Noah BEERY (1882-1946)

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DEMERVAL
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Noah BEERY (1882-1946)

Messagepar DEMERVAL » 14 déc. 2015 18:01

L’un des meilleurs « méchants » du cinéma muet et parlant, Noah Beery Sr., fut en réalité, un homme gentil, bon et charitable, mais il pouvait personnifier le mal avec un sourire illuminant son large visage, avec son rire émanant de sa carrure d’1m85 et 105 kgs—un cigare fumant sortant habituellement d’un côté de sa bouche. “Le vrai maquillage pour un personnage doit venir de l’intérieur,” expliqua-t-il un jour. “C’est le résultat d’avoir étudié l’homme jusqu’à ce que tu ressentes ce qu’il ressent—et ensuite ton corps, tout tes traits vont répondre à ta propre image mentale.”
Né Noah Nicholas Beery, le 17 février 1882 à Smithville, Missouri, son père, Noah W. Beery, un natif de Smithville (près de Kansas City), était, rapporte-t-on, de descendance suisse et travailla comme officier de police. Sa mère, Mary Margaret Fitzgerald, était originaire de Ridgley, Missouri. Noah était le plus vieux frère du plus célèbre des frères Beery, à savoir Wallace. Un autre frère, William Beery, était aussi un acteur mais de moins grande renommée qui fit plus tard carrière avec succès dans l’industrie pétrolière. Noah grandit dans une ferme de l’ouest du Missouri. L’on rapporte qu’il alla à l’école primaire de Kansas City avec le fils du hors-la-loi Jesse James.
Encore enfant, il vendit des gouttes de citron aux acteurs du théâtre Gillis de Kansas City. Amusés par sa voix déjà profonde et grondante, divers acteurs l’encouragèrent à la cultiver et à monter sur scène, ce qu’il fit au jeune âge de 16 ans.
Apparemment, Beery possédait une riche voix chantante et après quelques leçons, se produisit comme chanteur dans les environs de Kansas City pendant une année et pendant une semaine au Hammerstein’s Resort de l’état de New York ainsi qu’à l’Electric Park de Kansas City, clubs à la mode de l’époque.
Ayant trouvé qu’il préférait le mélodrame, il travailla sous le nom de William Brady, ne signant qu’un modeste succès en 3 ans de tournée avec “Trail of the Lonesome Pine”, une production avec son frère Wallace.
A 23 ans, il fit une tournée d’un an (1905-1906) avec Alice Brady dans “As Ye Sow” , et se produisit finalement pendant un mois sur Broadway.
En 1910, Noah Beery épousa Marguerite Walker Lindsey, une actrice de théâtre. Ils eurent un fils qui décéda. Le second enfant, Noah Lindsey Beery (plus tard appelé simplement Noah Beery Jr.) naquit le 10 août 1913 à New York. Sérieusement malade pendant des mois, les docteurs lui conseillèrent un climat plus modéré aussi la famille Beery déménagea en Floride où Noah Sr. fit quelques films et occupa tous les boulots qu’il put trouver pour nourrir sa famille. Cette situation perdura jusqu’en 1917, date à laquelle la famille se fixa finalement en Californie où il trouva immédiatement du travail dans l’industrie du cinéma, apparaissant notamment dans plus de 110 films muets. Parmi ces films, 22 furent des westerns, dont plusieurs épiques de Zane Grey avec Jack Holt ou Richard Dix. Mais il apparut aussi dans le classique “Signe de Zorro” (1920) avec Douglas Fairbanks Sr. et la version de 1923 de “Les écumeurs”.
Ses meilleurs rôles furent probablement celui du sadique sergent-major de “Beau Geste” (1926) et celui du garde qui bat et torture les petits enfants de la maison de correction dans “The Godless Girl” (1929–les deux dernières scènes du film ont un dialogue).
Grâce à son succès, les Beerys achetèrent un ranch dans la vallée de San Fernando dans lequel il cultivèrent du tabac. Il y avait aussi des vignes, des avocatiers, des orangers et des citronniers. There were also grapevines, avocado, orange and lemon trees. Son principal hobby était le célèbre Paradise Trout Club, situé à 100 miles de Los Angeles, un populaire lieu de rendez-vous pour sportifs ouvert toute l’année.
A l’avénement du parlant, Noah Beery avait une quarantaine bien avancée et même avec sa voix puissante et sa fabuleuse apparence, son étoile commença à s’étioler—bien qu’il travailla dans presque 90 films jusque 1945.
En regardant la méprisable filouterie de Noah Beery, alias Ace Hanlon dans la serial de Republic, “Adventures of Red Ryder”, la star Don Barry demanda, “Comment peut-on qualifier un homme qui aima son métier et tout ceux qui y contribuèrent ? Je me rappellerai toujours comment il aidait un jeune, impétueux et péteux voyou. Je l’aimais.”
L’épouse de Noah Beery décéda en 1935 mais 1940 vit son fils, Noah Jr., s’unir à une autre famille respectée d’Hollywood quand il épousa Maxine Jones, la fille de Buck Jones.
Leonard Maltin discuta avec Noah Jr. en 1983 pour une interview qui fut finalement reprise dans sa publication en 2004 de MOVIE CRAZY. Noah Jr. confirma que son père et son oncle Wallace débutèrent tous deux sur les planches de New York. “Ils avaient fait des comédies musicales. Puis mon père et ma mère se détachèrent de Wally, pendant trois ans, ou quelque chose comme ça. Ensuite quand ils envoyèrent un mot à Wal pour lui dire combien les choses étaient prospères à Hollywood, il vint aussi. Rapidement toute la famille fut réunie. Papa n’était pas un homme intimidant, sauf à l’écran où il était un « méchant » vraiment profond et noir. Mais en fait il était tout le contraire. De travailler avec lui sembla d’abord pour moi étrange, mais généralement la nuit précédente, il me faisait répéter afin que je ne fasse pas trop de bourdes.” De même, Noah Jr affirma que son père adorait être stéréotypé en « méchant ». Il pensait toujours à d’autres moyens pour être encore plus efficient. Il adorait cela.”
Noah Beery compléta son dernier film, un western, “Sing Me a Song of Texas” (1945 Columbia) avec Tom Tyler et en 1946 résidait dans un hôtel de New York City pendant qu’il se produisait sur les planches avec “Up In Central Park”. Il prit une quinzaine de jours de vacances pour visiter la Californie où lui, son frère Wallace et la fille de Wallace, Carol Ann, devaient apparaître ensemble dans une émission du Lux Radio Theatre. Le 1er avril 1946, alors qu’ils répétaient leurs textes au domicile de Wallace sur Colgate Avenue à Los Angeles, durant l’après-midi précédant la première représentation, Noah subit une attaque cardiaque fatale et décéda dans les bras de son frère. Selon l’adage en vigueur, le spectacle continua ce soir là—sans Noah. Il avait 64 ans. Il est enterré au Forest Lawn, Hollywood Hills.
Les interprétations de personnages de « méchants » sadiques, lubriques, grossiers et frustres, créérent un standard pour des films comme “Riders of the Purple Sage” avec George O’Brien; “La grande panique” avec John Wayne; “Thundering Herd”, “Man of the Forest”, “To the Last Man”, “Sunset Pass”, tous des westerns de Paramount basés sur des scenarii de Zane Grey avec Randolph Scott; “Mexicali Rose” avec Gene Autry; “Tulsa Kid”, “A Missouri Outlaw”, “Outlaws of Pine Ridge”, “Carson City Cyclone”, tous avec Don Barry et “Devil’s Trail” avec Bill Elliott et Tex Ritter.
Noah Beery déploya aussi toute sa méchanceté dans cinq serials classiques: “Devil Horse”, “Fighting With Kit Carson”, “Zorro Rides Again”, “Adventures of Red Ryder” et “Overland Mail”.

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Re: Noah BEERY (1882-1946)

Messagepar Sitting Bull » 14 déc. 2015 18:28

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