Sammy McKIM (1924-2004)

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DEMERVAL
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Sammy McKIM (1924-2004)

Messagepar DEMERVAL » 26 oct. 2016 22:17

Enthousiaste mais équilibré, coriace sans avoir été endurci, Sammy McKim fut l’un des enfants-stars les moins involontaires des années 1930. McKim pouvait tout à fait susciter le pathétique quand cela était nécessaire, mais les jeunes gens qu’il incarna semblaient plutôt enclins à rechercher les hommes qui avaient tué leurs pères/oncle/grand-père plutôt que de rester là à pleurer au chevet des corps de leurs parents. L’attitude pionnière et autosuffisante de McKim en fit un candidat naturel pour endosser des rôles westerniens et il passa donc la plupart de sa carrière dans le genre pour Republic Pictures, tout en faisant ocasionnellement des incursions dans des serials de Republic et de Columbia).
Sammy McKim naquit à Vancouver, Columbie Britannique, le 20 décembre 1924. Son père tuberculeux recherchant un climat plus ensoleillé, déménagea avec sa famille à Los Angeles dans les années 1930. La conditon contagieuse de l’aîné des McKim l’empêcha de travailler ou de passer trop de temps avec sa famille et Sammy et ses frères et soeurs furent largement élevés par leur mère et son père gallois. Alors qu’il rendait visite àn quelqu’un de sa famille qui travaillait comme figurant au cinéma, Sammy fut remarqué par un directeur de casting qui reconnut dans ce jeune plein de taches de rousseur, un type fait pour le cinéma. La famille McKim manquant de revenus, Sammy, alors âgé de 10 ans, s’embarqua dans une carrière d’acteur en 1935, sous la tutelle consciencieuse de son grand-père. McKim interpréta des petits rôles dans plusieurs films de la RKO, Révolte à Dublin, de la MGM, San Francisco, de la Columbia The Cowboy Star– avant de signer un contrat avec Republic Pictures en 1936. Republic commença immédiatement à le façonner pour en faire un enfant-star en lui donnant des seconds rôles majeurs dans la comédie mettant en scène Olsen et Johnson, à savoir Country Gentlemen (1936) et le western avec les Three Mesquiteers, Hit the Saddle (1937). Ce dernier film devait donner le ton du reste de la carrière de Sammy McKim pour Republic; il devait apparaître dans tant de longs métrages avec les Mesquiteer au cours des années qui suivirent que quelques mordus de westerns de série B le surnommèrent “le quatrième Mesquiteer.”
Un autre des premiers rôles de Sammy McKim pour Republic fut celui, en 1937, de la serial Caravane de l’enfer. Ce western à large échelle et bien fait comprenait Ray “Crash” Corrigan (une des stars des longs métrages des Mesquiteers) en patron d’une caravane luttant contre les indiens et les hors-la-loi le long de la piste de Santa Fe. Plusieurs personnages historiques aidaient Corrigan dont un jeune fugueur appelé Kit Carson, qui était incarné par Sammy McKim. Le jeune Carson, comme il sied à une future légende du western, était dépeint moins comme un “garçon à la remorque” qu’ un jeune frontalier sincérement serviable, et la rusticité et le cran de McKim épousaient parfaitement le rôle.
1938 vit Sammy apparaître dans plus d’oeuvres des Three Mesquiteers, le long métrage de Gene Autry The Old Barn Dance et la serial The Lone Ranger. Un des meilleurs films de Republic, The Lone Ranger opposait le célèbre personnage à un commissaire financier corrompu qui essayait de taxer à mort les gens du Texas. McKim, dans le rôle d’un des ces texans en difficulté, apparut pour la première fois au 15ème chapitre du 11ème épisode de la serial. Son personnage (appelé Sammy) était le petit-fils d’un forgeron qui avait fourni au Lone Ranger ses balles spéciales en argent; quand son grand-père fut assassiné par les troupes du méchant, Sammy rejoignit la petite bande de rebelles du Lone Ranger. Bien qu’apparaissant tard dans l’histoire, Sammy–en représentant des gens que le Lone Ranger défendait, apporta quelque chose de positif à la serial; il fut aussi le représentant des spectateurs dans des scènes où il devinait l’identité du Lone Ranger–ce secret fut gardé par lui et les enfants de l’audience jusqu’au chapitre final.
Plus tard en 1938, Republic loua les services de McKim à Columbia Pictures pour la serial The Great Adventures of Wild Bill Hickok. A l’instar du film précédent de McKim, La caravane de l’enfer, The Great Adventures of Wild Bill Hickok fut un western généreusement produit et quasiment historique; la serial se concentrait sur l’acheminement d’un troupeau texan qui avaient à composer avec des profiteurs du Kansas et des hors-la-loi et qui était défendu par le marshal d’Abilene Bill Hickok (Bill Elliott). Sammy incarnait un jeune appelé Boots, qui organisa les enfants d’Abilene en une sorte de milice appelée les “Flaming Arrows;” ils recueillaient des informations pour Hickok et l’aidaient à échapper aux hors-la-loi tout au long de la série. La distribution de Hickok était si large que Sammy eut un temps de présence à l’écran limité, mais sa présence en tant que leader des Flaming Arrows’ aida à établir le groupe comme de vrais et fiables assistants du héros et non seulement comme des enfants jouant aux cowboys et aux Indiens.
McKim fut de nouveau prêté à Columbia en 1939, pour la serial Flying G-Men. Ce chapitre rapidement tourné comprenait Robert Paige, Richard Fiske et James Craig comme membres d’un trio d’agents gouvernementaux et as de l’aviation qui combattaient un réseau de saboteurs. Sammy incarnait Billy McKay, le fils de l’inventeur assassiné qui dirigeait un groupe appelé les Junior Air Defenders (une réminiscence des Flaming Arrows de Bill Hickock) dont le but était d’aider les héros. Sammy McKim donna de nouveau un air intelligent et fiable à son personnage potentiellement casse-pieds, qu’il reçoive impatiemment des informations des héros ou qu’il défie une bande de voyous.
Après être apparu dans environ une demi-douzaine de westerns de seréi B (le dernier étant Texas Terrors avec Don Barry), Sammy quitta Republic à la fin de 1940. Avant de franchir le pas, il fit une dernière apparition dans Dick Tracy’s G-Men (1939), y faisant une sorte d’apparition prolongée en guest star dans les chapitres 11 et 12 en garçon appelé Sammy Williams qui dirigeait une station service rurale avec son grand-père cloué au lit. La station service était attenante à une ville-fantôme de l’Ouest Américain qui était utilisée comme repère de l’espion international Irving Pichel et son équipe; quand Ralph Byrd (en Dick Tracy) arrivait dans la place à la recherche de Pichel, Sammy servait de guide au G-man dans la ville-fantôme et finissait par-dessus le marché par sauver la vie de Tracy. Bien que petit, le rôle convint à McKim comme un gant et fit un bon épilogue à sa carrière dans les serials.
Sammy resta indépendant pendant quelques années après son départ de Republic, interprétant des petits rôles pour Warner Brothers dans Sergent York, pour MGM dans Men of Boys’ Town, et autres longs métrages; après avoir célébré ses 18 ans en 1942, il rejoignit l’Armée et servit dans le Pacifique durant la seconde guerre mondiale, finissant second lieutenant. Après la guerre, il apparut dans quelques films mais passa la majeure partie de son temps à poursuivre des études à Los Angeles. Il retourna sous l’uniforme pendant la guerre de Corée, combattant comme officier d’infanterie et observateur aérien et recevant la Distinguished Service Cross. Une fois revenu de Corée, il reprit ses études, intégrant une école d’art grâce au GI Bill. Le début des années 1950 le retrouva ayant définitivement quitté le cinéma pour embrasser une carrière artistique; il travailla comme artiste de studio pour Twentieth-Century Fox avant de commencer une longue collaboration avec Walt Disney Productions en 1954. Durant les 30 années qui suivirent, McKim travailla intensément comme Disney “Imaginateur” pour Disney, tout en contribuant parfois à l’illustration de films mais en travaillant principalement sur les concepts et les conceptions pour Disneyland et (plus tard) Walt Disney World. Il se retira dans les années 1980 mais resta en contact avec l’organisation Disney, recevant un “Disney Legend” award en 1996; il resta aussi en contact avec des admirateurs de sa carrière westernienne jusqu’à son décès survenu à Burbank, Californie, le 9 juillet 2004 des suites d’une crise cardiaque.
Sa contribution au western fut la suivante:
La gloire du cirque de George Stevens (1935), ????
San Francisco de W.S. Van Dyke (1936), un gamin du choeur
The Cowboy Star de David Selman (1936), Sammy
Hit the Saddle de Mack V. Wright (1937), Tim Miller le fils du shérif
Gunsmoke Ranch de Joseph Kane (1937), Jimmy Warren
Caravane de l’enfer de Alan James, Christopher ‘Kit’ Carson
Heart of the Rockies de Joseph Kane (1937), Davey Dawson
The Trigger Trio de William Witney (1937), Mickey Evans
The Old Wyoming Trail de Folmar Blangsted (1937), un garçon à la danse
The Old Barn Dance de Joseph Kane (1938), Johnny Dawson
Les justiciers du Far West de John English (1938), Sammy
Call the Mesquiteers de John English (1938), Timothy Irving
Bill Hickok le sauvage de Sam Nelson (1938), Boots
Red River Range de George Sherman (1938), Tommy Jones
The Night Riders de George Sherman (1939), Tim Randall
Western Caravans de Sam Nelson (1939), Matt Winters
New Frontier de George Sherman (1939), Stevie Braddock
Rovin’ Tumbleweeds de George Sherman (1939), Eddie
Rocky Mountain Rangers de George Sherman (1940), Danny Burke
Texas Terrors de George Sherman (1940), Bob enfant
Wild Bill Hickok Rides de Ray Enright (1942), un garçon
The Story of Will Rogers de Michael Curtiz (1952), Scotty

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Re: Sammy McKIM (1924-2004)

Messagepar DEMERVAL » 28 oct. 2016 12:12

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