Paulette Goddard (1910-1990)

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DEMERVAL
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Paulette Goddard (1910-1990)

Messagepar DEMERVAL » 06 juil. 2013 14:56

Messieurs à vos photos avec cette autre beauté lumineuse :
Selon le biographe Julie Gilbert, Paulette Goddard serait née à Whitestone Landing, Queens, New York ou à Great Neck, Long Island le 3 juin 1910, et selon son certificat de naissance était appelée Marion Goddard Levy. Cependant, divers documents mentionnent une date, un lieu et un nom de naissance différents. Des documents légaux et un passeport fixent sa date de naissance en 1905 ou 1915 et quand on lui demanda, en 1945, de clarifier la confusion régnant sur sa date de naissance, dans une interview au magazine Life, Paulette Goddard affirma qu’elle était née en 1915. Elle affirma aussi plus tard dans les colonnes d’un magazine qu’elle était née à Manhattan, et selon son second mari, Charlie Chaplin, elle serait née à Brooklyn. Elle fut aussi nommée Marion Levy et Pauline Marion Levy
Paulette Goddard fut le seul enfant de Joseph Russell Levy (décédé en 1954), fils d’un prospère fabricant de cigare de Salt Lake City, de confession juive et Alta Mae Goddard (1887–1984), qui était épiscopalienne et de descendance anglaise. Ils s’étaient mariés en 1908 et se séparèrent alors que leur fille était encore très jeune, bien que le divorce ne fut pas prononcé avant 1926. Selon Paulette Goddard, son père quitta le domicile conjugal, mais selon John Russell Levy, c’est Alta qui s’enfuit avec elle. Paulette Goddard fut élevée par sa mère, et ne revit pas son père avant la fin des années 1930, alors qu’elle était déjà célébre. Dans une interview publiée en 1938 dans Collier's, Paulette Goddard affirma que John Russell Levy n’était pas son père biologique. En réponse, son père attaqua sa fille en justice, affirmant que l’interview avait ruiné sa réputation et fait perdre son boulot, et il demanda un support financier de sa part. Finalement Paulette Goddard gagna le procès.
Afin d’éviter une bataille sur la garde de l’enfant, Paulette Goddard et sa mère déménagèrent souvent durant sa jeunesse, s’établissant même un moment au Canada. Préadolescente, Paulette Goddard commença à poser comme modèle pour subvenir aux besoins de la famille, travaillant notamment pour Saks Fifth Avenue et Hattie Carnegie, entre autres. Une personne importante dans sa jeunesse fut son grand-oncle, Charles Goddard, le propriétaire de l’ American Druggists Syndicate. Il joua un rôle central dans le début de la carrière de Paulette, car c’est lui qui l’introduisit auprès de l’impresario de Broadway, Florenz Ziegfeld. En 1926, elle fit ses débuts sur les planches comme danseuse dans la revue estivale de Ziegfeld, No Foolin', ce qui lui permit d’utiliser pour la première fois le nom de scène de Paulette Goddard. Ziegfeld l’embaûcha pour une autre revue, Rio Rita, qui ouvrit en février 1927, mais elle quitta le show après seulement trois semaines pour apparaître dans la pièce, The Unconquerable Male, produite par Archie Selwyn. Ce fut, cependant, un échec et les représentations s’arrêtèrent seulement trois jours après la première à Atlantic City.
Peu après l’arrêt de la pièce, Paulette Goddard fut introduit auprès d’ Edgar James, président de la Southern Lumber Company, basée à Asheville, Caroline du Nord, par Charles Goddard. Bien qu’elle n’avait que 16 ans à l’époque, et considérablement beaucoup plus jeune qu’Edgar James, ils se marièrent le 28 juin 1927 à Rye, New York. Ce mariage fut éphémére et Paulette Goddard obtint le divorce à Reno, Nevada en 1930, recevant au passage une indemnité de $375,000.
La première visite de Paulette Goddard à Hollywood, eut lieu en 1929, quand elle apparut dans un rôle de figurante non créditée dans deux films, le court métrage de Laurel et Hardy, Berth Marks et le drame de George Fitzmaurice, The Locked Door. Suite à son divorce, elle visita brièvement l’Europe avant de revenir à Hollywood à la fin des années 1930 avec sa mère. Sa seconde tentative pour devenir une actrice ne fut pas initialement plus fructueuse que la première, ne trouvant du travail que un rôle de figurante. En 1932, elle signa son premier contrat avec le producteur Samuel Goldwyn pour apparaître comme chorus girl dans Kid d’Espagne. Paulette Goddard et Samuel Goldwyn ne s’entendirent pas et elle travailla rapidement pour Hal Roach Studios, apparaissant dans un paquet de rôles non crédités pendant les années suivantes.
Cependant, la même année qu’elle signa avec Samuel Goldwyn, elle commença aussi une idylle avec le comédien Charlie Chaplin, une relation qui fut suivie de près par la presse. Cela marqua aussi un tournant dans la carrière de Paulette, Charlie Chaplin l’employant pour le rôle féminin principal de son prochain hit au box-office, à savoir Les Temps Modernes, en 1936. Son rôle de "La Gamine", une orpheline qui fuyait les autorités et devenait le compagnon du Vagabond, fut sa première apparition créditée et lui ramena principalement de bonnes critiques, Frank S. Nugent du The New York Times la décrivant comme "la principale bénéficiaire de la démonstration du grand Charlot".
Suite au succès des Temps Modernes, Charlie Chaplin planifia d’autres projets pour Paulette dans la peau d’une co-star, mais il travaillait lentement et Paulette Goddard s’inquièta d’un éventuel désintérêt du public si elle ne continuait pas à jouer régulièrement. Elle signa alors un contrat avec David O. Selznick et apparut avec Janet Gaynor dans la comédie The Young in Heart (1938) avant qu’O’ Selznick ne la prêta à la MGM pour qu’elle apparaisse dans deux films. Le premier des deux, Coups de Théâtre (1938), avait en co-star Luise Rainer, mais le film ne recut que de mauvaises critiques et l’audience fut plus que décevante. Le film suivant, Femmes (1939), fut un succès. Avec un casting uniquement féminin, distribution emmenée par Norma Shearer, Joan Crawford et Rosalind Russell, le second rôle de Miriam Aarons était interprété par Paulette Goddard. Pauline Kael devait plus tard commenté l’interprétation de Paulette Goddard, "Elle sort du lot. Elle est marrante."
David O’Selznick avait été satisfait des dernières performances de Paulette Goddard, et principalement de son travail sur The Young at Heart et il l’envisagea pour tenir le rôle de Scarlett O'Hara. Les premiers essais le convainquirent et le réalisateur George Cukor que Paulette Goddard aurait besoin de coaching pour habiter effectivement le rôle, mais ses tests étaient encourageants et elle fut donc la première actrice à avoir effectué un bout d’essai en Technicolor. Russell Birdwell, le responsable du département publicitaire d’O’ Selznick, avait cependant de sérieux doutes au sujet de Paulette Goddard. Il avertit O’Selznick de "l’énorme avalanche de critiques qui s’abattrait inéluctablement sur le studio, lui-même et le film si Paulette Goddard obtenait ce rôle… Je n’ai jamais connu une femme, aussi attentive sur la dépendance de sa carrière vis-à-vis de sa popularité auprès du public, se comporter d’une manière aussi folle et avoir une attitude aussi absurde avec la presse et son compagnon que Paulette Goddard… Brièvement, je pense que c’est de la dynamite qui va nous exploser en pleine face si elle obtient le rôle." O’ Selznick continua à s’intéresser à Paulette Goddard mais après avoir été introduit auprès de Vivien Leigh, il écrivit à son épouse que Vivien Leigh était une "jument noire" et que sa voix avait réduit à néant les chances de Paulette, Jean Arthur, Joan Bennett, et Vivien Leigh"
Après une série de tests avec Vivien Leigh qui enchantèrent et O’ Selznick et Cukor,O’ Selznick annula les derniers tests qui étaient prévus avec Paulette Goddard et le rôle échut à Vivien Leigh. D’aucuns ont dit que Paulette avait perdu la partie parce qu’O’ Selznick redoutait que les questions sur l’état réel de la relation qu’elle entretenait avec Charlie Chaplin, puissent se terminer en scandale. Cependant, O’ Selznick savait que Laurence Olivier et Vivien Leigh vivaient ensemble, car leurs conjoints respectifs refusaient de divorcer, et en plus d’offrir un contrat à Vivien Leigh, il engagea Laurence Olivier comme acteur masculin principal pour Rebecca (1940). Le biographe de Charlie Chaplin, Joyce Milton écrivit qu’O’ Selznick avait été contrarié par d’eventuelles poursuites judiciaires qu’aurait pu entamer Charlie Chaplin si il avait signé Paulette pour un contrat alors qu’elle était déjà sous contrat avec le Chaplin studio.
Paulette Goddard signa un contrat avec Paramount Pictures et son film suivant, Le Chat et le Canari (1939) avec Bob Hope, fut un tournant dans la carrière des deux acteurs. Elle fut de nouveau la star d’un film de Charlie Chaplin en 1940 dans Le Dictateur. Le couple se sépara à l’amiable peu de temps après, et Paulette Goddard obtint prétendument le divorce à Mexico en 1942, Chaplin Chaplin étant d’accord pour lui verser de généreux dommages et intérêts. Elle fut la partenaire de Fred Astaire dans la comédie musicale, Swing Romance (1940), et c’est à cette occasion qu’elle rencontra son troisième mari, l’acteur Burgess Meredith. Une de ses apparitions les plus mémorables fut dans la comédie musicale, Au Pays du Rythme (1943), dans laquelle elle chantait, "A Sweater, a Sarong, and a Peekaboo Bang", dans un numéro comique avec Dorothy Lamour et Veronica Lake.
Elle recut une nomination pour l’Oscar du meilleur second rôle féminin en 1943 pour So Proudly We Hail!, mais ne le gagna pas. Son film le plus célébre fut Kitty ou la Duchesse des Bas-Fonds (1945), dans lequel elle avait le rôle-titre. Dans Le Journal d’une Femme de Chambre (1946), elle était la vedette face à Burgess Meredith, dont elle était alors l’épouse. Cecil B. DeMille l’embaûcha pour trois blockbusters: Les Tuniques Ecarlates (1940), Les Naufrageurs des Mers du Sud (1942) (où Paulette Goddard interprétait un rôle à la Scarlett O'Hara), et Les Conquérants d’un Nouveau Monde (1947). Sa carrière déclina à la fin des années 1940.
En 1947 elle tourna an Grande-Bretagne, Un Mari Idéal pour Alexander Korda, étant accompagnée lors d’un voyage publicitaire à Bruxelles par Clarissa Churchill, la nièce de Sir Winston et la future épouse du Premier Ministre Anthony Eden. En 1949, elle créa Monterey Pictures avec John Steinbeck. Ses derniers rôles de star furent dans des productions anglaises : Meurtre sans Empreintes (connu sous le nom de The Unholy Four aux Etats-Unis) et Charge of the Lancers en 1954. Elle joua aussi dans des troupes de théâtre et fit de la télévision, dont en 1955 le remake de The Women, y interprétant cette fois le personnage de Sylvia Fowler.
Après son mariage avec Erich Maria Remarque, Paulette Goddard se retira largement de son métier d’actrice et déménagea à Ronco sopra Ascona, Suisse. En 1964, elle tenta de faire un comeback au cinéma avec un second rôle dans un film italien, Time of Indifference, qui se révélera être son dernier film. Après la mort d’Erich Maria Remarque en 1970, elle fit une dernière tentative pour redevenir actrice, quand elle elle accepta un petit rôle dans un épisode de The Snoop Sisters (1972) pour la télévision.
Suite au décès d’ Eric Maria Remarque, Paulette Goddard hérita de la plupart de ses biens à travers l’Europe dont une collection de pièces d’art contemporain, qui vint en complément de sa propre collection d’œuvres d’art. Durant cette période, son talent pour accumuler les biens devint un synonyme de richesse parmi la vieille élite hollywoodienne. Durant les années 1980 elle devint une personne en vue de la haute société new-yorkaise, apparaissant couvertes de bijoux, aux soirées hautement culturelles avec plusieurs hommes importants dont Andy Warhol, avec qui elle entretiendra une amitié sincère jusqu’à sa mort en 1987.
Paulette Goddard maria Edgar James le 28 juin 1927 et déménagea en Caroline du Sud. Ils se séparèrent en 1929 et divorcèrent en 1932.
En 1934, elle commença une relation avec Charlie Chaplin. Elle déménagea ensuite à son domicile de Beverly Hills. Ils sont censés s’être mariés en secret à Canton, Chine en juin 1936. En dehors de faire référence à Paulette Goddard comme "ma femme" lors de la première du Dictateur, en octobre 1940, ni Paulette ni Chaplin ne firent jamais référence publiquement à leur statut marital. Le 4 juin 1942, Paulette Goddard obtint le divorce de Chaplin à Mexico. En mai 1944, elle maria Burgess Meredith au domicile de David O. Selznick, à Beverly Hills. Ils divorcèrent en juin 1949.
En 1958, elle maria l’écrivain Erich Maria Remarque. Ils restèrent mariés jusqu’à la mort de Remarque en 1970. Paulette Goddard n’eut aucun enfant de ses 4 mariages, bien qu’elle fit une fausse couche en octobre 1944. Elle fut la première belle-mère des fils de Charlie Chaplin, Charles, Jr. et Sydney Chaplin dont la mère était Lita Grey.
Paulette Goddard fut traitée pour un cancer du sein, apparemment avec succès. Le 24 avril 1990, elle décéda d’une crise cardiaque en son domicile suisse. Elle est enterrée au cimétière de Ronco Village, à côté de Remarque et de sa mère.
Sa contribution au western se cantonne à deux films de Cecil B De Mille : Les Conquérants d’un Nouveau Monde (1947) dans lequel elle interprétait Abby et Les Tuniques Ecarlates (1940) où elle était Louvette Corbeau.

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Re: Paulette Goddard (1910-1990)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 07 juil. 2013 21:42

pour éviter que Demerval ne :gun: :wink: => viewtopic.php?f=69&t=8010&p=189348#p189346


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Re: Paulette Goddard (1910-1990)

Messagepar DEMERVAL » 07 juil. 2013 23:07

Tu as eu peur!!!!!

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Re: Paulette Goddard (1910-1990)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 08 juil. 2013 14:29

DEMERVAL a écrit :Tu as eu peur!!!!!


le Marshal n'a peur de rien !!!!! icongc1

sauf d'une chose ! (voir le topic des Animaux) :mrgreen:
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Re: Paulette Goddard (1910-1990)

Messagepar lerebelle » 08 juil. 2013 21:50

U.S. Marshal Cahill a écrit :
DEMERVAL a écrit :Tu as eu peur!!!!!


le Marshal n'a peur de rien !!!!! icongc1

sauf d'une chose ! (voir le topic des Animaux) :mrgreen:



Idem pour moi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!. R :mrgreen: :wink:

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Re: Paulette Goddard (1910-1990)

Messagepar DEMERVAL » 06 janv. 2014 19:31

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Re: Paulette Goddard (1910-1990)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 11 mars 2014 20:00

metek a écrit :Paulette Goddard

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