Claudette Colbert (1903-1996)

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DEMERVAL
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Claudette Colbert (1903-1996)

Messagepar DEMERVAL » 22 mai 2013 19:36

une très grande star d'Hollywood : Émilie Chauchoin naquit le 13 septembre 1903 à Saint-Mandé, France, de Georges Claude, un banquier et Jeanne Marie Loew Chauchoin. Bien qu’elle fut baptisée sous le prénom d’ "Emilie", elle fut surnommée "Lily" parce qu’elle avait une cousine ayant le même prénom, la fille de la sœur de sa mère. Suite à quelques revers financiers, la famille émigra à New York City en 1911. Sa mère était née dans les Channel Islands et y fut élévée. Sa mère parlait couramment l’anglais aussi Claudette Colbert put l’apprendre elle-même très tôt. Elle fit ses études à la Washington Irving High School où son professeur de langues, Alice Rossetter, l’encouragea à passer une audition pour une pièce qu’elle avait écrite.
Claudette Colbert fit ses débuts sur les planches au Provincetown Playhouse dans The Widow's Veil à l’âge de 15 ans. Elle suivit les cours de l’Art Students League of New York, avec l’intention de devenir une couturière de mode, mais elle apparut sur Broadway dans un petit rôle dans The Wild Westcotts (1923). Elle avait utilisé le prénom de Claudette au lieu du surnom de Lily depuis le collège, et pour avoir son nom de scène complet, elle ajouta celui de jeune fille de sa mère, Colbert.
Après avoir signé un contrat de cinq ans avec le producteur Al Woods, elle enchaîna les rôles d’ingénues sur Broadway de 1925 à 1929. Durant ses premières années sur les planches, elle se battit pour ne pas être stéréotypée dans des rôles de femmes de ménage et elle reçut de bonnes critiques pour sa performance dans la pièce The Barker (1927), où elle y jouait une charmeuse de serpent. Elle reprit plus tard ce rôle pour une tournée au London's West End.
Claudette Colbert fut alors remarquée par le producteur de théâtre Leland Hayward, qui la suggéra à Frank Capra pour être du casting du film L’Homme le plus Laid du Monde (1927), maintenant réputé perdu. Le film, le seul rôle de Claudette Colbert dans un film muet, fut un échec au box office. Claudette Colbert continua sa carrière théâtrale mais finalement signa un contrat avec Paramount Pictures en 1928.
Son premier film parlant fut The Hole in the Wall (1929), aux côtés d’Edward G. Robinson. Durant le tournage de son second film, The Lady Lies (aussi de 1929), elle apparaissait, le soir tombé, dans la pièce See Naples and Die. Ses deux pièces d’alors, écrites par Eugene O'Neill, Dynamo et See Naples and Die (1929), furent infructueuses. Ses premiers films furent tournés à New York.
En 1930 elle fut castée dans The Big Pond, qui fut tourné en anglais et en français, Colbert parlant couramment les deux langues. Elle apparut face à Maurice Chevalier, qui commenta, "Elle était une délicieuse comédienne de surplus charmante, brunette et talentueuse, et son anglais était parfait." Alors que les films qu’elle tourna à cette époque étaient plutôt de relatifs succès populaires, l’un d’entre-eux, Young Man of Manhattan, sa seule collaboration succès, celui qu’elle tourna avec son premier mari, Norman Foster, reçut des critiques négatives. Ele apparut aussi dans L’Enigmatique Mr. Parkes, qui était une version en langue française de Slightly Scarlet pour le marché européen, bien qu’il fut tourné aux Etats-Unis. Elle fut la co-star avec Fredric March dans Une Belle Brute (1930) et reçut de bonnes critiques pour ce rôle de fille fortunée,qui se retrouvait emprisonnée pour avoir causé un homicide involontaire avec son véhicule. Le New York Times écrivit alors qu’elle était capable d’être une excellente actrice.
Elle fut pendant quelques temps, couplée avec Fredric March et ils firent quatre films ensemble, dont celui de Dorothy Arzner, Honor Among Lovers (1931). Elle chanta face à Maurice Chevalier dans le film musical d’Ernst Lubitsch, Le Lieutenant Souriant (1931) et fut acclamée par les critiques pour ses capacités à interpréter astucieusement son rôle face à Miriam Hopkins.
Claudette Colbert fut enrôlée pour être une femme fatale dans les films de Cecil B. DeMille où elle portait des costumes fétichistes. Dans l’épique film historique de 1932, Le Signe de la Croix, elle fut castée face à Fredric March pour le rôle de l’impératrice Poppée. Pendant un instant, on put apercevoir ses seins nus et ses têtons dans la scène où son personnage se baignait dans du lait d’anesse, une scène qui servit d’exemple pour démontrer la décadence d’Hollywood et renforcer le Production Code.
En 1933, Claudette Colbert renégocia son contrat avec Paramount pour lui permettre d’apparaître dans des films d’autres studios. Dans Cleopatre (1934), elle interprétait le rôle-titre face à Warren William. A compter de cette date, elle désira ne plus être ouvertement utilisée comme objet sexuel et refusa dès lors de tels rôles. Claudette Colbert fut réticente à apparaître dans le rôle de l’ "héritière en fuite", Ellie Andrews, dans la comédie romantique de Frank Capra, New-York-Miami (1934), face à Clark Gable et produite par Columbia Pictures.
Retenue après le refus de plusieurs autres actrices, le studio dut céder à ses demandes, d’une part d’un salaire de $50,000 et d’autre part que le tournage ne dura pas plus de 4 semaines pour lui permettre de faire un break programmé. Lors du tournage, Claudette Colbert sentit que le scénario était faible et Capra clama, Colbert "piqua quelques petites colères, motivées par son antipathie à mon égard, " cependant "elle fut extraordinaire dans le rôle." Quand le film fut bouclé, Colbert se plaignit auprès de son ami, "Je viens juste de terminer le pire tournage de ma carrière. » Frank Capra se tourmenta que le film soit sorti dans l’indifférence générale et ne fit qu’un démarrage commun. Puis, après qu’il fut sorti dans les salles secondaires, le bouche-à-bouche fit son office et la vente de tickets décolla. Ce fut finalement un énorme succès, de loin le plus grand succès de la Columbia jusqu’alors. Le film contient au moins une scène qui est souvent citée comme typique du film déjanté.
En 1935, nominée aux Oscars, Claudette Colbert décida de ne pas assister à la cérémonie, étant sûre de ne pas gagner ladite récompense et, à la place, planifia de faire un voyage à travers la campagne américaine. Après avoir été désignée comme lauréate, le patron du studio, Harry Cohn, envoya quelqu’un pour la sortir du train, qui n’avait pas encore quitté la gare, et la ramener à la cérémonie. Claudette Colbert arriva, portant un vêtement de voyage deux-pièces, que le couturier de Paramount Pictures, Travis Banton, avait fait spécialement pour son voyage.
Son succès lui permit de renégocier son contrat en augmentant son salaire. En 1935 et 1936, elle fut listée parmi les dix stars ayant eu les plus gros gains de l’année. Elle reçut une seconde nomination aux Oscars pour son rôle dans le drame, Private Worlds (1935). En 1936, elle signa un nouveau contrat avec Paramount Pictures, qui l’obligeait à jouer dans 7 films sur une période de deux ans et ce contrat fit d’elle l’actrice la mieux payée d’Hollywood. Ce contrat fut réévalué en 1938, et elle devint alors la star (tous sexes confondus) la mieux payée d’Hollywood avec un salaire annuel de $426,924.
Claudette Colbert était très pointilleuse sur son look à l‘écran. Elle croyait que son visage était difficile à illuminer et à photographier, et elle faisait tout ce qu’elle pouvait pour ne pas présenter son profil droit à la caméra, à cause d’une légère protubérance qui découlait d’un nez cassé dans son enfance. Cela obligeait donc souvent les réalisateurs à réaménager les angles de tournage. Elle étudia les éclairages et les techniques cinématographiques et refusait de commencer le tournage d’un film tant qu’elle n’était pas certaine qu’elle serait continuellement filmée à son avantage. Un exemple de sa détermination à contrôler la manière dont elle était photographiée se produisit lors du tournage de Tovarich en 1937, quand un de ses cameramen préférés fut renvoyé par le réalisateur, Anatole Litvak. Après avoir vu les rushes filmés après le remplacement du caméraman, elle refusa de continuer. Elle insista pour avoir recours à son propre caméraman, et accepta de renoncer à son salaire si à la fin le budget était dépassé.
Sur la Piste des Mohawks (1939) avec Henry Fonda fut son premier film en couleurs. Cependant, elle se méfiait du relativement nouveau procédé Technicolor et craignait de ne pas être filmée à son avantage, préférant dès lors être filmée en noir et blanc.
Au sommet de sa popularité à la fin des années 1930, Claudette Colbert gagnait $150,000 par film. Durant cette époque, elle commença à jouer pour la populaire émission de la CBS, Lux Radio Theater, faisant 22 apparitions entre 1935 et 1954. En 1940, Claudette Colbert refusa un contrat de sept ans qui lui aurait rapporté $200,000 par an, car elle avait découvert qu’elle pouvait ramasser $150,000 par film en tant qu’actrice indépendante. Avec son frère comme manager, elle réussit à s’assurer des rôles intéressants dans des films prestigieux, et cette période marqua le sommet de ses possibilités rémunératrices.
Durant le tournage de Celles que fiers, nous saluons (1943), une dispute éclata entre Claudette Colbert et sa co-star Paulette Goddard. Questionnée sur le nom de leur co-star préférée, Paulette Goddard répondit, "Veronica (Lake), je pense.". Paulette Goddard commentera plus tard que Claudette Colbert "avait tiré à pile ou face" et "était toujours en face d’elle," et dit que la dispute avait continué durant tout le tournage du film. Impressionné par sa performance dans le film, mais conscient de la sensibilité de Claudette Colbert, David O. Selznick l’approcha pour interpréter le rôle principal de Depuis ton Départ (1944). Elle fut d’abord réticente à jouer le rôle de la mère d’une adolescente, mais Selznick admirait sa valeur marchande. Le réalisateur, John Cromwell, affirma que Claudette Colbert était très professsionnelle, mais Selznick exprima sa frustration par rapport à quelques-unes de ses exigences. Il écrivit dans un mot adressé à son agent qu’ils avaient dû reconstruire certains plateaux de tournage "à cause de son refus d’être filmée sur son profil droit, en plus du fait qu’il devait lui verser un salaire fabuleux, mais aussi à cause de l’obligation de lui donner deux jours de congé par mois, ce qui équivalait à une perte séche de 5000 dollars toutes les 4 semaines, le studio étant dès lors à l’arrêt, et maintenant elle demande un troisième jour de congé…….. dites-lui qu’il y a une guerre et que nous sommes obligés de faire quelques sacrifices." Sorti en juin 1944, le film devint un succès substantiel et amassa 5 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis. Le critique James Agee encensa certains aspects du film et tout particulièrement la performance de Claudette Colbert.
Elle reçut une troisième nomination pour l’Oscar de la meilleure actrice. En 1945, Claudette Colbert mit fin à son association avec Paramount Studios, et continua en actrice indépendante dans des films comme : Désir de Femme (1945), avec Don Ameche. RKO Studios la louèrent pour apparaître face à John Wayne dans Sans Réserve (1946), avec un scénario et un cadre intentionnellement copié sur New York-Miami. Sans Réserve amassa $3 million de recettes aux Etats-Unis. Elle boucla son dernier grand succès face à Fred MacMurray dans la comédie L’œuf et moi (1947). Le film fut un des plus gros succès de l’année et fut plus tard reconnu comme le 12ème plus gros succès commercial de l’année 1940.
Ses films suivants peinèrent à capitaliser sur son succès retrouvé, à l’exception du film de suspense, L’Homme aux Lunettes d’Ecaille (1948) avec Robert Cummings. Elle fut embaûché pour apparaître aux côtés de Gary Cooper dans L’Enjeu, qui fut remplacé par Spencer Tracy. Deux jours avant le début du tournage, Claudette Colbert avertit le réalisateur Frank Capra qu’elle ne désirait pas tourner après 5 heures du soir, s’appuyant sur une recommandation médicale. Frank Capra refusa de céder à sa demande et enrôla Katharine Hepburn pour le rôle.
En 1949, elle devait apparaître dans Eve. Le réalisateur Joseph L. Mankiewicz était enthousiaste à l’idée de travailler avec Claudette Colbert, estimant qu’elle était le mieux à même de représenter le style de l’actrice vieillissante qu’il envisageait. Avant que le tournage ne commençât, Claudette Colbert se blessa sévérement au dos, alors qu’elle tournait une scène du film Captives à Bornéo. Bien que 20th Century Fox suspendit le tournage d’Eve pendant les deux mois que durèrent sa convalescence, elle n’était pas encore apte pour commencer le tournage et fut remplacée par Bette Davis. Plus tard dans sa vie, Claudette Colbert avoua "Je n’ai juste jamais eu la chance de tourner les garces."
Ses films de l’époque reçurent des critiques mitigées. La comédie de la RKO, Fiancée à Vendre, dans laquelle Claudette Colbert faisait partie d’un triangle d’amoureux avec George Brent et Robert Young, fut bien reçu mais modestement fructueux. Fureur Secrète (1950), aussi pour RKO, était un mélodrame mystérieux qui fut largement éreinté.
Au début des années 1950, Claudette Colbert voyagea en Europe et commença à y faire quelques films. Elle apparut dans le film français, Si Versailles m’était conté, un des deux seuls films qu’elle fit dans son pays natal, film qui fut un succès commercial. Claudette Colbert y avait plutôt un rôle de soutien qu’un des rôles principaux dévolus à de nombreuses stars du cinéma français.
En 1954, après une apparition réussie dans la version TV de The Royal Family, elle commença à jouer dans de nombreux téléfilms. De 1954 à 1960, elle apparut ainsi dans les adaptations télévisées de L’Esprit s’amuse en 1956 et Cloches de St. Mary en 1959. Elle fut la guest star dans Robert Montgomery Presents, Playhouse 90 et Zane Grey Theater.
En 1958, elle revint à Broadway pour The Marriage-Go-Round, pour laquelle elle fut nominée pour le Tony Award de la meilleure actrice. En 1961 elle retourna sur le grand écran avec La Soif de la Jeunesse (1961) pour Warner Brothers. Claudette Colbert, interprétant le rôle de la mère, ne reçut que peu d’attention et le film fut un échec commercial. La presse fit occasionnellement référence à ces futurs projets qui n’existaient pas, aussi elle donna pour instruction à son agent d’arrêter de rechercher des films à tourner. Après cela, elle ne fit plus de films parce qu’elle n’eut plus d’offres. Sa seule activité d’actrice se résuma alors à quelques apparitions au théâtre à Broadway et Londres dans The Irregular Verb to Love (1963); The Kingfisher (1978) dans laquelle elle jouait aux côtés de Rex Harrison et la pièce de Frederick Lonsdalen Aren't We All? (1985) aussi avec Rex Harrison.
En 1987, elle apparut dans un second rôle dans la minisérie TV, The Two Mrs. Grenvilles. L’émission fut un succès et fut nominée pour plusieurs récompenses. Claudette Colbert remporta un Golden Globe et reçut une nomination pour un Emmy Award. Cela marqua sa dernière performance dans un TV film, bien qu’elle continua le théâtre.
En 1928, Claudette Colbert maria Norman Foster, un acteur et réalisateur, qui apparut avec elle dans la pièce, The Barker sur Broadway. Elle et son premier mari vivèrent chacun de leur côté, n’ayant jamais partagé une maison ensemble à Hollywood, à cause du fait, semblerait-il, que la mère de Claudette Colbert, n’aimait pas Norman Foster et ne voulait pas le voir dans sa maison. Colbert et Foster divorcèrent en 1935.
En décembre de cette année, Claudette Colbert maria le Dr. Joel Pressman, un chirurgien à UCLA. Le mariage dura 33 ans, jusqu’à la mort de Pressman, d’un cancer du foie en 1968.
Claudette Colbert avait un frère, Charles (1898–1971), qui utilisa le nom de Wendling et servit un moment comme son agent et son manager. Il fut l’artisan des négociations réussies de ses contrats à la fin des années 1930 et au début des années 1940. Pendant des années, Claudette Colbert partagea son temps entre son appartement de Manhattan et sa villégiature estivale de Speightstown, Barbades. Après avoir souffert une série d’attaques cardiaques en 1993, elle resta définitivement à sa résidence de la Barbade, où elle s’éteignit le 30 juillet 1996, à l’âge de 92 ans. Claudette Colbert est enterrée dans la Paroisse de St. Peter Cemetery à la Barbados. Sa seule parente survivante était une nièce, Coco, une fille de son frère. La masse des possessions immobilières de Claudette Colbert, estimée à $3.5 million, fut laissée à une amie, Helen O'Hagan, une directrice des ressources humaines en retraite de la Saks Fifth Avenue, que Claudette Colbert avait rencontrée en 1961 sur le tournage de son dernier film. O'Hagan s’était occupée d’elle après ses accidents cardiaques de 1993.
Sa contribution au western se résume malheureusement en un film, Sur la Piste des Mohawks de John Ford (1939) où elle incarnait Lana, l’épouse d’Henry Fonda et à deux épisodes de la série Zane Grey Theater, « Blood in the Dust » (1957) et « So Young the Savage Land » (1960).

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Claudette Colbert (1903-1996)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 22 mai 2013 20:17

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Re: Claudette Colbert (1903-1996)

Messagepar Sitting Bull » 23 mai 2013 0:12

Elle mérite bien un peu plus de couleur, notre petite "frenchie". :D

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Re: Claudette Colbert (1903-1996)

Messagepar lasbugas » 30 mars 2014 19:01

Without Reservations - 1946

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Claudette Colbert (1903-1996)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 03 juil. 2019 18:32

metek a écrit :Claudette Colbert - Metek09-Artwork-Production (2019)

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