Jack Nicholson

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chip
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Jack Nicholson

Messagepar chip » 19 déc. 2012 14:39

Membre de la Corman connection à ses débuts, le succés planétaire de " Easy rider ", fait de lui, une star. Comédien talentueux, excellent chez Hellman, Rafelson ( il est génial dans " five easy pieces "), Polanski, Antonioni et Forman, il a souvent tendance à en faire trop . Surnommé un temps " Cobra eyes " ou "the star with the killer smile".
John Nicholson est né à Neptune city, petite ville côtière du New-Jersey, le 22 avril 1937. Son identité est confuse, celle qui se fait passer pour sa soeur June, est en réalité sa mère,il ne le découvrira qu' à l'âge de 38 ans. Enfant doué, il n'a pas besoin de beaucoup travailler pour obtenir de bonnes notes à l' école, mais il a du mal avec la discipline. En 1954, Jack passe ses vacances chez June qui vit alors en Californie, il décide d'abandonner ses études et gagne sa vie en travaillant à mi-temps dans un magasin de jouets, puis trouve un emploi plus lucratif au service courrier du département dessin animé de la MGM, où il est chargé du tri des lettres de fans. Il suit aussi les cours de comédie de Jeff Corey, comme bon nombre d'apprentis comédiens, dont un certain James Coburn. Il s'inscrira par la suite aux Players Ring Theatre.
Roger Corman, jeune producteur indépendant de films B, lui propose le premier rôle de " Cry baby killer "(1958), un polar écrit par l'acteur Leo Gordon et qui louche du côté de " Rebel without a cause " (la fureur de vivre). Ce quickie tourné en 11 jours, pour 7000 dollars est éreinté par la critique . " Cry baby killer" n'apporte rien au jeune comédien, qui déçu, s'inscrit aux cours de théâtre dispensés par Martin Landau, adepte de la méthode de Stanilavski, Jack les suit plusieurs années, puis rejette la "méthode" pour développer sa propre technique de jeu.
Sous la bannière Corman, il tourne quelques films d'horreur et un obscur western de 60 mn . Avec Monte Hellman, lui aussi de l'écurie Corman, il tourne deux films d'aventures aux Philippines, qui ne vont pas bouleverser la critique, mais rapporter un peu d'argent à son réalisateur. Hellman et Nicholson désireux de faire un western, en parlent à Corman, qui leur répond: si vous pouvez tourner un western, vous pouvez en tourner deux...Avec le chèque de Corman, les deux hommes fondent Proteus films, font appel à la scénariste Carole Eastman (qui écrit sous le nom de plume d' Adrien Joyce) pour "the shooting", quant au second "Ride in the whirlwind ", Jack en écrira la scénario. Hellman et sa vedette réunissent comédiens et techniciens et partent pour le désert de l' Utah où seront réalisés les films.
Après huit semaines de tournage, les films sont montés et présentés à Roger Corman qui les juge ainsi:...intéressant, je n'ai jamais vu de western pareils...il n'y a ni début, ni fin. Il n'y a pas d'indiens, où sont les indiens ?..Corman les déclare invendables. Son jugement s'avère exact, aux U.S.A. personne n'en veut. Ils sont vendus à la télévision. Mais Nicholson croit aux films, il s'empare des bobines pour les présenter à Cannes. La suite est connue, la crtique française va adorer ces deux westerns hors du commun, qui pendant longtemps feront le bonheur des salles art et essai, avant d'être enfin découverts dans leur pays d'origine. Elevés au rang de films cultes, Jack Nicholson déclarera plus tard avec ironie, à propos de Corman :...il voulait plein de bagarres au tomahawk et des flots de ketchup.
Ces admirables westerns ne feront pas de Jack une star . Il va encore jouer dans de petits films B, dont deux sur les motards qui sillonnent les routes américaines : " Hell's angels on wheels "(le retour des anges de l'enfer) et " Rebel rousers "en 1967. Après un cameo dans " l'affaire Al Capone ", il écrit le scénario de " the trip "(1967), réalisé et produit par Corman et joue dans " Psych out " (1968) , film typique des psychédéliques années 60, côtoie Victor Mature et les Monkees dans " Head". Arrive enfin, l'année suivante "Easy rider ", le succés phénoménal de ce road-movie et sa sensible interprétation , vont le propulser au sommet. " Five easy pieces "(cinq pièces faciles ) en 1970, sacré meilleur film américain de l'année, avec 4 nominations à l'oscar, le range définitivement parmi les grands d' Hollywood. Toujours en 1970, il passe derrière la caméra pour réaliser " Drive, he said", le film fera partie de la sélection américaine au festival de Cannes.. Suit " Carnal knowledge "(ce plaisir qu'on dit charnel), film controversé, " A safe place " à la sortie confidentielle, malgré la présence d' Orson Welles, plus intéressant est le mélancolique " King of Marvin gardens " de Bob Rafelson, metteur en scène qu'il retrouvera pour une nouvelle mouture de l'oeuvre de James Cain "Le facteur sonne toujours deux fois ". Sous la direction de Polanski, "Chinatown " sera un énorme succès critique et commercial, Nicholson en réalisera une suite non dépourvue d'intérêt.
Acteur bankable, Jack Nicholson tourne de "grands" films avec de "grands " réalisateurs, Antonioni pour le magnifique " the passenger" (profession reporter), histoire d'un homme qui veut rompre avec son passé et refaire une nouvelle vie, Kazan pour " the last tycoon" (le dernier nabab), mais le sommet de sa carrière lui est offert par Milos Forman avec " Vol au-dessus d'un nid de coucou), cité 9 fois aux Oscars, le film reçoit 5 récompenses et Jack obtient la statuette.
Voisins sur les hauteurs de Los Angeles, à Mulholland drive, Nicholson et Marlon Brando ne se fréquentent guère, ils vont cependant se cotoyer pour un western à gros budget dirigé par Arthur Penn. Le film sera saboté par ses vedettes. Le tournage est difficile, excentrique , Brando exige des changements, n'apprend pas son texte, s'affuble de tenues ridicules et passe des heures à observer les sauterelles qui semblent le passionner.Choc de deux super stars, le film est un échec critique et commercial, il sera mieux reçu en Europe. Il convient de dire que Brando , gros et grotesque Mr Carnaval passe son temps à soliloquer et à philosopher entre chaque meurtre. Quant à Nicholson, mouchoir en guise de chapeau, il cultive son potager et èlève des poules entre deux raids à la tête d'une bande de pieds nickelés dont Harry Dean Stanton est le moins crétin. Tout cela est navrant.
Nicholson renoue avec le western, avec cette fois la double casquette d'acteur et réalisateur pour " Goin' south ", tourné à Durango (Mexique). Le résultat est un désastre. Encore plus hirsute que chez Penn, Jack Nicholson est pitoyable. Pauline Kael, célèbre critique du New Yorker, le compare à un lutin grimaçant, le traite d'acteur stupide qui parle comme s'il avait besoin de se moucher, les autres critiques ne sont pas plus tendres. Jack se justifiera en déclarant avoir voulu imiter Clark Gable.
Ces deux ratages westerniens, font regretter le minimalisme des chef-d'oeuvres de Monte Hellman et les interprétations sobres et justes qui allaient de pair. Le
vedettariat a apporté le confort matériel à Jack Nicholson, l'acteur, on le préfère avant.

SES WESTERNS :

- the broken land (1962) John Bushelman
- the shooting ( la mort tragique de Leland Drum )(1966) Monte Hellman
- ride in the whirlwind ( l'ouragan de la vengeance ) (1966) Monte Hellman
- the Missouri Breaks (Missouri breaks) (1976) Arthur Penn
- Goin' south ( en route vers le sud ) (1978) Jack Nicholson

SES WESTERNS à la TV :

Tales of Wells Fargo
épisode :
-that Washburn girl (1961)

Bronco
épisode:
- the equalizer ( 1961)

the guns of Will Sonnett
épisode:
- a son for a son (1967) Richard Sarafian


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pressbook américain


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avec Millie Perkins



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pressbook français


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détails du pressbook anglais


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sur le plateau de " Drive, he said "


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Re: JACK NICHOLSON

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 19 déc. 2012 17:51

un acteur que j'ai plus apprécié dans ses dernières comédies (Pour le pire et pour le meilleur ,Self control, Tout peut arriver...)
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CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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Re: Jack Nicholson

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 19 août 2017 10:01

The Broken Land - 1962
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CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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