Christopher Lee (1922-2015)

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Christopher Lee (1922-2015)

Messagepar DEMERVAL » 17 juin 2015 22:19

Christopher Lee est née à Belgravia, Westminster, Londres, le 27 mai 1922. Il était le fils du Lieutenant Colonel Geoffrey Trollope Lee (1879–1941) du 60ème corps royal des fusilliers du roi et de la comtesse Estelle Marie Carandini di Sarzano (1889–1981). Le père de Christopher Lee combattit durant la guerre des boers et la première guerre mondiale et sa mère était une beauté edwardienne qui fut peinte par Sir John Lavery Oswald Birley et Olive Snell et sculptée par Clare Frewen Sheridan. L’arrière-grand-père maternel de Christopher était un réfugié politique italien dont l’épouse, arrière-grand-mère de Christopher était la chanteuse d’opéra anglaise Marie Carandini (née Burgess). Il avait une soeur, Xandra Carandini Lee (1917–2002).
Ses parents se séparèrent quand il eut 4 ans et divorcèrent deux ans plus tard. Durant cette période, il vécut avec sa mère et sa soeur à Wengen en Suisse. Après avoir fréquenté la Miss Fisher's Academy à Territet, il interpréta son premier rôle, celui de Rumpelstiltskin. Ils retournèrent ensuite à Londres où Christopher Lee intégra l’école privée Wagner à Queen's Gate et sa mère se remaria avec Harcourt George St-Croix Rose, un banquier, oncle de Ian Fleming. Ian Fleming, l’auteur des romans de James Bond, devint donc le cousin par alliance de Christopher Lee. La famille déménagea à Fulham, ayant pour voisin l’acteur Eric Maturin. Une nuit, il fut introduit auprès du Prince Yusupov et du Grand Duc Dmitri Pavlovich, les assassins de Grigori Rasputin, que Christopher Lee devait incarner des années plus tard.
A 9 ans, il fut envoyé à la Summer Fields School, une école préparatoire d’Oxford dont les élèves fréquentaient souvent plus tard Eton. Il continua à paaraître dans des pièces de théâtre montées dans l’école bien que les “lauriers échurent à juste titre à Patrick Macnee." Christopher Lee postula pour intégrer Eton et passa son entretien en présence de l’auteur de romans de fantômes, M. R. James. 60 ans plus tard, Christopher Lee interpréta le rôle de M.R. James pour la BBC. Sa faiblesse en mathématiques fit en sorte qu’il ne se classa qu’à la onzième place de l’examen d’entrée et rata donc son intégration pour une petite place. Son beau-père n’était pas préparé à payer les frais les plus élevés que nécessitait un Oppidan Scholar et il n’intégra donc pas ledit collège. A la place, Christopher Lee intégra le Wellington College, où il décrocha une bourse pour faire des études classiques en latin et grec ancien. En dehors d’un tout petit rôle dans une pièce scolaire, il ne joua pas autre chose durant sa scolarité à Wellington. Il fut un piètre joueur de raquette et escrimeur mais était compétent au cricket et se comportait correctement dans d’autres sports : hockey, football, rugby et boxe. Il détestait les défilés et les entraînements aux armes et préférait faire le mort lors de simulacre de batailles. Christopher Lee était souvent corrigé à l’école, dont une fois à Wellington, pour “avoir été corrigé trop souvent” bien qu’il acceptait ses punitions corporelles comme étant "logiques” dès lors qu’il contrevenait aux réglements en vigueur. A 17 ans et alors qu’il ne lui restait plus qu’une année à faire à Wellington, les vacances de l’été 1939 furent ses dernières. Son beau-père fit faillite avec une dette de 25 000 livres sterlings.
Sa mère se sépara de Harcourt George St-Croix Rose et Christopher Lee dut chercher du travail, sa soeur travaillant déjà comme secrétaire au bureau des pensions de l’Eglise Anglaise. Avec la plupart des employeurs se préparant à partir en vacances d’été, il n’ y eut pas d’opportunités immédiates pour Christopher et il fut dès lors envoyé sur la French Riviera, où sa soeur était en villégiature avec des amis. Sur le chemin, il fit étape à Paris où il demeura avec le journaliste Webb Miller, un ami de son ex beau-père et fut le témoin de l’exécution d’Eugen Weidmann, la dernière personne à être exécutée en public en France. Arrivé à Menton, il demeura chez les Mazirov, évoluant par la même occasion parmi les familles princières russes en exil. Tout fut arrangé pour qu’il puisse demeurer à Menton après le retour de sa soeur mais en Europe survint la déclaration de guerre et il préféra retourner à Londres. Il travailla comme employé de bureau pour United States Lines, prenant soin du courrier et faisant les courses.
Quand la seconde guerre mondiale éclata, Christopher Lee se porta volontaire pour combattre pour les forces finlandaises à l’hiver 1939. Lui et d’autres volontaires britanniques furent finalement gardés hors des zones de combat mais ils reçurent des tenues d’hiver pour être utilisés à des missions de gardiennage à une distance suffisante des lignes de combat. Après 15 jours, ils retournèrent chez eux. Christopher Lee reprit son boulot à United States Lines et trouva son travail plus plaisant en ayant l’impression d’être plus utile. Au début de 1940, il rejoignit la société Beecham's, d’abord comme employé de bureau puis comme standardiste. Quand Beecham's quitta Londres, il rejoignit la Home Guard. Durant l’hiver, son père tomba malade avec une double pneumonie et décéda le 12 mars 1941. Réalisant qu’il n’avait pas envie de suivre les traces de son père dans une carrière militaire, il décida toutefois de s’enrôler pendant qu’il avait encore le choix des armes et se porta volontaire pour la Royal Air Force.
Christopher Lee fut incorporé à la base aérienne d’Uxbridge pour y effectuer son entraînement et fut initialement affecté à l’Initial Training Wing à Paignton. Après avoir russi ses examens à Liverpool, le British Commonwealth Air Training Plan décida qu’il devait s’embarquer sur le Reina del Pacifico en direction de la république Sud-Africaine, pour y être affecté à Hillside, à Bulawayo en Rhodésie du Sud. Après un entraînement sur un de Havilland Tiger Moths, Christopher Lee eut son avant-dernier entraînement en vol solo quand il commença à souffrir de maux de tête et de troubles de la vue. Le médecin militaire pronostiqua de manière hésitante une éventuelle rupture du nerf optique et on lui dit qu’il ne pourrait plus jamais voler. Christopher Lee fut dévasté et la mort d’un camarade d’entraînement de Summer Fields le déprima encore plus. Ses recours furent infructueux et il resta là avec rien à faire. Il fut affecté sur différentes bases aériennes avant d’être transféré à Salisbury en décembre 1941. Il visita alors le barrage de Mazowe, près de Marandellas, la réserve de Wankie et les ruines du Grand Zimbabwe. Pensant qu’il se devait "de faire quelque chose de constructif pour son honneur ", il se porta volontaire pour les services de renseignements de la Royal Air Force. Ses supérieurs appuyèrent sa demande et il fut incorporé dans la Rhodesian Police Force et affecté comme surveillant à la prison de Salisbury. Il fut ensuite promu premier pilote et transféré à Durban en Afrique du Sud, avant de voyager vers Suez à bord du Nieuw Amsterdam.
Après avoir tué le temps sur la base aérienne de Kasfareet près du Grand Lac Amer dans la zone du canal de Suez, il reprit son travail de renseignements dans la cité d’Ismailia. Il fut alors affecté au 205ème groupe de la RAF avant d’être promu officier pilote et réaffecté à la 260ème escadrille de la RAF en tant qu’officier de renseignements. Alors que la campagne d’Afrique du Nord battait son plein, l’escadrille progressa de pistes d’atterrissage en pistes d’atterrissage, de El Daba à Maaten Bagush, puis en direction de Mersa Matruh. Ils apportèrent un support aérien aux forces terrestres et bombardèrent des cibles stratégiques. Christopher Lee, "généralement parlant, se devait de tout savoir." L’avance alliée continua en Libye, de Tobrouk et Benghazi vers le monument d’El Gaus, puis vers El Agheila, Khoms et Tripoli, l’escadrille effectuant en moyenne cinq missions par jour. Alors que l’avancée continuait vers la Tunisie, les forces de l’Axe se cramponnant sur la ligne Mareth, Christopher Lee échappa de peu à la mort lors d’un bombradement de sa base aérienne. Après avoir percé la ligne Mareth, l’escadrille établit sa base finale à Kairouan. Après la reddition des forces de l’Axe d’Afrique du Nord en mai 1943, l’escadrille déménagea à Zuwarah en Libye afin de préparer le débarquement allié en Sicile. Puis elle se déplaça à Malte, et après son investissement par la 8ème armée britannique, vers la ville sicilienne de Pachino, avant d’établir une base permanente à Agnone Bagni. La campagne de Sicile achevée, Christopher Lee attrapa sa 6ème crise de malaria de l’année. Il fut envoyé à l’hôpital de Carthage pour y subir une médication et quand il revint en service, l’escadrille était au repos. Frustré par le manque de nouvelles du front Est et de l’Union Soviétique en général, et en manque de courrier et d’alcool en provenance d’Angleterre, l’agitation gagna et menaça de tourner en mutinerie. Christopher Lee, maintenant un expert sur la Russie, leur parla de reprendre leurs activités, ce qui impressionna fortement le commandant de l’escadrille.
Après le débarquement allié en Italie, l’escadrille fut basée à Foggia et Termoli durant l’hiver 1943. Christopher Lee fut alors détaché dans l’Armée de terre dans le cadre d’un échange d’officier. Il passa la plupart de son temps avec les Gurkhas de la 8ème division d’infanterie indienne durant la bataille de Monte Cassino. Durant une permission à Naples, il escalada le Mont Vésuve qui était entré en éruption 3 jours plus tôt. Durant l’assaut final sur le Monte Cassino, l’escadrille était stationnée à San Angelo et Christopher Lee fut presque tué quand un des avions de ladite escadrille s’écrasa au décollage, faisant chuter Christopher sur une de ses 5 bombes. Après la bataille, l’escadrille s’établit sur divers pistes d’atterrissage autour de Rome, et Christopher Lee en profita pour visiter la ville, où il rencontra le cousin de sa mère, Nicolò Carandini, qui avait combattu au sein de la résisitance italienne. En novembre 1944, Christopher Lee fut promu capitaine et quitta l’escadrille à Iesi pour prendre un poste à l’état-major des forces de l’air. Il prit alors part à l’établissement d’un plan visant à lancer un éventuel assaut contre la soi-disante forteresse alpine allemande. Quand la guerre eut pris fin, Christopher Lee fut invité à chasser près de Vienne et fut cantonné chez l’habitant à Pörtschach am Wörthersee. Pour Les derniers mois de son service, Christopher Lee, qui parlait couramment le français et l’allemand, entre autres langues, fut détaché au Central Registry of War Criminals and Security Suspects. Là, il fut chargé de la traque des criminels de guerre nazis. De cette période au sein de cette organisation, Christopher Lee dit : "On nous donna des dossiers sur leurs agissements et on nous demanda de les trouver, de les interroger et de les transférer vers les autorités compétentes... Nous vîmes ces camps de concentration. Quelques-uns avaient été nettoyés. D’autres pas." Christopher Lee se retira ensuite de la RAF en 1946 avec le rang de capitaine.
Le beau-père de Christopher Lee servit comme capitaine dans les services de renseignements, mais il est invraisemblable qu’il ait eu une quelconque influence sur la carrière militaire de Christopher. Ce dernier le rencontra pour la dernière fois dans un bus en 1940 à Londres, une fois divorcé de sa mère, mais ne lui adressa pas la parole. Christopher Lee mentionna que durant la guerre, il fut affecté au Special Operations Executive et au Long Range Desert Patrol, le précurseur du SAS, mais ne s’approfonfit jamais les détails de son action. “Je fus de temps en temps affecté au SAS mais nous avions le devoir de reserve et donc aucun droit de discuter des opérations spécifiques. Sachez simplement que j’étais dans les Forces Spéciales et voilà tout. Les gens peuvent s’imaginer ce qu’ils veulent.”
De retour à Londes en 1946, Christopher Lee se vit offrir son ancienne place chez Beecham's, avec une augmentation de salaire significative, mais il refusa car "je ne pouvais pas m’imaginer de retour dans l’état d’esprit du bureau." Les forces armées envoyaient des vétérans avec une éducation classique pour enseigner dans les universités, mais Christopher pensa que son latin était trop rouillé et se fichait pas mal du strict couvre-feu. Au cours d’un repas chez son cousin Nicolò Carandini, maintenant l’ambassadeur italien en Grande-Bretagne, Christopher Lee était en train de détailler ses blessures de guerre quand Carandini lui dit: "pourquoi ne deviendrais-tu pas un acteur, Christopher?" Ce dernier aima l’idée et après avoir estompé les protestations de sa mère en lui montrant les succès de la famille Carandini en Australie, dont ceux de son arrrière grand-mère Marie Carandini, qui avait été une chanteuse d’opéra reconnue, il rencontra l’ami de Nicolo, Filippo Del Giudice, un avocat devenu producteur de films. Le patron de Two Cities Films, une partie de Rank Organisation, Filippo Del Giudice, "me regarda de haut en bas... [et] conclut que j’étais tout à fait ce que l’industrie du film recherchait." Il l’envoya voir Josef Somlo pour signer un contrat, mais ce dernier annonça immédiatement qu’il était "beaucoup trop grand pour être un acteur ". Somlo l’envoya rencontrer les responsables de Rank Organisation, David Henley et Olive Dodds, qui lui firent signer un contrat de 7 ans.
Etudiant à “l’école du charme” de Rank, Christopher Lee et nombre d’autres élèves avaient des difficultés à trouver du travail. Il fit finalement ses débuts d’acteur dans la romance gothique de Terence Young, L’étrange rendez-vous (1947). Y incarnant Charles, le réalisateur contourna sa grande taille en le plaçant à une table d’une boîte de nuit aux côtés de Lois Maxwell, Mavis Villiers, Hugh Latimer et John Penrose. Christopher Lee n’avait qu’une ligne de dialogue, "a satirical shaft meant to qualify the lead's bravura."
Son "apprentissage" dura 10 longues années à interpréter des seconds rôles et les acteurs d’arrière-plan.
“J’ai végété un long moment– Presque 10 ans. Initialement, on me dit que j’étais trop grand pour être un acteur. C’est complètement stupide de faire une telle remarque. C’est comme si on disait que tu es trop petit pour jouer du piano. Sur le coup j’ai pensé, "D’accord, je vais vous montrer..." Au début je n’y connaissais rien sur les techniques de tournage en face d’une camera, mais durant ces 10 années, j’ai fait la seule chose vitale pour moi aujourd’hui – j’ai regardé, j’ai écouté et j’ai appris. Aussi quand le temps fut venu, j’étais prêt... Assez bizarrement, pour interpréter un personnage qui n’avait rien à dire, à savoir La Créature dans Frankenstein s’est échappé (1957).”
Egalement à cette période précoce, il fit une apparition non créditée dans la version cinématographique d’ Hamlet (1948) réalisée par Laurence Olivier, dans le rôle d’un porteur d’épée (sa future co-star et proche ami Peter Cushing y incarnant Osric). Quelques années plus tard, il apparut dans Capitaine sans peur (1951) en capitaine espagnol. Il fut casté quand le réalisateur lui demanda s’il pouvait parler espagnol et tenir une épée, deux choses qu’il était capable de faire. Christopher Lee apparut sans être crédité dans le film épique américain Quo Vadis (aussi en 1951), qui fut tourné à Rome. Il y était un conducteur de char et fut blessé durant le tournage quand il dut être expulsé du char.
Il se rappela que son heure de gloire survint en 1952 quand Douglas Fairbanks, Jr.commença à faire des films pour les British National Studios. Il dit en 2006, "Je fus embauché pour divers rôles dans 16 d’entre-eux et apparut même avec Buster Keaton et ce fut un excellent terrain d’entraînement." La même année, il apparut dans le film nominé aux Oscars de John Huston, Moulin Rouge. Tout au long de la décennie suivante, il fit presque 30 films, en incarnant la plupart du temps des personnages archétypaux.
Le premier film de Christopher Lee pour la Hammer fut Frankenstein s’est échappé (1957), film dans lequel il interprétait le monstre de Frankenstein, avec Peter Cushing en Baron Victor Frankenstein. C’était la première fois que Christopher Lee et Peter Cushing étaient réunis à l’écran et ils devaient finalement apparaître ensemble dans plus de 20 films et devenir de proches amis. Quand il arriva à une séance de casting pour le film, "ils me demandèrent si je voulais le rôle, j’ai dit oui et voilà tout." Un peu plus tard, Christopher Lee fut la co-star de Boris Karloff dans le film Corridors of Blood (1958), mais la seule apparition de Christopher Lee en monstre de Frankenstein l’amena à sa première apparition du vampire transsylvanien dans le film Le cauchemar de Dracula (1958). Il accepta un rôle similaire dans un film d’horreur franco-italien intitulé Les temps sont durs pour les vampires (1959).
Christopher Lee reprit le rôle de Dracula pour la Hammer dans Dracula: Prince des ténébres (1965). Le rôle de Christopher Lee n’avait pas de dialogues, il traçait simplement son chemin dans le film. Les vesrions sont variées concernant cet état de fait: Christopher Lee affirme qu’il refusa de dire le pauvre dialogue qu’on lui avait attribué mais le scénariste Jimmy Sangster clama que le script ne comportait pas de texte pour le personnage. Ce film établit le standard de la plupart des films de Dracula qui furent ensuite tournés dans le sens que la moitié de la durée du film se passait en narrant l’histoire de la résurrection de Dracula et que les apparitions des personnages étaient brèves. Christopher Lee, pour mémoire, affirma qu’il avait été virtuellement victime d’un chantage des studios Hammer pour être la vedette des films suivants; incapable ou ne désirant pas le payer à sa valeur du marché, ils lui rappelaient combien de personnes ils devraient mettre à la porte s’il n’assurait pas le film.
“le procédé fonctionnait comme suit: le téléphone sonnait et mon agent me disait, "Jimmy Carreras [Président de Hammer Films] m’a téléphoné, ils ont un autre Dracula pour toi." Et je rétorquais, "Oublies-le tout de suite! Je ne veux pas en faire un autre." Je recevais alors un coup de fil de Jimmy Carreras, dans un état histérique. "Qu’est-ce donc?!" "Jim, je ne veux pas le faire et je n’ai pas d’obligation à le faire." "Non, tu dois le faire!" Et je répondais, "Pourquoi?" Il répliquait, "parce que je l’ai déjà vendu au distributeur américain avec toi dans le rôle. Penses à tous ces gens que tu connais si bien, que tu vas mettre au chômage!" Chantage émotionnel. C’est la seule raison pour laquelle j’ai fait ces films.”
Ses rôles dans les films Dracula et les femmes (1968), Une messe pour Dracula (1969) et Les cicatrices de Dracula (1970) donnèrent tous au Comte, peu de choses à faire. Christopher Lee, dans une interview en 2005, affirma "tout ce qu’ils faisaient, était d’écrire une histoire et d’essayer de caser quelque part le personnage, ce dont on se rend facilement compte en regardant le film. Ils ne me donnaient rien à faire! J’ai plaidé auprès de la Hammer pour qu’ils me laissent dire quelques phrases que Bram Stoker avait écrites. Occasionnellement, je parvenais à en glisser une." Bien que Christopher n’ait peut-être pas apprécié ce que la Hammer faisait du personnage, les films eurent une reconnaissance mondiale et furent tous des succès commerciaux.
Christopher Lee fut la vedette de deux films de Dracula supplémentaires pour la Hammer au début des années 1970, les deux films essayant de transposer le personnage dans l’ère moderne. Ils ne furent pas des succès commerciaux: Dracula 1973 (1972) et Dracula vit toujours à Londres (1973), qui fut sa dernière apparition en Dracula. On tenta d’intituler le film Dracula Is Dead... and Well and Living in London, un pastiche de la revue musicale, Jacques Brel Is Alive and Well and Living in Paris, mais cela n’amusa pas Christopher Lee. Lors d’une conférence de presse en 1973, il dit: "Je l’ai fait sous réserve... Je pense qu’il est stupide. Je peux penser à une vingtaine d ‘adjectifs– stupide, insensé, absurde. Ce n’est pas une comédie, mais il a un titre comique. Je ne vois pas le rapport." La Hammer devait encore tourner un film de Dracula mais sans lui: La légende des 7 Vampires d’or (1974), avec John Forbes-Robertson dans le rôle du comte et David de Keyser pour le doublage.
Parmi les autres films de Christopher Lee pour la Hammer figure La malédiction des pharaons (1959). Il incarna Raspoutine dans Raspoutine, le moine fou (1966) et Sir Henry Baskerville (avec Peter Cushing en Sherlock Holmes) dans Le chien des Baskervilles (1959). Christopher Lee interpréta plus tard lui-même Sherlock Holmes en 1962 dans Sherlock Holmes et le collier de la mort et revint dans un film mettant en scène Sherlock Holmes dans le film britannique de Billy Wilder, La vie privée de Sherlock Holmes (1970), dans lequel il interprétait le gentil frère du détective, Mycroft. Christopher Lee considère que ce fut le film grâce auquel il arrêta d’être stéréotypé: "Je n’ai, depuis, plus jamais été stéréotypé. Bien sûr, j’ai incarné de nombreux rôles de méchants mais comme le dit Anthony Hopkins, "je ne joue pas les méchants, je joue des gens."" Christopher Lee incarna le rôle principal du film allemand, L’orchidée rouge (1962), s’exprimant en allemand, langue qu’il avait apprise durant sa jeunesse en Suisse. Il passa une audition pour le film Le jour le plus long (1962), mais ne fut pas retenu parce qu’il n’avait assez l’air militaire. Quelques livres sur le cinéma le créditent d’un rôle dans le film mais c’est incorrect et il dut passer le reste de sa vie à infirmer l’information.
Il fut responsable de l’introduction auprès de la Hammer de l’auteur de livres occultes Dennis Wheatley. La compagnie fit deux films sur la base des romans de Wheatley, les deux films avec Christopher Lee en vedette. Le premier, Les vierges de Satan, est généralement considéré comme l’un des films les plus aboutis de la Hammer. Cependant, le second film, Une fille…pour le diable (1976), fut gangrené par les difficultés et fut renié par son auteur. Bien que financièrement fructueux, ce fut le dernier film d’horreur de la Hammer et il marqua la fin de la longue coopération de l’acteur avec le studio, coopération qui eut un impact majeur sur sa carrière.
Comme Peter Cushing, Christopher Lee apparut aussi dans des films d’horreur pour d’autres compagnies durant la période de 20 ans qui s’écoula de 1957 à 1977. Parmi les autres films dont il fut la vedette, figurent la série de films mettant en scène le personnage de Fu Manchu entre 1965 et 1969, films dans lesquels il interprétait le méchant sous un lourd maquillage oriental; I, Monster (1971), dans lequel il était Jekyll et Hyde; La chair du diable (1972); et son film favori, The Wicker Man (1973), dans lequel il incarnait Lord Summerisle. Christopher Lee voulut casser son image de Dracula et accepta alors des rôles plus intéressants. Il rencontra le scénariste Anthony Shaffer et ils décidèrent de travailler conjointement. Le réalisateur de films Robin Hardy et le patron de British Lion, Peter Snell s’impliquèrent également dans le projet. Anthony Shaffer eut une série de conversations avec Robin Hardy et les deux protagonistes décidèrent qu’il serait marrant de faire un film d’horreur centrée sur l’ancienne religion, en total contraste avec les films populaires de l’époque de la Hammer. Anthony Shaffer procéda à la lecture du roman de David Pinner intitulé Ritual, dans lequel un policier chrétien et dévôt est appelé à investiguer sur ce qui apparait être le meurtre rituel d’une jeune fille dans un village rural et il décida que ce livre pourrait parfaitement convenir à l’intrigue de leur projet. Anthony Shaffer et Christopher Lee achetèrent pour 15 000 livres sterling, les droits d’auteur du roman et Anthony Schaffer commença à oeuvrer sur le script. Cependant, il décida rapidement qu’une adaptation directe ne marcherait pas et il commença à écrire une nouvelle histoire, en n’utilisant que l’intrigue basique du roman. Christopher Lee était si impatient de voir le film fini qu’il se produisit gratuitement, tant le budget était petit.
Christopher Lee apparut à l’écran comme le narrateur du film de Jess Franco, Les inassouvies (1970) ce qui fut une faveur accordée au producteur Harry Alan Towers, tout en ne sachant pas que le film était un film porno soft, les scènes de sexe étant tournées séparément.
“Je n’avais aucuen idée de ce que c’était quand j’ai accepté le rôle. On me dit que c’était au sujet du marquis de Sade. J’ai pris l’avion pour l’Espagne pour y tourner mon rôle narratif sur une journée. Je devais porter un smoking cramoisi. Il y avait beaucoup de monde autour de moi. Ils étaient tous habillés. Ils n’avaient rien de particulier ou d’étrange. Un ami dit: 'Savez-vous que vous êtes dans un film d’ Old Compton Street?' A cette époque c’était là que la brigade des imperméables regardait leurs films. 'Très marrant,' répondis-je. Aussi je m’y suis rendu lourdement déguisé avec des lunettes sombres et une écharpe et j’ai trouvé le cinéma où mon nom apparaissait. Je fus furieux! Il y eut une énorme dispute. Quand j’ai quitté l’Espagne ce jour-là, tout le monde derrière moi avait enlevé ses vêtements!”
En plus d’avoir fait des films pour le Royaume Uni, Christopher Lee tourna dans toute l’Europe : il apparut dans deux films allemands, Les nuits de Dracula, où il incarnait de nouveau le comte vampire et Le vampire et le sang des vierges. En Europe il fut aussi dans Le château des morts-vivants et Terreur dans le Shanghaï Express.
En 1972, Christopher Lee fut le producteur d’un film d’horreur, Nothing But the Night, duquel il était aussi la vedette. Ce fut la première et dernière expérience du genre car il n’apprécia pas le processus.
En 1973, il apparut en comte de Rochefort dans la version des Trois Mousquetaires de Richard Lester. Il fut blessé au genou gauche durant le tournage, une blessure qu’il ressentit encore plusieurs années plus tard. Il apparut aussi en 1974 dans le film On l’appelait Milady qui en fait tourné en même temps que le précédent. Bien que tué dans le dernier film, il reprit le rôle dans Le retour des mousquetaires en 1989, son personnage expliquant que sa blessure dans le film précédent n’avait pas été fatale.
A partir du milieu des années 1970, Christopher Lee échappa presqu’entièrement aux films d’horreur. Ian Fleming, l’auteur des romans d’espionnage de James Bond et cousin par alliance de Christopher Lee, lui offrit le rôle du méchant antagoniste dans le premier film produi par Eon, à savoir James Bond 007 contre le Dr. No. Christopher Lee accepta le rôle avec enthousiasme mais avant que Ian Fleming ait informé les producteurs, ils avaient déjà choisi Joseph Wiseman pour le rôle. En 1974, il interpréta finalement un méchant dans un film de James Bond quand il fut casté pour le rôle du criminel Francisco Scaramanga dans L’homme au pistolet d’or. Il dit au sujet de sa performance, "Dans le roman de Fleming, il était simplement un voyou ouest indien mais dans le film, il est charmeur, élégant, amusant, mortel…Je l’ai interprété comme le mauvais côté de James Bond.”
A cause du calendrier du tournage du film à Bangkok, le réalisateur Ken Russell se retrouva dans l’impossibilité de faire signer V=Christopher pour le rôle du Spécialiste dans Tommy (1975). Ce rôle échut finalement à Jack Nicholson. Dans un documentaire sur Halloween diffusé sur ABC, John Carpenter affirma qu’il avait offert le rôle de Samuel Loomis à Peter Cushing et Christopher Lee avant que Donald Pleasence ne prenne le rôle. Des années plus tard, Christopher Lee rencontra John Carpenter et lui dit que le plus grand regret de sa carrière avait été de ne pas avoir accepté le rôle du Dr. Loomis.
Christopher Lee apparut sur la couverture de l’album des Wings, Band on the Run (1973), aux côtés d’autres personnalités comme l’animateur d’émissions de talk-show Michael Parkinson, le chanteur Kenny Lynch, l’acteur James Coburn, le chapion du monde de boxe John Conteh et la personnalité de la radio Clement Freud.
En 1977, Christopher Lee quitta l’Angleterre pour les Etats-Unis, afin d’échapper aux films d’horreur comme ce qui arriva à ses proches Peter Cushing et Vincent Price. Il dit dans une interview en 2011 :
“Peter et Vincent firent quelques merveilleux films mais ne sont uniquement reconnus que pour leurs films d’horreur. C’est pourquoi je me suis rendu aux Etats-Unis. Je ne pouvais concevoir un avenir ici, si ce n’était que de continuer dans la même veine. Un couple d’amis, Dick Widmark et Billy Wilder, me dire que je devais quitter Londres autrement je continuerai à être stéréotypé.”
Son premier rôle américain fut le film catastrophe Airport '77. En 1978, il surprit de nombreuses personnes par son empressement à participer à une blague en apparaissant en guest star dans l’émission de la NBC, Saturday Night Live. Comme résultante de son apparition dans le SNL, Steven Spielberg, qui était dans l’auditoire, le casta dans 1941. Il refusa le rôle du Dr. Barry Rumack (finalement incarné par Leslie Nielsen) dans le film de catastrophe parodique de 1980 Y-a-t-il un pilote dans l’avion?, qui fut tourné à peu près à la même époque, une décision qu’il qualifiera plus tard de "grave erreur."
En 1982, il apparut dans The Return of Captain Invincible. Dans ce film, Christopher Lee incarnait un fasciste qui planifiait de débarrasser les Etats-Unis (et ensuite le monde) de tous les non-blancs. Christopher Lee chante deux chansons du film ("Name Your Poison" et "Mister Midnight"), écrites par Richard O'Brien (qui avait écrit The Rocky Horror Picture Show sept ans auparavant) et Richard Hartley. En 1985, il apparut avec Reb Brown et Sybil Danning dans Horror. Christopher Lee fit ses dernières apparitions en Sherlock Holmes en 1991 dans Incident at Victoria Falls et 1992 dans Sherlock Holmes and the Leading Lady.
En plus d’une douzaine de films de la Hammer Films, d’Amicus Productions et autres compagnies, dans lesquels ils apparurent ensemble, Christopher Lee et Peter Cushing furent tous deux au générique d’ Hamlet (1948) et de Moulin Rouge (1952) bien que dans des scènes séparées; et dans des crédits différents dans la saga Star Wars, Cushing en Grand Moff Tarkin dans le film original et Christopher Lee, des décennies plus tard en Comte Dooku. Le dernier projet qui les réunit en personnes fut un documentaire, Flesh and Blood: The Hammer Heritage of Horror (1994), qu’ils narrèrent conjointement. Ce fut la dernière fois qu’ils se virent car Peter Cushing décéda deux mois plus tard. Alors qu’à l’écran, ils furent souvent des ennemis mortels—Christopher en Comte Dracula et Peter Cushing en Professeur Van Helsing—ils étaient réellement de proches amis dans la vie.
En 1994, Christopher Lee incarna le personnage du commandant russe dans the character of the Russian commandant in Police Academy: Mission à Moscou.
En 1998, Christopher Lee fut la vedette en Muhammad Ali Jinnah, fondateur du Pakistan moderne, dans le film Jinnah. En 2002, alors qu’il parlait de ses rôles favoris lors d’une conférence de presse tenue au festival international du film de Bruxelles, il déclara que son rôle dans Jinnah était de loin sa meilleure performance.
Christopher Lee fut approché pour le rôle du vilain Magneto, un héros de magazine de bandes dessinées, dans l’adaptation cinématographique de la série X-Men mais il perdit le rôle face à Sir Ian McKellen, sa co-star dans Le seigneur des anneaux et The Hobbit.
Il eut nombre de rôles à la télévision dont celui de Flay dans la minisérie de la BBC, basée sur les romans de Mervyn Peake, Gormenghast (2000) et de Stefan Wyszyński dans le téléfilm de la CBS, John Paul the Second (2005). Il interpréta Lucas de Beaumanoir, Le Grand Maître des Templiers, dans la co-production de la BBC/A&E basée sur le roman de Sir Walter Scott, Ivanhoe (1997). Il assuma le rôle du bourreau Charles-Henri Sanson qui décapita entre autres le roi Louis XVI et Maximilien de Robespierre dans la deuxième partie de la série faite pour la télévision, La Révolution française (1989) intitulée, "Les Années Terribles". En 1967, il fut la vedette d’un épisode de Chapeau melon et bottes de cuir intitulé "Never, Never Say Die."
Christopher Lee incarna le personnage de Saruman dans la trilogie du Seigneur des anneaux. Dans le commentaire, il affirma que depuis des décennies il rêvait d’incarner Gandalf mais qu’il était devenu trop vieux et ses limites physiques l’empêchaient dorénavant de briguer le rôle. Le rôle de Saruman, en contraste, ne nécessitait pas de monter à cheval et beaucoup moins de scènes de combat. Christopher Lee avait rencontré J.R.R. Tolkien à une occasion (il était ainsi la seule personne du casting à l’avoir rencontré) et s’habitua à relire les romans au moins une fois par an. De plus, il se produisit sur l’album The Lord of the Rings: Songs and Poems by J.R.R. Tolkien en 2003. Son apparition dans le dernier volet de la trilogie, Le seigneur des anneaux : le retour du roi, fut coupée au montage pour la projection en salles, mais réintroduite pour l’édition complète.
Le seigneur des anneaux marqua le début d’une renaissance de la carrière de Christopher Lee qui perdura avec Star Wars Episode II: L’attaque des Clones (2002) et Star Wars Episode III: La revanche des Sith (2005), dans lequel il interpréta le méchant Comte Dooku. Il exécuta lui-même la majeure partie des scènes d’escrime lui-même, bien qu’on eut recours à un double pour les longues scènes nécessitant plus de travail de jambes.
Christopher Lee fut l’un des acteurs favoris de Tim Burton et il devint un acteur régulier dans nombre de films du réalisateur, apparaissant à 5 reprises pour le réalisateur depuis 1999. Il eut un petit rôle en tant que le Burgomaster dans le film Sleepy Hollow. En 2005, il produisit le doublage vocal du Pasteur Galswells dans Les noces funèbres co-réalisé par Tim Burton et Mike Johnson et interpréta un petit rôle dans la version révue par Tim Burton du conte de Roald Dahl, Charlie et la Chocolaterie. Il y était le père dentiste strict de Willy Wonka, à savoir le Dr. Wilbur Wonka.
En 2007, Christopher Lee collabora avec Tim Burton sur Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street, dans le rôle de l’esprit des victimes de Sweeney Todd, appelé Le Gentleman Fantôme aux côtés d’ Anthony Head, les deux acteurs interprétant la chanson "The Ballad of Sweeney Todd", ses reprises et son Epilogue. Ces chansons furent enregistrées mais finalement coupées au montage quand Tim Burton sentit que ces chansons étaient trop théâtrales pour le film. L’ apparition de Christopher fut entièrement coupée au montage mais Anthony Head eut quand même un rôle figuratif non crédité. En 2008, on lui offrit le rôle du Roi Balor dans le film de Guillermo del Toro, Hellboy II: The Golden Army mais il dut y renoncer à cause d’engagements antérieurs.
A la fin de novembre 2009, Christopher Lee fit les commentaires au festival de science-fiction de Trieste, en Italie. Egalement en 2009, il fut l’une des vedettes du film dramatique anglais de Stephen Poliakoff, Glorious 39 avec Julie Christie, Bill Nighy, Romola Garai et David Tennant, du film de guerre Eyes of War du réalisateur nominé aux Oscars, Danis Tanovic, avec Colin Farrell et Paz Vega, et de la comédie de Duncan Ward, Boogie Woogie aux côtés d’Amanda Seyfried, Gillian Anderson, Stellan Skarsgård et Joanna Lumley.
En 2010, Christopher Lee s’embarqua pour sa 4ème collaboration avec Tim Burton en faisant la voix du Jabberwocky dans l’adaptation par Tim Burton du classique de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles aux côtés de Johnny Depp, Helena Bonham Carter et Anne Hathaway. Bien qu’il n’eut que deux lignes à dire, Tim Burton pensa que Christopher Lee était l’homme idoine pour le rôle parce qu’il avait lui-même une image d’icône.
Christopher Lee remporta le "Spirit of Metal" lors des Metal Hammer Golden Gods 2010. La récompense lui fut remise par Tony Iommi. En 2010, il reçut le Steiger Award (récompense allemande) et en février 2011, reçut le BAFTA Fellowship.
En 2011, il apparut dans un film de la Hammer pour la première fois depuis les 35 dernières années, son apparition précédente ayant eu lieu dans Une fille… pour le diable en 1976. Le film fut intitulé Le locataire et il y délivra une superbement sinistre performance, aux côtés d’ Hilary Swank et Jeffrey Dean Morgan. Alors qu’il tournait les scènes d’un film au Nouveau Mexique au début 2009, il se blessa au dos en trébuchant sur des câbles électriques qui se trouvaient sur le plateau. Il dut avoir recours à la chirurgie et en résultat fut incapable d’assumer le rôle de Sir Lachlan Morrison dans The Wicker Tree, la suite de The Wicker Man. Très déçu, le réalisateur Robin Hardy reattribua le rôle mais Christopher Lee était déterminé à apparaître dans me film, aussi Robin Hardy écrivit une petite scène spécialement pour lui. Christopher Lee y apparut alors dans la peau d’un personnage sans nom, appelé "le vieux Gentleman" qui était le mentor de Sir Lachlan Morrison dans une scène de flashback. Robin Hardy affirma que les fans de The Wicker Man avait reconnu dans le “vieux gentleman”, le personnage de Lord Summerisle, mais Christopher Lee le contredit, en affirmant que les deux personnages étaient complètement distincts l’un de l ‘autre. Egalement en 2011, Christopher Lee apparut dans le film de Martin Scorsese, unanimement salué par les critiques, à savoir Hugo Cabret.
Le 11 janvier 2011, Christopher Lee annonça sur son site internet qu’il allait reprendre son rôle de Saruman pour le film Le Hobbit, un voyage inattendu. Christopher Lee avait à l’origine dit qu’il aurait aimé montrer la corruption de Saruman par Sauron, mais à cause de son âge, il trouva qu’il était plus raisonnable de ne pas voyager en avion pour la Nouvelle-Zélande. La production fut réajustée pour que les problèmes de voyage de Christopher Lee fussent réglés pour lui permettre de tourner ses scènes à Londres. Il dit qu’il avait travaillé son rôle pour le film pendant 4 jours, afin d’incarner Saruman comme un gentil et noble magicien, avant qu’il ne basculât dans la noirceur, comme dépeint dans la trilogie du Seigneur des anneaux.
En 2012, Christopher Lee entama sa 5ème collaboration avec Tim Burton en apparaissant dans son adaptation du soap opera gothique Dark Shadows, dans le petit rôle du capitaine-pêcheur de la Nouvelle Angleterre.
Dans une interview donnée en août 2013, il dit qu’il avait été attristé d’entendre que son ami Johnny Depp songeait à mettre fin à sa carrière d’acteur et dit qu’en ce qui le concernait, il n’avait nullement l’intention de se retirer.
Christopher Lee fit la narration du documentaire Necessary Evil: Super-Villains of DC Comics, qui sortit le 25 octobre 2013. En 2014, il apparut dans un épisode de la série documentaire de la BBC,Timeshift intitulé How to Be Sherlock Holmes: The Many Faces of a Master Detective. Christopher Lee et d’autres acteurs ayant interprété le célèbre détective y discutaient du personnage et de ses différentes interprétations. Il apparut aussi sur un site internet consacré, y lisant un extrait de la courte histoire,The Final Problem. Peu de temps avant sa mort, il apparut aussi dans une campagne publicitaire pour Age UK, y lisant un poème de Roger McGough.
Un mois avant son décès, il avait signé pour apparaître dans un film danois,The 11th.
Christopher Lee parlait couramment l’anglais, l’italien, le français, l’espagnol et l’allemand et était modérément compétent en suédois, en russe et en grec. Christopher Lee affirma dans une interview qu’il savait tenir une conversation en mandarin. Il fut la voix originale de Thor pour le doublage en allemand du film animé danois Valhalla (1986) et du roi Haggard dans les versions anglaise et allemande de l’adaptation animée de The Last Unicorn (1982).
Christopher Lee produisit la voix off de "U. N. Owen", le mystérieux hôte qui réunit différents personnages dans Les dix petits négres d’Agatha Christie (1965). Le film fut produit par Harry Alan Towers, pour lequel Christopher Lee avait travaillé à plusieurs reprises durant les années 1960. Bien qu’il ne soit crédité dans le film, sa voix est reconnaissable entre toutes. Il produisit aussi toutes les voix du doublage anglais des Vacances de M. Hulot (1953).
Il prêta sa voix à La Mort dans les versions animées de Soul Music et Wyrd Sisters de Terry Pratchett et reprit le rôle dans l’adaptation en direct de The Colour of Magic, pour la chaîne Sky 1, succédant ainsi à Ian Richardson.
Christopher Lee produisit la voix d’ Ansem the Wise/DiZ dans les jeux vidéos Kingdom Hearts II et Kingdom Hearts 358/2 Days mais le vétéran du doublage Corey Burton (qui devait aussi remplacé Christopher Lee pour le doublage de |Star Wars: The Clone Wars) le remplaça pour Kingdom Hearts Re:Chain of Memories, Kingdom Hearts Birth by Sleep et Kingdom Hearts 3D: Dream Drop Distance ainsi que dans la version de Kingdom Hearts 358/2 Days qui fut publié comme partie de sortit Kingdom Hearts 1.5 HD Remix. Il fut la voix de Lucan D'Lere dans les bandes-annonces d’EverQuest II.
Christopher Lee reprit son rôle de Saruman dans le jeu vidéo The Lord of the Rings: The Battle for Middle-earth aux côtés d’autres acteurs de la trilogie. Il narra et chanta aussi pour le groupe musical danois, The Tolkien Ensemble, y assumant les rôles de Treebeard, King Théoden et autres. En 2007, il produisit la voix de The Children of Húrin, de J.R.R. Tolkien pour la version audio du roman.
En 2005, il produisit la voix du Pasteur Galswells dans Les noces funèbres co-réalisé par Tim Burton et Mike Johnson. Il fut encore le narrateur du poème écrit par Tim Burton, The Nightmare Before Christmas. Christopher Lee reprit son role du Comte Dooku dans la version animée de Star Wars: The Clone Wars (2008) mais Corey Burton prit sa place pour la série télévisée. En 2010, il collabora de nouveau avec Tim Burton, cette fois en produisant la voix du Jabberwocky dans l’adaptation par ce dernier d’Alice au pays des merveilles.
Christopher Lee fut embauché par Falcon Picture Group pour être l’hôte de la série radio "Mystery Theatre", un programme nocturne de deux heures. Le programme était distribué par Syndication Networks Corporation avec une date de lancement fixée au 2 mars 2009.
Quelque 30 ans après avoir incarné Francisco Scaramanga dans L’homme au pistolet d’or, Christopher Lee produisit la voix de Scaramanga dans le jeu vidéo GoldenEye: Rogue Agent.
Christopher Lee enregistra un dialogue spécial en plus d’assurer le rôle du narrateur dans le jeu vidéo Lego The Hobbit mis en vente en avril 2014. Il fut aussi le narrateur du jeu vidéo Deus Ex Machina 2, sorti en mars 2015.
Avec sa voix de basse, Christopher Lee interpréta la bande-sonore deThe Wicker Man, y chantant la composition folk psychédélique de Paul Giovanni, "The Tinker of Rye". Il interpréta la chanson du générique de fin du film d’horreur Funny Man (1994). Son travail musical le plus notable au cinéma, cependant, prit place dans la comédie-rock musicale The Return of Captain Invincible (1983) dans lequel il interprétait une chanson et un numéro de danse intitulé "Name Your Poison", écrit par Richard O'Brien. Il fit en 1970 une apparition dans l’album de Peter Knight et Bob Johnson (de Steeleye Span), The King of Elfland's Daughter. Dans les années 1980, à l’heure de gloire du disco italo, il participa au choeur de la chanson de Kathy Joe Daylor, "Little Witch".
Le premier contact de Christopher Lee avec la musique heavy métal fut un duo avec Fabio Lione, l’ex chanteur vedette du groupe de heavy métal italien Rhapsody of Fire (et actuel membre du groupe Angra), sur le single "The Magic of the Wizard's Dream" de l’album Symphony of Enchanted Lands II. Plus tard, il apparut comme narrateur dans les albums du groupe Symphony of Enchanted Lands II – The Dark Secret, Triumph or Agony, The Frozen Tears of Angels et From Chaos to Eternity ainsi que sur le EP The Cold Embrace of Fear – A Dark Romantic Symphony, y interprétant le Wizard King. Il travailla aussi avec Manowar alors qu’ils enregistraient une nouvelle version de leur premier album, Battle Hymns. La voix originale avait été produite par Orson Welles (qui était décédé depuis belle lurette avant le réenregistrement). Le nouvel album, Battle Hymns MMXI, sortit dans les bacs le 26 novembre 2010.
En 2006, il conjugua deux genres complètement différents en interprétant une version heavy métal du Toréador de Carmen avec le groupe Inner Terrestrials. La chanson fut insérée dans son album Revelation en 2007. La même année, il produisit un clip vidéo pour la couverture de son album "My Way".
Son premier album complètement heavy métal fut Charlemagne: By the Sword and the Cross, qui fut unanimement acclamé et récompensé en 2010 d’un "Spirit of Metal" lors de la cérémonie des Metal Hammer Golden Gods, dans lequel il se décrivait comme "un jeune homme tout-à-fait à l’aube de sa carrière". Il sortit le 15 mars 2010. En juin 2012, il délivra un clip vidéo pour la chanson "The Bloody Verdict of Verden".
A l’occasion de son 90ème anniversaire, il annonça la sortie d’un nouveau single, "Let Legend Mark Me as the King" tiré de son prochain album Charlemagne: The Omens of Death, signifiant son évolution vers le "full on" heavy métal. Cela en fit le plus vieux pratiquant dans l’histoire du heavy métal. La musique avait été arrangée par Richie Faulkner du groupe Judas Priest et comprenait le champion de la World Guitar, Hedras Ramos.
En décembre 2012, il sortit un EP de chansons de noêl accommodées à la sauce heavy métal, A Heavy Metal Christmas. Il en sortit un second en décembre 2013, intitulé A Heavy Metal Christmas Too. Avec la chanson Jingle Hell, il entra à la 22ème place du hit parade, devenant ainsi le plus vieil artiste vivant à jamais entrer dans le hit-parade, à 91 ans et 6 mois. Le record était auparavant détenu par Tony Bennett, qui avait 85 ans quand il enregistra "Body and Soul" avec Amy Winehouse en mars 2011. La chanson atteignit au mieux la 18ème place.
Christopher Lee délivra un troisième EP en mai 2014, pour célébrer son 92ème anniversaire. Intitulé Metal Knight, en plus d’une version de "My Way" it contient "La marche du toréador", inspiré de l’opéra Carmen, et les chansons "The Impossible Dream" et "I Don Quixote"de la comédie musicale L’homme de la Mancha. Christopher Lee eut envie d’enregistrer ces dernières chansons parce que, "aussi loin que je m’en souviens, Don Quichotte est le personnage heavy métal le plus passionnant que je connaisse." Son quatrième EP et troisième album de Noël sortit en décembre 2014.
En 1997, il fut intronisé Commandeur du Trés Vénérable Ordre de Saint Jean. Le 16 juin 2001, dans le cadre des distinctions accordées pour l’anniversaire de la Reine, il fut honoré de la croix de commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique "pour services rendus à l’art dramatique". Il fut anobli chevalier "Pour services rendus à l’art dramatique et aux oeuvres de charité" le 13 juin 2009 lors de l’anniversaire de la Reine. Il fut anobli par le Prince Charles mais à cause de son âge on lui accorda le privilège de ne pas avoir à s’agenouiller et reçut sa chevalerie debout. Christopher Lee fut élu en 2005 la star la plus remarquable à l’occasion d’un sondage réalisé par le journal USA Today, après que trois des films dans lesquels il apparaissait, aient cumulé 640 millions de dollars américains au box office. En 2011, Christopher Lee obtint un BAFTA Academy Fellowship par Tim Burton.
En 2011, accompagné par son épouse Birgit, à l’occasion du 164ème anniversaire de la naissance de Bram Stoker, Christopher Lee fut honoré par un hommage à l’University College Dublin et il assimila cet honorariat à l’attribution d’un Oscar. Il reçut le Bram Stoker Gold Medal de la part de la Trinity College Philosophical Society, dont Bram Stoker avait été le président et une copie du Collected Ghost Stories of MR James de la part de la Trinity College's School of English. Le gouvernement français lui octroya le grade de commandeur des arts et lettres en 2011.
Les Carandinis, ancêtres maternaux de Christopher Lee, eurent le droit de porter un blason du Saint Empire Romain par décision de l’empereur Frédéric Barberousse. Cinemareview nota : "Le Cardinal Consalvi fut le secrétaire de l’état papal à l’époque de Napoléon et fut enterré au Panthéon de Rome, près du peintre Raphael. Son portrait peint par Lawrence, est suspendu au château de Windsor.
Christopher Lee était un cousin par alliance de Ian Fleming, l’auteur des romans d’espionnage de James Bond, et un parent éloigné de Robert E. Lee et de l’astronome John Lee.
Christopher Lee fut à un certain moment fiancé, à la fin des années 1950, à Henriette von Rosen, qu’il avait rencontrée dans une boîte de nuit à Stockholm. Son père, le comte Fritz von Rosen, demanda des preuves de leur amour, les obligeant à attendre un an avant de se marier, réquisitionnant des amis londoniens pour sonder l’état d’esprit de son futur gendre et en engageant des détectives privés pour enquêter sur Christopher. Ce dernier dut aussi apporter des références, ce qu’il obtint aisément de la part de Douglas Fairbanks, Jr., John Boulting et Joe Jackson. Christopher Lee trouva que les réunions familiales sortaient directement des films surréalistes de Luis Bunuel. Finalement, Christopher Lee dut quérir la permission du roi de Suède pour pouvoir se marier. Il l’avait rencontré quelques années plus tôt alors qu’il tournait Tales of Hans Anderson et il reçut sa bénédiction. Cependant, peu de temps avant son mariage, Christopher Lee rompit ses fiançailles. Il estima qu’elle méritait mieux que la vie incertaine d’un acteur et qu’il était superflu de la plonger dans ce genre de vie. Elle comprit et ils annulèrent le mariage.
En 1960, Christopher Lee fut introduit auprès du peintre et ex modèle danois, Birgit "Gitte" Krøncke par le biais d’un ami danois et son épouse. Ils se fiancèrent rapidement et se marièrent le 17 mars 1961. Ils eurent une fille, Christina Erika Carandini Lee (née en 1963) qui épousa Juan Francisco Aneiros Rodriguez en juillet 2001. Christopher Lee était aussi l’oncle de l’actrice britannique Dame Harriet Walter. Christopher et sa fille Christina chantèrent tous deux dans l’album du groupe Rhapsody of Fire intitulé From Chaos to Eternity.
Connu pour sa haute taille, Christopher Lee mesurait 1.95 m. Lui et son épouse Birgit furent classés parmi les 50 cinquantenaires les mieux habillés par le Guardian en mars 2013.
Christopher Lee était un supporter du parti conservateur britannique. Il décrivit Michael Howard comme "la personne idéale à même de mener le parti " en 2003 et apporta son soutien à William Hague et David Cameron.
Contrairement à la croyance populaire, Christopher Lee ne possédait pas une grande bibliothèque de livres occultes. A l’occasion d’une prise de parole à l’ University College Dublin le 8 novembre 2011, il dit : Quelqu’un a écrit que je possédait 20 000 livres. Je devrais dés lors vivre dans une baignoire! J’ai peut-être 4 ou 5 livres occultes”. Il devait plus tard mettre en garde les étudiants contre les pratiques occultes, les avertissant qu’il avait rencontré "des gens qui se réclamaient satanistes. Qui clamaient être impliqués dans la magie noire. Qui clamaient qu’ils en connaissaient un rayon sur le sujet.” Cependant il affirma n’avoir jamais été impliqué dans ce genre de pratiques : "Je vous préviens tous: jamais, jamais, jamais. Vous y perdriez non seulement votre esprit, mais aussi votre âme”.
Christopher Lee décéda au Chelsea and Westminster Hospital, le 7 juin 2015 à 8h30, après y avoir été admis pour des problèmes respiratoires et une faiblesse cardiaque, peu de temps après y avoir célébré son 93ème anniversaire. Son épouse repoussa l’annonce publique de sa mort jusqu’au 11 juin 2015, afin d’avoir le temps de prévenir toute la famille. L’exacte cause de son décès n’est pas connue.

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Re: Christopher Lee (1922-2015)

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 19 juin 2015 15:14

Une superbe biographie pour un grand acteur...
Merci et Bravo !
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Re: Christopher Lee (1922-2015)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 20 juin 2015 18:01

:applaudis_6: Demerval :sm43:

metek a écrit :Sir Christopher Frank Carandini Lee, dit Christopher Lee, est un acteur britannique, né le 27 mai 1922 dans le quartier de Belgravia à Londres et mort le 7 juin 2015 à Londres au Chelsea and Westminster Hospital dans le quartier de Chelsea.

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metek a écrit :Christopher Lee

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Bat Lash
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Re: Christopher Lee (1922-2015)

Messagepar Bat Lash » 01 mars 2019 11:51

Outre l'excellent Un Colt Pour 3 Salopards (1971), Christopher Lee a aussi joué dans 3 épisodes de La Conquêtes de l'Ouest (1978) ou il incarnait un grand duc russe chasseur de bison !!! il a aussi fait une apparition dans Sleepy Hollow (1999) de Tim Burton

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