Fay WRAY (1907-2004)

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DEMERVAL
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Fay WRAY (1907-2004)

Messagepar DEMERVAL » 16 juil. 2016 19:37

Quelques-unes des stars du muet sont encore dans nos mémoires pour leur look. D’autres ont été immortalisées pour leur garde-robe, leur attitude ou leur meilleur film. Ce n’est pas le cas de Fay Wray, dont le nom à lui seul est assez accrocheur pour qu’il s’incruste dans nos mémoires. Mais pourquoi est-elle surtout connue? Un hurlement. C’est vrai – elle était la “Reine du Hurlement”. C’est bizarre pour deux raisons, dans ce contexte. La première est qu’en dehors de quelques films d’horreur très peu mémorables, ce ne sont pas les hurlements qui rendent un film classique. La seconde est que personne ne peut hurler de manière audible dans un film muet. C’est la réalité. Car si Fay Wray commença sa carrière à la fin du cinéma muet, elle fit la transition vers le parlant avec facilité et en ce sens, eut une merveilleusement éclectique carrière.
Fay Wray, descendante de William Pynchon, un colon établi à Springfield, Massachusetts et de pionniers Mormons, naquit Vina Fay Wray, le 15 septembre 1907 dans un ranch que son père avait fait bâtir et qu’il appelait “Wrayland” près de Cardston, Alberta, Canada. Ses parents, tous deux Mormons, étaient Elvina Marguerite Jones, qui était originaire de Salt Lake City, et Joseph Heber Wray, qui était natif de Kingston upon Hull, Angleterre. Son père fut un homme d’affaires chevronné pendant quelques années et sa mère élevait ses 4 enfants dont Fay était la plus jeune (elle avait trois frères et soeurs : Vivien, Vaida et Willow).
La vie, certes, s’écoulait paisiblement à Wrayland, mais cela ne dura pas longtemps. Suite à un accident de traineau qui, un hiver, impliqua Fay et Vivien, déclencha une dépression nerveuse de la mère et tous les enfants furent obligés d’aller vivre chez des amis de la famille pendant que le père vendait le ranch. La famille toute entière déménagea ensuite en Arizona – Fay n’avait que trois ans. Mr Wray commença à y reconstruire une ferme pour y vivre mais les affaires tournèrent alors mal. La famille se relocalisa à Salt Lake City en 1912.
La vie à la ville ne marcha pas bien pour eux et ils vécurent presque au seuil de pauvreté. Mr Wray trouva un boulot de veilleur de nuit et Mme Wray eut un autre enfant, un fils, en 1914. Ils déménagèrent alors à Lark, Utah, en 1914, espérant y trouver une vie meilleure. Mais tout ce stress fut dommageable pour la famille et Mme Wray demanda le divorce. En 1918, elle déménagea avec ses enfants à Salt Lake City, où elle loua un endroit pour vivre. A partir de là, Fay n’eut plus beaucoup de relations avec son père.
Les choses se passaient en douceur quand une épidémie de grippe toucha la ville en 1918 et Vaida en décéda. La mère de Fay réalisant que sa fille était fragile, l’envoya vivre à Los Angeles, où les conditions atmosphériques étaient plus chaudes et elle fut accompagnée par William Mortenson, qui avait fait la cour à sa plus vieille sœur, Willow. Durant le voyage vers la Californie, William avoua qu’il ressentait pour elle des sentiments qu’il n’avait jamais eu pour Willow. Fay ne sut pas trop quoi faire avec cette information à son jeune âge. Mais ils devaient développer une belle relation amicale et William devait la guider durant ses premières années difficiles en Californie.
Ce fut William qui trouva une endroit où rester pour Fay quand la tante chez qui elle était supposée vivre en Californie ne se montra pas. Fay entra à l’école et se trouva être une bonne élève. Elle était aussi très sympathique et populaire. Mais les week-ends, elle se devait de réserver son temps pour William, qui bricolait dans la photographie et aimait prendre des clichés de Fay. Les photographies étaient tout à fait correctes, mais la mère de Fay les vit – Fay lui en envoya une sur laquelle elle avait pris une pose glamour – et accourut en Californie, demandant à ce qu’elles soient toutes détruites.
Pendant ce temps, Fay avait tranquillement poursuivi sa vie et était passée également devant la caméra. Elle avait fait quelques petits rôles pour des comédies des studios Century, ayant intégré l’industrie du cinéma quand Hollywood était sur le point de devenir le centre d’intérêt du cinéma loin de la côte Est. Fay voulait devenir actrice mais elle semblait plutôt attirer les producteurs des studios pour sa beauté. Elle voulait devenir la nouvelle Mabel Normand, mais on lui demanda à la base d’être belle pendant les caméras tournaient. Cela refroidit les ardeurs de Fay.
Fay décida de renoncer à ses études et de se concentrer sur sa carrière. Avec une audace naïve, elle entra dans les studios d’Hal Roach pour demander du travail. Sa méthode porta ses fruits et Fay se vit octroyer un contrat de 6 mois, durant lequel elle eut des rôles dans des courts métrages comiques. Quand la mayonnaise eut pris, Fay se rapprocha de Universal, où elle signa aussi un contrat temporaire. Les westerns étaient le gagne-pain du studio et Fay apparut dans plusieurs d’entre eux. Malgré le fait que ces courts métrages, pour la plupart d’entre eux, n’existent plus aujourd’hui, Fay devint très populaire En 1926, Fay, en plus de Mary Astor, Joan Crawford et Janet Gaynor – avec qui elle partageait un appartement –fut élue WAMPAS (Western Association of Motion Picture Advertisers) Baby Star. Cela signifiait que Fay était sur la bonne voie et que d’aucuns la voyaient faire carrière dans l’industrie.
Durant ces beaux-jours, Fay fut approchée pour être la vedette, face au déjà notoire Erich Von Stroheim, acteur-réalisateur extraordinaire, de sa future production, “La symphonie nuptiale” (1928). Fay rencontra Erich et fut complètement subjuguée par son génie. Elle le convainquit de lui donner le rôle. Pour faire ce rôle, Fay dut mettre fin à son contrat avec Universal et signer avec les studios Selig. C’est là qu’un nouveau monde filmique s’ouvrit à elle. Là, elle put appréhender la différence entre le divertissement facilement emballé et l’ART.
Durant le tournage méticuleux, Fay ressentit des sentiments pour Erich, mais ne put répondre à ses avances une fois qu’elle lui eut dit ce qu’elle ressentait. Après tout, elle n’avait que 18 ans. De toute façon, le tournage se prolongea un long moment et Selig fut obligé de l’arrêter une fois que 6 heures de film avait été tournés. Le film et Fay furent “vendus” à Paramount, où une version plus courte fut diffusée, pour un succès immédiat. “La symphonie nuptiale” et sa suite, “The Honeymoon” (1928) devinrent des chefs d’œuvres du cinéma muet.
Après ces films, Fay commença à patauger dans des films de série B. Au contraire de Greta Garbo et Marlene Dietrich, par exemple, elle ne possédait pas de réalisateur/mentor capable de ‘créer’ sa carrière. L’intérêt que lui manifestait Erich Von Stroheim aurait pu être l’un des aspects les plus positifs de sa vie dans l’industrie du cinéma. Sans lui, les choses devenaient plus ardues et, quand la crise afférente au passage au parlant survint à la fin des années 1920, la Paramount mit fin à son contrat.
Après son renvoi de Paramount, elle signa un contrat avec RKO Radio Pictures. Ses films les plus connus furent alors produits par ledit studio. Son premier film sous contrat avec RKO fut Les chasses du comte Zaroff (1932), avec Joel McCrea, film qui fut tourné nuitamment dans la “même jungle” que celle qui sera utilisée pour tourner, de jour cette fois, King Kong avec dans les deux films Fay Wray et Robert Armstrong.
Peu près son renvoi de Paramount, Fay Wray tomba amoureuse d’un scénariste appelé John Monk Saunders. Dés le début de leur relation, il fut instable et infidèle. Il avait une relation avec Bessie Lasky, l’épouse du mogul, et avait aussi un vorace appétit sexuel pour Fay et tous les membres féminines de la maison. Il buvait aussi beaucoup et avait des problèmes de drogue.
Les chasses du Comte Zaroff devait être suivi par le film le plus mémorable de Fay Wray, à savoir King Kong. Selon Fay Wray, Jean Harlow était le choix original des studios de RKO, mais comme la MGM avait placé Jean Harlow sous contrat exclusif durant la phase de pré-production du film, elle devint indisponible et Fay Wray fut approchée par le réalisateur Merian C. Cooper pour interpréter le personnage d’Ann Darrow, la blonde captive de King Kong. Fay Wray fut payée $10,000 dollars pour ce rôle. Le film fut un succès commercial. Fay Wray fut fière que ce film ait sauvé la RKO de la banqueroute.
Alors qu’en 1931, il semblait que l’avenir de Fay dans le cinéma soit incertain, et ce, malgré son incroyable potentiel, elle se rendit à New York, où elle apparut dans une pièce intitulée “Nikki,” écrite par John. Fay fut alors la co-star du jeune Cary Grant et les deux partenaires devinrent rapidement amis. Pendant qu’elle se trouvait à New York, qui était encore une scène florissante pour le cinéma, Fay rencontra un certain nombre de personnes intrigantes, comme le producteur Merian Cooper. Il aima Fay immédiatement, et la pria de jouer dans son prochain film. Fay espérait que le héros, que Merian décrivait comme étant “grand, brun et séduisant” soit Cary Grant.
Bien sûr, ce ne fut pas le cas. C’était King Kong, un singe animatronique. Fay n’était pas vraiment emballée par le concept du film, mais elle voulait le faire pour rendre service à Merian et elle accepta donc de tester des scènes en face d’un écran de projection arrière qui rendrait le singe bien qplus grand qu’elle. Ces scènes se retrouvèrent dans la version finale du film. Cette version finale voit aussi Fay pousser nombre de hurlements– et ils n’étaient pas tous feints car le singe de 2m dans la main duquel elle devait s’asseoir avait de gros doigts mobiles!
“King Kong” (1933) fut un chef d’œuvre pour la technologie balbutiante des effets spéciaux. Mais comme le tournage dura longtemps, Fay avait aussi commencé à jouer dans d’autres films en même temps. Les producteurs se bousculaient pour avoir l’honneur de compter Fay Wray dans la distribution de leurs films d’horreur – et ainsi Fay poussa de nombreux autres hurlements pendant les années qui suivirent, dans des films comme “Masques de cire” (1933), “Vampire Bat” (1933) et “Docteur X” (1932). Ils faisaient des films à la va-vite à cette époque !
Les thrillers de Fay sont ses films les plus disponibles aujourd’hui et comme Fay était superbe, elle se distingua vraiment comme le premier sex symbole du genre, qui est encore populaire de nos jours. Elle fit des thrillers aux Etats-Unis, en Angleterre, alors que sa vie personnelle partait a vau-l'eau. Elle avait une fille, Susan, et à cette époque désirait divorcer. Le couple accepta d’expérimenter une séparation à l’amiable, mais durant cette période, un très instable John fit, au début avec succès, diverses tentatives d’enlèvements de leur enfant, une fois que Fay eut déménagé à to New York. Ils divorcèrent finalement en 1939.
Fay se produisit aussi sur les planches puis revint à Hollywood où elle épousa le scénariste Robert Riskin (initialement il l’aima beaucoup plus qu’elle ne l’aima, mais son admiration pour lui se transforma en amour). Parmi les points d’orgue de son retour devant les caméras figurent “Melody for Three” (1941) et “La famille Stoddard” (1941) avec Ingrid Bergman. A cette période, durant la répétition d’une pièce, elle apprit que son premier mari s’était suicidé.
Fay Wray fut castée en 1953-1954 dans la sitcom, The Pride of the Family, dans le rôle de Catherine Morrison. Paul Hartman interprétait son mari, Albie Morrison. Natalie Wood et Robert Hyatt incarnaient leurs enfants, Ann et Junior Morrison.
Fay Wray apparut dans trois épisodes de Perry Mason, le premier étant intitulé "The Case Of The Prodigal Parent" (Episode 1-36) qui fut diffusa le 7 juin 1958. En 1959, elle incarna la victime du meurtre Lorna Thomas dans "The Case of the Watery Witness." En 1965, elle interpréta le personnage de Mignon Germaine, une praticienne du vaudou dans "The Case of the Fatal Fetish."
En 1959, elle incarna Tula Marsh dans l’épisode intitulé "The Second Happiest Day" de la série anthologique Playhouse 90. Egalement en 1959, elle apparut dans un épisode d’Alfred Hitchcock Présente ("The Morning After"). En 1960, elle fut Clara dans l’épisode "Who Killed Cock Robin?" de la série policière 77 Sunset Strip. Un autre de ses rôles de 1960 fut celui de Mrs. Staunton, avec Gigi Perreau dans le rôle de sa fille Julie, dans l’épisode "Flight from Terror" de la série d’aventures, The Islanders, sise dans me Pacifique Sud avec en vedette Diane Brewster.
Et en 1963, elle incarna Mrs. Brubaker dans l’épisode intitulé "You're So Smart, Why Can't You Be Good?" de la série médicale, The Eleventh Hour.
Fay eut deux enfants avec Riskin, Bobby et Vicki. Elle devint une mère dévouée et fut heureuse d’arrêter de travailler. Mais Riskin tomba malade et après une attaque cardiaque, décéda après cinq ans d’alitement. Fay dut reprendre le boulot. Elle était si charmante qu’elle trouva du travail immédiatement, dans des petits rôles sur grand et petit écrans. Elle eut une scène dans le film de son bonne amie Joan Crawford, “Queen Bee” (1955) qui démontra qu’elle était encore terrifique à l’écran et qu’elle avait toujours un subtile jeu d’actrice.
Fay Wray se remaria, une ultime fois, avec le neurochirurgien Dr Sanford Rothenberg, du 6 août 1971 à la mort de son mari, le 18 janvier 1991.
Sa dernière apparition à l’écran eut lieu en 1980 dans le téléfilm, “Gideon’s Trumpet” avec Henry Fonda. Elle entreprit ensuite de voyager, d’écrire et d’apparaître ici et là lors de conventions. En 1985, elle publia une pièce autobiographique intitulée The Meadowlark, que sa fille Susan produisit. Elle reçut un Oscar d’honneur en 1988 et continua de vivre une vie bien remplie durant ses dernières années.
Elle fut approchée par James Cameron pour interpréter le rôle de "Rose Dawson Calvert" pour son blockbuster de 1997 “Titanic” avec Kate Winslet dans le rôle de Rose jeune, mais elle refusa le rôle qui échut finalement à Gloria Stuart. Elle fut l’invitée d’honneur de la 70ème cérémonie des Oscars au cours de laquelle l’animateur Billy Crystal, l’introduisit en la présentant comme "La Beauté qui charma la Bête". Elle fut la seule actrice dans la salle à avoir connu le Hollywood des années 1920. En janvier 2003, à 95 ans, elle apparut au Festival International du Film de Palm Beach, afin de célébrer la sortie du film documentaire de Rick McKay Broadway: The Golden Age, by the Legends Who Were There, et il y fut honorée par l’octroi d’un "Legend in Film" award. Lors de ses dernières années elle visita fréquemment l’Empire State Building, notamment en 1991 à l’occasion du 60ème anniversaire du buildinget également en mai 2004, pour ce qui fut l’une de ses dernières apparitions publiques. Sa dernière apparition eut lieu à l’occasion d’una after-party au Sardi's restaurant de New York City, suite à la première du film documentaire Broadway: The Golden Age, by the Legends Who Were There.
Dans son autobiographie, On The Other Hand: A Life Story elle affirma qu’elle était une Républicaine.
En 2004, Fay Wray fut approchée par le réalisateur Peter Jackson pour apparaître dans un petit caméo dans le remake de King Kong, prévu en 2005. Elle rencontra Naomi Watts, qui devait interpréter le rôle d’Ann Darrow. Elle déclina poliment le caméo et clama que le “Kong” original était le vrai “King”. Avant que le tournage du remake ne commence, Fay Wray décéda dans son sommeil de causes naturelles, le 8 août 2004, dans son appartement de Manhattan. Elle avait 96 ans. Fay Wray fut enterrée au Hollywood Forever Cemetery de Hollywood, Californie.
Deux jours après sa mort, les lumières de l’Empire State Building furent éteintes pendant 15 minutes en sa mémoire.
Sa contribution au western fut la suivante :
One Wild Time de Vin Moore (1926),
Le signal dans la nuit de Lynn Reynolds (1926), Pauline Stewart
The Wild Horse Stampede de Albert S. Rogell (1926), Jessie Hayden
The Saddle Tramp de Victor Noerdlinger (1926),
The Show Cowpuncher de Victor Noerdlinger (1926),
Lazy Lightning de William Wyler (1926), Lila Rogers
Loco Luck de Clifford Smith (1927), Molly Vernon
A One Man Game de Ernst Laemmle (1927), Roberta
Spurs and Saddles de Clifford Smith (1927), Mildred Orth
The Texan de John Cromwell (1930), Consuelo
The Border Legion de Otto Brower (1930), Joan Randall
The Conquering Horde de Edward Sloman (1931), Taisie Lockhart
Three Rogues de Benjamin Stoloff (1931), Lee Carleton
Viva Villa! de Jack Conway (1934), Teresa
La grande caravane, un épisode, Mme Edwards dans “The Cole Crawford Story” (1962)

DEMERVAL
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Re: Fay WRAY (1907-2004)

Messagepar DEMERVAL » 18 juil. 2016 21:02

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