Mae WEST (1893-1980)

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DEMERVAL
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Mae WEST (1893-1980)

Messagepar DEMERVAL » 14 juil. 2016 16:20

Mae West naquit Mary Jane West à Bushwick, Brooklyn, le 17 août 1893 en son domicile, délivrée par une tante qui était sage-femme. Elle était l’ainée des enfants survivants de John Patrick West et Matilda "Tillie" Doelger, dont le nom de jeune fille fut plus tard anglicisé en "Dilker" ou "Delker". Doelger avait émigré avec sa famille de la Bavière aux Etats-Unis en 1886. Les parents de Mae West s’étaient mariés le 18 janvier 1889 à Brooklyn et avaient élevé leurs enfants dans le Protestantisme. Quelques sources affirment que Matilda était de descendance partiellement juive.
Son père était un boxeur professionnel connue sous le pseudo de "Battlin' Jack West" qui travaillera plus tard comme "auxiliaire de police" et plus tard eut sa propre agence de détectives privés. Sa mère fut une ex modèle de mode. Sa grand-mère paternelle était une catholique irlandaise et le grand-père paternel de Mae West, John Edwin West, était un docker de descendance Anglo-écossaise.
Sa soeur aînée, Katie, décéda en enfance. Ses autres frères et soeurs étaient Mildred Katherine West, plus tard connue comme Beverly (8 décembre 1898-12 mars 1982) et John Edwin West, II (quelquefois appelé de manière inappropriée "John Edwin West, Jr." (11 février 1900-12 octobre 1964). Durant son enfance, la famille West déménagea à plusieurs endroits de Woodhaven, Queens, ainsi qu’à Williamsburg et Greenpoint, des quartiers de Brooklyn. Ce fut à Woodhaven, à la Neir's Tavern (78ème rue), qui ouvrit dans les années 1830, que Mae West se produisit pour la première fois dans un bar. La Neir’s Tavern existe toujours.
Mae West avait cinq ans quand elle divertit pour la première fois une foule lors d’une petite réception, et elle commença à apparaître dans des shows amateurs à l’âge de sept ans. Elle remportait souvent les prix des concours de talents locaux. Elle débuta sa carrière professionnelle dans le vaudeville au sein de la Hal Clarendon Stock Company en 1907 à l’âge de 14 ans. Mae West se produisit d’abord sous le pseudo de Baby Mae, et interpréta des personnages variés dont un imitateur masculin, Sis Hopkins et un coon shouter noir (sorte de Mr. Loyal noir souvent incarné par des filles). Elle utilisa rapidement le nom de scène "Jane Mast". Sa dégaine, qui fut son image de marque, est censée lui avoir été inspirée ou influencée par les imitateurs Bert Savoy et Julian Eltinge, qui personnalisaient des personnages féminins à l’époque de la célèbre Pansy Craze (époque 1930-1933 au cours de laquelle on vit l’émergence des mouvements gay et lesbien). Sa première apparition sur Broadway eut lieu en 1911 dans la revue A La Broadway, spectacle monté par son ex professeur de danse, Ned Wayburn. Le show baissa définitivement le rideau après 8 représentations, mais à 18 ans, Mae West fut remarquée et découverte par le New York Times. Le reporter du Times écrivit qu’une "fille appelée Mae West, jusqu’ici inconnue, contente de sa grotesquerie et de sa façon prompte de chanter et de danser." Mae West apparut ensuite dans un show intitulé Vera Violetta, dont la distribution comptait Al Jolson. En 1912 elle apparut dans la première représentation de A Winsome Widow dans le rôle d’une "baby vamp" appelée La Petite Daffy.
Elle fut encouragée à devenir actrice par sa mère, qui, selon Mae West, quoiqu’elle fasse, trouvait toujours que sa sa fille était fantastique. D’autres membres de la famille étaient moins encourageants comme sa tante et sa grand-mère paternelle. Il fut de notoriété publique qu’ils étaient en désaccord avec son choix. En 1918, après avoir quitté plusieurs revues de bon niveau, Mae West décrocha finalement le rôle à même de la faire connaître, à savoir celui de la revue des Shubert Brothers intitulée Sometime, face à Ed Wynn. Son personnage Mayme dansait le shimmy, et sa photographie apparut sur une édition de la partition du populaire numéro "Ev'rybody Shimmies Now."
Finalement, elle commença à écrire ses propres pièces osées en utilisant le pseudo de Jane Mast. Son premier rôle en vedette sur Broadway fut en 1926 la pièce qu’elle intitula Sex, qu’elle avait écrite, produite et réalisée. Bien que les critiques éreintèrent le show, la vente des tickets fut bonne. La notoire production ne fut pas bien perçue par les officiels de la ville et le théâtre fit l’objet d’un raid, Mae West étant même arrêtée en même temps que toute la distribution. Elle fut poursuivie pour faute morale et, le 19 avril 1927, fut condamnée à 10 jours de prison pour “corruption de la moralité de la jeunesse”. Etant incarcérée à Welfare Island (maintenant Roosevelt Island), elle dîna avec le gardien et son épouse; elle raconta aux reporters qu’elle avait porté une culotte en soie alors qu’elle servait le repas. Elle fut emprisonnée 8 jours, deux jours lui étant décomptés pour bonne conduite. L’intérêt des media pour cet incident boosta sa carrière.
Sa pièce suivante,The Drag, traitait de l’homosexualité et fut, ce que Mae West appelait une des "comédies-dramatiques de la vie". Après une série de représentations dans le Connecticut et le New Jersey, Mae West annonça qu’elle allait jouer la pièce à New York. Cependant, The Drag ne fut jamais jouée sur Broadway à cause de la campagne de boycott lancée par la Society for the Prevention of Vice. Mae West fut une fervente partisane des mouvements de libération de la femme, mais affirma ne pas être une féministe. Elle fut une supportrice des droits des homosexuels.
Mae West continua à écrire des pièces, dont The Wicked Age, Pleasure Man et The Constant Sinner. Ses productions amenèrent la controverse, qui fit qu’elle resta devant les feux de l’actualité, ce qui aussi pour effet connexe de remplir les salles où elle jouait. Sa pièce de 1928, Diamond Lil, au sujet d’une femme aguichante de moeurs faciles, devint un grand succès de Broadway. Ce show connut une popularité persistante et Mae West la remit au goût du jour à de multiples reprises tout au long de sa carrière.
En 1932, Mae West se vit offrir un contrat avec Paramount Picturesbien qu’elle était proche de ses 40 ans. C’était un âge inhabituel pour commencer une carrière cinématographique, tout particulièrement pour les femmes, mais elle réussit néanmoins à garder ce fait ambigu pendant plusieurs années. Elle fit ses débuts à l’écran dans Night After Night avec George Raft. Au début, elle n’apprécia pas ce petit rôle dans Night After Night, mais elle s’apaisa quand elle fut autorisée à réécrire le scénario. Dans sa première scène, une fille de vestiaire préposée aux chapeaux s’exclamait, "Mon Dieu, quels beaux diamants." Mae West répliquait, "Le bon Dieu n’a rien à voir avec ça, ma chère." Dissertant sur le résultat de la réécriture de la scène, Raft est supposé avoir dit, "Elle a tout volé sauf les caméras."
Elle mit en scène son personnage de Diamond Lil, maintenant rebaptisé Lady Lou, sur le grand écran dans She Done Him Wrong (1933). Le film est aussi notable pour avoir été l’un des premiers grands rôles de Cary Grant, rôle qui boosta sa carrière. Mae West affirma qu’elle avait remarqué Cary Grant au studio et insista pour qu’il soit casté dans le principal rôle masculin. Elle affirma avoir dit à un patron de la Paramount, "S’il sait parler, je le prends!" She Done Him Wrong fut un succès au box office et fut nominé pour l’Oscar du meilleur film. Le succès du film sauva presque Paramount de la banqueroute.
Son film suivant, Je ne suis pas un ange (1933), l’associa de nouveau avec Cary Grant. Je ne suis pas un ange fut aussi un succès financier, un film qui se trouvera être le plus rentable de toute sa carrière. En 1933, Mae West était la huitième acteur/actrice la plus rentable des Etats-Unis et en 1935 fut la seconde personne des Etats-Unis la mieux payée (après William Randolph Hearst). Le 1er juillet 1934, la censure introduite par le Production Code commença à se faire sentir plus sérieusement et plus méticuleusement et ses scenarii furent lourdement révisés.
Son film suivant fut Ce n’est pas un péché (1934). Originellement intitulé It Ain't No Sin, le titre fut changé à cause des objections de la censure. Malgré les remontrances faites initialement par Paramount quant aux coûts élevés de production, elle insista pour que le studio s’acquit les services de Duke Ellington et son orchestre pour l’accompagner dans les numéros musicaux du film. Leur collaboration fut un succès; le classic "My Old Flame" fut introduit dans le film. Son film suivant, Je veux être une lady (1934), reçut des critiques mitigées.
Son effort suivant, Annie du Klondike (1935) traitait, de la meilleure manière qu’il fut eu égard à la lourde censure, de la religion et de l’hypocrisie. Quelques critiques estiment que ce fut son chef d’oeuvre. La même année, Mae West joua face à Randolph Scott dans Go West, Young Man. Dans ce film, elle adapta la populaire pièce de Lawrence Riley, à savoir Personal Appearance en scénario. Réalisé par Henry Hathaway, Go West, Young Man est considéré comme l’un de ses films les plus mauvais de cette époque.
Mae West fut ensuite la vedette de Fifi peau de pêche (1937) pour Paramount avant que son association avec le studio ne prit fin. Après que le film eut essuyé un échec au box office, Mae West fut inscrite sur la liste d’acteurs appelée "Box Office Poison" par Harry Brandt au nom de l’Independent Theatre Owners Association. Parmi les autres acteurs figurant sur cette liste, on trouvait Greta Garbo, Joan Crawford, Marlene Dietrich, Fred Astaire, Dolores del Río, Katharine Hepburn et James Cagney. L’attaque fut publiée comme un avertissement gratuit dans le Hollywood Reporter et fut prise au sérieux par les patrons des studios. L’association argumentait que les hauts salaires de ces stars et leur extrême popularité publique n’influaient en rien sur la vente des tickets et ainsi affectaient les exploitants de salles de cinéma.
En 1939, Universal Pictures approcha Mae West pour être la vedette d’un film face à W. C. Fields. Le studio était désireux de renouveler le succès de Femme ou démon, dont les vedettes étaient Marlene Dietrich et James Stewart, avec un film mettant en scène deux autres stars, Mae West et W.C. Fields. Ayant quitté la Paramount dix-huit mois plus tôt et étant à la recherche d’un film pour renouer avec le cinéma, Mae West accepta le rôle de Flower Belle Lee dans le film Mon petit poussin chéri (1940). Malgré l’intense aversion qu’entretenaient les deux stars vis à vis l’un de l’autre et les disputes quotidiennes au sujet du scénario, Mon petit poussin chéri fut un succès modéré au box office, mais le film dépassa les gains enregistrés par les films précédents de W.C. Fields, Sans peur et sans reproche (1939) et Mines de rien (1940).
Le film suivant de Mae West fut The Heat's On (1943) pour Columbia Pictures. Elle ne voulait pas initialement faire ce film mais après que le producteur et le réalisateur Gregory Ratoff eut plaidé sa cause en lui avançant qu’il serait en faillite si elle ne tournait pas ce film, elle accepta finalement. Le film reçut de mauvaises critiques et fut un échec au box office. Mae West fut si meurtrie par l’expérience qu’elle ne devait plus tourner de film pendant un quart de siècle.
Le 12 décembre 1937, Mae West apparut dans deux sketches distincts dans le show radio du ventriloque Edgar Bergen, The Chase and Sanborn Hour. Au cours de la seconde moitié des années 1930, la popularité de Mae West était chancelante et elle accepta d’apparaître dans cette émission en étant désireuse de promouvoir son dernier film, Every Day's a Holiday. Y apparaissant dans son propre rôle, Mae West flirta avec Charlie McCarthy, la marionnette de Bergen, en usant de sa marque de fabrique, à savoir l’humour et les références sexuelles risquées. Mae West se référa à Charlie comme étant "tout en bois et franchement long" et commenta que ses baisers lui donnait des frissons.
Encore plus outrageant fut un sketch écrit par Arch Oboler, avec Mae West et Don Ameche en Adam et Eve dans le jardin de l’Eden. Dans ledit sketch, elle demandait à Don Ameche de "lui en trouver une longue…je sens que je me ferai bien une grosse pomme!" Cette ostensible référence à la danse alors à la mode fut un des nombreux sous-entendus du dialogue. Des jours après la diffusion de l’émission, le studio reçut des lettres qualifiant le show d’"immoral" et "obscène". Les clubs féministes et les groupes catholiques réprimandèrent le sponsor de l’émission, Chase & Sanborn Coffee Company, pour avoir "prostitué" leurs services et avoir laissé "l’impureté envahir l’air". La Commission Fédérale des Communications jugea plus tard l’émission "vulgaire et indécente" et "bien loin du standard minimal que se doit de suivre toute émission programmée". Cependant, il y eut débat au regard des réactions jugées parodiques. Les groupes catholiques prirent ombrage plus promptement que d’ordinaire. Ces groupes nourrissaient déjà des griefs contre Mae West qu’ils méprisaient, pour son utilisation sans vergogne de la sexualité et des images sexuelles auxquelles elle avait eu recours, du moins jusqu’à la promulgation du Pre-Code au milieu des années 1930. Lesdits groupes prévinrent le sponsor du programme qu’ils protesteraient contre toute apparition de l’actrice.
La NBC blâma personnellement Mae West pour l’incident et la bannit (et toute mention à son nom) de ses antennes. Ils affirmèrent que ce n’était pas le contenu du sketch mais les inflexions tonales de Mae West qui avaient créé la controverse. Mae West ne devait plus se produire à la radio pendant une douzaine d’années, jusque janvier 1950, dans un épisode de The Chesterfield Supper Club, qui était animé par Perry Como. Cependant, Don Ameche, quant à lui, ne subit aucune répercussion sérieuse.
Après être apparue dans The Heat's On en 1943, Mae West resta active durant les années qui suivirent. Parmi ses performances sur les planches, figurait le rôle-titre de Catherine Was Great (1944) à Broadway, pièce dans laquelle elle parodiait l’histoire de Catherine de Russie dite Catherine La Grande, en s’entourant d’une "garde impériale" constituée d’acteurs grands et musclés. La pièce était produite par Mike Todd et fut représentée 191 fois. Dans les années 1950, elle fut aussi la vedette de son propre show à Las Vegas, y chantant entourée de culturistes. Jayne Mansfield la rencontra et épousa plus tard l’un des culturistes de Mae West, un ex Monsieur Univers, Mickey Hargitay.
Alors qu’il effectuait le casting pour le rôle de Norma Desmond pour le film de 1950, Sunset Boulevard, Billy Wilder lui offrit le rôle alors qu’elle était âgée de 57 ans. Encore marquée par l’échec de The Heat's On, elle déclina le rôle, affirmant être offensée par l’offre. Billy Wilder dira plus tard, "L’idée de caster Pae West fut idiote parce que nous n’avions simplement qu’à lui parler pour se rendre compte qu’elle pensait qu’elle était encore aussi grande, aussi désirable et aussi sexy qu’elle avait toujours été." Après que Mary Pickford eut aussi décliné le rôle, c’est finalement Gloria Swanson qui fut castée.”[73]
En 1958, Mae West apparut à la cérémonie des Oscars et entonna la chanson "Baby, It's Cold Outside" avec Rock Hudson. En 1959, elle publia une autobiographie, Goodness Had Nothing to Do With It, qui devint un best-seller.
Mae West fit occasionnellement des apparitions à la télévision, comme dans The Red Skelton Show en 1960. En 1964, elle fut la guest star de la sitcom Monsieur Ed. Le cheval qui parle. Démontrant sa capacité à rester en contact avec la scène contemporaine, elle enregistra deux albums de rock-and-roll, Way Out West et Wild Christmas (redistribué plus tard sous le titre "Mae in December") à la fin des années 1960. En 1965 elle enregistra deux chansons, "Am I Too Young," et "He's Good For Me" pour un 45 tours délivré par Plaza Records. Elle fit aussi plusieurs parodies de chansons comme "Santa, Come Up to See Me" sur l’album Wild Christmas. Le 18 avril 1969, le numéro de Life magazine annonçait à la une, les 75 ans de Mae. L’ article détaillait son point de vue sur les homosexuels, sa générosité pour les nonnes de l’église catholique, l’étendue de ses propriétés immobilières ainsi que son désir de continuer une carrière d’actrice dans la décennie qui pointait le bout de son nez.
Après 27 ans d’absence du grand écran, Mae West apparut en Leticia Van Allen dans le film de Gore Vidal, Myra Breckinridge (1970) avec Raquel Welch, Rex Reed, Farrah Fawcett et Tom Selleck dans un petit rôle. Le film était ouvertement une comédie sexuelle située dans un camping, qui fut un échec critique et public. Gore Vidal appela plus tard le film "une terrible plaisanterie". Malgré l’échec de Myra Breckinridge, le film trouva malgré tout son public sur le circuit des films-cultes où les films de Mae West trouvaient généralement leur place et où Mae West, elle-même, fut désignée "Reine du camping".
Mae West enregistra un autre album de rock en 1968 (diffusé en 1972) pour MGM Records, intitulé “Great Balls of Fire” et dans lequel se produisirent notamment les Doors. Son autobiographie, Goodness Had Nothing to Do with It, fut réactualisée et republiée.
En 1976, elle apparut dans le Dick Cavell Show et la même année commença à oeuvrer sur son dernier film, Sextette (1978). Adapté d’un script de Mae West, les révisions et les désagréments journaliers entravèrent la production dès le début. A cause des nombreux changements, Mae West accepta d’avoir son texte souffler à travers des oreillettes placées dans sa perruque. Malgré les problèmes journaliers, Mae West fut, selon le réalisateur de Sextette, à savoir Ken Hughes, déterminée à voir le film compléter. Malgré sa détermination, Ken Hughes nota que Mae West apparaissait parfois désorientée et tête-en-l’air et avait donc du mal à suivre ses orientations. Sa vue maintenant déficiente faisait aussi en sorte qu’elle avait des difficultés à déambuler sur le lieu de tournage. Ken Hughes commença finalement à la filmer au niveau de la ceinture pour éviter de montrer l’assistant de production qui se trouvait hors-champ, pour la guider dans ses pas. Après sa diffusion, Sextette fut un échec critique et commercial.
En août 1980, Mae West trébucha alors qu’elle grimpait dans son lit. Après la chute, elle fut incapable de parler et fut admise au Good Samaritan Hospital de Los Angeles où des tests cliniques révélèrent qu’elle avait souffert d’une attaque cardiaque. Elle demeura à l’hôpital où, sept jours plus tard, elle eut une réaction diabétique au liquide qui la nourrissait par transfusion. Le 18 septembre, elle souffrit d’une deuxième attaque cardiaque qui la laissa paralysée du côté gauche et développa une pneumonie. En novembre, son état de santé s’était amélioré mais le pronostic n’était pas bon et elle fut renvoyée chez elle. Elle décéda le 22 novembre 1980 à 87 ans.
Un service privé fut organisé à la Old North Church replica, à Forest Lawn, Hollywood Hills, le 25 novembre 1980. L’évêque Andre Penachio, un ami, officia la cérémonie d’inhumation qui eut lieu dans le caveau familial à la Cypress Hills Abbey, Brooklyn, créé en 1930 au décès de sa mère. Son père et son frère sont aussi ensevelis dans la même caveau et sa jeune soeur, Beverly, occupa l’une des cinq dernières cryptes restantes moins de 18 mois après la mort de Mae.
Pour sa contribution à l’industrie du film, Mae West a une étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 1560 Vine Street à Hollywood.
Mae West se maria le 11 avril 1911 à Milwaukee, Wisconsin, avec Frank Szatkus, dont le nom de scène était Frank Wallace, un camarade vaudevillien qu’elle avait rencontré pour la première fois en 1909. Elle avait 17 ans et lui 21 et Mae West garda le mariage secret, mais en 1935, après que Mae West ait connu le succès avec quelques films, un employé d’une agence notariale découvrit le certificat de mariage et le rendit public. Une déclaration sous serment dans laquelle elle se déclarait elle-même mariée, qu’elle fit lors du procès de Sex en 1927, fut aussi découverte. Au début, Mae West dénia s’être unie à Frank Wallace, mais elle admit finalement le fait en juillet 1937, lors d’un interrogatoire légal. Bien que légalement marié, le couple ne vécut jamais ensemble en tant que mari et femme. Elle insista pour qu’ils aient des chambres séparées et elle l’envoya rapidement dans un show de sa propre composition afin de s’en débarasser. Elle obtint légalement le divorce le 21 juillet 1942, divorce qui stipulait que Frank Wallace avait retiré sa demande de séparation et que Mae certifiait qu’elle et Wallace ne vécurent ensemble que quelques semaines. Le divorce fut finalement prononcé le 7 mai 1943.
En août 1913, elle rencontra Guido Deiro, accordéonniste d’origine italienne, star du vaudeville. Son aventure fut très intense en émotions. “Vous ne pouvez devenir super chaude avec quelqu’un qu’à condition qu’il y ait une connexion sexuelle, le pouvez-vous? Deiro tomba amoureux d’elle et arrangea ses rendez-vous afin de pouvoir voyager en sa compagnie. Diverses sources affirment qu’ils se sont mariés. Durant une émission radio en 1935, Walter Winchell rapporta, de manière erronée, que Mae West avait été mariée au frère de Guido, Pietro. Walter Wincher, un auteur pour le magazine Accordion News, corrigea l’erreur: "Dans une récente émission radiodiffusée, Walter Winchell transmit l’information que Pietro Deiro avait été marié à Mae West pendant 4 ans. D’un Walter à un autre, je me dois de rétablir la vérité. Pietro n’a jamais été marié à l’insaisissable fille. Guido Deiro, son frère, est supposé avoir été le chanceux accordéonniste."
Mae West ne fit jamais de déclaration publique établissant qu’elle avait été unie à Deiro. Elle se référa simplement à lui avec le terme "D" dans son autobiographie. Les biographes de Mae West affirment que les deux personnes ne furent jamais mariées. Mae West et Deiro se séparèrent en 1916.
Le fils de Deiro affirma que des années plus tard Mae West révéla en privé qu’elle avait été enceinte de Guido et avait subi un avortement sans que l’intéressé ne le sache, ce qui amena des complications qui la rendirent malade pendant presqu’une année et la rendit incapable d’avoir des enfants.
Selon le biographe de Deiro, Mae West demanda le divorce pour adultère le 14 juillet 1920. Le divorce fut accepté par la Cour Suprême de New York, le 9 novembre de la même année. Mae West dira plus tard, "Le mariage est une grande institution. Je ne suis pas encore prête pour une institution."
Mae West resta proche de sa famille tout au long de sa vie et fut dévastée par la mort de sa mère en 1930. En 1930, elle déménagea à Hollywood dans un appartement de grand standing de Ravenswood, où elle devait vivre jusqu’à sa mort en 1980.
Après avoir débuté sa carrière cinématographique, sa soeur, son frère et son père la suivirent à Hollywood. Mae West les pourvut de maisons et d’emplois et parfois leur venait en aide financièrement. Parmi les autres petits amis de Mae West figuraient le boxeur William Jones, surnommé Gorilla Jones. Quand le syndic des appartements de Ravenswood interdit l’accès des immeubles au afro-américains, Mae West résolut le problème en achetant l’immeuble et ainsi lever l’interdiction.
Mae West eut une relation amoureuse avec James Timony, un avocat de 15 ans son aîné, en 1916 quand elle était actrice de vaudeville. Timony était aussi un manager. Avant que Mae West ne soit devenue une actrice de cinéma établie au milieu des années 1930, le couple était déjà séparé. Cependant, Mae West et James Timony restèrent très proches, vivant dans le même immeuble, travaillant ensemble et s’aidant mutuellement jusqu’à la mort de Timony en 1954.
A 61 ans, Mae West eut une aventure amoureuse avec un des culturistes de son show de Las Vegas, le catcheur, ex Mr. Californie et ex marin, Chester Rybinski (1923–1999). Il était 30 ans plus jeune qu’elle et changea plus tard son nom en Paul Novak. Il emménagea rapidement chez elle et leur romance continua jusqu’à la mort de Mae West, le 22 novembre 1980, à 87 ans. Paul Novak commenta un jour, "Je crois que je suis venu au monde pour prendre soin de Mae West."
Sa contribution au western se cantonne à un long métrage, «Mon petit poussin chéri » de Edward F. Cline (1940) dans lequel élle était Flower Belle Lee.
Modifié en dernier par DEMERVAL le 15 juil. 2016 7:51, modifié 2 fois.

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Sitting Bull
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Re: Mae WEST (1893-1980)

Messagepar Sitting Bull » 14 juil. 2016 19:27

Pour les trop jeunes qui n'en auraient pas entendu parler ! :wink:

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DEMERVAL
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Re: Mae WEST (1893-1980)

Messagepar DEMERVAL » 15 juil. 2016 11:26

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