Cecil Blount DeMille (1881-1959)

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DEMERVAL
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Cecil Blount DeMille (1881-1959)

Messagepar DEMERVAL » 17 août 2016 18:30

Cecil Blount DeMille naquit le 12 août 1881 à Ashfield, Massachusetts, alors que ses parents y étaient en vacances et il grandit à Washington, Caroline du Nord.
Son père était un ministre épiscopal laic et sa mère Matilda Beatrice Samuel, une juive séfarade qui était apparentée avec le politicien britannique Herbert Louis Samuel. Alors qu’il est connu sous le nom de DeMille (son nom d’artiste), le nom de famille de son père était Néerlandais et est usuellement épelé "de Mil". Son père, Henry Churchill DeMille (1853–1893), était un dramaturge originaire de Caroline du Nord et prédicateur épiscopal, qui avait plus tôt commencé une carrière d’écrivain dès l’âge de 15 ans. Sa mère était Matilda Beatrice DeMille, née Samuel, dont les parents étaient tous deux d’origine juive allemande. Elle émigra d’Angleterre avec ses parents en 1871 alors qu’elle avait 18 ans et ils s’établirent à Brooklyn. Selon la biographe Carol Easton, Beatrice grandit dans une famille anglaise de classe moyenne.
Il avait un frère aîné, William, et une soeur, Agnes, qui décéda durant l’enfance. La nièce de Cecil B. DeMille, qui devint plus tard une danseuse et chorégraphe, fut prénommée Agnes, en son hommage. Cest lui qui lui aurait donné ce prénom.
Les parents de Cecil B. DeMille s’étaient rencontrés alors qu’ils étaient tous deux membres d’une association de musique et de littérature locale de New-York. Elle fut attirée par Henry, un grand étudiant roux qui partageait son amour du théâtre. Alors qu’il était "élancé et bien élevé", elle avait des regards sombres qui "durent lui sembler exotiques", écrit Easton. Elle était intelligente, cultivée, franche et volontaire et ils furent mutuellement attirés l’un vers l’autre. Ils étaient tous deux nés en 1853. Une fois mariée, elle se convertit dans la religion de Henry. Henry travailla comme dramaturge, administrateur et membre de la faculté durant ses jeunes années à l’American Academy of Dramatic Arts, établi à New York City en 1884.
Ils vécurent à Wayne, New Jersey dans une maison construite par Henry DeMille. La famille passa beaucoup de temps à Pompton Lakes, New Jersey, où ils faisaient fonctionner une école privée et fréquentèrent la Christ Episcopal Church. Cecil B. DeMille dit que c’était en fréquentant cette église qu’il eut l’idée de tourner Les Dix Commandements.
En 1893, à 40 ans, Henry contracta la fièvre typhoïde, laissant Beatrice avec les trois enfants, une maison et sans économie. Cecil avait alors 11 ans. Jusqu’à la mort soudaine de Henry, ils avaient tous deux aimé le théâtre et elle "supporta avec enthousiasme" les aspirations théâtrales de son marri. En reconnaissant son amour du théâtre et ses efforts pour devenir un dramaturge et producteur, elle écrivit à ses funérailles :
"Puissent tes fils être aussi nobles et bons et honnêtes que tu l’as été. Puissent-ils siuvre tes pas..."
Dans les huit semaines qui suivirent le décès de son mari, pour fournir un revenu à sa famille, Beatrice ouvrit un atelier d’art dramatique, la Henry C. De Mille School pour filles. Elle devait plus tard devenir l’une des rares promotrices du théâtre à réussir à Broadway. DeMille fréquenta le Pennsylvania Military College à Chester, Pennsylvanie à partir de 15 ans. Lui (classe 1900) et son frère William (classe 1901) fréquentèrent aussi et sortirent diplômés de l’American Academy of Dramatic Arts, qu’ils fréquentèrent grâce à une bourse d’études. L’Academy honora plus tard DeMille avec un Alumni Achievement Award.
DeMille commença sa carrière d’acteur sur les planches de Broadway dans la compagnie théâtrale de Charles Frohman en 1900. Son frère William s’était déjà établi comme dramaturge et travailla quelquefois en collaboration avec Cecil. DeMille fut la co-star de quelques hommes et femmes qu’ils devaient plus tard diriger dans ses films (comme par exemple Charlotte Walker, Mary Pickford et Pedro de Cordoba, entre autres). DeMille servit aussi de producteur et/ou de réalisateur pour de nombreuses pièces. DeMille trouva le succès au printemps de 1913 en produisant Reckless Age par Lee Wilson. L’histoire, qui concernait une fille de la haute société accusée de crime, avait pour vedettes Frederick Burton et Sydney Shields. Quelques-unes de ces pièces seront plus tard adaptées aux cinémas muet et parlant. DeMille et son frère travaillèrent occasionnellement avec David Belasco. Belasco était une légende pour la manière dont il illuminait ses personnages sur la scène et créait une athmosphère macabre. En 1911, Belasco fit la première d’une pièce intitulée The Return of Peter Grimm. DeMille affirma qu’il avait écrit cette pièce et que Belasco avait plagié son oeuvre sans compensation financière. DeMille adopta plus tard nombre des éclairages et des techniques athmosphèriques de Belasco dans des films comme The Cheat, un film que d’aucuns considérèrent comme une revanche prise sur Belasco.
DeMille entra dans l’industrie du film en 1913. Il réalisa des douzaines de films muets, dont la première production de Paramount Pictures, Le mari de l’indienne (1914), qui fut co-réalisé par Oscar Apfel, avant de gagner une énorme popularité durant les années 1910 et 1920, années au cours desquelles il atteignit le sommet de sa popularité avec des films comme Après la pluie, le beau temps (1919), Les Dix Commandements (1923) et Le roi des rois (1927). Quelques-uns de ses films muets comptaient des scènes tournées avec le système Technicolor Bichrome.
DeMille était connu pour refaire ses films antérieurs afin de bénéficier des nouveaux procédés technologiques. Il refit le succès de ses débuts, Le mari de l’indienne à deux reprises, une fois durant le muet, Le mari de l’indienne (1918) puis à l’époque du parlant Le mari de l’indienne (1931). Les trois versions furent basées sur un succès théâtral, The Squaw Man dont l’intrigue concernait un aristocrate britannique arbitrairement disgracié qui s’installait dans le Wild West.
Cecil B. DeMille était connu pour être un catalyseur instrumental pour les stars montantes ou pour nombre d’acteurs en difficulté ou inconnus. L’un des premiers rôles les plus célèbres de l’acteur Richard Dix intervint dans la version muette des Dix Commandements de DeMille. Richard Cromwell gagna sa popularité durant les années 1930 en endossant des rôles sélectionnés par DeMille comme celui du jeune chef de gang dans le poignant film maintenant devenu cultissime, La loi de Lynch (1933). Pour s’assurer que le personnage interprété par Cromwell utilise bien le patois courant, DeMille demanda à Horace Hahn de lire le script et le commentaire (à cette époque, Hahn était le président des élèves du lycée de Los Angeles).
DeMille afficha une certaine loyauté vis à vis de certains acteurs, en les castant de manière répétée dans ses films. Son “écurie” comptait ainsi Henry Wilcoxon, Julia Faye, Joseph Schildkraut, Ian Keith, Charles Bickford, Theodore Roberts, Akim Tamiroff et William Boyd. Il employa aussi des acteurs de premier plan comme Claudette Colbert, Gloria Swanson, Gary Cooper, Jetta Goudal, Robert Preston, Paulette Goddard et Charlton Heston dans de multiples films. Il n’avait pas la réputation d’être un bon directeur d’acteurs, employant plutôt des acteurs capables de développer leurs propres personnages et de jouer en accord.
DeMille avait la réputation d’avoir un comportement tyrannique sur le plateau et il méprisait les acteurs qui n’avaient pas la volonté de prendre physiquement des risques. Ce fut notamment le cas de Victor Mature dans Samson et Dalila, quand Mature refusa de combattre le lion, bien que celui-ci fut dressé et édenté. (DeMille remarqua que Mature était "100% jaune"). Le refus de Paulette Goddard de risquer une blessuredans une scène impliquant un incendie dans Les conquérants d’un nouveau monde lui coûta la faveur de DeMille et probablement un rôle dans Sous le plus grand chapiteau du monde. DeMille était, cependant, adepte de la direction de "milliers de figurants", et nombre de ses films inclurent des scènes spectaculaires, telles que l’ouverture de la Mer Rouge dans les deux versions des Dix Commandements, l’effondrement du temple paien dans Samson et Dalila, les déraillements de trains dans L’empreinte du passé, Pacific Express et Sous le plus grand chapiteau du monde et la destruction du zeppelin dans Madame Satan.
DeMille fut l’un des tout premiers réalisateurs d’Hollywood à devenir une célébrité à part entière. De 1936 à 1944, DeMille anima et fit le bonimenteur pour son Lux Radio Theater, une populaire émission dramatique de radio de l’époque. Gloria Swanson immortalisa DeMille avec sa réplqiue souvent répétée, "D’accord Mr. DeMille, je suis prête pour mon gros plan" dans Boulevard du crépuscule de Billy Wilder, dans lequel DeMille interprétait son propre rôle. DeMille apparut aussi dans son propre personnage en 1947 dans la comédie musicale de la Paramount, Variety Girl et il narra beaucoup de ses derniers films, tout en apparaissant à l’écran dans l’introduction des Dix Commandements.
DeMille utilisa pour la première fois le procédé Technicolor Trichrome dans Les tuniques écarlates (1940). Suite à la réponse favorable de la saisissante photographie, en partie tournée en extérieurs dans les Rocheuses Canadiennes, DeMille décida de toujours utiliser le Technicolor dans ses films.
DeMille continua de rester prolifique durant les années 1930 et 1940. Il tournera environ un film tous les un à deux ans, la plupart étant centrés sur des aventures épiques historiques et des histoires bibliques. En 1956, il sortit son dernier film et la production pour laquelle il est le plus connu aujourd’hui, Les Dix Commandements (qui est très différent de sa version de 1923 avec le même titre). Egalement représentatif de son penchant pour le spectaculaire fut la production en 1952 de Sous le plus grand chapiteau du monde, un drame au sujet de la vie des hommes et femmes de cirque, qui lui octroya un Oscar du meilleur film et une nomination à l’Oscar du meilleur réalisateur.
En 1949 ou 1950, DeMille fut recruté par Allen Dulles et Frank Wisner pour siéger au conseil d’administration de l’anti-communiste National Committee for a Free Europe, la face publique de l’organisation qui supervisa le service Radio Free Europe. En 1954, le Secrétaire de l’Air Force, Harold E. Talbott recruta DeMille pour aider à désigner l’uniforme des cadets de la nouvellement établie United States Air Force Academy. Les dessins de DeMille—plutôt notables pour le distinctif uniforme de parade des cadets—furent encensés par les dirigeants de l’Air Force and Academy et furent finalement adoptés et sont portés par les cadets d’aujourd’hui.
Vers la fin de sa vie, DeMille commença de travailler sur la pré-production d’un film biographique sur Robert Baden-Powell, 1er Baron Baden-Powell, le fondateur du Scoutisme et avait demandé à David Niven d’être la vedette du film, qui ne fut jamais tourné. A cause de la maladie, il demanda à son beau-fils, l’acteur Anthony Quinn, de diriger un remake d’un film de 1938, Les Boucaniers; bien que DeMille servit de producteur exécutif, il fut mécontent du travail de Quinn et essaya sans succès de remédier à la situation. Malgré une distribution menée par Charlton Heston et Yul Brynner et des scènes de batailles impressionnantes, le film fut considéré comme une déception par de nombreux professionnels du cinéma.
Bien que DeMille était respecté par ses pairs, ses films individuels étaient souvent critiqués par eux. "Directorialement, je pense que ses films étaient les choses les plus horribles que j’ai jamais vues dans ma vie", dit le réalisateur William Wellman. "Mais il tourna des films qui ramenèrent des fortunes. De ce point de vue, il fut le meilleur d’entre nous." La critique Pauline Kael appela De Mille "un manipulateur moralisateur– [il] satisfaisait les besoins voyeuristes des adorateurs de Dieu en leur montrant ce qu’ils manquaient en étant bons puis leur donnait bonne conscience en leur montrant les terribles punitions auxquelles ils échappaient en étant bons."
DeMille épousa Constance Adams le 16 août 1902 et ils eurent un enfant, Cecilia. Ils adoptèrent aussi deux fils, John et Richard qui deviendra un réalisateur, auteur et psychologue connu. Le couple adopta aussi Katherine Lester au début des années 1920; son père avait été tué durant la première guerre mondiale et sa mère était décédée de tuberculose. Katherine épousa Anthony Quinn.
DeMille était particulièrement attentif aux divergences culturelles et cultuelles qui avaient forgé son enfance. Tout au long de sa vie, ses racines juives et protestantes co-existèrent dans une réconciliation difficile. La famille DeMille avait vécu avec une détermination consciente de dénier l’héritage juif de sa mère. Plus tard dans sa vie, DeMille, réalisateur encensé, membre respecté de la communauté du film hollywoodien, admit qu’il n’aimait pas “le peuple Juif”...à Los Angeles, bien qu’il fut incapable de renoncer à admettre qu’“il était l’un d’entre eux.”
DeMille était un franc-maçon et un membre de la loge du Prince d’Orange Lodge #16 de New York City.
DeMille fut toute sa vie un activiste Républicain conservateur. Il admirait fortement Herbert Hoover. DeMille, cependant, fit une exception à sa ligne politique en votant pour le Démocrate Franklin Delano Roosevelt en 1932, et ce "pour une seule raison... [Roosevelt était contre] la Prohibition." En 1944, il fut le maître de cérémonie d’un énorme meeting organisé par David O. Selznick au Los Angeles Coliseum afin de soutenir la candidature du ticket Dewey-Bricker ainsi que celle en tant que Gouverneur de la Californie, d’Earl Warren, qui devait devenir en 1948 le partenaire de Dewey et plus tard le Chef de la Justice des Etats-Unis. La réunion accueillit 93 000 personnes, avec des courtes prises de parole de Hedda Hopper et Walt Disney. Parmi les personnes présentes dans l’assistance figuraient Ann Sothern, Ginger Rogers, Randolph Scott, Adolphe Menjou, Gary Cooper et Walter Pidgeon. Bien que le meeting fut favorable, la plupart des célébrités d’Hollywood qui se positionnèrent publiquement, s’alignèrent aux côtés du ticket Roosevelt-Truman.
Durant un tournage en extérieurs en Egypte pour la séquence de l’Exode des Dix commandements, DeMille, alors âgé de 75 ans, grimpa avec une échelle de 30 mètres sur le massif plateau de tournage et y souffrit une sérieuse crise cardiaque. Ignorant les ordres du docteur, DeMille fut de retour derrière la caméra en moins d’une semaine.
Bien que DeMille compléta le film, sa santé fut effectivement ruinée par cette crise cardiaque et cela sera sa dernière. Le soir du 20 janvier 1959, son docteur lui rendit visite chez lui et en voyant son état de faiblesse, lui conseilla de se rendre enfin à l’hôpital. DeMille répliqua simplement, "Non, je pense que je vais plutôt aller à la morgue." Il décéda le jour suivant d’une insuffisance cardiaque. Les funérailles de DeMille eurent lieu le 23 janvier à la St. Stephen's Episcopal Church. Il fut enterré au Hollywood Memorial Cemetery (connu maintenant comme le Hollywood Forever Cemetery). Avant sa mort, il planifiait de tourner un film au sujet de la course à l’espace, ainsi qu’un autre film biblique, celui-là au sujet du Livre de la Révélation. A propos de sa mort, TIME magazine affirma que c’était "la fin du DeMillenium."
Pour sa contribution aux industries du film et de la radio, Cecil B. DeMille a deux étoiles sur le Hollywood Walk of Fame. La première, pour sa contribution à la radio, est localisée au 6240 Vine Street. La seconde se trouve au 1725 Vine Street.
Le Golden Globe annuel intitulé le Cecil B. DeMille Award récompense l’ensemble des réalisations dans l’industrie du film.
Deux écoles portent son nom, la Cecil B. DeMille Middle School, à Long Beach, Californie, fermée et démolie en 2007 pour céder la place à une nouvelle école et la Cecil B. DeMille Elementary School à Midway City, Californie.

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Re: Cecil Blount DeMille (1881-1959)

Messagepar Sitting Bull » 17 août 2016 23:50

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