Guinn "Big Boy" Williams (1899-1962)

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DEMERVAL
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Guinn "Big Boy" Williams (1899-1962)

Messagepar DEMERVAL » 23 janv. 2013 17:03

On l’appelait Big Boy pour une bonne et simple raison, parce qu’il était grand. C’est le fameux cow-boy Will Rogers qui l’avait affublé de ce pseudonyme quand il rencontra le Texan nommé Guinn Williams, qui se faisait appelé Tex sur le tournage en 1919 du film, Almost a Husband, dans lequel Guinn Williams avait un tout petit rôle. Leonard Maltin, dans son Encyclopédie du Cinéma liste Jubilo comme son tout premier film, bien qu’il soit probablement apparu sur les écrans avant. De toute évidence, il est raconté que lorsque Will Rogers rencontra ce grand rouquin d’1m88, à l’aspect robuste, il s’exclama : "My, you're a big boy!" et depuis lors Guinn devint Guinn “Big Boy” Williams, la star de sa propre série western de l’époque du muet et du début du parlant et qui sera plus tard un des grands seconds rôles du cinéma américain. Will Rogers et Guinn restèrent amis pour la vie, tous les deux devenant d’excellents joueurs de polo à Hollywood.

Big Boy naquit à Decatur, Texas, le 26 avril 1899 – d’autres sources mentionnent 1899 ou 1900- , et la base de données des décès de Californie fixe sa date de naissance en 1901. Il était le fils de Minnie et Guinn Terrell Williams, un membre du Congrés représentant le 13ème district du Texas et un fructueux éleveur de bestiaux et banquier. Guinn fit ses études primaires à l’école publique de Decatur Public School ou, selon certaines biographies, il aurait intégré l’Académie militaire de Decatur avant de devenir un étudiant à la Texas Normal University (connue aujourd’hui sous le nom de North Texas State University). Son père voulait que le jeune Williams devienne un avocet mais le grand et athlétique enfant était plus intéressé par le sport et chercha en fait à devenir un joueur professionnal de baseball. Joua-t’il dans une équipe professionnelle, on ne le sait pas.

Après avoir été pratiquement déshérité par son père,Guinn Williams erra à Hollywood aux alentours de la fin de la 1ère guerre mondiale et fit ses débuts au cinéma dans un des films de Will Rogers, mentionnés ci-dessus. L’année suivante, Big Boy devait apparaître dans un autre film de Will Rogers, Cupid, The CowBoy, y interprétant un personnage appelé 'Hairoil Johnson'.

A l’âge mûr de 22 ans – si on prend en référence 1899 comme année de naissance - Big Boy eut sa chance de devenir une star quand on lui donna le premier rôle dans une série dirigée par Charles R. Seeling, produite pour Aywon Pictures. Le premier film de la série intitulé ,The Jack Rider, sortit en 1921. Il est intéressant de noter que l’histoire du film est attribuée à Guinn Williams qui écrira d’ailleurs les scripts de deux autres westerns, The Vengeance Trail et Red Blood and Blue.

Grâce à ces films, Guinn Williams fut considéré comme une nouvelle personnalité émergente sur la scène du western hollywoodien. Sa particularité était le petit brin de comédie qu’il introduisait dans ses personnages, ce qui sera plus tard sa marque de fabrique, même s’il savait incarner des héros forts et rugueux. De façon intéressante, jouant à ses côtés comme son sidekick, on retrouvait dans ses films précoces le petit Will Rogers, Jr.qui, parait-il, le força à travailler durement pour rester en haut de l’affiche. Les jeunes acteurs étaient souvent des voleurs de scènes et le fils de Will Rogers en était un spécimen. (Malheureusement Will Rogers Jr, après avoir quitté Hollywood pour Washington où il fut membre du congrés, décéda des suites d’une balle qu’il s’était tirée dans la tête en 1993. Ironiquement, le Congrés était souvent le sujet de beaucoup des blagues de Will Sr.).

Jouant beaucoup de rôles d’ingénue dans les premiers films de Big Boy pour Aywon pictures, il y avait l’ actrice Molly Malone (1898-1944) qui atteignait péniblement les 1m50 de haut. Arrivée relativement tard au cinéma, elle se retira en 1927 après avoir été la costar de Lefty Flynn dans la série, The Golden Stallion. Guinn Williams devait plus tard se marier à l’une de ses costars.

Les critiques de cinéma lui accordaient généralement de bonnes prestations, estimant qu’il avait le potentiel nécessaire et naturel pour devenir une solide vedette du star système. Ils notaient notamment l’enthousiasme qui se dégageait de sa personnalité, enthousiasme qui transparaissait véritablement dans ses films. Mais alors que la série de Seeling était bonne, principalement grâce aux performances de Guinn Williams, ses films furent pratiquement rejetés par le marché indépendant. Il y avait simplement trop de cowboys sur le marché et comme le dit une fois quelqu’un, "secouer n’importe quel arbre aux alentours d’ Hollywood et une douche de cowboys en tombera." Et malheureusement, Big Boy aurait été l’un de ceux qui serait tombé de cet arbre..

Cependant, deux films de cette période sont intéressants à regarder: Rounding up the Law (1922) et The Eagle’s Claw (1924).

En 1922, Guinn Williams signa un contrat de 3 ans avec un autre obscur producteur appelé Frederich Herbst pour la réalisation de 6 films dirigés par W. Hughes Curran et distribués sur le marché indépendant par DiLorenzo, Inc. Ces productions de bas échelle telles que Blaze Away et Trail of Hate, sorties à la fin de 19 22, ne firent pas beaucoup pas pour la réputation de Big Boy. En plus de ces défauts, il ne fallut pas attendre longtemps avant que Herbst ne fît faillite, laissant Guinn Williams chercher pour un autre producteur.

Il retourna à la Awyon, malgré tout un peu plus côté sur le marché independent, ce qui lui permitde tourner quelques westerns assez bien faits et divertissants jusqu’au milieu des années 1920, époque où il bascula plutôt dans les seconds rôles, souvent de méchants. Il apparut dans plusieurs westerns avec en vedette William Fairbanks et seconda Tom Santschi dans des films tels ; The Desert's Toll (1926). Mais le comportement plutôt comique et insouciant de Guinn Williams ne plaidait pas pour qu’il tourna dans des rôles de vilains.

Durant cette période, il devait apparaître dans un certain nombre de films, autres que des westerns, dont deux films qui devaient lui permettre de renouer avec sa première passion ,le base-ball : Slide Kelly Slide (1927) etThe Babe Comes Home, sorti la même année.

Big Boy resta occupé durant les années qui précédèrent l’arrivée du parlant, interprétant des personnages qui correspondaient plus à son tempérament. Il apparut dans plus de 40 films durant cette période, dont 26 étaient des westerns.

Bien qu’il soit apparu dans plusieurs films en 1928-1929, qui étaient d’une certaine façon des films parlants, ses premiers films entièrement sonorisés furent en 1930 les westerns de Walter Lang, The Big Fight et de Walter Houston , The Bad Man. Apparaissant dans ce dernier film dans un rôle non crédité, il y avait Myrna Loy, qui traçait son chemin vers la starisation.

Son rôle suivant en 1931 fut dans un film de Johnny Mack Brown , The Great Meadow puis suivit une série de bons seconds rôles dans divers genres cinématographiques, beaucoup ayant pour objet le sport et le drame.

Mais sa vraie percée intervint en 1934. Max et Arthur Alexander étaient deux frères d’origine allemande qui, durant les années 1930 produisirent une foultitude de westerns avec en vedettes, Big Boy, Ken Maynard, Rex Bell, et même le cowboy chantant Gene Austin dans Songs and Saddles. Les deux frangins changèrent plusieurs fois le nom de leur compagnie qui, de Poverty Row company, devint la Beacon, puis la Normandy et finalement la Colony Pictures. Leurs films sortaient sur les écrans à travers le réseau de la First Division, puis plus tard par la Grand National.

Les Alexanders offrirent à Big Boy un contrat de star dans une série de films qui commença avec Thunder over Texas (1934). Dirigé par Edgar G. Ulmer de Universal (sous le pseudonym de John Warner) et écrit par la femme d’ Ulmer, Sherle Castle, ce film mettait en scène une solide distribution de jeunes recrues telles Marion Shilling, Philo McCullough, Helen Westcott et Ben Corbett. Les frères Alexander avaient travaillé pour Universal Pictures dans les années 1920 et étaient ou les neveux ou l’un d’entre eux était le beau-frère de Carl Laemmle, le patron d’ Universal. Les frères émigrèrent à Hollywood dans les années 1930. Peut-être que Laemmle donna ou prêta Ulmer à ses parents pour les aider à s’en sortir.

La série de films tournés sous l’égide de la Beacon se trouvèrent être de bons et solides westerns de série B. On y trouve pêle-mêle, Cowboy Holiday (1934), Big Boy Rides Again (1935), Danger Trails (1935) et Gun Play (aussi connu sous le nom de Lucky Boots). Dans Lucky Boots, Marion Shilling faisait de nouveau équipe avec Guinn Williams, avec aussi Frank Yaconelli pour la touche comique, obligeant ainsi Guinn Williams à endosser sa tunique de cowboy d’action. Wally Wales était aussi dans le casting et cela devait être la dernière fois qu’il utiliserait ce nom de scène avant de devenir Hal Taliaferro. En 1935, le film Law of the 45’s devait être, si ce n’est l’un des films les plus importants de Big Boy Williams, au moins l’un des plus primordiaux.

Dans Law of the 45’s, l’auteur William Colt MacDonald introduisit l’embryon de ce qui devait devenir la célébre et très populaire série des Three Musketeers (même s’il n’ y a aucune référence au mot mousquetaire dans le film). Cela devait avoir un impact sur le Western, presqu’autant que l’arrivée des cowboys chantants. Big Boy fut selectionné pour incarner Tucson 'Two-Gun' Smith, le personnage si bien interprété dans la série de la Republic Pictures par Crash Corrigan. L’imberbe Al St. John, jouait tout à fait juste et avant de devenir Fuzzy, s’appelait encore Stoney Martin. Dans ce film il incarnait Stony Brooke. Dans cette série, Stoney Martin n’avait que le second rôle. A signaler que la musique de fond jouée dans ce film dans une cantina où Smith et Martin se rendaient, est la même musique qui servit 34 ans plus tard à Sam Peckinpah pour la Horde Sauvage.

Quatre mois après la sortie de Law of the 45’s , la RKO – sous la direction de Wallace Fox – sortit sur les écrans Powdersmoke Range de MacDonald dans lequel Guinn Williams interprétait cette fois le rôle de Lullaby Joslin, laissant Harry Carey interpréter Tucson Smith et Hoot Gibson, Stony Brooke. Paradoxalement, l’une de ses prestations les plus mémorables intervint la même année dans le film noir, The Glass Key, avec en vedette George Raft et Ray Milland, film dans lequel Guinn Williams interprétait un gangster sadique, très dans la lignée de Bob Steele dans le film avec Humphrey Bogart Le Grand Sommeil (Warner Bros., 1946).

Mais le Western était son vrai fond de commerce et en 1936 Guinn Williams était de retour sur la selle pour un bon second rôle, aux côtés de Robert Livingston, dans ce qui est considéré comme la première série de la Republic Pictures et la première introduction d’un personnage genre Zorro dans The Vigilantes are Coming. Il devait aussi l’un des très nombreux acteurs de la série de 15 films d’Universal, Riders of Death Valley (1941). Entretemps il put être vu dans deux grands films historiques de la Warner Brothers, Les Conquérants (1939) et La Caravane Héroïque (1940), avec en vedette Errol Flynn. Egalement en 1939, Big Boy apparut dans un autre second rôle puissant dans le fascinant western Bad Lands. La vedette en était Robert Barrat dans un de ses rares premiers rôles. Il y incarnait un shérif qui commandait une petite troupe lancée à la poursuite d’un tueur dans un territoire hostile et qui voyait ses compagnons décimés, un par un par les Apaches. Ce même scénario (originalement extrait du film de John Ford de 1934 La Patrouille Perdue) sera de nouveau utilisé en 1972 dans le film de l’United Artists, Les Collines de la Terreur, avec Charles Bronson et Jack Palance.

Guinn Williams, durant cette période, fit une autre prestation remarquée, tout en finesse et sincérité dans le film de la Columbia, End of the Trail (1936). Les vedettes en étaient Jack Holt et Guinn Williams qui interprétaient deux vieux amis qui se retrouvaient de chaque côté de la loi. Ce film lui donna l’occasion de montrer la face sérieuse de son jeu de scène.

Durant toutes ces années, Guinn Williams resta occupé, passant d’un second rôle à un autre et étant le faire-valoir de grandes stars comme Robert Mitchum dans un film où il forma un trio avec Mitchum et Richard Martin, Nevada (1944). Tout au long des années 1940, il fut le faire-valoir de quelqu’un, comme par exemple, de Ken Curtis dans les pauvres westerns musicaux de la Columbia du milieu à la fin de la décennie.

Il ne fut cependant pas cantonné aux westerns de série B. Dans les années 1950, il put être apercu dans des films de série A aux côtés de Randolph Scott, comme dans Le Cavalier de la Mort (1951) et Le Relais de l’Or Maudit (1952); Gary Cooper, dans La Mission du Commandant Lex (1952); et Rory Calhoun dans La Veuve et le Tueur (1957).

Il joua un rôle difficile, qui lui convenait mieux l’âge venant, dans la peau de l’un des voyous de John Larch dans un intéressant western, sortant de l’ordinaire, avec des accents raciaux, tourné par l’United Artists, Le Tueur et la Belle (1956). Anthony Quinn y interprétait un gunfighter mexicain tourmenté qui, devenu homme de loi, essaye d’oublier son passé dans l’alcool mais est finalement sauvé par la toujours charmante et talentueuse Katy Jurado (une autre prestation de grande envergure de l’actrice mexicaine).

Guinn Williams, comme beaucoup d’autres acteurs d’Hollywood, émigra vers la télévision dans les années 1950 et il put alors être vu dans de nombreuses séries western comme Wagon Train, Rin Tin Tin, Sugarfoot, Cheyenne, Gunsmoke, et les Aventures de Wild Bill Hickock. En 1956, il devint un acteur régulier de la série TV, Circus Boy , avec Noah Berry, Jr. et en 1958 il apparut dans The Nine Lives of Elfego Baca, une série TV publiée dans le cadre de l’émission WALT DISNEY PRESENTS.

De retour à l’écran, Guinn Williams apparaîtra encore dans le rôle du lieutenant Finn dans le Alamo de John Wayne (1960), et l’année suivante, il fit une courte mais remarquée apparition en incarnant le personnage d’Ed McBain, qui laisse John Wayne prendre sa place pour infiltrer le camp des renégats dans The Comancheros. Ca sera la dernière apparition de Guinn Williams. Moins d’une année plus tard, le 6 juin 1962, l’ancienne star du cinéma muet et du cinéma parlant, sidekick d’un nombre impressionnant de grandes stars du western, qui pouvait incarner aussi bien les sidekicks très sympathiques, les héros sérieux ou les méchants vilains, avec le même degré de flair ou d’enthousiasme, décéda d’un empoisonnement par l’urée. Il avait 63 ans. A cette époque, Big Boy était prévu pour jouer dans sa propre série TV, Buttons and Bows, mais peu de temps après avoir tourné l’épisode pilote, il décéda à Van Nuys, California.

Big Boy Williams fut marié à l’actrice Kathleen Collins (qui joua dans deux de ses films muets) et Barbara Weeks, qui fit une carrière d’actrice remarquée. Il se maria tardivement avec Dorothy Peterson.

Guinn Williams était un avide joueur de polo et il fut le capitaine de l’équipe d’Hollywood avec son vieil ami, Will Rogers. Big Boy posséda jusqu’à cent chevaux de polo en même temps. Pour terminer, la carrière cinématographique de Guinn Big Boy Williams s’étendit sur 40 ans et plus de 200 films, interprétant toutes sortes de personnages.

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Re: Guinn "Big Boy" Williams (1899-1962)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 23 janv. 2013 19:59

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Il ressemble pas mal à George Bush ! :
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