serial, fut minime, bien que pivotal; en Bud Foster, le frère du propriétaire d’une petite compagnie de transports, il était tué par des pirates de la route dans le premier épisode–ce qui avait pour conséquence d’envoyer son frère (Malcolm McGregor) à la poursuite du criminel cerveau responsable, dans les épisodes suivants.
Lewis poursuivit immédiatement avec un rôle principal dans la serial de Mascot,The Wolf Dog (également en 1933). En jeune officier de marine appelé Bob Whitlock, il aidait le jeune propriétaire d’une compagnie maritime (Frankie Darro) à combattre les méchants essayant de s’en emparer–tout en essayant d’empêcher les mêmes méchants à prendre le contrôle de sa propre invention, une précieuse machine militaire à rayons ; Lewis et Darro étaient assistés par Rin Tin Tin Jr.. En officier, inventeur et héros, Lewis avait, de manière appropriée, un comportement plus sérieux et responsable dans Wolf Dog que dans Whispering Shadow, hurlant séchement ses ordres et courant après les méchants avec une grave détermination. Cependant, il était encore plein d’entrain quand il n’était pas engagé dans des affaires sérieuses–décrivant son invention avec une fierté non dissimulée et interagissant très affablement avec ses costars humaine et canine.
George J. Lewis apparut dans plusieurs autres films de série B, des productions mexicaines, hollywoodiennes en langue espagnole et dans quelques films de série A, avant de tourner sa troisième et dernière serial pour Mascot, The Fighting Marines (1935). Il y incarnait un sergent de la Marine Bill Schiller, le frère de l’héroine (Anne Rutherford) et l’inventeur d’un précieux nouveau “gyrocompas.” Capturé par un criminel appelé le Requin Tigre, qui était déterminé à contrôler la nouvelle invention, Schiller était secouru de sa cachette de l’île du Requin par ses héroiques camarades de la Marine, Lawrence et McGowan (Grant Withers et Adrian Morris)–mais était blessé dans l’opération et assassiné dans l’hôpital, lors du quatrième épisode, par un homme de main du Requin Tigre. Bien que le personnage de Lewis dans The Fighting Marines était important pour l’intrigue, il passait la plupart de son temps en coulisses ou blessé avant d’être tué; Lewis tira le meilleur parti de son peu de temps à l’écran, particulièrement lors de ses ardents défis contre les méchants (“Si vous, les gars, vous croyez que vous pouvez bousculer les Marines sans en subir les conséquences, vous êtes fous”).
En 1936, Lewis réalisa que carrière était dans un cul-de-sac; les producteurs avaient encore tendance à penser à lui comme à un jeune homme bien mis, mais ne lui donnaient plus de premiers rôles–le reléguant la plupart du temps dans des rôles insignifiants ou des seconds rôles sans consistance. De ce fait il décida de quitter Hollywood pendant un moment et prit le chemin de la Côte Est, où il commença à apparaître sur les planches à Broadway et dans des émissions radiodiffusées; il continua de travailler principalement sur la Côte Est de 1936 à 1940, ne retournant qu’occasionnellement à Hollywood. Durant cette période, Lewis travailla assidûment pour diversifier son offre dramatique, recherchant des rôles, selon ses propres mots, de “gangsters, méchants et de personnages réellement de mauvaise aloi.” Avec son retour à Hollywood à la fin de 1940, il prouva qu’il était réellement devenu un acteur versatile, et se vit rapidement offrir des rôles de méchants et des rôles de caractère dans des films de série B, des serials et occasionnellement des films de série A, particulièrement pour RKO et Republic; ces rôles s’étoffèrent petit à petit au fur et à mesure que les années 1940 avançaient.
Un de ses tout premiers rôles de méchants survint dans la serial Gang Busters (Universal, 1942); en vicieux gangster appelé Mason, il figura de manière proéminente dans les trois premiers épisodes de la serial, participant à plusieurs hold-up et meurtres avant d’être identifié par la police. A ce point de l’intrigue, il prenait alors l’héroine en otage et essayait d’échapper à une descente de police pour finalement mourir dans un accident de voiture. Lewis dut produire quelques ricanements mémorablement assurés et grognements furieux avant que le personnage ne rencontre la mort–particulièrement durant sa fuite fatale du troisième épisode.
Spy Smasher (1942), la première des nombreuses serials que Lewis tournera pour Republic, lui donna le rôle d’un agent nazi qui se faisait passer pour un cadre d’une usine de munitions, qui progressivement attirait l’attention d’un agent des services secrets américains sur un entrepôt qui se révélait être un nid d’espions. Il passait plus de temps à l’écran dans la serial suivante de Republic, Perils of Nyoka (également en 1942), mais à l’arrière-plan; il y incarnait Batan, le lieutenant du méchant chef de tribu arabe Cassib (Charles Middleton)–qui devenait à son tour le lieutenant de la méchante reine du désert Vultura (Lorna Gray). Comme homme de main d’un homme de main, Lewis n’avait à peine que quelques lignes de dialogue, bien qu’il participait aux poursuites, aux bagarres et aux sessions de torture dans un style proprement sombre et sinistre.
Lewis décrocha son premier rôle majeur de méchant dans une serial dans G-Men vs. the Black Dragon (Republic, 1943); en tant que Lugo, un des deux principaux hommes de mains de l’agent japonais Haruchi (Nino Pipitone), il faisait équipe avec Ranga (Noel Cravat) pour conduire une série d’attaques sur les défenses de guerre américaines, combattant de manière répétitive le G-Man Rex Bennett (Rod Cameron). Lewis interpréta ce personnage avec un air intimidant de colère froide ; alors qu’il avait toujours le sang-froid quand il commettait un meurtre ou un sabotage, il montrait aussi une rage vicieuse et à peine dissimulée à chaque fois que Lugo était battu ou contrecarré par Bennett. Cette savante composition de calme sérieux et de colère sauvage devait caractériser la plupart des rôles qu’il endossera ensuite dans d’autres serials.
Lewis incarna de nouveau l’un des membres d’un duo d’hommes de main–un hors-la-loi appelé Turner–dans Daredevils of the West (Republic, 1943), étant cette fois associé à William Haade pour faire des ravages sur une ligne de diligences en difficultés ; il était un peu moins proéminent dans cette serial que dans Black Dragon, mais prit une part active dans la plupart des scènes démoniaques de la serial–et incarna son personnage avec le même air furieusement glacial que dans sa précédente production. Plus tard en 1943, il s’aventura chez Columbia Pictures pour appaître dans un épisode de Batman; là, il était Burke, un membre d’une importante bande d’hommes de main mais n’apparaissait comparativement que dans peu de scènes individuelles malveillantes–bien qu’il sut donner à son personnage un air méchant et distinctivement dur.
Lewis fut de retour chez Republic pour Secret Service in Darkest Africa (1943); cette séquelle de G-Men vs. the Black Dragon le faisait apparaître pour un petit rôle dans un seul épisode en méchant homme de main arabe appelé Kaba, qui était tué après une bagarre à coups de poings avec Rod Cameron, alias Rex Bennett. Il fut originellement casté pour interpréter le principal méchant de la serial de Republic, The Masked Marvel (également en 1943), mais des problèmes de calendrier le forcèrent à accepter un rôle plus réduit, à savoir celui d’un avocat véreux appelé Phillip Morton, qui était tué durant une spectaculaire scène de combat qui suivit son apparition sur l’écran.
Captain America (Republic, 1943) casta Lewis en Bart Matson, l’homme de main d’un criminel fou connu comme le Scarab (incarné d’une manière distinguée par Lionel Atwill); cette fois, Lewis était le seul méchant récurrent de l’intrigue et ainsi reçut plus de temps à l’écran que dans G-Men vs. the Black Dragon ou Daredevils of the West. Une nouvelle fois, il donna à son personnage un air vicieusement glacial, lançant des regards assassins et réagissant sévérement contre le héros (Dick Purcell), l’héroine (Lorna Gray) et les divers scientifiques que son patron lui demandait d’éliminer. Sa gravité contrastait heureusement avec la suavité d’Atwill, et il fut capable d’affirmer sa méchanceté contre les tous les autres clichés du méchant auparavant distillés.
Lewis fut de nouveau le seul méchant de l’intrigue dans The Tiger Woman (Republic, 1944); en voyou de la jungle appelé Morgan, il s’occupe de tout le sale boulot pour les pétroliers LeRoy Mason et Crane Whitley, el les aidant dans leurs tentatives de détruire une compagnie pétrolière rivale représentée par Allan Lane et la reine blanche de la jungle, Linda Stirling. Lewis incarna son personnage avec un vice glacial, maintenant familier de l’acteur, et ajouta aussi une touche d’arrogance au rôle. Tout au long de la serial, il traita Mason et Whitley plus comme des égaux que des patrons, argumentant séchement avec eux et critiquant leurs plans avec un ricanement dédaigneux.
Lewis fit une infidélité aux serials de Republic pour apparaître dans The Desert Hawk (Columbia, 1944) et Raiders of Ghost City (Universal, 1944). Dans la première serial, il avait un rôle à contre-courant, à savoir celui du vaillant capitaine d’un garde du corps d’un Emir alors que dans la serial suivante, il endossait un rôle inactif mais assez proéminent, à savoir celui d’un espion prussien du 19ème siècle appelé Friedrich Lentz, le chiffreur des grands espions Lionel Atwill et Virginia Christine; sa fonction principale était ici de laconiquement débiter les messages déchiffrés et assister Atwill et Christine en rappelant aux spectateurs les objectifs des méchants (qui étaient d’acheter l’Alaska avec l’or volé dans les mines américaines).
Haunted Harbor (Republic, 1944), figurait Lewis en Dranga, un commerçant des mers du sud qui feignait d’être l’ami du héros, capitaine au long cours, Kane Richmond–mais qui secrètement tenait informé le trafiquant d’or Roy Barcroft des moindres mouvements de Richmond. Bien que son personnage fut démasqué par les proches de Richmond et tué par ceux de Barcroft au milieu de la serial. Lewis produisit de nombreuses bonnes scènes avant sa mort. Il traita son subtil et rusé personnage aussi habilement que la plupart des méchants qu’il avait incarné dans ses serials précédentes de Republic, balançant continuellement entre une feinte affabilité, une prévenance maligne et une irritation refoulée quand il prenait part aux séances stratégiques des bonnes âmes.
Black Arrow (Columbia, 1944) casta Lewis en guerrier indien hostile appelé Snake-that-Walks, qui s’emparait du leadership de la tribu au détriment de Black Arrow (Robert Scott) après que ce dernier ait refusé de déclarer la guerre contre les colons blancs. Par la suite il tourmentait Black Arrow et son allié, l’agent indien Tom Whitney (Charles Middleton) à intervalles réguliers, en s’alliant parfois au moelleux profiteur Jake Jackson (Kenneth MacDonald). Lewis passait la plupart de son temps à la périphérie de l’ action de Black Arrow, mais apportait un mélange approprié de stoicisme et de férocité à son rôle; il quitta la serial au 13ème épisode, après avoir perdu un duel au couteau avec Black Arrow et avoir été tué par un des membres de la tribu alors qu’il essayait de poignarder traitreusement le héros dans le dos.
Zorro’s Black Whip (Republic, 1944) ramena temporairement George L. Lewis avec l’héroisme des serials; en homme de loi infiltré appelé Vic Gordon, il surveilla les agissements d’une bande de hors-la-loi bien organisée avec l’aide d’un vengeur masqué connu sous le nom de Black Whip–en fait l’éditrice de journaux Barbara Meredith (Linda Stirling). Lewis fut en haut de l’affiche pour Black Whip, mais n’eut pas autant de temps à l’écran que sa costar féminine ; cependant, il dut encore accomplir de nombreux actes de bravoure–et les accomplir à la perfection. Bien que plus sobre et moins gai dans ses manières que dans The Wolf Dog, onze ans plus tôt, il balança de nouveau entre une autorité grave et une franche cordialité–se confrontant aux méchants avec une imposante sévérité mais versant dans la bonne humeur quand il conférait avec l’héroine.
Après être apparu dans 15 serials de 1942 à 1944, Lewis réduisit considérablement ses activités dans le genre durant le reste des années 1940, pour se concentrer à la place aux longs métrages, principalement pour des rôles de méchants, d’officiels mexicains, ou d’Indiens dans des westerns de série B de Monogram, Republic et Columbia. Il ne devait plus apparaître que dans six serials supplémentaires durant les cinq ans qui suivirent. La première d’entre elles fut Federal Operator 99, dans laquelle il apparut en maître sophistiqué du crime appelé Jim Belmont–qui jouait les oeuvres de Beethoven au piano alors qu’il planifiait et exécutait des cambriolages complexes, ou tentait de se débarrasser du tenace G-man Jerry Blake (Marten Lamont). Lewis, qui devait plus tard affirmer que son rôle de Belmont était son favori de toutes les serials dans lesquelles il tourna, fit un boulot terrifique en gentil esprit supérieur; il expliqua ses plans à ses associés avec une condescendance suffisante, donna une tournure sarcastique aux dialogues cyniques de Belmont (“C’est ce que j’aurais appelé justice poétique–si je croyais à la justice”), rencontra des déboires avec un calme imperturbable et perpétra des actes de villénie avec une émotion détachée tout aussi effrayante et féroce que celle qui marquèrent toutes ses interprétations d’hommes de main.
The Phantom Rider (Republic, 1945) lui procura un rôle d’assistant actif du héros, à savoir celui de Blue Feather, le fils d’un chef indien ayant reçu une éducation collégienne. Les efforts de son personnage pour mettre sur pied une police indienne (dans le but d’éliminer un gang de hors-la-loi utilisant la réserve comme cachette) conduisait l’action de la serial tout au long des douze chapitres–avec le chef secret des hors-la-loi (LeRoy Mason) faisant de son mieux pour contrecarrer le projet de création de la police et le docteur local Jim Sterling (Robert Kent) faisant de son mieux pour l’encourager (en prenant pour l’occasion l’apparence d’un esprit Indien légendaire). Le talent de Lewis pour être à la fois sérieux et de bonne composition, seyait à merveille à son rôle du Rider ; il fit de Blue Feather un personnage proprement concerné et indigné de la situation des Indiens et parvint à ne pas montrer trop de cordialité pour conserver au personnage un ton moralisateur et désapprobateur.
Lewis ne fit pas une autre serial avant 1948 quand il endossa le costume de son dernier méchant héros dans Adventures of Frank and Jesse James (Republic, 1948); il incarna un hors-la-loi pragmatique appelé Rafe Henley, qui aidait un ingénieur des mines véreux (John Crawford) dans ses efforts de prendre le contrôle d’une mine d’or rentable. Ici la performance de Lewis était un peu plus décontractée et moins intensément aggressive que ses personnifications d’homme de main des serials précédentes pour Republic –mais fut juste aussi froide et sarcastiquement méchante que celles-ci.
Ghost of Zorro (Republic, 1949) casta Lewis en faire-valoir du même acteur principal (Clayton Moore) à qui il était opposé dans Adventures of Frank and Jesse James. Lewis alias Moccasin, le fidèle Indien serviteur de la famille Vega, aidait Moore, alias Ken Mason–le dernier rejeton de cette famille–à combattre le banditisme déguisé en Zorro comme originellement créé par Don Diego Vega (le grand-père du personnage incarné par Moore). Lewis maintint un bon équilibre entre la dureté et le zèle joyeux tout au long de Ghost of Zorro, et fit un excellent travail en racontant gravement l’histoire de la famille Vega dans le premier épisode.
Radar Patrol vs. Spy King (Republic, 1949), fut la dernière serial de Lewis pour Republic; il y était casté dans la peau d’un policier mexicain appelé Manuel Agura–qui apportait son aide à l’agent des services secrets américains, Chris Calvert (Kirk Alyn) pour combattre les espions le long de la frontière sud-ouest des Etats-Unis. Lewis assuma son rôle de non-violent le plus uniformément sérieux de toutes ses performances dans des serials, en conférant à son personnage un brusque et réaliste comportement digne d’un officier chargé de faire appliquer la loi. La manière bourrue et dégoûtée avec laquelle il réagissait aux activités des hors-la-loi, était par moments tout à fait amusante. Cependant, il n’a malheureusement que peu de temps à l’écran dans Spy King, malgré le fait de figurer en haut de l’affiche. Son personnage accompagnait Kirk Alyn durant quelques affrontements avec les espions, mais passait la plupart de son temps à attendre à la station radar le départ de Alyn et Jean Dean pour des missions d’investigations.
Dans la dernière serial de Lewis pour Columbia, Cody of the Pony Express (1950), il incarna pour la seconde et dernière fois de sa carrière dans les serials, un cerveau diabolique en la personne de l’avocat appelé Mort Black, qui était commissionné pour prendre le contrôle du Pony Express au nom d’un syndicat monopoliste de la Côte Est, mais qui se heurtait constamment au jeune coursier du Pony Express, Bill Cody (Dickie Moore) et à l’officier de cavalerie Jim Archer (Jock Mahoney). Black se présentait comme un respectable pilier de la communauté tout au long de la plupart de Cody of the Pony Express, procurant à Lewis de nombreuses opportunités pour hypocritement feindre de porter attention aux déprédations de ses propres hommes de main ou pour proclamer dignement sa dévotion à l’ordre et à la loi. Il revenait d’une façon divertissante sur ses manières les plus caractéristiquement vilaines quand il était à huis clos avec ses hommes de main ou quand il traitait avec de pompeux et impatients émissaires–réprimandant séchement et rageusement les premiers et cachant à peine son ennui dédaigneux avec les seconds.
Lewis continua de bosser dans le western de série B durant les années 1950, et interpréta aussi de nombreux braves gars et mauvais garçons dans nombre de séries télévisées telles The Range Rider, The Gene Autry Show etThe Lone Ranger. A partir de 1950, il accrut aussi son nombre d’apparitions dans des films de série A, et ce grâce à son amitié avec Alan Ladd; la star trouva des rôles sur mesure pour Lewis dans nombre de ses films, dont Le dénonciateur, Desert Legion et Colère noire. Cependant, Lewis décrocha son rôle le plus mémorable à la télévision et non au cinéma; en 1957 il fut casté en Don Alejandro Vega, le bouillant, fier mais noble père de Don Diego Vega (Guy Williams) dans l’excellente série télévisée de Walt Disney, Zorro ; la série dura deux saisons et rendit Lewis juste aussi familier à la première génération télévisuelle qu’aux générations cinématographiques précédentes. Une fois Zorro terminé en 1959, il continua à apparaître dans des longs métrages et à la télévision durant la première moitié des années 1960 et se retira après un caméo en délégué espagnol aux Nations Unies dans le film de 1966, Batman.
George J. Lewis était devenu, dès 1940, un agent immobilier déclaré à Los Angeles et en avait fait une fructueuse seconde occupation durant ses années d’acteur; il continua à travailler comme agent immobilier pendant plusieurs années après la fin de sa carrière dramatique, mais au début des années 1970, se retrouva assez prospère pour fermer son agence. Il bénéficia d’une longue et heureuse retraite, s’adonnant avec passion au golf et en participant à des conventions sur le western de série B et les serials; il décéda en son domicile de Rancho Santa Fe, un faubourg de San Diego, quelques jours avant son 91ème anniversaire, le 8 décembre 1995, des suites d’une crise cardiaque.
Dans une interview donnée en 1972 au magazine Those Enduring Matinee Idols, George J. Lewis commenta que “la difficulté dans les serials résidait dans les dialogues. Ils étaient destinés à un jeune public et il était nécessaire de les rendre crédibles. Comme le stress existait principalement dans l’action, d’essayer de sonner vrai avec un dialogue qui pouvait être quelque peu guindé et trop explicite pour un jeune esprit, était un vrai challenge.” Une déclaration exacte, mais Lewis négligea modestement d’ajouter qu’il avait toujours fait un super boulot pour rèussir ce challenge dans ses divers rôles; qu’il fasse des menaces, donne des ordres ou prononce de joyeux encouragements, il était toujours incroyablement crédible–et toujours un plaisir à voir travailler.
La contribution de George J. Lewis au western fut la suivante:
El ultimo de los Vargas de David Howard (1930), José Vargas
La gran jornada de David Howard (1931), Raul Coleman
South of the Rio Grande de Lambert Hillyer (1932), le caporal Ramon Ruiz
The Pecos Dandy de Victor Adamson (1934),
Under the Pampas Moon de James Tinling (1935), l’aviateur
Ride, Ranger, Ride de Joseph Kane (1936), le lieutenant Bob Cameron
Man of Conquest de George Nichols Jr (1939), un homme au meeting du Tennessee
Kansas Cyclone de George Sherman (1941), un second rôle indéterminé
Death Valley Outlaws de George Sherman (1941), un employé de banque
Outlaws of the Desert de Howard Bretherton (1941), Yussuf
Riders of the Badlands de Howard Bretherton (1941), Kirk
Road Agent de Charles Lamont (1941), Lace
Sin Town de Ray Enright (1942), un pétrolier
Outlaws of Pine Ridge de William Witney (1942), Ross
The Blocked Trail de Elmer Clifton (1943), Freddy
Daredevils of the West de John English (1943), Turner
Black Hills Express de John English (1943), Vic Fowler
The Texas Kid de Lambert Hillyer (1943), le cocher assassiné
The Laramie Trail de John English (1944), John Emerson
Les pillards de la ville fantôme de Lewis D. Collins (1944), Fred
Black Arrow de Lew Landers (1944), Snake-That-Walks
Zorro’s Black Whip de Spencer Gordon Bennet (1944), Vic Gordon
Caravane d’amour de Frank Ryan (1944), l’officier de cavalerie
South of the Rio Grande de Lambert Hillyer (1945), Torreon
Wagon Wheels Westward de R.G. Springsteen (1945), Lunsford
The Phantom Rider de Spencer Gordon Bennet (1946), Blue Feather
Le gai cavalier de William Nigh (1946), un invité au mariage
Rainbow Over Texas de Frank McDonald (1946), Jim Pollard
South of Monterey de William Nigh (1946), Carlos Mandreno
Under Nevada Skies de Frank McDonald (1946), le Chef Flying Eagle
La belle et le bandit de William Nigh (1946), le capitan
Twilight on the Rio Grande de Frank McDonald (1947), le capitaine Gonzales
Les pirates de Monterey de Alfred L. Werker (1947), un pirate
Oklahoma Blues de Lambert Hillyer (1948), Slip Drago
Silver Trails de Christy Cabanne (1948), José Esteban
Le sang de la terre de George Marshall (1948), un soldat confédéré
The Sheriff of Medicine Bow de Lambert Hillyer (1948), Buckeye
Adventures of Frank and Jesse James de Fred C. Brannon (1948), Rafe Henley
Renegades of Sonora de R.G. Springsteen (1948), le Chef Eagle Claw
Crashing Thru de Ray Taylor (1949), Jarvis
The Big Sombrero de Frank McDonald (1949), un agent frontalier
Le fantôme de Zorro de Fred C. Brannon (1949), Moccasin
Bandits of ElDorado de Ray Nazarro (1949), le colonel José Vargas
The Dalton Gang de Ford Beebe (1949), le Chef Irahu
Hostile Country de Thomas Carr (1950), Jim Knowlton
Cody of the Pony Express de Spencer Gordon Bennet (1950), Mortimer Black
Marshal of Heldorado de Thomas Carr (1950), Nate Tulliver
Crooked River de Thomas Carr (1950), Deke Gentry
Colorado Ranger de Thomas Carr (1950), Tony
West of the Brazos de Thomas Carr (1950), Manuel
Fast on the Draw de Thomas Carr (1950), Pedro
Marqué au fer de Rudolph Maté (1950), Andy
King of the Bullwhip de Ron Ormond (1950), Rio
Short Grass de Lesley Selander (1950), Diego
Al Jennings of Oklahoma de Ray Nazarro (1951), Sammy Page
Saddle Legion de Lesley Selander (1951), le capitaine de la police mexicaine
South of Caliente de William Witney (1951), l’homme de main bohémien
The Kid of Amarillo de Ray Nazarro (1951), Don José Figaroa
Montagne Rouge de William Dieterle (1951), un homme de Quantrell
Viva Zapata! de Elia Kazan (1952), Rurale
Adventures of Wild Bill Hickok, trois épisodes :
- Black Pablo dans “Homer Atchison” (1951)
- Ramon dans “Border City” (1951)
- Rôle indéterminé dans “Vigilante Story” (1952)
Wagon Team de George Archainbaud (1952), Carlos de la Torre
L’heure de la vengeance de Lesley Selander (1952), Vicente
La maîtresse de fer de Gordon Douglas (1952), le colonel Wells
The Roy Rogers Show, trois épisodes :
- Gus dans “Unwilling Outlaw” (1952)
- Buck dans “Ghost Gulch” (1952)
- Charlie Pace dans “Go for Your Gun” (1952)
The Legend of the Lone Ranger de George B. Seitz Jr. (1952), Collins
The Range Rider, sept épisodes :
- Le patron du café dans “Gold Fever (1952)
- Frank Taylor dans “Law of the Frontier” (1952)
- Le Chef Red Sleeve dans “Let’ er Buck” (1952)
- Ben Colton dans “Romeo Goes West” (1952)
- Don Manuel dans “Silver Blade” (1952)
- Kid Laredo dans “Outlaw Pistols” (1953)
- “Two-Fisted Justice” (1953)
L’homme des vallées perdues de George Stevens (1953), un homme de Ryker
Cow Country de Lesley Selander (1953), Sanchez
La nuit sauvage de Alfred L. Werker (1953), le colonel Jorge Gomez
Les rebelles de George Sherman (1954), Sanchez
La brigade héroïque de Raoul Walsh (1954), Lawson
L’aigle solitaire de Delmer Daves (1954), le capitaine Alonzo Clark
The Lone Ranger Rides Again de George B. Seitz Jr (1955), Collins
The Gene Autry Show, onze épisodes :
- Rod Benton dans “Head for Texas” (1950)
- Sid Damon dans “The Silver Arrow” (1950)
- Ben Foster dans “The Star Toter” (1950)
- Willy Chipote dans “Gun Powder Range” (1950)
- Jeff Forbes dans “The Fight at Peaceful Mesa” (1950)
- Le capitaine Morales dans “Ghost Town Raiders “ (1951)
- “Silver Dollars” (1951)
- Neal Pierson dans “Galloping Hoofs” (1951)
- Le leader du gang dans “Melody Mesa” (1952)
- Le capitaine Randy Jones dans “Stage to San Dimas” (1955)
- Le capitaine Fernando dans “Guns Below the Border” (1955)
The Adventures of Champion, deux épisodes :
- Bert Hollis dans “Salted Ground” (1955)
- Faro dans “Canyon of Wanted Men” (1955)
Sergeant Preston of the Yukon, un épisode, Butte Houser dans “Crime at Wounded Moose” (1956)
Attaque à l’aube de Byron Haskin (1956), le médecin militaire mexicain
Santiago de Gordon Douglas (1956), Pablo
Buffalo Bill Jr, quatre épisodes :
- Jack Deuce dans “The Death of Johnny Ringo” (1955)
- Blackjack Johnson dans “A Bronc Called Gunboat” (1955)
- Mace Dillon dans “A Diamond for Grandpa” (1956)
- Monte Lassiter dans “Kansas City Lady” (1956)
Les aventuriers du Far West, cinq épisodes :
- Le propriétaire du Bell Foundry dans “The Bell of San Gabriel” (1953)
- Antonio dans “The Saint’s Portrait” (1954)
- Un Indien dans “Sequoia” (1954)
- “The Valencia Cake” (1955)
- Le général Vallejo dans “The Bear Flag” (1956)
The Lone Ranger, cinq épisodes :
- Collins dans “Enter the Lone Ranger” (1949)
- Collins dans “The Lone Ranger Fights Again” (1949)
- Sam Hovey dans “Pay Dirt” (1950)
- McCarty dans “Trouble at Black Rock” (1951)
- Jose dans “The Return of Don Pedro O’Sullivan” (1956)
Annie Oakley, quatre épisodes :
- Morgan dans “The Dude Stagecoach” (1954)
- Frenchy dans “Annie and the Lily Maid” (1954)
- Le Chef Angry Owl dans “Annie Rides the Navajo Trail” (1956)
- Hopi Bill dans “Amateur Outlaw” (1956)
Les loups dans la vallée de Gordon Douglas (1957), Dawson
Rintintin, trois épisodes :
- Starving Wolf dans “Blood Brothers “ (1954)
- Marango dans “Circle of Fire “ (1956)
- Slow Knife dans “Indian Blood” (1957)
La flèche brisée, un épisode, le Chef Kotoy dans “The Broken Wire “ (1957)
Colt.45, un épisode, le shérif dans “Small Man” (1957)
Violence dans la vallée de Thomas Carr (1957), Chavez
The Life and Legend of Wyatt Earp, trois épisodes :
- Le contremaître de Cullen dans “Trail’s End for a Cowboy” (1955)
- Le sergent Patrick McCafferty dans “Old Jake” (1957)
- Dave Williams dans “Shadow of a Man” (1957)
Cheyenne, deux épisodes :
- Carlos dans “The Spanish Grant” (1957)
- Sleeping Bear dans “The Long Search” (1958)
Le salaire de la violence de Phil Karlson (1958), un vacher
Bonanza, un épisode, Jose Moreno dans “The Newcomers” (1959)
Tonnerre sur Timberland de Robert D. Webb (1960), Jud
The Deputy, un épisode, Don Renaldo del Cortio dans “The Border Between” (1960)
Zorro, Don Alejandro de la Vega dans 48 épisodes de la série (1957 à 1961)
Outlaws, un épisode, Lorca dans “The Little Colonel” (1961)
Les comancheros de Michael Curtiz (1961), le Chef Iron Skirt
Indian Paint de Norman Foster (1965), Nopawallo
The Loner, un épisode, Mr Robles dans “The Oath” (1965)
Laredo, un épisode, Don Julio Cardenas dans “The Treasure of San Diablo” (1966)
Daniel Boone, trois épisodes :
- Menewa dans “Tekawitha McLeod” (1964)
- Menewa dans “The Returning” (1965)
- Un chef indien dans “Fifty Rifles “ (1966)

DEMERVAL
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Re: George J. LEWIS (1903-1995)

Messagepar DEMERVAL » 16 mars 2017 22:31

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major dundee
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Re: George J. LEWIS (1903-1995)

Messagepar major dundee » 16 mars 2017 23:11

Je l'avais jamais remarqué...en effet, vu la liste de ses films, là je le reconnais.



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