Jean Arthur (1900-1991)

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DEMERVAL
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Jean Arthur (1900-1991)

Messagepar DEMERVAL » 06 mars 2014 22:06

Jean Arthur naquit Gladys Georgianna Greene à Plattsburgh, New York, le 17 octobre 1900 de parents protestants, Johanna Augusta Nelson et Hubert Sidney Greene. Ses grands parents maternels étaient des immigrants norvégiens qui s’installèrent dans l’Ouest américain; elle avait aussi de lointains descendants anglais. Elle avait trois frères plus âgés : Donald Hubert (1891), Robert B. (1892) et Albert Sidney (1894). Elle vécut de-ci de-là à Westbrook, Maine, de 1908 à 1915 pendant que son père travaillait au Studios Lamson à Portland, Maine, comme photographe. Rançon d’une jeunesse nomadique, Jean Arthur vécut aussi de temps à autre à Jacksonville, Floride et Schenectady, New York; et pendant une partie de ses études secondaires dans les environs des Washington Heights - au 573 West 159th Street - à Manhattan. Le déménagement de la famille à New York City survint en 1915, et Jean Arthur quitta le lycée en première à cause de changements dans sa situation de famille.
Présageant beaucoup de ses futurs rôles au cinéma, elle travailla comme sténographe sur Bond Street dans le bas de Manhattan durant la première guerre mondiale. Son père et ses frères firent tous la guerre et son frère Robert y décéda des suites de ses blessures.
Découverte par les Fox Film Studios alors qu’elle faisait du modelling publicitaire à New York City au début des années 1920, Jean Arthur décrocha un contrat d’un an et débuta dans le film muet, L’Homme aux Camées (1923), réalisé par John Ford. A ce qu’l’on dit, elle adopta son nom de scène en se référant à deux de ses héros favoris, Jeanne d’Arc et le roi Arthur. Le studio recherchait à l’époque de nouvelles stars américaines avec suffisamment de sex appeal pour intéresser les spectateurs de l’ère du jazz. Jean Arthur fut dés lors remodelée en jeune fille délurée. Suite à son petit rôle figuratif dans L’Homme aux Camées, elle reçut son premier rôle en vedette dans Le Temple de Venus (1923), un conte sans intrigue mettant en scène un groupe de nymphes dansantes. Mécontent de son manque de charisme, le réalisateur Henry Otto, remplaça Jean Arthur par l’actrice Mary Philbin, au troisième jour du tournage. Jean Arthur fut d’accord avec le réalisateur : "Il n’y eut même pas d’étincelle. Je jouais mécaniquement comme une poupée. J’ai pensé que j’étais en disgrace pour la vie. » Elle songeait à quitter définitivement l’industrie du film mais resta à Hollywood à contrecoeur à cause de son contrat et, à la place, apparut dans des courts métrages comiques. Malgré le manque évident du talent nécessaire, Jean Arthur aima jouer, ce qu’elle perçut comme un exutoire. Pour acquérir un peu de notoriété, elle s’enregistra comme photoplayer auprès de la municipalité de Los Angeles, et apparut également dans un film promotionnel pour la nouvelle boîte de nuit d’Encino, mais rien n’y fit.
Le changement survint quand un jour elle se présenta aux portes d’Action Pictures, qui produisait des westerns de série B, et elle impressionna son propriétaire, Lester F. Scott par sa présence. Il décida de tenter le diable et de caster une complète inconnue, et elle tourna alors plus de 20 westerns dans les deux ans qui suivirent. Ne recevant que 25 dollars par film, Jean Arthur souffrit de l’apreté des conditions de tournage : "Les films étaient généralement tourné en extérieur, souvent dans le désert prés de Los Angeles, sous un soleil de plomb qui désséchait les gorges et faisait couler le maquillage. On ne trouvait pas d’eau courante, et même une pissotière était un luxe quelquefois absent. Les figurants dans ces films étaient souvent de vrais cowboys, des hommes durs qui étaient habitués à vivre à la dure et qui n’étaient d’aucun secours pour ceux qui n’étaient pas habitués à ces conditions." Les films étaient modérément appréciés dans des cinémas de seconde zone, si bien que Jean Arthur ne reçut que peu d’attention. En plus d’apparaître dans des films pour Action Pictures entre 1924 et 1926, elle se produisit dans quelques westerns indépendants comme The Drug Store Cowboy (1925), des westerns pour Poverty Row, ainsi qu’un rôle non crédité dans un film de Buster Keaton, Fiancées en Folie (1925).
En 1927, Jean Arthur attira un peu plus l’attention quand elle apparut face à Mae Busch et Charles Delaney dans le rôle d’une chorus girl chercheuse d’or pour le film Husband Hunters. Par la suite, elle fut courtisée par l’acteur Monty Banks dans Horse Shoes (1927), qui fut un succés critique et commercial. Elle fut embaûchée pour ce film sur l’insistance de Monty Banks et reçut un salaire de 700 dollars. Ensuite, le réalisateur Richard Wallace passa outre la volonté de la Fox d’avoir à faire à une actrice plus expérimentée, en imposant Jean Arthur pour le rôle féminin principal de The Poor Nut (1927), une comédie estudiantine qui lui donna une large audience. Un critique de Variety n’apprécia pas outre mesure l’actrice : "Avec tous ceux qui se vantent du trop plein de jeunes filles charmantes tambourinant aux portes des directeurs des studios pour apparaître dans un film, cela semble étrange que de toutes ces filles, l’on ait choisi deux specimens insipides comme Jean Arthur et Jane Winton. Aucune de ces filles n’a de présence à l’écran. Même avec le meilleur traitement possible de la caméra, elles sont loin d’être attractives et dans une ou deux prises particulières vraiment exécrables." Fatiguée par la tournure que prenait sa carrière, Jean Arthur exprima, dans une interview, son désir de faire une grosse coupure. Elle était sceptique à l’idée de s’engager pour un petit rôle dans Warming Up (1928), un film produit par un grand studio, Famous Players-Lasky avec en vedette Richard Dix. Publicisée comme étant le premier film parlant du studio, il reçut une grande attention des media et Jean Arthur fut louée pour son interprétation de la fille d’un propriétaire de night club. Variety opina, "Dix et Arthur sont remarquables malgré la misère du matériel", pendant que Screenland écrivait qu’ Arthur "est une des plus charmantes jeunes embrasseuses qui ait officiée dans un film de Dix. Jean est avenante, elle ne ressmbel aucunement et ne joue pas comme les héroines habituelles du cinéma. C’est une jolie fille – amis elle a ses moments." Le succès de Warming Up permit à Jean Arthur de signer un contrat de trois ans avec le studio, qui sera bientôt connu sous le nom de Paramount Pictures et elle perçut 150 dollars la semaine.
Avec l’avénement des films parlants à la fin des années 1920, Jean Arthur figura parmi les nombreuses actrices de Paramount Pictures à initialement refuser de s’adapter au parlant. Après avoir réalisé que les films parlants n’étaient pas qu’un phénomène passager, elle rencontra le coach de diction Roy Pomeroy. Ce fut sa voix distinctive et gutturale – en plus de quelques stages de formation au théâtre suivis à Broadway au début des années 1930 – qui finalement l’aidèrent à briller dans le parlant. Paradoxalement, cela fut au départ un obstacle à son embaûche. Dans ses premiers films parlants, cette voix gutturale lui fait encore défaut, et l’on ne sait toujours pas, si celle-ci n’avait pas encore émergée ou si elle la cacha sciemment. Ses débuts dans un film complètement parlant eurent lieu dans The Canary Murder Case (1929), dans lequel elle était la vedette aux côtés de William Powell et Louise Brooks. Jean Arthur ne fit pas une grosse impression dans ce film et, plus tard, elle concéda qu’elle était "une très mauvaise actrice... terriblement anxieuse de s’améliorer, mais ... inexpériméntée dès lors que l’on parlait de véritable entraînement."
Au début des films parlants, Paramount était réputé pour prendre sous contrat les acteurs de Broadway avec une expérience vocale et d’impressionnantes références foncières. Jean Arthur ne figurait pas parmi ses acteurs, et lutta pour se faire reconnaître dans l’industrie du film. Sa liaison personnelle avec le cadre montant de la Paramount, David O. Selznick – malgré sa relation avec Irene Mayer Selznick – fut productive; cela la fit connaître et elle fut sélectionnée parmi les WAMPAS Baby Stars de 1929. Suite au tournage d’un western muet de série B intitulé Stairs of Sand (1929), elle reçut des critiques positives quand elle interpréta le premier rôle féminin de la fastueuse production de The Mysterious Dr. Fu Manchu (1929). Jean Arthur décrocha quelques contrats publicitaires supplémentaires, avec lesquels elle s’accommoda bien qu’initialement elle détestait poser pour des photographes et donner des interviews.
Grâce à David O’ Selznick, Jean Arthur reçut son meilleur rôle de l’époque, face au célébre sex symbole Clara Bow dans le précoce film parlant La Cadette (1929). Des deux vedettes féminines, Jean Arthur était censée avoir "le meilleur rôle", et le réalisateur Edward Sutherland affirma que "Arthur était telleemnt bonne que sans arrêt, ils durent couper des scènes pour l’empâcher de vampiriser l’écran" au détriment de Clara Bow. Bien que d’aucuns affirmèrent que Clara Bow en voulait à Jean Arthur pour avoir "le meilleur rôle", elle l’encouragea à faire la plupart de la production. Jean Arthur loua plus tard la chance qu’elle avait eu de jouer avec Clara Bow : "[Bow] était si généreuse, aucunement prétentieuse ou autre chose de ce genre. Elle fut merveilleuse avec moi." Le film fut un succés modéré et le New York Times écrivit que le film aurait été "simplement banal, s’il n’y avait eu Jean Arthur, qui interpréte la méchante sœur avec beaucoup d’habileté."
Suite à un rôle dans Halfway to Heaven (1929) face au populaire acteur Charles Rogers (au sujet duquel Variety affirmera que la carrière de Jean Arthur pourrait avoir été tout autre si elle avait eu un peu plus de sex-appeal), David O’Selznick l’assigna à interpréter l’épouse de William Powell dans Street of Chance (1930). Elle n’impressionna pas le réalisateur John Cromwell, qui conseilla à l’actrice de repartir à New York, parce qu’elle n’avait pas d’avenir à Hollywood. Avant 1930, sa relation avec David O’ Selznick était finie, ce qui nuit à sa carrière. Suite à un chapelet de "rôles d’ingénues insipides" dans des films médiocres, elle débuta au théâtre en décembre 1930 avec un rôle d’appoint à la Pasadena Playhouse dans Spring Song, dont les représentations s’arrêtèrent après 10 jours. De retour à Hollywood, Jean Arthur vit sa carrière se détériorer et elle se teignit les cheveux en blond dans une tentative de booster son image et d’empêcher toute comparaison avec la populaire actrice Mary Brian. Son effort fut infructueux : quand son contrat de trois ans avec Paramount expira mi-1931, elle fut libérée de tout engagement par Paramount qui annonça que la décision avait été prise à cause de difficultés financières dues à la Grande Dépression.
A la fin de 1931, Jean Arthur retourna à New York City, où un agent de Broadway casta Jean Arthur dans une adaptation de Lysistrata, dont la première eut lieu au Riviera Theater le 24 janvier 1932. Quelques mois plus tard, elle fit ses débuts à Broadway dans Foreign Affairs face à Dorothy Gish et Osgood Perkins. Bien que la pièce ne fut pas longtemps à l’affiche et prit fin après 23 représentations, les critiques furent impressionnés par son travail sur les planches. Elle décrocha ensuite le principal rôle féminin dans The Man Who Reclaimed His Head, dont la première eut lieu le 8 septembre 1932 au Broadhurst Theatre. Les représentations furent rapidement interrompues suite aux critiques négatives et bien que l’accueil réservé à Jean Arthur fut mitigé. Jean Arthur retourna en Californie pour les vacances et apparut dans le film de la RKO, The Past of Mary Holmes (1933), son premier film en deux ans.
De retour à Broadway, Jean Arthur continua à apparaître dans des pièces mineures qui ne reçurent qu’une faible attention. Les critiques, cependant, continuèrent à l’encenser dans leurs articles. On affirma que c’est à cette période que Jean Arthur prit confiance en ses moyens pour la première fois. Au sujet du contraste existant entre ses films à Hollywood et ses pièces à New York, Jean Arthur commenta :
« Je ne pense pas qu’Hollywood est l’endroit où tu peux être toi-même. L’individu doit se trouver avant de venir à Hollywood. Sur la scène je me trouve dans un monde différent. L’individu compte. Le réalisateur m’encourageait et j’ai appris comment être moi-même. [..] J’ai appris à faire face à l’auditoire et à l’occulter. A voir les lumières de la rampe et à ne pas les voir; à jauger les réactions de centaines de personnes et pourtant à m’investir tellement dans un rôle au point de ne pas tenir de ces réactions. »
The Curtain Rises, qui fut représenté d’octobre à décembre 1933, fut la première pièce sur Broadway dans laquelle j’étais le principal centre d’intérêt de l’auditoire. Avec un curriculum requinqué, elle retourna à Hollywood à la fin de 1933, et refusa plusieurs contrats jusqu’au moment où elle put rencontrer un directeur de Columbia Pictures. Jean Arthur accepta d’être la vedette d’un film, Whirlpool (1934), et durant le tournage se vit offrir un contrat à long terme qui lui garantissait une stabilité financière pour elle et ses parents. Bien que réticente à l’idée d’abandonner sa carrière théâtrale, Jean Arthur signa un contrat de 5 ans, le 14 février 1934.
En 1935, à 34 ans, Jean Arthur fut la vedette d’un film parodique de gangsters, Toute la Ville en Parle, face à Edward G. Robinson, film réalisé par John Ford qui accrut sa popularité. C’était la première fois que Jean Arthur incarnait une ouvrière à grand cœur, le genre de rôle auquel elle sera associée pour le reste de sa carrière. Elle apprécia l’expérience et le fait de travailler face à Edward G. Robinson, qui remarqua dans sa biographie qu’elle était un "délice avec lequel travailler et à connaître". Avant que le film ne soit sorti sur les écrans, ses cheveux, naturellement bruns durant toute l’époque du cinéma muet, avaient été teints en blond et devaient restés tels. Elle était réputée pour savoir manœuvrer pour uniquement être photographiée et filmée de la gauche; Jean Arthur pensait que son côté gauche était son meilleur profil et travaillait d’arrache-pied pour faire en sorte de le garder en évidence. Frank Capra se rappela de la description faite par le producteur Harry Cohn du profil en question : "la moitié est ange et l’autre moitié cheval. » Ses quelques films suivants, Party Wire (1935), Un Danger Public (1935) et If You Could Only Cook (1935), n’égalèrent pas le succés de Toute la Ville en Parle, mais ils permirent tous à Jean Arthur de récupérer des critiques positives. Dans son article pour le New York Times, le critique Andre Sennwald encensa la performance de Jean Arthur dans Un Danger Public, écrivant qu’elle "est une fille en vogue aussi rafraîchissante que l’était Joseph Calleia dans son propre registre." Un autre critique écrivit au sujet de sa performance dans If You Could Only Cook qu’elle "est surprenante par le fait qu’elle passe sans efforts apparents de la charmante comédienne à la belle romantique." Avec son apparente montée vers la renommée, Jean Arthur avait maintenant la possibilité d’exiger d’Harry Cohn, une renégociation de certaines parties de son contrat, tels que le choix du script et du réalisateur et le droit de faire des films avec d’autres studios.
Le tournant de la carrière de Jean Arthur survint quand elle fit le choix du réalisateur Frank Capra pour tourner dans L’Extravagant Mr. Deeds. Frank Capra l’avait remarquée lors du tournage d’une scène fugace de Whirlpool en 1934 et convainquit Harry Cohn de Columbia Studios de la caster dans son prochain film, dans le rôle de la rude journaliste qui tombait amoureuse d’un péquenot millionnaire. Bien que plusieurs de ses collégues se rappellèrent plus tard que Jean Arthur avait été perturbée, durant le tournage, par un trac énorme, L’Extravagant Mr. Deeds fut encensé par la critique et la propulsa au rang de célébrité internationale. En 1936 elle encaissa $119,000, à savoir plus que le Président des Etats-Unis ou le joueur de baseball, Lou Gehrig. Avec la célébrité arriva aussi l’attention des media, chose que Jean Arthur détestait allégrement. Elle ne participait à aucune réunion sociale comme les soirées hollywoodiennes et avait des difficultés avec les interviewers. Elle était surnommée la Greta Garbo américaine – qui était aussi connue pour sa vie réclusive – et le magazine Movie Classic écrivit en 1937: "Avec Garbo parlant directement et à haute voix dans les interviews, recevant la presse et même saisissant la chance occasionnelle qui lui est offerte de clamer en public sa vérité, la palme de la nature la plus insaisissable parmi les stars du grand écran va maintenant à Jean Arthur."
Jean Arthur fut ensuite prêtée à RKO Pictures pour tourner The Ex-Mrs. Bradford (1936) dans lequel elle était la vedette face à William Powell qui avait insisté pour avoir Jean comme partenaire et elle espérait pouvoir par la suite prendre de longues vacances. Harry Cohn, cependant, la précipita dans deux nouvelles productions, Aventure à Manhattan (1936) et L’Ecole des Secrétaires (1936). Aucun de ces deux films n’attira l’attention. Puis, toujours sans pause, elle fut de nouveau couplée avec Gary Cooper, interprétant Calamity Jane dans le film de Cecil B. DeMille, Une Aventure de Buffalo Bill (1936), cette fois-ci en étant prêtée à Paramount Pictures. Jean Arthur, qui était le deuxième choix de Cecil B. De Mille après Mae West, affirma que Calamity Jane avait, jusqu’alors, été son rôle favori. Par la suite, en 1937, elle incarna une ouvrière, son rôle type, dans la comédie déjantée de Mitchell Leisen, Vie Facile, face à Ray Milland. Elle poursuivit par une autre comédie déjantée, Vous ne l’Emporterez pas avec Vous, de Frank Capra, qui l’associa à "Jimmy" Stewart. Le film remporta l’Oscar du meilleur film en 1938 et permit à Frank Capra de remporter l’Oscar du meilleur réalisateur. Sa valeur au box office était tellement élevée qu’elle fut l’une des quatre finalistes pour le rôle de Scarlett O’Hara dans Autant en Emporte le Vent. Le producteur du film, David O. Selznick, avait eu une brève romance avec Jean Arthur à la fin des années 1920 alors qu’ils étaient tous deux chez Paramount Pictures. 1939 vit Jean Arthur réassociée avec le réalisateur Frank Capra et James Stewart dans le classique Mr. Smith au Sénat, avec Jean Arthur de nouveau castée dans un rôle d’ouvrière, qui, cette fois, familiarise le naïf Mr. Smith avec les chemins détournés de Washington, D.C.
Jean Arthur continua à être la vedette de films tels que Seuls les Anges ont des Ailes d’Howard Hawks en 1939, avec comme partenaire Cary Grant, La Justice des Hommes, (1942) réalisé par George Stevens (aussi avec Cary Grant) et de nouveau pour George Stevens dans le rôle d’une employée gouvernementale dans Plus on est de Fous (1943) pour lequel elle fut nominée pour l’Oscar de la meilleure actrice (perdant face à Jennifer Jones pour Le Chant de Bernadette). N’étant pas en odeur de sainteté avec Harry Cohn, le patron du studio, son salaire pour La Justice des Hommes (1942) ne fut seulement que $50,000, alors que ses partenaires masculins Cary Grant et Ronald Colman reçurent chacun $100,000. Jean Arthur resta la plus grande star de la Columbia jusqu’au milieu des années 1940, quand elle quitta le studio et que Rita Hayworth eut pris sa place de reine. George Stevens considéra qu’elle était "une des plus grandes comédiennes que l’écran ait jamais connu", alors que Frank Capra la considérait comme son actrice favorite.
Jean Arthur se "retira" quand son contrat avec Columbia Pictures expira en 1944. On rapporta qu’elle courut à travers les rues du studio, criant "Je suis libre, Je suis libre!" Pendant les prochaines années qui suivirent, elle refusa toutes les propositions de films, excepté celui de Billy Wilder, La Scandaleuse de Berlin (1948), dans lequel elle interprétait un membre du Congrés et la rivale de Marlene Dietrich et pour le rôle de l’épouse d’un colon dans le western L’Homme des Vallées Perdues (1953), qui sera finalement le plus grand succés de sa carrière. Ce film fut le dernier de sa carrière et le seul en couleur dans lequel elle apparut.
Sa retraite théâtrale fut intermittente, quelque peu entravée par son malaise et sa gêne à jouer en public. Frank Capra affirma qu’elle vomissait dans sa loge entre les scènes, se reprenant à chaque fois pour produire une partition sans défaut. Selon la biographie de John Oller, Jean Arthur: The Actress Nobody Knew (1997), Jean Arthur développa une sorte de trac ponctué d’accés de maladies psychosomatiques. Un exemple typique survint en 1945, quand elle fut castée pour le rôle principal de la pièce de Garson Kanin, Born Yesterday. Ses nerfs et l’insécurité prirent le dessus et elle quitta la production avant qu’elle n’atteignât Broadway, ce qui permit à Judy Holliday de récupérer le rôle.
Elle rencontra un triomphe éclatant en 1950 à Broadway avec l’adaptation de Peter Pan dans laquelle elle interprétait Le Garçon Qui Ne Pouvait pas Grandir. Elle avait presque 50 ans. En 1954, elle s’attaqua au rôle de son homonyme, Jeanne d’Arc, dans une production théâtrale de George Bernard Shaw, Saint Joan, mais elle quitta la pièce après une crise de nerfs et des prises de bec avec le directeur Harold Clurman.
Après L’Homme des Vallées Perdues et la pièce Joan of Arc, Jean Arthur se retira pendant 12 ans. En 1965, elle fit son retour dans le show business dans un épisode de Gunsmoke. En 1966, la très réclusive Jean Arthur accepta le rôle de Patricia Marshall, une avocate, dans sa propre sitcom, The Jean Arthur Show, qui fut supprimée à mi-saison par CBS après seulement 12 épisodes. Ron Harper y incarnait son fils, l’avocat Paul Marshall.
En 1967, Jean Arthur fut exhortée à revenir sur les planches à Broadway pour apparaître dans le rôle d’une célibataire du midwestern qui se retrouvait avec un groupe de hippies dans la pièce The Freaking Out of Stephanie Blake. Dans son livre, The Season, William Goldman reconstitua la désastreuse production, qui finalement capota durant l’avant-première quand Jean Arthur refusa d’aller plus loin.
Jean Arthur décida par la suite d’enseigner l’art dramatique, d’abord à l’université de Vassar puis à la North Carolina School of the Arts. Alors qu’elle enseignait à Vassar, elle arrêta une scène plutôt surjouée et dirigea l’attention des étudiants vers un gros arbre poussant à l’extérieur de la classe, en les conseillant sur le naturel de l’art : "Je souhaiterais que les gens sachent comment devenir des gens comme cet arbre sait comment devenir un arbre."
Parmi ses étudiants à Vassar figurait Meryl Streep. Jean Arthur repéra très vite le potentiel et le talent de Meryl Streep et après l’avoir regardée dans une pièce, Jean Arthur affirma que c’était "comme regarder une star de cinéma."
Alors qu’elle vivait en Caroline du Nord, Jean Arthur fit la une des journaux pour avoir été arrêtée et emprisonnée pour avoir penétré sans autorisation dans la propriété d’un voisin pour consoler un chien qu’elle croyait maltraité. Une amoureuse des animaux durant toute sa vie, Jean Arthur avançait qu’elle avait plus confiance en eux qu’en les humains.
Jean Arthur refusa le rôle de la missionnaire dans Lost Horizon (1973), l’infructueuse reprise de la comédie musicale de Frank Capra de 1937 du même nom. Puis, en 1975, la pièce montée à Broadway, First Monday in October, au sujet de la première femme membre de la cour suprême de justice, fut écrite spécialement pour elle, mais une nouvelle fois, elle succomba au trac et quitta la production peu de temps après la première au Cleveland Play House. La pièce continua sa carrière avec Jane Alexander dans le rôle prévue pour Jean Arthur.
Après l’incident de First Monday in October, Jean Arthur prit sa retraite pour de bon, se retirant dans sa maison en bordure de l’océan sise à Carmel, Californie, refusant résolument les interviews jusqu’à ce que sa résistance soit battue en brêche par l’auteur d’un livre sur Frank Capra. Jean Arthur dit un jour qu’elle préférerait avoir la gorge tranchée que de faire une interview.
Jean Arthur se maria pour la première fois au photographe Julian Anker en 1928, mariage qui fut annulé le jour suivant. Elle épousa ensuite le producteur Frank Ross Jr.. en 1932. Ils divorcèrent en 1949. Elle n’eut pas d’enfants de ces deux unions.
Jean Arthur décéda d’une défaillance cardiaque le 19 juin 1991 à 90 ans. Elle fut incinérée et ses restes furent dispersés au large de la côte à Point Lobos, Californie.
Le critique Charles Champlin écrivit ce qui suit, au sujet de sa mort, dans le Los Angeles Times:
"Pour au moins un adolescent d’une petite ville (bien que je sois sûr qu’ils sont une multitude) , Jean Arthur suggéra fortement que la femme idéale pouvait être – devait être – jugée pour son esprit aussi bien que pour sa beauté … La notion de la femme en tant qu’amie et confidente, aussi bien que comme quelqu’un que vous courtisez et adorez, quelqu’un dont la beauté était interne plutôt que physique, devenait une possibilité tou à fait plausible quand on regardait Jean Arthur."
Pour sa contribution à l’industrie du film, Jean Arthur a une étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 6331 Hollywood Blvd. Le Jean Arthur Atrium fut son cadeau au Monterey Institute of International Studies de Monterey, Californie.
Sa contribution au western est la suivante :
The Powerful Eye de William James Craft (1924), la petite amie de Dud
Le Cheval de Fer de John Ford (1924), un reporter
Fast and Fearless de Richard Thorpe (1924), Mary Brown
Big Band Buddy de lloyd Ingraham (1924), Bonnie Norton
Bringin’Home the Bacon de Richard Thorpe (1924), Nancy Norton
Thundering Romance de Richard Thorpe (1924), Mary Watkins
Travelin’ Fast de ???? (1924), Betty Conway
The Drug Store Cowboy de Park Frame (1925), Jean
The Fighting Smile de Jay Marchant (1925), Rose Craddock
Tearin’Loose de Richard Thorpe (1925), Sally Harris
A Man of Nerve de Louis Chaudet (1925), Lorie Gatlin
The Hurricane Horseman de Robert Eddy (1925), June Mathews
Thundering Through de Frederick Bain (1925), Ruth Burroughs
Under Fire de Clifford S. Elfelt (1926), Margaret Cranston
The Roaring Rider de Richard Thorpe (1926), Mary Watkins
Born to Battle de Robert de Lacey (1926), Eunice Morgan
The Fighting Cheat de Richard Thorpe (1926), Ruth Wells
The Mad Racer de Benjamin Stoloff (1926),
Ridin’ Rivals de Richard Thorpe (1926), Ruth Burroghs
Double Daring de Richard Thorpe (1926), Marie Wells
Lightning Bill de Louis Chaudet (1926), Marie Denton
Twisted Triggers de Richard Thorpe (1926), Ruth Regan
The Cowboy Cop de Robert de Lacey (1926), Virginia Selby
The Block Signal de Frank O’Connor (1926), Grace Ryan
Winners of the Wilderness de W.S. Van Dyke (1927),
Stairs of Sand d’Otto Brower (1929), Ruth Hutt
Une Aventure de Buffalo Bill de Cecil B. de Mille (1936), Calamity Jane
Arizona de Wesley Ruggles (1940), Phoebe Titus
La Fille et son Cowboy de William A. Seiter (1943), Molly J. Truesdale
L’Homme des Vallées Perdues de George Stevens (1953), Marian Starrett
Gunsmoke, un épisode, Julie Blane dans « Thursday’s Child » (1965)



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