Julie HARRIS (1925-2013)

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DEMERVAL
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Julie HARRIS (1925-2013)

Messagepar DEMERVAL » 25 juin 2016 6:45

Julie Harris naquit Julia Ann Harris à Grosse Pointe, Michigan, le 2 décembre 1925. Elle était la fille d’ Elsie L. Smith, une infirmière et William Pickett Harris, un banquier. Elle sortit diplômée de la Grosse Pointe Country Day School, qui plus tard sera regroupée avec deux autres écoles pour former l’université de Liggett. A New York City elle fréquenta The Hewitt School. Adolescente, elle suivit aussi les cours de la Perry-Mansfield Performing Arts School & Camp dans le Colorado avec Charlotte Perry, un mentor qui l’encouragea à postuler pour entrer à la Yale School of Drama, qu’elle intégra rapidement pendant une année.
En 1952, Julie Harris remporta son premier Tony Award de la meilleure actrice pour sa création originale du rôle de l’insouciante Sally Bowles dans I Am a Camera, la version théâtrale du roman de Christopher Isherwood, Goodbye to Berlin (qui sera plus tard adapté en comédie musicale à Broadway sous le titre de Cabaret (1966) et en film en 1972 avec Liza Minnelli dans le rôle de Sally). Julie Harris reprit son rôle de I Am a Camera dans la version cinématographique (1955). Il faut surtout noter sa performance, qui lui vaudra un second Tony Award, dans The Belle of Amherst, un monologue (écrit par William Luce et réalisé par Charles Nelson Reilly) basé sur la vie et la poésie d’Emily Dickinson. Elle reçut un Grammy Award pour l’enregistrement audio de sa performance. Elle présenta la pièce pour la première fois en 1976 et continua par la suite à apparaître dans d’autres monologues dont Bronte de Luce. Parmi ses autres pièces jouées à Broadway figuraient The Playboy of the Western World, Macbeth, The Member of the Wedding, A Shot in the Dark, Skyscraper; And Miss Reardon Drinks a Little, Forty Carats, The Glass Menagerie, A Doll's House et The Gin Game et une tournée nord-américaine en 1992 avec Lettice and Lovage dans le rôle principal créé par Maggie Smith à Broadway.
Julie Harris reçut 10 nominations pour un Tony Award, plus que n’importe quelle autre comédienne. Elle détint le record pour le plus grand nombre de victoires consécutives aux Tony (cinq) jusqu’à ce qu’Angela Lansbury ne l’égala en 2009. Audra McDonald a depuis obtenu 6 Tony Awards consécutifs. En 1966, Julie Harris remporta le Sarah Siddons Award pour son travail au Chicago theatre.
Julie Harris fit ses débuts à l’écran en 1952, en reprenant son monumental succès de Broadway dans le rôle de Frankie, l’adolescente esseulée, dans la pièce de Carson McCullers, The Member of the Wedding, Pour ce rôle elle fut nominée pour l’Oscar de la meilleure actrice. Julie Harris incarna l’éthérée Eleanor Lance dans La maison du diable (1963), film d’horreur réalisé par Robert Wise, d’après le roman de Shirley Jackson. Un autre membre de la distribution se rappela Julie Harris maintenant ses distances vis à vis des autres acteurs afin, disait-elle de se concentrer sur l’aliénation que devait subir les autres personnages du film. Elle reprit au cinéma, en 1976, le rôle de Mary Todd Lincoln qui lui valut un Tony en 1973 avec la pièce The Last of Mrs. Lincoln. Une autre de ses apparitions à signaler eut lieu dans le film ayant pour fond la seconde guerre mondiale, à savoir The Hiding Place (1975). Elle apparut aussi dans des films comme A l’est d’Eden (également en 1955) avec James Dean (de qui elle deviendra une amie proche), Requiem pour un champion (1962), de Harper avec Paul Newman dans le rôle d’un détective privé (1966) et Reflets dans un oeil d’or (1967).
A la télévision, Julie Harris remporta trois Emmy Awards et fut nominée à onze reprises. Un de ses rôles les plus célèbres fut manifestement celui de la Reine Victoria, en 1961 dans une adaptation du roman de Laurence Victoria Regina, rôle pour lequel elle remporta un Emmy. Plus tôt, également pour Hallmark Hall of Fame, elle fut Nora Helmer face à Christopher Plummer dans A Doll's House (1959), un téléfilm de 90 minutes tiré d’une pièce d’Ibsen. Elle fit plus d’apparitions en vedette principale pour les programmes de Hallmark que n’importe quelle autre actrice, apparaissant notamment dans deux adaptations différentes de la pièce Little Moon of Alban. Vers la fin de sa cariière, elle fut reconnue pour son rôle de Lilimae Clements, la mère de Valene Ewing (interprété par Joan Van Ark) dans le soap opera Knots Landing. Le rôle fut récurrent sur la série de 1980 à 1981 et devint régulier de 1981 à 1987.
Le 5 décembre 2005, elle fut nommée membre honoraire du Kennedy Center Honoree. Lors d’une cérémonie à la Maison Blanche, le président George W. Bush remarqua, "Il est difficile d’imaginer le théâtre américain sans le visage, la voix et le talent sans limite de Julie Harris. Elle a trouvé le bonheur dans sa vie professionnelle et nous la remercions pour avoir partagé ce bonheur avec le monde entier."
Julie Harris continua à travailler jusqu’à sa mort, faisant la narration de 5 documentaires historiques produits par Christopher Seufert et Mooncusser Films, tout en étant active comme directrice du théâtre indépendant, Wellfleet Harbor Actors Theater. Elle fit aussi beaucoup de travail de doublage vocal pour les documentaires de Ken Burns: les voix d’Emily Warren Roebling dans Brooklyn Bridge, Ann Lee dans The Shakers: Hands to Work, Hearts to God, Susan B. Anthony dans Not For Ourselves Alone: Elizabeth Cady Stanton and Susan B. Anthony et de Mary Boykin Chesnut pour la série de Ken Burns, sortie en 1990 sur The Civil War.
A l’été 2008, elle apparut de nouveau sur les planches de Chatham, ville où elle demeurait, dans le rôle de Nanny pour la production par le Monomoy Theater de la pièce The Effect of Gamma Rays on Man-in-the-Moon Marigolds.
Julie Harris vécut à Chatham, Cape Cod, Massachusetts et jusque peu de temps avant sa mort, garda une résidence dans les environs de Detroit près de l’endroit où elle grandit. Divorcée à trois reprises, elle avait un fils, Peter Gurian. Julie Harris lutta contre un cancer du sein, qui requit une intervention chirurgicale, puis contre une attaque cardiaque en 2001 et une seconde en 2010.
Julie Harris décéda le 24 août 2013 d’une congestion cardiaque en son domicile de West Chatham, Massachusetts, à l’âge de 87 ans. Alec Baldwin, avec qui elle apparut dans Knots Landing, la loua dans un mémoire paru dans le Huffington Post. "Sa voix était comme la pluie. Ses yeux se connectaient directement et irradiaient la profondeur de sa puissance et de son tendre coeur. Son talent était un don de Dieu." Le 28 août 2013, les théâtres de Broadway étéignirent leurs lumières pendant une minute en hommage à Julie Harris.
Sa contribution au western fut la suivante :
Rawhide, un épisode, Emma Teall dans “The Calf Women” (1965)
Laredo, un épisode, Annamay dans “Rendezvous at Arillo” (1965)
Daniel Boone, un épisode, Faith dans “Faith’s Way” (1968)
Bonanza, un épisode, Sarah Carter dans “A Dream to Dream” (1968)
La grande vallée, un épisode, Jennie Hall dans “A Stranger Everywhere” (1968)
Le virginien, un épisode, Jenny dans “Wolf Track” (1971)

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Re: Julie HARRIS (1925-2013)

Messagepar chip » 25 juin 2016 8:22

" J'ai eu un grand bonheur dans ce film, et son nom était JULIE HARRIS. Comme partenaire de DEAN, elle l'a beaucoup aidé dans ce qui était pour lui son premier film..." (Elia Kazan à propos de " A l'est d'Eden"- une odyssée américaine Elia Kazan, entretien avec Michel Ciment, édition Calmann - Lévy)

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Re: Julie HARRIS (1925-2013)

Messagepar Sitting Bull » 12 juil. 2016 9:40

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Dans "Fais comme chez toi". (F. Oz - 1992)

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Dans "Gorilles dans la brume" (M. Apted - 1988)

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Dans "À l'est d'Eden" avec J. Dean (E.Kazan - 1955)

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Dans "Harper" (Détective privé - 1966) dirigée par J. Smight avec P. Newman
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"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)



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