Marlene Dietrich (1901-1992)

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DEMERVAL
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Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar DEMERVAL » 07 juin 2013 23:13

J'espère qu'un grand nombre d'entre vous attendait cette bio.
Marie Magdalene Dietrich naquit le 27 décembre 1901 au numéro 65 de la Leberstrasse, Rote Insel à Schöneberg, maintenant un arrondissement de Berlin, Allemagne. Elle était la plus jeune de deux soeurs (sa soeur Elisabeth étant un an plus vieille) de Louis Erich Otto Dietrich et Wilhelmina Elisabeth Josephine Felsing, qui avait contracté mariage en décembre 1898. Sa mère était issue d’une famille aisée de Berlin qui possèdait une usine de fabrication d’horloges et son père étaitun lieutenant de police. Son père dédéda en 1907. Son meilleur ami, Eduard von Losch, un aristocrate premier lieutenant des Grenadiers, courtisa Wilhelmina et ils finirent par se marier en 1916, mais il décéda un peu plus tard des blessures contractées durant le 1ère guerre mondiale. Eduard von Losch ne reconnut jamais officiellement les enfants Dietrich, comme il l’a été parfois annoncé. Elle était surnommée "Lena" et "Lene" (prononcez Lay-neh) au sein de la famille. Aux alentours de l’âge de 11 ans, elle contracta ses deux prénoms pour former "Marlene".
Marlene Dietrich fréquenta l’école des filles Auguste-Viktoria de 1907 à 1917 et fut diplômée de l’école Victoria-Luise (maintenant le Lycée Goethe de Berlin-Wilmersdorf), l’année suivante. Elle étudia le violon et à l’adolescence commença à s’intéresser au théâtre et à la poésie. Ses rêves de devenir une concertiste s’évanouirent rapidement après une blessure au poignet, mais en 1922 elle fut employée comme violoniste dans un orchestre qui accompagnait la projection de films muets dans un cinéma de Berlin – son premier job, dont elle fut licenciée après seulement quatre semaines.
Ses premières apparitions en professionnelle sur les planches furent en tant que chorus girl pour une tournée du Girl-Kabarett de Guido Thielscher, une sorte de divertissement approchant du vaudeville, et pour les revues de Rudolf Nelson à Berlin. En 1922, Marlene Dietrich auditionna sans succès pour entrer à l’école d’art dramatique du directeur et impresario Max Reinhardt; cependant, elle se retrouva bientôt employée dans son théâtre en tant que chorus girl et joua des petits rôles dans des drames, sans au départ attirer l’attention. Elle fit ses débuts au cinéma comme silhouette dans un film de 1922, So sind die Männer.
Elle rencontra son futur mari, Rudolf Sieber, sur le plateau de tournage d’un autre film fait cette même année, Tragödie der Liebe. Marlene Dietrich et Rudolf Sieber se marièrent lors d’une cérémonie civile à Berlin, le 17 mai 1923. Leur seul enfant, Maria Elisabeth Sieber, naquit le 13 décembre 1924.
Marlene Dietrich continua à travailler au théâtre et au cinéma à Berlin et Vienne tout au long des années 1920. Sur les planches, elle eut des rôles de diverses importances dans des pièces de Frank Wedekind, Pandora's Box, de William Shakespeare, La Mégère Apprivoisée et Le Songe d’une Nuit d’Eté et de George Bernard Shaw, Back to Methuselah et Misalliance. Ce fut cependant dans des revues musicales comme Broadway, Es Liegt in der Luft and Zwei Krawatten, qu’elle attira le plus l’attention. A la fin des années 1920, Marlene Dietrich tînt aussi des rôles d’une importance certaine au cinéma, dont dans Café Elektric (1927), Ich küsse Ihre Hand, Madame (1928) et Das Schiff der verlorenen Menschen (1929).
En 1929, Marlene Dietrich décrocha le rôle qui allait être primordial pour sa carrière, celui de Lola-Lola, une chanteuse de cabaret qui causait la chute d’un instituteur jusque là respecté dans le film de la UFA, L’Ange Bleu (1930). Le film fut réalisé par Josef von Sternberg, qui, par la suite fut crédité de la découverte de Marlene Dietrich. Le film est aussi remarquable pour avoir introduit la chanson qui devait être sa marque de fabrique "Falling in Love Again", que Marlene Dietrich enregistra pour Electrola. Elle fit d’autres enregistrements dans les années 1930 pour Polydor et Decca.
Grâce au succès international de l’Ange Bleu et avec l’encouragement et la promotion de Josef von Sternberg, qui s’était déjà établi à Hollywood, Marlene Dietrich déménagea alors aux Etats-Unis pour un contrat avec Paramount Pictures. Le studio chercha à présenter Marlene Dietrich comme la réponse allemande à la sesation suédoise Greta Garbo de la MGM.
Marlene Dietrich fut la star de 6 films réalisés par Josef von Sternberg pour Paramount entre 1930 et 1935: Josef von Sternberg travailla énormément pour faire de Dietrich l’image de la femme fatale. Il l’encouragea à perdre du poids et la coacha intensivement comme actrice – elle, en retour, avait la volonté de croire en lui et suivait aveuglément ses consignes directoriales impérieuses que peu d’autres actrices auraient accepté.
Dans leur première collaboration américaine, Cœurs Brûlés, elle incarnait encore une chanteuse de cabaret ; le film est surtout resté célébre pour la séquence dans laquelle elle entonnait une chanson habillée en homme avec une cravate blanche et embrassait une autre femme, scène très provocante pour l’époque. Le film lui rapporta sa première nomination à l’Oscar.
Cœurs Brûlés fut suivi par Agent X27 (Marlene Dietrich y ayant un rôle d’espionne, genre Mata Hari) et Blonde Venus. Shanghai Express fut le plus gros succès au box-office du duo Von Sternberg-Dietrich. Leurs deux derniers films, L’Impératrice Rouge et La Femme et le Pantin — le plus stylisé de leurs collaborations — furent leurs aventures commerciales les moins rentables. Marlene Dietrich remarquera plus tard que ce fut dans La Femme et le Pantin qu’elle fut au top de sa beauté.
La partie cruciale de l’effet global que créa Josef von Sternberg était son énorme habileté à utiliser les éclairages pour photographier Marlene Dietrich avec un effet optimum — l’utilisation de la lumière et de l’ombre, dont l’impact de la lumière passant à travers un voile ou des persiennes à lattes (comme par exemple dans Shanghai Express) — qui, combiné avec une scrupuleuse attention à choisir les bons décors et costumes, fait que cette série de films figure parmi les plus stylisés de l’histoire du cinéma. Les critiques débattent encore aujourd’hui sur la part qui revient effectivement à Josef von Sternberg et celle qui incombe à Marlene Dietrich, mais beaucoup s’accordent à dire qu’aucun des deux n’atteignit plus ces sommets après que la Paramount eut licencié von Sternberg et que les deux arrêtèrent de travailler ensemble.
Le premier film de Dietrich après la fin de sa collaboration avec von Sternberg fut celui de Frank Borzage, Desire (1936), un succès commercial qui offrit à Marlene Dietrich une opportunité de s’essayer à la comédie romantique. Son projet suivant, I Loved a Soldier (1936) se termina dans la pagaille quand le film fut abandonné pendant plusieurs semaines à cause de problèmes de script et des chamailleries existantes antre la star et le réalisateur.
Des offres extravagantes éloignèrent Dietrich de la Paramount pour faire Le Jardin d’Allah (1936) pour le producteur indépendant David O. Selznick (elle reçut $200,000) et pour le film anglais d’Alexander Korda, Le Chevalier sans Armure (1937) (pour un salaire de $450,000). Bien qu’elle était alors l’une des stars les mieux payées, ses films étaient chers à produire et aucun de ces deux derniers films ne furent financièrement rentables. A cette époque, Marlene Dietrich occupait le 126ème rang au box office et les exposants la qualifièrent du sobriquet de "Box Office Poison" (aux côtés d’autres stars comme Fred Astaire, Joan Crawford, Dolores del Río, Mae West et Katharine Hepburn).
Alors qu’elle était à Londres, des officiels du parti nazi l’approchèrent et lui offrirent des contrats mirobolants, si elle acceptait de revenir en Allemagne pour être la star du IIIème Reich. Elle refusa leurs offres et entreprit, en 1937, les formalités pour devenir une citoyenne américaine.
Elle retourna à la Paramount pour tourner un autre film romantique, make another romantic comedy, Angel (réalisé par Ernst Lubitsch): l’accueil fait à ce film fut si tiède que Paramount racheta à Dietrich le reste de son contrat. Quand les proposition de tournage des autres studios chutèrent, Marlene Dietrich et sa famille s’envolèrent pour des vacances prolongées en Europe.
En 1939, elle accepta l’offre du producteur Joe Pasternak (et une baisse de salaire) pour jouer un rôle à contre-courant dans son premier film depuis deux ans : celui d’une fille de saloon, Frenchie, dans le western Femme ou Démon, face à James Stewart. Ce rôle grivois relança sa carrière et The Boys in the Back Room, la chanson qui introduisait le film, devint un hit quand elle l’eut enregistré pour Decca. Elle joua des rôles similaires dans La Maison des Sept Péchés (1940) et Les Ecumeurs (1942), tous deux face à John Wayne.
Bien que Marlene Dietrich ne regagna pas complètement la gloire de ses premières années, elle continua à tourner au cinéma, et tout particulièrement pour de grands réalisateurs comme Billy Wilder, Fritz Lang, Alfred Hitchcock et Orson Welles, dans des films dont La Scandaleuse de Berlin (1948), Le Grand Alibi (1950), L’Ange des Maudits (1952), Témoin à Charge (1957) et La soif du Mal (1958).
Marlene Dietrich était connue pour avoir de fortes convictions politiques, qu’elle aimait faire connaître. Dans des interviews, Marlene Dietrich affirma qu’elle avait été approchée par le parti nazi pour retourner en Allemagne, mais qu’elle l’avait envoyé paître. Marlene Dietrich, une ardente anti-Nazi, devint citoyenne américaine en 1939.
En décembre 1941, les Etats-Unis entrèrent dans la seconde guerre mondiale et Marlene Dietrich devint l’une des premières célébrités à collecter des titres d’emprunt de guerre. Elle fit une tournée de janvier 1942 à septembre 1943 (se produisant devant 250,000 hommes de troupe sur le front du Pacifique) et il est rapporté qu’elle aurait vendu plus d’emprunts de guerre comme n’importe quelle autre star.
Durant deux autres tournées pour l’USO en 1944 et 1945, elle se produisit devant les troupes alliées sur les lignes de front en Algérie, Italie, Angleterre et France et entra en Allemagne avec les généraux James M. Gavin et George S. Patton. Quand on lui demanda, pourquoi elle avait fait tout cela, malgré l’évident danger d’être à quelques kilomètres des lignes allemandes, elle répondit, "aus Anstand" — "par simple décence".
Sa revue, avec le futur pionnier de la télévision Danny Thomas en première partie, comprenait les chansons de ses films, des numéros avec une scie musicale (une habileté qu’elle avait originellement acquise à Berlin dans les années 1920), et un prétendu numéro de télépathie. Dietrich annonçait à l’auditoire qu’elle pouvait lire dans les esprits et leur demandait de se concentrer fortement sur quelque chose qui leur passait dans la tête. Puis elle marchait endirection d’un soldat et lui demandait honnêtement, "Oh, pense à quelque chose d’autre. Je ne peux décemment pas parler de cela!" . Des journaux catholiques américains publièrent des articles se plaignant de cette partie du spectacle de Dietrich.
En 1944, la Morale Operations Branch de l’Office of Strategic Services (OSS) initia le projet Musac, des émissions de propagande musicales destinées à démoraliser les troupes ennemies. Marlene Dietrich, la seule interpréte de qui on s’assura que ses enregistrements fussent délivrés uniquement pour l’OSS, enregistra un certain nombre de chansons en allemand dont Lili Marleen, une des chansons préférées des deux camps du conflit. William Joseph Donovan, chef de l’OSS, lui écrivit, "Je vous suis personnellement grandement redevable pour votre générosité à avoir fait ses enregistrements pour nous."
A la fin de la guerre en Europe, Marlene Dietrich se réunit avec sa soeur Elisabeth et sa famille. La famille résidait dans la ville allemande de Belsen durant toute la guerre, y exploitant un théâtre pour les officiers nazis et les officiels qui venaient visiter le camp de concentration de Bergen-Belsen. Marlene Dietrich intercéda pour ses parents auprès des représentants des forces alliées, les mettant à l’abri d’éventuelles poursuites pour faits de collaboration avec les nazis. Marlene Dietrich fut récompensée par l’octroi de la Medal of Freedom par les Etats-Unis en 1947. Elle dit que c’était la réalisation dont elle était la plus fière. Elle reçut aussi le Légion d’Honneur des mains du gouvernement français en reconnaissance de son comportement durant la guerre.
Du début des années 1950 au milieu des années 1970, Marlene Dietrich travailla presqu’exclusivement comme artiste de cabaret grassement rémunérée, se produisant en direct dans les grands théâtres des villes majeures du monde entier.
En 1953, Marlene Dietrich se vit offrir un salaire substantiel pour l’époque de 30 000 dollars par semaine pour apparaître au Sahara Hotel de Las Vegas. Le show était court, ne consistant qu’en quelques chansons associées à sa personnalité. Sa purement audacieuse "robe transparente" — un déshabillé de nuit orné de perles en soie soufflé, qui donnait l’illusion de la transparence — dessinée par Jean Louis, amena une grosse publicité. Ce spectacle fut si populaire qu’elle signa un contrat pour le reproduire au Café de Paris à Londres l’année suivante, et son contrat à Las Vegas fut également renouvelé.
Dietrich employa Burt Bacharach comme arrangeur musical dès le milieu des années 1950 ; ensemble ils redessinèrent le spectacle du nightclub pour en faire un one-woman show plus ambitieux avec un répertoire plus étendu. Son répertoire comportait des chansons de ses films ainsi que des chansons populaires du répertoire de l’époque. Les arrangements de Bacharach aidaient à masquer la tessiture de voix limitée de Dietrich – elle était contralto – et lui permettaient de chanter avec un effet dramatique maximal ; ensemble, ils enregistrèrent 4 albums et plusieurs singles entre 1957 et 1964.
Elle devait souvent faire la première partie de ses shows habillée dans une de ses robes hyper-moulantes avec une veste à col de cygne et se changer du haut jusqu’en bas pour la deuxième partie de son spectacle. Cela l’autorisait à entonner des chansons du repertoire masculine, comme "One For My Baby" et "I've Grown Accustomed to Her Face".
"Elle ... transcende son matériel," selon Peter Bogdanovich. "Que ce soit un inconstant vieil air comme 'I Can't Give You Anything But Love, Baby' ... une chanson d’amour allemande à l’eau de rose, 'Das Lied Ist Aus' ou une chanson française comme 'La Vie en Rose', elle apporte toujours une touche d’aristocratie, bien qu’elle ne fréquenta jamais cette sphère ... un chant populaire, 'Go 'Way From My Window' n’a jamais été interprété avec autant de passion, et avec elle 'Where Have All the Flowers Gone? n’est pas seulement un autre air anti-guerre mais une tragique dénonciation de nous tous."
Francis Wyndham offre une approche plus critique du phénomène Marlene Dietrich en concert. Il écrivit en 1964: "Ce qu’elle fait n’est ni difficile ni divertissant, mais en fait ce qu’elle fait, remplit de plaisir les yeux des spectateurs… Il faut être deux pour faire un tour de passe-passe: la dextérité de la main de l’illusionniste et le désir du faire-valoir d’être trompé. A ces deux principes nécessaires ( ses propres compétences techniques et la sentimentalité de son auditoire), Marlene Dietrich en ajoutait un troisième — la mystérieuse force qui la faisait croire en son propre pouvoir de séduction. Ceux qui ne sont pas capables de partager cette croyance ont plutôt tendance à se flageller, contrairement à Marlene."
Son recours aux vêtements moulants, aux liftings d’alors, non chirurgicaux, aux maquillages bien étudiés et aux perruques, combiné aux éclairages ad hoc, firent en sorte de préserver l’image empreinte de glamour de Marlene bien qu’elle vieillissait.
Le retour de Marlene Dietrich dans son pays d’origine en 1960 pour une tournée de concerts suscita deux interrogations. Beaucoup d’allemands pensaient qu’elle avait trahi sa patrie par ses actions engagées durant la seconde guerre mondiale. Durant ses apparitions au Titania Palast theatre de Berlin, les protestataires chantèrent, "Marlene Go Home! » De l’autre côté, Marlene Dietrich fut chaudement accueillie par d’autres allemands, dont le maire le Berlin, Willy Brandt, qui avait été, comme Dietrich, un opposant aux Nazis qui dut s’exiler durant leur règne. La tournée fut artistiquement un triomphe, mais un échec financier. Elle entreprit aussi une tournée en Israël aux alentours de la même époque, qui fut bien perçue; elle y chanta quelques chansons en allemand, dont une version en 1962, de la chanson anti-guerre de Pete Seeger, "Where Have All the Flowers Gone", fracassant ainsi l’interdiction non officielle en Israël de l’utilisation de la langue germanique. Dietrich in London, un album du concert fut enregistré durant son passage, en 1964, au Queen's Theatre.

Elle se produisit à deux reprises sur Broadway (en 1967 et 1968) et fut gratifiée d’un Tony Award spécial en 1968. En novembre 1972, I Wish You Love, une version du show de Marlene Dietrich Dietrich, fut filmée à Londres. Elle fut rémunérée $250,000 pour sa coopération, mais ne fut pas satisfaite du résultat. Le show fut diffusé au Royaume Uni sur la BBC et aux Etats-Unis sur CBS en janvier 1973.
Alors agée de 60 ou 70 ans, la santé de Marlene Dietrich commença à décliner : elle survécut à un cancer du col de l’utérus en 1965 et souffrit d’une mauvaise circulation du sang dans les jambes. Marlene Dietrich devint de plus en plus dépendante aux anti-douleurs et à l’alcool. Une chute survenue au Shady Grove Music Fair de Washington DC en 1973 endommagea sa cuisse gauche, nécessitant une greffe de peau pour permettre à la blessure de se résorber. Elle se fractura la jambe droite en août 1974.
En novembre 1973, Marlene Dietrich, alors âgée de 72 ans, tomba de la scène dans la fosse d’orchestre alors qu’elle essayait de serrer la main de son partenaire durant un show à Toledo, Washington, USA. On dit qu’elle n’avait pas eu de blessures, mais simplement déchirer sa robe.
Cependant, sa carrière prit fin le 29 septembre 1975, quand elle chuta de nouveau et se fractura l’os de la cuisse durant un spectacle à Sydney, Australia. L’année suivante, son mari, Rudolf Sieber, décéda d’un cancer le 24 juin 1976.
La dernière apparition de Marlene Dietrich au cinéma fut dans un rôle utiliatire dans Just a Gigolo (1979), avec David Bowie sous la direction de David Hemmings. Marlene Dietrich chanta aussi la chanson du générique qu’elle enregistra sur disque.
Alcoolique et dépendante aux anti-douleurs , Marlene Dietrich se retira dans son appartement du 12 avenue Montaigne à Paris. Elle passa ses 11 dernières années de sa vie, partiellement grabataire, n’autorisant que peu de visites, dont les membres de sa famille et ses employés Durant cette époque, elle fut prolifique en lettres et en coups de téélphone. Son autobiographie, Nehmt nur mein Leben (Just Take My Life), fut publiée en 1979.
En 1982, Marlene Dietrich accepta de participer à l’élaboration d’un film documentaire sur sa vie, Marlene (1984), mais refusa d’être filmée. Le réalisateur du film, Maximilian Schell, fut seulement autorisé à enregistrer sa voix. Il utilisa ses interviews avec elle comme base de son film, agrémenté de morceaux de films de sa carrière. Le film remporta plusieurs trophées européens et fut nominé pour l’Oscar de meilleur documentaire en 1984. Newsweek le qualifia de ‘film unique, peut-être le plus fascinant et le plus affectif des documentaires jamais fait sur une grande star hollywoodienne."
En 1988, Marlene Dietrich enregistra une introduction parlée pour un album nostalgique de chansons fait par Udo Lindenberg.
Elle commença une proche amitié avec le biographe David Bret, une des rares personnes autorisées à pénétrer dans son appartement parisien. Bret est censé être la dernière personne, en dehors de sa famille, à avoir pu discuter avec Marlene, deux jours avant sa mort: "Je l’ai appelée pour lui dire ; je t’aime et maintenant je peux mourir." Elle était en constante relation avec sa fille, qui venait régulièrement à Paris pour se rendre compte de l’état de santé de sa mère. Dans une interview au magazine allemand Der Spiegel en novembre 2005, la fille de Marlene Dietrich et son petit-fils affirmèrent qu’elle était politiquement active durant ces années. Elle resta en contact avec les leaders du monde par téléphone, dont notamment Ronald Reagan et Mikhail Gorbachev, ayant u e facture mensuelle de 3000€. En 1989, son appel pour sauver les studios de Babelsberg de la fermeture fut relayé par la BBC Radio, et elle intervint à la télévision par le biais du téléphone, lors de la chute du mur de Berlin en 1990.
Dietrich décéda d’une insuffisance rénale le 6 mai 1992 à l’âge de 90 ans à Paris. Un service funèbre fut célébré à La Madeleine à Paris devant 3,500 proches et en dehors de l’église, une foule de fans, le cercueil étant recouvert du drapeau français. Son corps fut rapatrié à Berlin, où il fut enterré au Städtischer Friedhof III, Berlin-Schöneberg, Stubenrauchstraße 43–45, dans le Friedenau Cemetery, près de la toimbe de sa mère et pas loin de l’endroit où elle naquit. En 2004 Helmut Newton fut enterré à ses côtés.
Contrairement à sa vie professionnelle, qui fut soigneusement modelée et entretenue, la vie personnelle de Marlene Dietrich fut cachée du public. Marlene Dietrich, qui était bisexuelle, appréciait la prospère scène gay berlinoise des années 1920.
Elle ne se maria qu’une fois, avec l’assistant-réalisateur Rudolf Sieber, qui devint plus tard une réalisateur assistant de Paramount Pictures en France, responsable du doublage en langue française. Son seul enfant, Maria Elisabeth Sieber, naquit à Berlin le 13 décembre1924. Elle deviendra plus tard une actrice, travaillant principalement pour la télévision, connue sous le nom de Maria Riva. Quand Maria donna la vie à son fils John en 1948, Marlene Dietrich fut affublée du qualificatif "de la grand-mère la plus glamour du monde". Après la mort de Dietrich, Maria Riva publia une franche biographie de sa mère, intitulée, Marlene Dietrich (1990).
Tout au long de sa carrière Marlene Dietrich eut une chaîne sans fin d’aventures, quelques-unes éphémères, d’autres durant des décennies; elles se chevauchèrent souvent et furent la plupart du temps connues de son mari, à qui elle avait l’habitude de montrer les lettres d’amour de ses soupirants, de temps en temps annotées de détails croustillants. Quand Marlene Dietrich tourna Coeurs Brûlés, elle eut le temps d’avoir une aventure avec Gary Cooper, malgré la constante présence sur le plateau de la tempétueuse actrice mexicaine, Lupe Velez, avec qui Gary Cooper avait une relation amoureuse. Lupe Vélez dit un jour: "Si j’en avais eu l’opportunité, j’aurais arracher les yeux de Marlene Dietrich" . Durant le tournage de Femme ou Démon, Marlene Dietrich commença une relation avec sa co-star Jimmy Stewart, qui se termina après le film. En 1938, Marlene Dietrich rencontra et débuta une proche relation avec l’écrivain Erich Maria Remarque, et en 1941, avec l’acteur français et héros de guerre, Jean Gabin. Leur relation prit fin au milieu des années 1940. Elle eut aussi une relation avec l’écrivain cubo-américaine Mercedes de Acosta, qui fut à un moment l’amante de Greta Garbo. Sa dernière grande passion, alors qu’elle était cinquantenaire fut finalement avec l’acteur Yul Brynner, avec qui elle eut une rlation qui dura plus d’une décennie; sa vie amoureuse continua alors qu’elle était septuagénaire. Elle compta John Wayne, George Bernard Shaw et John F. Kennedy parmi ses conquêtes.
Elle fut élevée dans la religion protestante mais perdit sa foi sur le front après avoir entendu les prêcheurs des deux camps en appeler à Dieu pour justifier la guerre. "J’ai perdu ma foi durant la guerre et ne peut pas croire qu’ils sont tous là-haut, vire-voltant ou assis à une table." Elle dit un jour: “Si Dieu existe, il a besoin de revoir ses plans. »

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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar lerebelle » 08 juin 2013 0:27

Et quelle bio, Pf!!!!!!!!!!!!!!. R :wink:

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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 08 juin 2013 7:50

cela vaut bien un festival de photos ! :D
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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar chip » 08 juin 2013 9:09

La plus envoûtante des stars, elle reste inégalée. Les ouvrages sur Dietrich sont pléthoriques, pour mieux la connaître, il faut lire le livre de sa fille, Maria Riva.

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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar Sitting Bull » 08 juin 2013 15:13

Un de ses multiples succès.
Une voix inoubliable.

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DEMERVAL
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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar DEMERVAL » 08 juin 2013 16:07

Merci Sitting Bull pour avoir mis cette chanson en ligne. La nostalgie me gagne et nous fait prendre conscience de la place que cette grande dame occupe dans notre subconscient. Viva Marlene!!!!

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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar chip » 08 juin 2013 18:57

J'ai des frissons à chacune de ses chansons et des larmes dans les yeux, bizarre, bizarre...

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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar Sitting Bull » 08 juin 2013 19:07

Pour notre ami Chip. :wink:

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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar lasbugas » 08 juin 2013 21:10

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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar limpyChris » 08 juin 2013 21:38

En lisant certains commentaires ci-dessus, j'ai 'failli' poster une c...ie (en version politiquement inkorrecte) du genre "Ach, ch'ai aussi la noztalchie te zette époqueu, et che me rabbelle -mit zwei b für 'rabbelle'- que ze gross gochon de Erwin afait lui aussi les larmes aux yeux en entendant Lili Marleen, qu'il incitait Radio Berlin à passer 35 fois bar chour", mais cela risquerait d'être pris pour du persiflage vis à vis d'avis, que, d'ailleurs, je partage ... que je partage d'autant que dieses Lied hatte ich als Kind -auf Deutsch, natürlich, und ohne Untertitel !- gelernt, und nie verlernt. Et que je connais l'histoire de cette chanson, chantée de part et d'autre, et l'attitude de la Grande Marlene à l'époque. Pas de persiflage, ni de réponse à apporter, donc ... (Mais c'est vrai que 'nostalgie', après 'Lili Marleen', ça m'a tout d'abord fait bizarre ... :num1 )

Ceci dit, plus sérieusement et cinéphiliquement, une scène 'clin d'oeil' dans "Judgment at Nuremberg / Jugement à Nuremberg" où Marlene Dietrich et Spencer Tracy entrent dans un café où les clients chantent 'Lili Marleen'.
J'en profite pour dire Bravo à DEMERVAL pour l'ensemble de son boulot (comme à Hombre, Yosémite, Lasbugas,etc. par ailleurs gros contributeurs/fournisseurs, qui n'en ont rien à faire des bravo d'un gros lourdingue, mais j' m'en fous, j' voulais l' dire)
(Et ceci dit, s'il y en a qui trouvent que ce post fait tache sur la page de la grande Marlene, qu'i(s)l me le dise(nt) par MP -ou en informe le Marshal, et en deux temps-trois mouvements, on vous nettoie la page de cette scorie.)
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

- You've seen too many westerns, old man.
- That doesn't exactly work in your favor.

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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar DEMERVAL » 08 juin 2013 22:29

Merci encore à Sitting Bull pour sa magnifique contribution à ce post. Pour Limpychris, n'aie crainte je ne suis pas un nostalgique du IIIème Reich. Quand je parle de nostalgie, cela s'adresse en premier lieu à ce cinéma hollywoodien, dans lequel évoluait une kyrielle de stars les plus atypiques les unes par rapport aux autres. Oui, je suis nostalgique de cette grande star que fut Marlene, comme je suis nostalgique de Gary Cooper, John Wayne, Robert Taylor ou autre Jimmy Stewart, qui n'étaient pas des fascistes, au même titre que Marlene !!!! Il ne faut pas toujours tout prendre au premier degré et je sais pertinemment que ton intervention, en forme de provocation, n'en était pas une. C'est vrai que le terme de nostalgie que j'ai employé peut-être indûment, peut prêter à équivoque. J'aurais peut-être dû utiliser le terme de mélancolie ou de vague à l'âme.
Mais il n'y a aucun problème Limpychris et merci pour ton soutien.

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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar lasbugas » 09 juin 2013 6:56

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metek
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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar metek » 02 nov. 2013 17:49

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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar lasbugas » 04 janv. 2014 10:22

Seven Sinners - 1940

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Re: Marlene Dietrich (1901-1992)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 27 févr. 2014 18:02

metek a écrit :La maison des sept péchés (1940) - "Seven Sinners"
John Wayne - Marlene Dietrich

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metek a écrit :La maison des sept péchés (1940) - "Seven Sinners"
Marlene Dietrich - Broderick Crawford

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metek a écrit :L'ange des maudits (1952) - "Rancho Notorious"
Marlene Dietrich

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CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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