Olivia De Havilland (1916 - 2020)

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Cole Armin
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Olivia De Havilland (1916 - 2020)

Messagepar Cole Armin » 23 juin 2010 22:13

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Née le 1er juillet 1916 à Tokyo

Illustre actrice dans les années 1930 à 1960, Olivia De Havilland a tourné dans 5 westerns.
Née au Japon, elle fut la soeur aînée de Joan Fontaine.
Elle décroche un contrat à la Warner Brothers suite à son rôle dans Songe d'une nuit d'été où elle fera une grande partie de sa carrière aux côtés d'Errol Flynn, Bette Davis, James Cagney, ...

Elle restera célèbre pour son rôle dans Autant en emporte le vent (qui lui vaut une nomination aux Oscars) et surtout avoir été la femme à l'écran d'Errol Flynn avec qui elle partageait une complicité exceptionnelle dans une dizaine de films dont 3 westerns : Dodge City, Santa Fe Trail et La charge fantastique. Ce dernier film marquant la fin du couple à l'écran où elle joue la femme de George A. Custer.

Le western n'a pas été son genre préféré et elle excellera surtout dans les drames (La Double énigme, La fosse aux serpents, L'héritière, ...)
A noter que ses 5 westerns ont tous été réalisés par Michael Curtiz (sauf La Charge Fantastique de Walsh).


Filmographie Western :
Le Fier Rebelle (The Proud Rebel) 1958
La Charge Fantastique (They Died with their boots on) 1941
La piste de Santa Fe (Santa Fe Trail) 1940
Les Conquérants (Dodge City) 1939
La Bataille de l'Or (Gold is where you find it) 1938






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"Attends d'être aussi vieux que moi pour parler comme moi"
Walter Brennan dans La Rivière rouge

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Blue Bill
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Re: Olivia De Havilland

Messagepar Blue Bill » 28 mars 2012 17:43

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~ Il y a trois moments dans la vie d'un homme où il peut hurler à la lune ,
quand il se marie , quand ses enfants viennent au monde ,
et quand il termine un travail qu'il a été assez fou d'entreprendre ~

DEMERVAL
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Re: Olivia De HAVILLAND (1916-2020)

Messagepar DEMERVAL » 31 mai 2013 19:47

Olivia Mary de Havilland est née le 1er juillet 1916 à Tokyo, Japon, de parents britanniques. Son père, Walter Augustus de Havilland (31 août 1872 - 23 mai 1968; âgé de 95 ans), était un conseiller en propriété industrielle qui oeuvrait au Japon et sa mère, Lilian Augusta Ruse (11 juin 1886 – 20 février 1975; âgée de 88 ans) était une actrice de théâtre qui délaissa sa carrière après s’être rendue avec son mari à Tokyo – elle retournera sur les planches après que ses filles soient déjà des actrices reconnues dans les années 1940, avec le pseudonyme de Lillian Fontaine.
Les parents d’Olivia s’étaient mariés en 1914 et ils se séparèrent en 1919, quand Lilian décida de mettre fin à son mariage après avoir découvert que son mari usait des services sexuels de geishas ; le divorce ne fut pas finalisé avant février 1925.
Sa plus jeune sœur est l’actrice Joan Fontaine (née le 22 octobre 1917, âgée de 95 ans). Le cousin paternel d’Olivia était Sir Geoffrey de Havilland (1882–1965), un constructeur d’avions, et notamment du De Havilland Mosquito, et fondateur de la compagnie aérienne qui porte son nom. Son grand-père paternel était originaire de Guernesey dans les Channel Islands. Quand ses parents se séparèrent et que leur mère fut revenue de Tokyo au Royaume-Uni avec ses deux filles, Olivia n’avait que deux ans. Joan était anémique à l’époque, aussi les docteurs leur recommandèrent de se rendre aux Etats-Unis. Ils s’installèrent en Californie dans la ville de Saratoga. La santé de Joan s’améliora une fois qu’ils eurent émigré. Bien qu’elle avait quitté la profession, la mère d’Olivia continua d’apprécier les arts, leur récitant du Shakespeare et leur apprenant la diction et la rhétorique.
En avril 1925, leur mère se remaria, cette fois avec le propriétaire d’un magasin, appelé George M. Fontaine, un homme haï par les deux filles. Ce fut le nom de son beau-père que, plus tard, Joan prit comme nom de scène, après que sa mère lui ait interdit d’utiliser le nom de De Havilland. Sa sœur Olivia était déjà une star montante sous le pseudonyme de son père. Les deux soeurs ne s’entendirent jamais, même toutes deux nonagénaires et Olivia et Joan ne s'adressèrent plus la parole après la mort de leur mère en février 1975.
Les deux soeurs firent leurs études au lycée Los Gatos et Olivia fréquenta aussi le lycée Notre Dame à Belmont. Un trophée portant son nom récompense le meilleur acteur du lycée Los Gatos. Elle participa à la classe d’art dramatique de l’école et en 1933 fit ses débuts dans un théâtre amateur, avec le rôle principal d’Alice au Pays des Merveilles, une adaptation mise en scène par les Saratoga Community Players basée sur le roman de Lewis Carroll. Son talent pour l’art dramatique commença à être décelé.
Olivia De Havilland apparut dans le rôle d’Hermione dans Le Songe d’Une Nuit d’Eté, sa première adaptation au théâtre à l’Hollywood Bowl. Cette adaptation fit en 1935 l’objet d’un film, film qui marqua ses débuts sur le grand écran. Bien que la distribution théâtrale ait été largement modifiée par Warner Bros avec des acteurs sous contrat, on la pria de bien vouloir reprendre son rôle d’Hermione.
Après être apparue avec Joe E. Brown dans Alibi Ike et avec James Cagney dans Tête Chaude, elle joua face à Errol Flynn dans des films hautement populaires, tels : Le Capitaine Blood, La Charge de la Brigade Légère (1936) et dans le rôle de Lady Marianne dans Les Aventures de Robin des Bois (1938) avec Errol Flynn comme Robin des Bois. Au total, elle sera la costar d’Errol Flynn à 8 reprises.
Prétendument, Joan Fontaine, la soeur d’Olivia, fut approchée par George Cukor, pour auditionner pour Autant en Emporte le Vent (1939). Il venait juste de la diriger dans No More Ladies. Elle était toute excitée jusqu’au moment où elle apprit qu’elle était auditionnée pour le rôle de Melanie et non pour celui de Scarlett. Elle refusa catégoriquement et lui dit, “Pourquoi ne demandez-vous pas à ma soeur!” Et Olivia de Havilland interpréta Melanie Hamilton Wilkes dans Autant en Emporte le Vent et fut nominée pour l’Oscar du meilleur second rôle féminin pour sa performance.
En 1941, Olivia de Havilland devint une citoyenne américaine mais elle devenait de plus en plus frustrée par les rôles qu’on lui accordait. Elle pensait qu’elle avait assez fait la preuve qu’elle était capable de jouer autre chose que les ingénues discrètes et les damoiselles en détresse qui contribuaient à la stéréotyper, et elle commença à rejeter ce genre de rôles.
Quand son contrat avec Warner Bros. expira, le studio l’informa que 6 mois avaient été ajoutés en compensation du temps où elle avait été suspendue ; la loi autorisait alors les studios à suspendre leurs contrats avec des acteurs qui refusaient des rôles. En théorie, cela autorisait un studio à maintenir définitivement sous contrôle un acteur non-coopératif. La plupart acceptèrent cette situation, pendant qu’une minorité essaya de faire changer le système. Bette Davis avait tenté une action en justice infructueuse contre Warner Bros dans les années 1930. Olivia De Havilland fit de même dans les années 1940, supportée par la Screen Actors Guild et gagna, réduisant ainsi la puissance des studios et donnant plus de liberté aux acteurs. La Cour d’Appel de Californie prit une des décisions de justice les plus significatives et de grande portée à Hollywood et la loi qui en découla est connue sous le nom de De Havilland Law.
Sa victoire lui gagna le respect et l’admiration de ses pairs, parmi lesquels sa propre soeur Joan Fontaine, qui commentera plus tard, "Hollywood doit à Olivia un grand accord . » Le studio, cependant, jura de ne plus jamais la faire travailler.
Suite à la sortie de La Vie Passionnée des Sœurs Brontë, une biographie hollywoodienne sur les soeurs Brontë tournée en 1943 mais suspendue de diffusion durant la suspension et le règlement du litige, Olivia de Havilland signa un contrat avec Paramount Pictures, pour le tournage de trois films. La qualité et la variété des rôles commença à s’améliorer. James Agee, dans sa critique de La Double Enigme (1946), nota le changement et déclara que bien qu’elle ait toujours été "l’une des plus jolies femmes de l’histoire du cinéma", ses récentes performances avaient prouvé tout son talent. Il commenta qu’elle ne possédait pas de « talent particulier, mais que son interprétation était sérieuse, tranquille, minutieuse et bien soutenue."
Elle remporta l’Oscar de la meilleure actrice pour A Chacun son Destin (1946) et L’Héritière (1949), et fut hautement louée pour sa nomination à l’Oscar pour sa performance dans La Fosse aux Serpents (1948). Ce fut l’un des premiers films à tenter une approche réaliste de la maladie mentale, un 'important exposé historique fait par Hollywood sur les conditions d’internement dans les hôpitaux psychiatriques' et Olivia de Havilland fut encensée pour son empressement à jouer un rôle qui était complètement dépourvu de glamour et qui se confrontait à un tel sujet de controverse. Elle remporta le New York Film Critics Award pour La Fosse aux Serpents et L’Héritière.
Durant cette époque, Olivia de Havilland était aussi notablement connue pour être une ardente libérale, faisant campagne pour Franklin D. Roosevelt et Harry Truman. En 1946, déterminée à protéger le libéralisme de l’infiltration communiste, elle provoqua une très médiatisée polémique : se sentant concernée par les rapports faisant état des atrocités commises par le système stalinien, Olivia de Havilland retira toutes les références pro Communistes des discours que lui avait préparés l’Independent Citizens' Committee of the Arts, Sciences and Professions, un groupe plus tard identifié comme étant une organisation de propagande communiste.
Olivia De Havilland se sentit concernée par le fait que la libre adhésion à l’ Independent Citizens' Committee était manipulée par un petit groupe de communistes ayant des positions de leadership et que leur positionnement pro soviétique pouvait nuire aux chances des Démocrates aux élections de mi-mandat de 1946. Elle organisa une riposte pour reprendre le contrôle du comité et, ayant échoué, elle se résigna, déclenchant une vague de démissions d’autres figures d’Hollywood, dont la star qu’elle avait elle-même recrutée pour l’aider dans ce camp des réformistes, Ronald Reagan.
Ironiquement, après avoir donné de sa personne pour galvaniser la résistance d’Hollywood face à l’influence soviétique, Olivia de Havilland fut dénoncée la même année (avec Danny Kaye, Frederic March et Edward G. Robinson) comme étant "d’obédience communiste" par Time magazine et fut citée à comparaître devant le Comité de Lutte contre les Activités Anti-Américaines en 1958.
Olivia De Havilland apparut sporadiquement au cinéma après les années 1950 et attribua pour partie cet état de fait à la grande permissivité qui avait gagné Hollywood à cette période. Elle déclina le rôle de Blanche DuBois dans Un Tramway Nommé Désir, invoquant prétendument la nature douteuse de certains éléments du script en insistant sur le fait qu’il y avait certains dialogues dont elle n’osait même pas parler. Olivia De Havilland dénia ces propos dans une interview en 2006, assurant qu’elle venait de donner naissance à son fils quand on lui offrit le rôle.
Le rôle échut à sa costar d’Autant en Emporte le Vent, Vivien Leigh, qui remporta son deuxième Oscar pour ce rôle. Parmi ses rares films durant les années 1960 qui méritent une réelle attention, figurent Une Femme dans une Cage (1964), où elle incarne une veuve paralysée enfermée dans un ascenseur et terrorisée par des intrus, Chut… Chut, Chère Charlotte de Robert Aldrich et le téléfilm de Sam Peckinpah, basé sur la nouvelle de Katherine Anne Porter, Noon Wine (1966).
En 1965, elle fut la première femme à présider le jury du festival de Cannes.
Olivia De Havilland continua à jouer au cinéma jusqu’à la fin des années 1970, continuant ensuite sa carrière à la télévision jusqu’à la fin des années 1980, carrière illuminée par l’octroi d’un Golden Globe et d’une nomination aux Emmy Award pour sa performance dans le rôle de l’impératrice douairière Maria dans la minisérie de 1986, Anastasia. En 2008, Olivia de Havilland fut récompensée par l’United States National Medal of Arts.
Olivia De Havilland et Errol Flynn sont connus comme étant l’un des plus excitants couples d’acteurs de l’écran, étant apparus ensemble dans 8 films, mais contrairement aux rumeurs, n’ayant jamais eu de relations plus intimes. Les huit films dans lesquels ils jouèrent, sont Le Capitaine Blood (1935), La Charge de la Brigade Légère (1936), Les Aventures de Robin des Bois et Quatre au Paradis (1938), Les Conquérants et La Vie Privée d’Elizabeth et Essex (1939), La Piste de Santa Fe (1940) et La Charge Fantastique (1941). Olivia De Havilland affirma, "Il n’a jamais deviné que j’avais le béguin pour lui. Et cela n’alla pas de mieux en mieux entre nous. En fait, j’ai lu, dans quelque chose qu’il avait écrit, qu’il était tombé amoureux de moi en tournant La Charge de la Brigade Légère, l’année suivante, en 1936. Je fus abasourdie de lire cela, car il ne m’était jamais venu à l’esprit qu’il avait pu m’aimer, même si, l’on fit tous ces films ensemble.” Cependant, dans une interview pour TCM, Olivia de Havilland affirme qu’elle savait que leurs sentiments étaient partagés et affirme plus loin que Flynn lui avoua, mais qu’elle déclina la proposition car elle savait qu’Errol Flynn était encore marié à l’actrice Lili Damita.
Marcus Goodrich, un vétéran de la Navy, auteur et scénariste, maria De Havilland le 24 janvier 1946. Ils eurent un enfant, Benjamin Goodrich. Benjamin naquit le 1er décembre 1949 et décéda le 1er octobre 1991 (à l’âge de 41 ans) d’un cancer, trois semaines avant son père. Goodrich et De Havilland divorcèrent en 1952.
Pierre Galante, un journaliste et éditeur de Paris Match, maria De Havilland le 2 avril 1955. Ils eurent une fille, Gisèle Galante, qui est née le 18 juillet 1956. Ce fut ce mariage qui détermina Olivia de Havilland à déménager à Paris et les conditions de son déménagement sont relatées dans ses mémoires, Every Frenchman Has One. Le couple se sépara en 1962 mais ils ne divorcèrent pas avant 1979.
Olivia De Havilland était une grande amie de Bette Davis avec qui elle avait joué dans Chut… Chut, Chère Charlotte (1964), La Vie Privée d’ Elizabeth et Essex (1939), L’Aventure de Minuit (1937) et In This Our Life (1942). Elle resta une proche amie de l’actrice Gloria Stuart jusqu’à la mort de l’actrice en 2010 à l’âge de 100 ans. En avril 2008, elle assista aux funérailles à Los Angeles de Charlton Heston. En 2008, elle fut une invitée surprise de la cérémonie célébrant le centenaire de la naissance de Bette Davis.
Des deux soeurs, Olivia de Havilland fut la première à devenir actrice, quand Joan Fontaine essayait de suivre les traces de sa mère, qui manifestement privilégiait de Havilland. Subséquemment, après le refus de sa mère de lui voir porter de Havilland comme nom de scène, Joan Fontaine dut s’inventer un nom, prenant d’abord celui de Joan Burfield et plus tard celui de Joan Fontaine. Le biographe Charles Higham rapporte que les deux soeurs eurent toujours une relation orageuse, commençant dans leur jeunesse quand de Havilland déchirait les vêtements de Fontaine ce qui l’obligeait dés lors à porter des vêtements usés ou à les recoudre. Une grande partie de leur ressentiment découlerait apparemment du fait que Fontaine s’était rendue compte que sa mère préférait de Havilland et en était malheureuse.
De Havilland et Fontaine furent toutes deux nominées pour l’Oscar de la meilleure actrice en 1942. Joan Fontaine le remporta cette année-là pour son rôle dans le film d’Alfred Hitchcock, Suspicion face à de Havilland qui jouait dans Par la Porte d’Or. Charles Higham affirma que Joan Fontaine "se sentit coupable d’avoir gagné à cause de son manque d’envie de faire une carrière...". Charles Higham décrivit les événements qui émaillèrent la cérémonie, affirmant que comme Joan Fontaine passait à côté de de Havilland pour monter chercher son oscar, Joan rejeta catégoriquement la tentative d’Olivia de Havilland de la féliciter, ce qui l’offensa et la rendit honteuse pour le comportement de sa sœur. Plusieurs années plus tard, de Havilland se rappela de l’affront et eut sa revanche en passant sans s’arrêter près de sa soeur qui lui tendait ostensiblement la main car De Havilland avait été offensée par les commentaires acerbes faits par Joan sur son mari d’alors.
Les relations entre les deux sœurs continuèrent de se détériorer après ces deux incidents. Charles Higham a affirmé que cela fut le dernier épisode d’une brouille qui allait durer toute leur vie, mais les deux soeurs ne s’arrêtèrent de se parler qu’après la mort de leur mère en 1975. Selon Joan Fontaine, Olivia de Havilland ne l’invita pas à la messe du souvenir dédiée à leur mère, qui était récemment décédée. Olivia De Havilland clama haut et fort qu’elle avait informé Joan Fontaine, mais que Joan Fontaine l’envoya paître, clamant qu’elle était trop occupée pour y assister. Charles Higham relate que Joan Fontaine a aussi une étrange relation avec sa propre fille, peut-être à cause du fait qu’elle a découvert qu’elle entretenait une relation secrète avec Olivia de Havilland. Les deux sœurs ont toujours refusé de parler publiquement de leur brouille bien que dans une interview avec John Kobal, Joan Fontaine affirma catégoriquement que la soi disant rivalité, n’était qu’une pure invention, montée par les studios dans un but publicitaire. Dans une interview donnée en 1979, Joan Fontaine dit que la raison pour laquelle elle ne parlait plus à sa soeur, était parce que celle-ci avait voulu faire opérer sa mère (qui souffrait d’un cancer) à l’âge de 88 ans. Joan dit aussi que, quand leur mère décéda, Olivia ne prit même pas la peine de téléphoner pour savoir où la trouver (Fontaine était en tournée). A la place, Olivia envoya un télégramme, mais celui-ci ne parvint à Joan que deux semaines plus tard.
Résidant à Paris depuis les années 1950, Olivia de Havilland ne fit que rarement des apparitions publiques. Selon John Lichfield dans une interview publiée le 14 juillet 2009 dans The Independent, elle travaillait à l’écriture de son autobiographie et espérait sortir un premier tome pour septembre 2009. Elle apparut comme l’une des présentatrices à la 75ème cérémonie des Oscars en 2003, recevant une standing ovation d’une minute à son entrée. En juin 2006, elle fit des apparitions pour des hommages rendus pour son 90ème anniversaire à l’Academy of Motion Picture Arts & Sciences et le Los Angeles County Museum of Art.
En 2004, Turner Classic Movies publia une interview rétrospective, intitulée Melanie Remembers, dans laquelle Olivia de Havilland discutait du 65ème anniversaire de la sortie d’Autant en Emporte le Vent. En tant que la dernière actrice principale encore en vie, Olivia de Havilland se rappela de chaque détail du tournage comme de tous les membres du casting. Le documentaire de 40 minutes peut être vu sur le coffret commémoratif de 4 disques sorti spécialement pour l’occasion. Trois des costars d’Olivia de Havilland dans Gone with the Wind étaient encore vivantes en juin 2013 : Alicia Rhett (née le 1er février 1915) qui incarnait la sœur d’Ashley Wilkes, India Wilkes, Mary Anderson (née le 3 avril 1920), qui incarnait Maybelle Meriweather et Mickey Kuhn (né le 21 septembre 1932) qui interprétait Beau Wilkes. Le 17 novembre 2008, à l’âge de 92 ans, Olivia de Havilland reçut la National Medal of Arts. Le 9 septembre 2010, à 94 ans, Olivia de Havilland fut faite Chevalier de la Légion d'honneur . En février 2011, Olivia de Havilland apparut à la cérémonie de remise des Césars. Le président de la cérémonie, Jodie Foster, l’introduisit et Olivia de Havilland reçut une standing ovation.
Olivia de Havilland s'est éteinte le dimanche 26 juillet 2020 à Paris, à 104 ans, de causes naturelles. Mickey Kuhn est désormais le dernier survivant d'Autant en emporte le vent.
Modifié en dernier par DEMERVAL le 27 juil. 2020 8:46, modifié 1 fois.

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Re: Olivia De Havilland

Messagepar lerebelle » 01 juin 2013 13:17

Ceçi est une petite bio, pour sourire !!!!!!!!!!!!! , Maitre Demerval ne badine pas. R :wink:

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Re: Olivia De Havilland

Messagepar Fabbordelais » 02 juin 2013 13:27

Pour moi, elle et Joan Fontaine représentent une époque du Cinéma que je considère comme la plus grande d'Hollywood.

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Re: Olivia De Havilland

Messagepar lerebelle » 02 juin 2013 14:52

+ 1

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Re: Olivia De Havilland

Messagepar DEMERVAL » 02 juin 2013 21:46

A l'instar de Fabbordelais, j'estime que Olivia de Havilland est aujourd'hui l'une des dernières légendes vivantes du cinéma, plutôt spécialisée dans les grands films d'aventures alors que sa soeur Joan Fontaine reste une référence du thriller hitchcokien. Qui pouvons-nous encore adorer !!! Si ce n'est Olivia et Maureen!!!

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Re: Olivia De Havilland

Messagepar Madame S. » 03 mars 2015 14:55

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Re: Olivia De Havilland

Messagepar Madame S. » 07 mars 2015 11:02

Olivia De Havilland ( 1940 )
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Re: Olivia De Havilland

Messagepar Madame S. » 08 mars 2015 10:40

Olivia De Havilland & Joan Fontaine
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Olivia de Havilland - Vivien Leigh & Laurence Olivier
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Olivia de Havilland & Laura Hope Autant en emporte le vent ( 1940 )
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Olivia De Havilland- Eroll Flynn
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Re: Olivia De Havilland

Messagepar Madame S. » 26 mai 2016 19:13

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Re: Olivia De Havilland

Messagepar major dundee » 26 mai 2016 19:56

Olivia de Havilland habite à Paris...voici quelques temps, j'avais réussi à trouver son adresse, j'ai osé lui demander une photo dédicacée, mais je n'ai pas eu de réponse.. :sad:

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Re: Olivia De Havilland

Messagepar DEMERVAL » 26 mai 2016 20:04

N'oublions pas que la grande Olivia de Havilland aura 100 ans dans un gros mois, à savoir le 1er juillet.

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Re: Olivia De Havilland

Messagepar major dundee » 26 mai 2016 20:13

Parfois je dépasse les bornes...non, sans déconner, je pense que mon courrier est arrivé à destination, je pense aussi que O.de.H a quelqu'un qui traite son courrier, on ne lui aura pas transmis tout simplement...j'ai un peu le meme problème avec Kirk Douglas (100 ans lui aussi), mais tout cela n'a rien à voir avec leur age (enfin j'en sais rien en fait, je suppose que si j'étais une célébrité , meme après des années de retraite, je signerai des autographes à des admirateurs..si j'en ai la capacité..).

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Re: Olivia De Havilland

Messagepar DEMERVAL » 01 juil. 2016 7:35

ARTICLE DU FIGARO DU 1er JUILLET 2016

ANNIVERSAIRE - Son étoile brille sur le Walk of Fame d'Hollywood, mais c'est à Paris qu'elle vit depuis 1953. Doyenne des stars de l'âge d'or du cinéma américain, Olivia de Havilland fête ses cent ans aujourd'hui. Portrait d'une légende.

Son nom sonne comme celui d'une princesse de conte de fées. Le charme puissant d'Autant en emporte le vent continue vaillamment d'opérer. Les cent ans qu'elle vient d'atteindre exercent une fascination universelle. Doyenne des trois dernières légendes vivantes d'Hollywood (les deux autres sont Kirk Douglas, son benjamin de l'année 1916, et Zsa Zsa Gabor, classe 1917), Olivia de Havilland place décidément la barre très haut. À l'image de sa carrière, jonchée d'oscars (deux statuettes, trois autres nominations), de producteurs flamboyants (David O. Selznick), de réalisateurs inspirés (Michael Curtiz, Anatole Litvak) et de stars incontrôlables (Errol Flynn).

La rareté du cas Havilland commence au berceau. Née à Tokyo d'un père avocat, Walter de Havilland, descendant d'une antique famille britannique de Guernesey, et d'une mère actrice de théâtre (qui fera une petite carrière au cinéma dans les années 1940), elle est aussi la cousine germaine de Sir Geoffrey de Havilland, pionnier de l'aviation. Un pedigree de lady et un héritage so british peu communs au cinéma, qui, doublés d'une beauté résolument classique, l'installeront pour longtemps dans le rôle de l'ingénue chic et lisse.

Un pedigree de lady et un héritage so british peu communs au cinéma, qui, doublés d'une beauté résolument classique, l'installeront pour longtemps dans le rôle de l'ingénue chic et lisse.

En 1919, ses parents se séparent, mais sa mère a la bonne idée de s'installer avec elle à Saratoga, près de San Francisco: 600 kilomètres au sud, un certain quartier de Los Angeles commence à faire parler de lui comme la Mecque du cinéma. En 1934, Olivia a dix-huit ans et se prépare sagement à devenir professeur d'anglais, lorsqu'elle est remarquée par le réalisateur Max Reinhardt dans Le Songe d'une nuit d'été, qu'elle joue dans une troupe amateur. Aussitôt, Reinhardt l'engage pour l'adaptation filmée qu'il doit tourner et elle signe finalement un contrat de cinq ans avec la Warner.

Le succès est modeste mais les portes grandes ouvertes. Elles ne se refermeront plus. L'année suivante, elle apparaît dans Capitaine Blood (1935) aux côtés d'un Australien inconnu, Errol Flynn. Ce film de pirates bondissant enthousiasme la critique et le public. Le couple le plus célèbre de l'écran (lui, fringant et séducteur; elle, suave et romantique) va faire les beaux jours du cinéma d'aventures. Suivront, avec Flynn, La Charge de la brigade légère (1937), Les Aventures de Robin des bois (1938), Les Conquérants (1939) ou La Piste de Santa Fe (1940, où le troisième larron est joué par un certain Ronald Reagan). Une flopée de grands crus signés Michael Curtiz, où Mademoiselle de Havilland joue les utilités décoratives jusqu'à plus soif.

Vient 1939 et Autant en emporte le vent, que mijote le déjà tout-puissant David O. Selznick. C'est elle qui réclame à Jack Warner d'être «prêtée» à Selznick le temps du film, pour le plus fameux second rôle de l'histoire du cinéma: celui de Melanie Hamilton, aussi angélique que Scarlett O'Hara-Vivien Leigh est tête à claques. Un personnage sur mesure, qui vaut à Olivia de Havilland sa première nomination aux oscars, mais la confine un peu plus dans des rôles de dame d'œuvres en costumes. On devrait toujours se méfier de l'eau qui dort. Jack Warner en fait les frais lorsque Melanie-Olivia l'attaque en justice en 1943 pour obtenir des aménagements à son contrat exorbitant, et obtient gain de cause. L'arrêt fait toujours jurisprudence dans le Code du travail californien sous le nom de De Havilland Law. La (décidément fausse) ingénue a réussi là où l'impériale Bette Davis avait échoué dans les années 1930…

Les oscars (deux statuettes, trois autres nominations) seront sa couronne et sa croix.

Les oscars seront sa couronne et sa croix. En 1942, elle est nommée à l'oscar de la meilleure actrice pour Par la porte d'or de Mitchell Leisen, tandis que sa sœur Joan Fontaine (qui lui a emboîté le pas dans la carrière, sous le nom du second mari de sa mère) est distinguée pour Soupçons d'Alfred Hitchcock. L'oscar va à la blonde Joan. Compliments de l'aînée, rejet de la cadette: l'histoire n'est pas claire. L'inimitié déjà latente entre les deux sœurs devient en tout cas définitive et sera surexploitée par la presse hollywoodienne pendant soixante-dix ans. Le match s'est terminé en 2013, avec la mort de Joan Fontaine. Le dernier contact entre les deux sœurs remontait à la mort de leur mère, en 1975.

Ses oscars à elle arrivent avec de nouveaux genres de rôles. Plus puissants, plus complexes. Dans À chacun son destin (Leisen, 1946), elle incarne, à trente ans, une mère quadragénaire à la recherche de son fils pendant la Seconde Guerre mondiale. Le film est du genre mélo, mais son jeu tout en nuances lui vaut sa première statuette de la meilleure actrice. Beaucoup plus audacieux, La Fosse aux serpents (Anatole Litvak, 1948) en fait une poignante schizophrène en proie à des crises de démence. Exit la douce princesse: son personnage de Virginia y mord jusqu'au sang les doigts de son médecin… Re-nomination. Vient L'Héritière (William Wyler, 1949), un de ses plus beaux rôles, qui la voit, face à Montgomery Clift, incarner une jeune femme timide qui se venge de l'homme qui l'a épousée pour son argent. Seconde statuette.

Les années 1950 sont plus anonymes pour Olivia de Havilland. Car plus loin d'Hollywood: fraîchement divorcée du romancier américain Marcus Goodrich, dont elle a eu un fils, Benjamin (1949-1991), elle épouse en 1955 Pierre Galante, secrétaire général de Paris-Match et entremetteur malgré lui, la même année, de Rainier de Monaco et Grace Kelly. Ils auront une fille, la journaliste Gisèle Galante. Un Golden Globe vient quand même la récompenser pour Ma cousine Rachel (1952, Henry Koster, avec Richard Burton). En 1964, elle forme encore un formidable duo avec son amie Bette Davis pour Chut… chut, chère Charlotte, de Robert Aldrich. Puis des rôles en pointillé, pour la télévision surtout, jusqu'en 1988.

Pour elle, la facilité aurait consisté à sortir de son registre de fille parfaite en se muant en vamp. Elle choisit de le transformer de l'intérieur.

Il y a peu encore, on pouvait facilement apercevoir Olivia de Havilland, chevelure immaculée et tirée à quatre épingles, dans les salons de thé de la capitale. À cent ans, cette Parisienne née britannique et naturalisée américaine en 1941 a limité ses sorties, mais est restée bon pied bon œil. Elle a seulement cessé de répondre aux centaines de demandes d'autographes qui s'entassent encore, en provenance du monde entier, dans la boîte aux lettres de son élégante maison, nichée dans le XVIe arrondissement. En 2003, son apparition à la cérémonie des oscars, aux accents lyriques du fameux thème d'Autant en emporte le vent, avait déclenché une standing ovation d'anthologie devant toute la profession, renouvelée en 2011 à la Nuit des Césars.

Privilège de l'âge et des survivants? À d'autres. Car, en cinquante ans de carrière et quarante-neuf films, Olivia de Havilland n'a pas seulement traversé le siècle et fini par l'atteindre. Pour elle, la facilité aurait consisté à sortir de son registre de fille parfaite en se muant en vamp. Elle choisit de le transformer de l'intérieur, en exploitant toutes les ressources de son visage inquiet. En laissant poindre une complexité ardente, derrière le rideau des apparences tranquilles. L'eau qui dort, toujours.


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