Fernando SANCHO (1916-1990)

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DEMERVAL
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Fernando SANCHO (1916-1990)

Messagepar DEMERVAL » 12 mars 2017 12:11

Bien qu’il ne fut jamais en haut de l’affiche, Fernando Sancho, né le 7 janvier 1916 à Zaragoza, est sans aucun doute l’acteur espagnol le mieux identifié avec le western spaghetti. En une période d’une dizaine d’années, il apparut dans plus de 50 d’entre eux. Il fut si actif durant ces années de gloire du genre que d‘aucuns pouvaient difficilement penser qu’il avait une vie en dehors de ses films. .
Il débuta sa carrière d’acteur avec un petit rôle dans Orosia (1944) et connut une éphémère carrière dans le doublage vocal. Dans les années 1950 – comme de nombreux acteurs européens – il fit de courtes apparitions dans des productions hollywoodiennes à large échelle, pournées en Europe, tels que Les 55 jours de Pékin, Le roi des rois et Lawrence d’Arabie, dans lequel on peut le voir en sergent turc qui arrête Lawrence d’Arabie à Deraa. Il apparut aussi dans quelques adaptations de Karl May, telles Der Sklavenkarawane (1958) et Der löwe von Babylon (1959). Avant que l’industrie cinématographique italienne ne le découvre pour incarner idéalement les méchants Mexicains, il apparut dans plusieurs westerns « paella » (espagnols), généralement réalisés par J.L.R. Marchent, comme La Venganza del Zorro (1962) et El Sabor de la venganza (1963). Il devint un acteur familier des producteurs italiens et des spectateurs des films de Ringo. En résultat, il fut plus souvent portraitisé que l’acteur principal Anthony Steffen sur la plupart des affiches de Seven dollars on the Red (1966). Avec sa corpulence solide et son style dramatique flamboyant, il incarna le modèle du méchant Mexicain à la mode italienne: obèse, bruyant et toujours souriant (souvent sans aucune raison). Son style de vie était prétendûment tout aussi flamboyant, mais il était un professionnel de premier rang et devint rapidement connu comme un acteur avec qui il était facile de travailler, aussi il eut, dés lors, la chance de pouvoir bosser avec les réalisateurs iconiques du genre. Il travailla pour Corbucci dans Minnesota Clay, pour Sollima dans The Big Gundown, pour Michele Lupo dans Arizona Colt et pour Tonino Valerii dans Taste of killing. Occasionellement il fut casté comme faire-valoir comique du héros, comme dans Django shoots first. Dans Wanted Johnny Texas il peut même être aperçu avec des cheveux roux! Bien qu’il n’apparait que tardivement dans le film, d’aucuns estiment que son rôle du père de Claudio Camaso dans 10.000 Dollars for a massacre fut sa meilleure performance.
Dans les années 1970, alors que le western européen était sur le déclin, il se tourna de plus en plus vers le film d’horreur espagnol. L’un de ses rôles horrifiques les plus mémorables fut celui du maire d’une petite ville dans El Ataque de los muertos sin ojos d’Armado de Ossorio (1973). Il fit sa dernière apparition dans un film d’horreur en 1989, un an avant sa mort, dans La Luna Negra, au côté de Mario Adorf. Il était déjà malade au moment du tournage et aurait pu subir une attaque cardiaque, une fois le film terminé, mais à l’hôpital on décela une tumeur maligne. Il décéda, à Madrid, des suites de l’opération le 31 juillet 1990.
Fernando Sancho adorait son travail et était un proche ami de plusieurs de ses collègues. La fille de Giuliano Gemma a déclaré à plusieurs reprises combien elle aimait- cet oncle espagnol si marrant, qui lui apportait toujours des bonbons. Cependant, il n’aimait pas la publicité et fut toujours réticent à étaler sa vie privée. Comme il parlait le grec (et de ce fait joua dans quelques productions grecques), l’on pensa que ce mère était d’origine grecque.
Sa contribution au western fut la suivante :
La venganza del Zorro de Joaquin Luis Romero Marchent (1962), le sergent
La griffe du coyote de Mario Caiano (1963), le frère de Lugones
Tres hombres buenos de Joaquin Luis Romero Marchent (1963), Diego Abriles
Les trois implacables de Joaquin Luis Romero Marchent (1964), Pedro Ramirez
Due mafiosi nel del Far West de Giorgio Simonelli (1964), Rio
L’ange noir du Mississipi de Ramon Torrado (1964), Garcia
Sept du Texas de Joaqui Luis Romero Marchent (1964), Scometti
L’homme du Minnesota de Sergio Corbucci (1964), le général Domingo Ortiz
Duel à Rio Bravo de Tulio Demicheli (1964), Pancho Bogan
Un pistolet pour Ringo de Duccio Tessari (1965), Sancho
Los cuatreros de Ramon Torrado (1965), Pancho
Pistoleros de Arizona de Alfonso Balcazar (1965), Carrancho
I due sergenti di generale Custer de Giorgio Simonelli (1965), le sergent Fidhouse
L’homme qui venait de Canyon-City de Alfonso Balcazar (1965), Carrancho
100 000 dollari per Ringo de Alberto di Martino (1965), Chuck
L’uomo dalla pistola d’oro de Alfonso Balcazar (1965), Pablo Reyes
Le retour de Ringo de Duccio Tessari (1965), Esteban Fuentes
Wild Kurdistan de Franz Josef Gottlieb (1965), Padischah
Kingdom of the Silver Lion de Franz Josef Gottlieb (1965), Padischah
Sept écossais au Texas de Franco Giraldi (1966), Miguel
Gringo joue sur le rouge de Alberto Cardone (1966), El Cachal
Les sept colts du tonnerre de Romolo Guerrieri (1966), Sancho Rodrigo Rodriguez
Per il gusto di uccidere de Tonino Valerii (1966), Sanchez
Dynamite Jim de Alfonso Balcazar (1966), Pablo Reyes
Arizona Colt de Michele Lupo (1966), Torrez Gordo Watch
Django tire le premier de Alberto di Martino (1966), Gordon
Colorado de Sergio Sollima (1966), le capitaine Segura
Gringo jette ton fusil de Joaquin Luis Romero Marchent (1966), ????
Clint el Solitario de Alfonso Balcazar (1967), Ross
Le temps des vautours de Romolo Guerrieri (1967), Stardust Vasquez
Johnny Texas de Emimmo Salvi (1967), le colonel Steward
Haine pour haine de Domenico Paolella (1967), Coyote
Un homme, un colt de Tulio Demicheli (1967), Don Carlos
Killer Kid de Leopolodo Savona (1967), Vilar
Un fusil pour deux colts de Alberto Brescia (1967), El Bicho
Gringo joue et gagne de Umberto Lenzi (1968), Carranza
Sangue chiama sangue de Luigi Capuano (1968), ‘El Sancho’ Rodriguez
Le jour de la haine de Giovanni Fago (1968), Concalves
T’as le bonjour de Trinita de Ferdinando Baldi (1968), Pancho
Sartana de Gianfranco Parolini (1968), Jose Manuel Mendoza
Requiem para el gringo de Eugenio Martin (1968), Porfirio Carranza
L’ira di dio de Alberto Cardone (1968), Burd
Ciccio perdona…Io no ! de Marcello Ciorciolini (1968), El Diablo
Kidnapping ! Paga o uccidiamo tuo figlio de Alberto Cardone (1969), Bill Cochran
Ni Sabata, ni Trinita, moi c’est Sartana de Juan Bosch (1970), Ramon Sartana
Creuse ta tombe, Garringo, Sabata revient de Juan Bosch (1971), Leon Pompero
Gringo, les aigles creusent ta tombe de Juan Bosch (1972), Pancho Corrales
Hold-up à Sun Valley de José Antonio de la Loma (1972), Reyes
Judas…toma tus monedas de Alfonso Balcazar (1972), Carrancho
La caza del oro de Juan Bosch (1972), Fermin Rojas
Miss Dynamite de Sergio Grieco (1972), ?????
Fabuleux Trinita de Ignacio F. Iquino (1972), Coronel Jimenez
Storia di karaté, pugni e faglioli de Tonino Ricci (1973), Espartero
Le fils de Zorro de Gianfranco Galdanello (1973), Colonel Michel Leblanche
Les charognards meurent à l’aube de Manuel Esteba (1974), Sebastian
Dallas de Juan Bosch (1974), Agaudulce

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Bat Lash
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Re: Fernando SANCHO (1916-1990)

Messagepar Bat Lash » 12 mars 2017 13:34

Inoubliable dans les 2 Ringo de Duccio Tessari face à Giuliano Gemma
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L..
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Re: Fernando SANCHO (1916-1990)

Messagepar L.. » 12 mars 2017 14:22

Comme son illustre collègue Eduardo Fajardo, Sancho fut aussi très très proche du régime franquiste, ancien de la Légion (il a dû même combattre du côté des nationalistes), admirateur de Francisco Franco et Primo de Rivera. Il dirigea aussi d'une main de fer la corporation des acteurs, s'octroyant des rôles importants, même si demandé pour ses qualités propres et commerciales par les réalisateurs italiens.

http://www.fnff.es/Fernando_Sancho_acto ... 2219_c.htm

Des articles et interviews, je dois encore avoir quelques petites choses dans d'anciens Fotogramas, mais ce sera dans quelques années, (d'autres notules, très brèves, et des photos...)

Il y en a déjà ici:

http://monnomestpersonne1973.blogspot.f ... -1990.html

Toujours vivant, Eduardo Fajardo a pris sa retraite à Mojacar, près d 'Almeria et c'est bien évidemment avec un humour et sens de l'autodérision très pointu qu'il joue les rôles de généraux type faciste et autres apprentis dictateurs dans les films de Sergio Corbucci et de ses confrères...

Curieusement, beaucoup d'américains du Sud ont fui les régimes autoritaires du continent pour se réfugier en Espagne et y faire carrière, soit dans la radio, soit (et ) dans le cinéma (souvenirs personnels d'une épouse de l'un d'eux...) Le plus connu est Alberto De Mendoza ou le réalisateur Tulio Demicheli, qui avait fui le régime argentin de Peron (un article du Monde, assez ancien, racontait l'aventure de Demicheli, je n'ai plus la référence.)


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