Vera Cruz - 1954 - Robert Aldrich

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Cole Armin
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Vera Cruz - 1954 - Robert Aldrich

Messagepar Cole Armin » 01 févr. 2007 17:53

Pour ceux qui ne connaissent pas le film, par ICI


Attention, les SPOILER sont Autorisés, donc ne lisez pas ce topic avant d'avoir vu le film.


Tous les documents sont à poster dans ce topic:
http://westernmovies.free.fr/Forums/vie ... php?t=4223


Que le débat commence!
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musselshell
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Messagepar musselshell » 01 févr. 2007 18:36

J'adore Vera Cruz, ultra-clacissisme et perversion du genre de l'intérieur, c'est un peu comme ça que je vois le film, vu et revu (quant aux cinq dernières minutes, je n'en parle même pas), toujours avec le même plaisir. Un plaisir qui relève en l'occurence du jubilatoire. Il est évident que la confrontation Cooper-Lancaster a atteint au mythe. Lancaster sublime, carnassier et enjôleur, acrobate plus que jamais, félin, reptilien et on en passe...Coop, en face, c'est l'homme de l'Ouest, 15 ans de plus, poussiéreux et Virginien en diable, laconique et désabusé...trainant trente ans de héros cooperiens derrière lui. On a dit du film qu'il annoncait l'amoralisme absolu du western Italien, et c'est tellement vrai...Le Mexique, la Revolution, l'or, l'appat du gain, les troupes de Maximilien...tout ça remue sec, mais le coeur du film repose avec un bonheur fou sur l'inéluctable confrontation de deux individus. Et quels individus!
"même Gégène avait du coeur Joe"...
Jubilatoire, ces deux monstres face à face dans les ruines de Vera Cruz.
Je reviendrai, plus "disséquant"...car il y a matière! :wink:

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mortimer
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Messagepar mortimer » 01 févr. 2007 20:40

musselshell a écrit :J'adore Vera Cruz, ultra-clacissisme et perversion du genre de l'intérieur, c'est un peu comme ça que je vois le film, vu et revu (quant aux cinq dernières minutes, je n'en parle même pas), toujours avec le même plaisir. Un plaisir qui relève en l'occurence du jubilatoire. Il est évident que la confrontation Cooper-Lancaster a atteint au mythe. Lancaster sublime, carnassier et enjôleur, acrobate plus que jamais, félin, reptilien et on en passe...Coop, en face, c'est l'homme de l'Ouest, 15 ans de plus, poussiéreux et Virginien en diable, laconique et désabusé...trainant trente ans de héros cooperiens derrière lui. On a dit du film qu'il annoncait l'amoralisme absolu du western Italien, et c'est tellement vrai...Le Mexique, la Revolution, l'or, l'appat du gain, les troupes de Maximilien...tout ça remue sec, mais le coeur du film repose avec un bonheur fou sur l'inéluctable confrontation de deux individus. Et quels individus!
"même Gégène avait du coeur Joe"...
Jubilatoire, ces deux monstres face à face dans les ruines de Vera Cruz.
Je reviendrai, plus "disséquant"...car il y a matière! :wink:


d'accord avec toi sur l'essentiel de ta vision du film qui recoupe la mienne. Etrangement (et c'est ce qui me fait l'adorer) Cooper restera l'homme des westerns-aventures : un délicieux cocktail à mi chemin entre deux genre que j'adore (westerns et films d'aventures). Des aventures du capitaine Wyatt à Vera Cruz en passant par le jardin du diable il y aura à chaque fois ce délicieux mélange d'exotisme et de nostalgie. Non seulement Vera Cruz ne déroge pas à cette régle mais en outre il nous offre un bel aperçu de deux acteurs superbes : l'un tout en force et irradiant de charme, l'autre empreint de calme et de sagesse. Entre le jeune et le vieux entre le bandit qui n'a sa place nulle part et le soldat vaincu qui en cherche une nouvelle, la rencontre l'espace d'un instant laissera croire que le destin de ces deux là peut sans doute se rejoindre. Le constat est amer pour le plus âgé des deux, le final lui fera perdre sa derniére illusion. Moi aussi je reviendrai poster sur ce film quand j'aurai plus de temps :wink:

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Messagepar Carcasse » 02 févr. 2007 13:28

Globalement, je suis assez d'accord aussi. Simplement, pour le disséquer, il faudrait que je le revoie, car si, en termes de temps, ça ne fait pas si longtemps que ça que je l'ai revu (2-3 ans), en termes de westerns regardés, ça fait vraiment beaucoup.
Et je sature un peu ces derniers temps... :oops:
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fa
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Messagepar fa » 03 févr. 2007 9:11

Outre son coté technique (C’est le premier film en SuperScope), Vera Cruz est un western iconoclaste. Son cadre ensuite, inhabituel à l’époque : Le Mexique de Maximilien (les fans de westerns de l’époque ont dut être étonné de voir des cow-boys déambuler au milieu de pyramides et afficher les « bonnes manières américaines » dans un palais flamboyant...). Mais cette forme étonnante ne s’arrête pas au format ou aux décors. C’est un des premiers westerns sans héros, au sens noble du terme. Ici, on ne retrouve pas les éléments alors classique des westerns d’alors : Monument Valley, les indiens, la cavalerie, le shérif, restent simplement les bandits et la diligence, et encore les bandits ne sont guère en détresse (sauf au final qui n’est guère « western » c’est donc logique que ces « cow-boys » soient alors malmené…), et quand à la diligence elle n’est pas ici le refuge des héros mais bien leur convoitise… Curieux pour l’époque.
Mais en vérité, Vera Cruz apparaît comme un film précurseur. Un film annonciateur, sinon inspirateur, des westerns de Leone et de Peckinpah. On retrouve en effet tous les éléments de ces deux grands réalisateurs : les anti-héros cyniques, cruel, cupides… L’humour noir, des dialogues qui claquent comme des coups de fouets, les visages sales, burinés, la sueur…

Ce film inspira-t’il Leone qui devait reprendre plus tard, dans toute sa filmo « western » ces éléments ? Sergio Leone avait été l’assistant d’Aldrich, rappelons le, et même si il en gardait un mauvais souvenir, il semble logique qu’il se soit intéressé aux autres productions d’Aldrich. Sam Peckinpah n’a pas été l’assistant d’Aldrich, mais les points de comparaisons sont nombreux entre ses westerns et Vera Cruz…

Amusons nous à comparer :
Ernest Borgnine dans Vera Cruz qui se fait tuer lors d’une bataille dantesque contre une armée au Mexique… Comme dans La Horde sauvage de Peckinpah.
Charles Bronson dans Vera Cruz joue de l’harmonica… Cela inspira-t-il Leone ?
Joe Erin (Burt Lancaster) a l’avant-bras droit enserré dans un brassard comme le Manchot de Et pour quelques dollars de plus. Et son alliance avec Ben Trane (Gary Cooper) pour récupérer une cargaison d’or en traversant une guerre qui ne les concerne pas, rappelle la trame de Le bon, la brute et le truand.
L’irruption des américains au milieu des combats entre Maximilien et les révolutionnaires fait penser à Major Dundee et immanquablement à La Horde Sauvage.
Concernant La Horde Sauvage... Le final Final de Vera Cruz à des airs de ressemblance avec celui du film de Peckinpah.
Dans Vera Cruz Ben Trane, se voit redécouvrir un idéal en décidant que l’or ira aux juaristes… Un sursaut qui fait penser à la décision de la horde sauvage de Peckinpah d’aller chercher leur copain Angel des mains du général Mapache. Ils ne sont pas si mauvais (Même si finalement dans Vera Cruz, Crane ne fait que ce qu’il n’a pas cesser de faire avec ses camarades dans le film : retourner sa veste)…
Restons sur la Horde de Peckinpah et souvenez vous du geste final de Robert Ryan, le même geste que Gary Cooper à la fin de Vera Cruz : prendre doucement le revolver de son ami-ennemi...

Les morts eux même, chez Aldrich, ne sont plus ceux de Ford par exemple… Dans le western classique, les morts en général ne sont pas anonymes, ni noyé dans la masse, comme le ferons justement plus tard les films de Leone et de Peckinpah. Dans Vera Cruz pourtant les seconds couteaux tombent massivement (Ben Trane le fait d’ailleurs remarquer, il me semble…).
Seul concession à la tradition, Aldrich signe un duel en face à face… Mais après tout Leone le fera aussi. Le contexte change tout. Et le coup de feu final entre Lancaster et Cooper est tellement mis en scène que l’on ne peu que penser justement aux duels à la Leone, point d’orgue de toute sa mise en scène. Duel où le temps s’arrête, s’allonge comme pour souligner l’importance de cet ultime affrontement. Le seul mort vraiment important car ce mort là, lui, n’est pas noyé dans la masse…

Bref, Vera Cruz fut-il un film annonciateur ? En avance sur son époque ? Inspirateur ? Dans tout les cas, il faut se poser la question « Pourquoi Aldrich a fait ce film ainsi ? ». Il ne pouvait avoir conscience de sa précocité, on ne l’a nous qu’avec le recul. Alors pourquoi signer un western si différent ? Il faut peut-être y chercher une critique par la forme des westerns dit classique…

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musselshell
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Messagepar musselshell » 03 févr. 2007 10:55

Le côté iconoclaste à l'égard des westerns dits classiques est voulu et assumé comme tel. Dans Bronco Apache, Massai devait y rester...c'est United Artists qui a imposé le happy end. Formellement aussi le film inove (le travelling plongeant sur la ville grouillante vue par le guerrier ébahi)...Aldrich, en tant qu'assistant, avait notamment travaillé avec Renoir, Milestone, Dassin...des gens ayant tendance à décrypter l'envers plutôt qu'illustrer le poncif...des influences assumées.

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Messagepar Jean-Louis » 03 févr. 2007 11:29

:D Il y a bien longtemps que je n'ai pas revu Vera Cruz, depuis plusieurs dizaines d'années.

Je vais m'y replonger cette après midi, je veux le revoir sur mon grand écran, il faut que je remonte
le chauffage (électrique, toute la semaine était rouge). La pièce fait 50 m2 hauteur de plafond dans les 3,5 m.

Dés que c'est à point, j'y vais.
Après je le me le repasserai sur le PC, séquence par séquence, image par image si besoin est.
C'est comme ça à chaque fois que le sujet en vaut la peine.
On dissèque ou on ne dissèque pas, n'est-il pas vraie?

En attendant, après avoir lu les premières réactions, j'ai recherché pourquoi cette volonté d'innover de la part d'Aldrich.

Voilà ce que j'ai trouvé :

Au moment de Vera Cruz (1954) Robert Aldrich n'avait tourné qu'en tant qu'Assistant ou directeur de la seconde équipe.
Il avait fait ses armes à la TV en réalisant quelques épisodes de feuilletons.

La même année, début 54 Burt Lancaster en tant que coproducteur lui avait donné une première chance en lui confiant
la réalisation de Bronco Apache.
Dans la foulée ils montent et réalisent Vera Cruz, c'est donc un réalisateur neuf.
On peut y voire là justement s'exprimer cette volonté , comme toujours chez les gens qui ont de l'ambition, de faire autre chose que ses prédécesseurs.

Jean-Louis
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Messagepar Jean-Louis » 03 févr. 2007 19:55

:D Je viens donc de le revoir, quel film! La confrontation Gary Cooper / Burt Lancaster jubilatoire,

à chaud :

J'ai la confirmation que Sergio Leone a été un faussaire de très grand talent certe, mais il n'a été qu'un faussaire, ses films ne sont pas des références respectueuses aux Western US, c'est du pillage en règle.

Vlà

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Messagepar fa » 03 févr. 2007 20:15

Jean-Louis a écrit :J'ai la confirmation que Sergio Leone a été un faussaire de très grand talent certe, mais il n'a été qu'un faussaire, ses films ne sont pas des références respectueuses aux Western US, c'est du pillage en règle.

Vlà
Alors ça, cela demande un développement en règle :lol: :lol:

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mortimer
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Messagepar mortimer » 03 févr. 2007 22:35

fa a écrit :
Jean-Louis a écrit :J'ai la confirmation que Sergio Leone a été un faussaire de très grand talent certe, mais il n'a été qu'un faussaire, ses films ne sont pas des références respectueuses aux Western US, c'est du pillage en règle.

Vlà
Alors ça, cela demande un développement en règle :lol: :lol:



Hello Fa :wink: nous voilà de nouveau embarqué sur l'éternel sujet autour de Leone.

A mon avis jean louis s'embarque sur une discussion dans laquelle il n'arrivera à rien, outre qu'il existe des faussaires de génie : pour ceux qui en doutent et qui ne connaissent pas je vous renvoie à l'oeuvre du peintre Han van Meegeren qui prouva que faussaire et génie allait de pair dés lors que le talent est là (et chez leone le talent est là, au point qu'aldrich en crevait de jalousie).

ensuite parce que Leone n'est pas un faussaire, et s'il s'est inspiré de quelques grands maîtres cela ne me géne pas non plus, aprés tout c'est la destinée des éléve (du moins les plus brillants) que de dépasser leurs maîtres cool

autre chose encore autant j'ai tourné la page du western spaghetti, genre que je trouve limité et décevant autant Sergio Leone reste pour moi incontestablement un grand réalisateur qui je pense avait un réel amour de l'ouest.

Pas plus que je ne puis reprocher à un anglais parlant français d'avoir un accent anglais, je trouve indélicat de reprocher à Leone de nous dépeindre l'ouest à la maniére d'un italien. :lol:

l'essentiel est de parler la langue, et chez leone la langue est belle car il avait le souci du détail, l'amour de son métier, et la connaissance du genre que nous appelons western :wink:

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Messagepar Carcasse » 04 févr. 2007 0:24

Je ne peux être qu'entièrement d'accord avec tout ce que tu as dit sur Leone, mortimer. Son talent et son génie ne sont plus à démontrer. Un artiste qui s'inspire des maîtres passés n'est en aucun cas un plagiaire ; tout juste un disciple.

Au reste, Leone n'est même pas un faussaire puisqu'il a su "rompre l'os et sucer la substantifique moelle" pour réaliser des films qui possèdent leur propre personnalité : la "patte" de Leone ne doit rien à personne.

Je te rassure en ce qui concerne fa : lui et moi ne sommes pas souvent d'accord, mais cela peut arriver... :mrgreen:
Je crois comprendre qu'il provoquait Jean-Louis pour le pousser dans ses derniers retranchements, comme je crois me souvenir qu'Il était une fois dans l'Ouest est son western - et peut-être même son film - préféré.

J'espère d'ailleurs que nous mettrons au programme une dissection de ce film, un de ces jours...

Alors, Vera Cruz ? :roll: cool :D
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Messagepar fa » 04 févr. 2007 9:07

Je pense entièrement comme vous (tu vois Carcasse :lol: :lol: ). L'inspiration de Leone est évidente, et il ne s'en cache (dans l'ouvrage de ses conversation il avoue aimer Vera Cruz). Il est possible, comme Peckinpah pour lequel j'ai une aussi grande admiration ou presque, que Vera Cruz l'ai inspiré, du moins l'avait-il dans le coin de sa mémoire. Mais comme le dit Mortimer Leone connaissait la Langue du Western, bien plus il l'a réinventé... On ne peut accuser de plagiaire quelqu'un qui réinvente.
Mais je n'attaquais pas Jean Louis, je pense que les plus grands cinéastes on tous des sources dans lesquelles ils s'abreuvent régulièrement, cela leur redonne de la force, de l'inspiration... Et il est fort possible que Vera Cruz soit une de ces sources pour Leone ou Peckinpah.

Et pour Il était une fois dans l'Ouest, c'est quand on veut. C'est effectivement mon film de chevet :wink:

Pour revenir sur Vera Cruz, je viens de rejeter un oeil rapide sur quelques scènes (mais mon magnéto est en panne, il ne passe plus les K7 qu'en NB avec une image qui saute... :cry: ) Mais il m'a sembler remarquer une manière de filmer dans ce film que l'on ne retrouve pas, du moins pas aussi précisément, dans les autres films d'Aldrich (mais cela reste à confirmer, il faudrait comparer). De nombreux plans, plans de coupes en particulier, sont filmé avec des éléments du décors en amorçe. Aldrich voulait-il ainsi donner du relief à son image, ou marquer sa distanciation avec ses personnages un peu comme pour nous dire "je ne suis qu'un témoin"...

Jean-Louis
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Messagepar Jean-Louis » 04 févr. 2007 10:07

cool Je le répète encore lorsque Sergio Leone est arrivé ça a été un choc, c'est vrai qu'il a amené un sang neuf au genre
et c'est comme ça que je l'ai pris.

Lorsque Et pour quelques dollars de plus arrive ça va crescendo de plus en plus spectaculaire, les personnages, les cadrages,
la musique surtout la musique de Moricone? Extraordinaire.

Le Bon, la brute, le truand de plus en plus ambitieux et toujours cette musique....

Il était une fois dans l'Ouest : le sommet, véritable film culte, un Opéra et puis toutes ces références au Western
Johnny Guitare, la grue du train sifflera trois fois, le passage dans Monument Valley, enfin il a eu Henry Fonda.
Génial.

Oui mais la question que je me pose : référence ou plagiat et bien quand je vois dans Vera Cruz :

img]Image[/img]
[img][img]http://www.westernmovies.fr/image/is0/467/3161/veracruz3lm4.jpg[/img][/img]

C'est pas par vénération pour Aldrich!

J'imagine parfaitement qu'en réunion de travail lors de l'élaboration du script de Il était une fois dans l'Ouest, des agrandissements de ces 2 photos devaient être collés sur des boards, bien en évidence dans la pièce!
Modifié en dernier par Jean-Louis le 04 févr. 2007 11:35, modifié 1 fois.

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musselshell
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Messagepar musselshell » 04 févr. 2007 10:10

Si l'on veut à tout prix trouver des filiations (et il y en a toujours, puisqu'un artiste, aussi talentueux et original soit-il, s'interesse à ...l'art!), je vois deux cineastes qui "annoncent" Leone et/ou Peckinpah: Robert Aldrich et Richard Brooks (plus la vague ombre tutélaire du grand Huston, et bien sûr ce lascar de Sam Fuller!...ça en fait déjà deux de plus...). Tous ces gens là sont des fouineurs, qui tentent moins de subvertir les genres que d'exposer l'humain. A partir de là, le genre est "utilisé" bien plus qu'il n'est "illustré" . Aldrich et Brooks (ce dernier plus constant, il y a quand même eu un bon passage à vide chez Aldrich) ont en commun une certaine sécheresse dans la violence, une conscience des limites sacrément mal définies entre bien et mal, moralisme ou amoralisme...Aussi différents soient-ils, des films comme the Last Hunt, Vera Cruz, Run of the Arrow, the Unforgiven...sont déjà TRES loin du formulary western à l'américaine, tant ils troublent la limpidité de la donne...

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Messagepar fa » 04 févr. 2007 11:27

En vérité la période des années 50/60 marque une mutation dans le Western, Leone et Peckinpah seront deux des figures les plus représentatives de cette mutation, mais pas les seuls. Vera Cruz est un film annonciateur de cette mutation, il est fort possible qu'il est inspiré Leone et Peckinpah. Mais d'autres films et réalisateur des années 50 peuvent se prévaloir de ce changement (je pense à Arthur Penn et son "Gaucher" par exemple...)



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