Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

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pak
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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar pak » 09 mars 2018 21:36

pass a écrit :C'est maintenant que je viens de m'en apercevoir, cette affiche postée par metek représente tout bonnement Chuck Connors dans le " Geronimo " (1962) de Laven, c'est à croire que le film de Sherman est sorti dans ce pays après celui de Laven ou à moins que cette affiche fut réalisée pour une éventuelle ressortie ?!.


Bien vu... Du moins je ne sais pas quand le film est sorti en Italie, où si c'est une reprise dans ce pays, toujours est-il que l'affiche porte la mention 1965 quand on zoome dessus. Du coup, on comprend mieux. :sm57:
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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar limpyChris » 09 mars 2018 22:40

Merci à pass d'avoir fait remonter ce fil ... J'en avais loupé plusieurs pages ... belle affiche postée par Winchester 73, et belle 'candid' des rôles principaux sans leur perruque.
En ce qui concerne l'affiche dont vous parlez, la sarabande des Indiens en bas d'affiche est une adaptation de la peinture "Indian Warfare" de Frederic Remington.
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar Arizona Kid » 17 sept. 2018 21:00

Dans la foulée de La Flèche brisée (1950) de Delmer Daves, j'ai logiquement revu -pour la troisième ou quatrième fois- sa " préquelle " , Au mépris des Lois, tourné en 1952 par George Sherman, autre grand chantre du western pro-indien, signataire de Tomahawk (1952), Le Grand Chef (1955) ou encore Comanche (1956).

Dans cette fausse suite dont les événements, inspirés de faits réels, se déroulent dix ans avant le premier volet, Jeff Chandler et Jay Silverheels reprennent respectivement leurs rôles de Cochise et de Géronimo, ces frères ennemis aux
idées radicalement opposées.
A la très jolie Soonseearhay de Debra Paget succède une autre beauté brune, la magnifique Susan Cabot, qui incarne
ici la délicate Petite-Epouse, toujours soucieuse que son guerrier de mari lui revienne entier.
Un second rôle savoureux émaille également cette distribution de choix: rescapé de L'Attaque de la malle-poste, Jack Elam endosse les frusques nauséabondes de Mescal Jack, un éclaireur fourbe spécialisé dans l'art de la trahison et du double jeu.

Là où le bât blesse cependant, c'est avec John Lund dans le rôle du Major Colton, un officier plein de bon sens, qui
a l'oreille de Cochise: autant James Stewart avait l'étoffe et le charisme nécessaires pour faire face au grand chef Chiricahua, autant ce fade blondinet n'a clairement pas la carrure du rôle.
Quitte à avoir un acteur du même style, Alan Ladd aurait été un bien meilleur choix, lui qui portait déjà avec une
belle prestance l'uniforme de la Police Montée dans La Brigade Héroïque de Raoul Walsh.

Excepté ce petit couac de casting, Au mépris des Lois se révèle tout aussi efficace et captivant que La Flèche brisée, agrémenté de rares mais dynamiques scènes d'action, de dialogues percutants et de quelques détails bienvenus sur les us et coutumes des Indiens -aspect néanmoins plus discret que chez Delmer Daves.

Joliment mis en images par un solide artisan du genre, cette série B Universal fait partie des westerns que je revois le plus souvent, et figure sans conteste parmi les meilleurs fleurons de la décennie dorée des années 50.
Un must à voir et à revoir, tant pour les aficionados que pour les néophytes.



:sm77:
Modifié en dernier par Arizona Kid le 17 sept. 2018 21:55, modifié 2 fois.
" Personne ne t'empêchera de partir si c'est ce que tu veux; mais laisse-moi te donner un conseil, fiston: dans ce pays, c'est très mal vu de toucher au cheval d'un autre homme... " (Joël McCrea, Cattle Drive, 1951)
:sm70:

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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 17 sept. 2018 21:47

En ce qui me concerne j'ai été au début un peu perplexe même si cette préquelle n'est pas dépourvue de qualités. George SHERMAN n'est pas Delmer DAVES et je trouve que parfois on a une atmosphère un peu claustro avec ces nombreuses scènes dans le fort.

Effectivement ce film retrace les événements que James STEWART évoque en refusant d'aider à traquer Cochise: "C'est un petit lieutenant frais arrivé de West Point qui a déclenché tout cela...".
John LUND n'est pas James STEWART ni le Général HOWARD dans LA FLECHE BRISEE et si il n'est pas le Lieutenant MASTERS de RINTINTIN (qui ne sera là que deux ans après) il n'est pas si mauvais... Un peu trop terne sans doute. Comparativement son second le Sergent BERNARD (si je me souviens bien) est plus expressif...

On a aussi le groupe de dangers en puissance: Geronimo (qui a cependant un look différent de LA FLECHE BRISEE et semble plus expressif), ce vieux brigand de Jack ELAM (qui n'aime guère qu'on lui démolisse sa réserve personnelle de gnôle... Ah je le comprends y a plus de respect !! ) et ce politicien corrompu avec des idées stéréotypées (les Indiens dans les réserves et on en parle plus !!)...
Sans oublier le Lieutenant BASCOMB et son "képi réglementaire"... J'en venais à me demander si ce n'était pas une caricature du personnage d'Henry FONDA, lui aussi confronté aux mêmes Apaches bien qu'étant un clone de CUSTER dans LE MASSACRE DE FORT APACHE (la tenue de l'armée doit être irréprochable, on ne négocie pas avec les sauvages...).

POINTS FORTS: Jeff CHANDLER qui a dû visiblement se teindre les cheveux, ses confrontations avec Geronimo ou encore son combat pour sauver cette gourde d'institutrice... Et aussi le fait que Cochise semble avoir un rôle plus important...
JACK ELAM... Parce que c'est Jack ELAM et que je l'adore (surtout à la fin... Quand il se goure d'Apache "Menez-moi à Geronimo !"... Et m... c'est Cochise... :? :lol:
La cavalerie et les scènes de bataille: tardif en effet mais réussi...

POINTS FAIBLES: les seconds rôles parfois énervants (le frère tête à claques de Cochise, Jeune Elan... Et, je suis désolé mais j'ai vu des prostituées dans certains films plus enthousiastes... La femme de Cochise... Elle devait vraiment aller mal Susan CABOT... Dans DUEL SANS MERCI elle est plus vive, mignonne et garçon manqué... Là... Qui lui a filé toute la réserve de tranquillisants ? Même quand elle menace de scalper cette gourde en pensant que c'est la nouvelle femme de Cochise franchement...)
(Incohérence aussi: elle fait un déni de grossesse ou c'est de la pudibonderie ? Elle a pas l'air tellement enceinte... Et bim comme par hasard accouchement à la fin)...
Fin mitigée même si on sait en ayant vu LA FLECHE BRISEE que la paix ce sera pas de suite...

Je ne dis pas que c'est un mauvais western mais bon... J'en garde toujours un bon souvenir car mon grand-père l'adorait... Nos conversations sur Jeff CHANDLER me manquent (hors western il avait adoré LES MARAUDEURS ATTAQUENT, dernier film de cet acteur au destin tragique...).
Je regrette aussi que Jeff CHANDLER n'ait pu reprendre le rôle de Cochise plus longuement dans TAZA (on raconte que la production pensait à lui pour le rôle de Taza avant de lui préférer Rock HUDSON...(MONSTER BIS sur JEFF CHANDLER)
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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar Little One » 28 sept. 2018 11:05

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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar persepolis » 23 déc. 2018 11:45

Revu avec plaisir ce western pro-indien de Sherman. J'ai noté de très beaux extérieurs, une bonne histoire, une belle performance de Jeff Chandler et de jack Elam, de l'action. Je pense comme Arizona que c'est un film à avoir dans sa collection à côté de Tomahawk , autre film de Sherman. :sm76:

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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar Moonfleet » 13 mai 2019 14:01

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Au Mépris des lois (The Battle at Apache Pass, 1952) de George Sherman
UNIVERSAL


Avec Jeff Chandler, John Lund, Beverly Tyler, Bruce Cowling, Susan Cabot, John Hudson, James Best, Regis Toomey, Richard Egan
Scénario : Gerald Drayson Adams
Musique : Hans J. Salter
Photographie : Charles P. Boyle
Montage : Ted J. Kent
Une production Leonard Goldstein pour la Universal


Sortie USA : 05 avril 1952


Décidément, George Sherman est pour l'instant le metteur en scène que j’aurais le plus réévalué au cours de ce topic ; un cinéaste qui, loin d'être un tâcheron comme je le pensais au départ, possédait un véritable univers personnel (tout du moins dans le genre qui nous intéresse ici, ne connaissant guère le reste de sa filmographie). Après des westerns aussi plaisants et colorés que Black Bart (Bandits de grands chemins) et Calamity Jane et Sam Bass (La fille de la prairie), il entamait une série de westerns pro-indiens (sa filmographie est d'ailleurs très certainement, encore plus que celle de Delmer Daves, la plus à l'écoute des problème de la nation indienne à l'intérieur du cinéma hollywoodien) qui firent de son cursus westernien jusqu'à présent l'un des plus cohérents qui soit parmi les réalisateurs de série B. Ce fut d'abord Sur la piste des Comanches (Comanche Territory) mais surtout le splendide et méconnu Tomahawk. L’imagerie à la naïveté assumée et le côté bon enfant que l’on trouvait dans Comanche Territory sont totalement absents de Au Mépris des lois, traité au contraire avec la plus grande gravité, un peu comme l’avait été Tomahawk l’année précédente avec qui il entretient pas mal de points communs. Mais avant de les détailler, voyons donc de quoi il s'agit ; que nous conte cette jolie réussite du western militaire dont les conflits entre soldats et indiens occupent la majeure partie ?


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1860. Alors que les Apaches Chiricahuas commandés par Cochise (Jeff Chandler) semblent bien décidés à vivre en paix, les Tuniques Bleues quittent la région pour aller prendre part à la Guerre de Sécession qui vient d’éclater. De fortes têtes comme Geronimo décident d’en profiter pour reprendre les raids contre les colons. Le Major Colton (John Lund), ami de Cochise et de son épouse surnommée Little Lady (Susan Cabot), déterminé à rester sur place pour veiller au maintien de la paix sur ce territoire, comprend très bien que les récents massacres ne sont pas le fait de ce dernier mais de quelques rebelles éparpillés menés par le belliqueux Geronimo. Seulement, Neil Baylor (Bruce Cowling), le nouveau conseiller aux Affaires Indiennes arrivé récemment sur place, ne l’entend pas de cette oreille et, ne faisant pas confiance aux peaux rouges, va tout faire pour raviver le conflit avec l'aide de son inquiétant homme de main, Mescal Jack (Jack Elam) ; ces derniers, en cachette, vont même jusqu'à aller vendre des armes aux hommes de Geronimo, les poussant à continuer leurs exactions. Le jour où, profitant de l'absence du Major Colton, expressément mal conseillé par Baylor, le lieutenant Bascom (John Hudson) prend le commandement du fort, il fait prisonnier Cochise d'une manière assez lâche. C'est à partir de ce moment que les choses prennent une tournure plus dramatique ; la sauvagerie s'éveille dans les deux camps et le sang commence à couler de part et d'autres...


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Tourné deux ans après La Flèche brisée (Broken Arrow) avec déjà Cochise pour protagoniste principal, The Battle at Apache Pass se situe historiquement dix années auparavant, aux environs de 1861 et resserre en une durée assez courte deux faits historiques s’étant déroulés à un an d’intervalle : la honteuse affaire Bascom et la fameuse bataille de Apache Pass. Un rancher s'était mis à accuser Cochise d'avoir kidnappé son enfant et volé son bétail. Lors d'une rencontre entre le lieutenant Bascom de Fort Buchanan et Cochise, le chef des Tuniques Bleues tente de faire arrêter le chef indien qui s'échappe immédiatement en ayant soin de prendre un otage. Mais les soldats ont en gardé eux aussi. Les deux parties adverse ne voulant rien entendre, les otages sont massacrés de part et d'autres ; c'est le début de la reprises des Guerres Indiennes dans ce territoire des USA. Une année après, lorsque des renforts de soldats sont envoyés dans la région pour protéger la piste allant de Saint Louis en Californie, une bataille a lieu dans le Canyon appelé Apache Pass, lieu où les Indiens avaient tendu une embuscade aux soldats. Les troupes menées par le Colonel James Carleton emportent néanmoins une écrasante victoire grâce à l'artillerie utilisée, venue tout droit des champs de bataille de la Guerre de Sécession ; ils délogent donc à coups de canons les indiens cachés sur les rochers alentours et en déciment une grande partie (Dans Tomahawk, lors d'une séquence similaire, la victoire remportée sur les Indiens étaient également due à l'utilisation des premières mitrailleuses, armes que les adversaires ne s'attendaient pas à trouver en face d'eux).


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Tous ces faits, on les voit à l'œuvre au cours de Au Mépris des lois ; cependant il semblerait que Geronimo n'ait pas pris part à la bataille alors que George Sherman le fait combattre aux côtés de Cochise. Ce qui rend cependant son film bien plus intéressant, réunissant du coup les deux ennemis ayant eu jusqu'à présent des conceptions différentes de la manière de se comporter et de vivre en bonne harmonie ou non avec les hommes blancs. Le film se termine sur le départ de Cochise et un dernier message de réconciliation possible. Dans les faits, dès ce jour Cochise ira se réfugier au Mexique durant une dizaine d’années jusqu’à ce que Tom Jeffords vienne le rencontrer pour renouer un semblant de paix ; il s’agit du début de l’histoire racontée par Delmer Daves dans son justement célèbre Broken Arrow.


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Si ce dernier avait bénéficié d’un important budget de la part de la Fox, le film de George Sherman n’est qu’une série B aux moyens bien plus limités. Il s’en ressent durant les séquences de batailles cependant assez spectaculaires, notamment l’embuscade finale qui donne son nom au titre original et qui dispose d’assez de figurants pour être convaincante et réaliste, d’autant plus que Sherman en profite pour nous filmer quelques splendides gros plans d’une belle dignité sur de vraies femmes indiennes. Un western intéressant aux intentions louables de tolérance pro-indienne, et historiquement assez juste dans sa description de la rupture de la nation Apache (même si comme nous le disions plus haut les faits réels se déroulant logiquement sur une année sont compressés ici en quelques jours), mais qui souffre d’un scénario un peu moins rigoureux et plus répétitif (donc moins captivant) que celui de Tomahawk, d’un sérieux parfois un poil trop solennel et de deux personnages féminins principaux totalement sacrifiés par les auteurs. En effet, Susan Cabot et Beverly Tyler ont peu de temps de présence à l'écran mais leurs deux personnages féminins sont néanmoins à l'origine de séquences d'une grande tendresse ; à cet égard, voir la première entre Cochise et son épouse en tout début de film ainsi que celle qui confronte les deux femmes sous le wigwam, la jalousie première faisant vite place à la compréhension et à l'amitié. Quoiqu'il en soit, même si nous aurions souhaité qu'elles soient moins laissées de côté, elles rivalisent de beauté et ce n'est, avouons-le, pas pour nous déplaire. Dommage quand même que Beverly Tyler soit une actrice de moindre talent contrairement à l'héroïne de Tomahawk, la superbe Yvonne de Carlo (l'autre actrice de ce précédent film étant déjà Susan Cabot dans le rôle de l'indienne).


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La réalisation manque aussi un peu de punch, ce qui empêche la mise en place d’une intensité dramatique qu’il aurait pu posséder sous la houlette d’un cinéaste de la trempe d'un Delmer Daves ou d'un Anthony Mann. Sherman s'en sort néanmoins avec les honneurs notamment lorsqu'il ne cherche pas à édulcorer la cruauté présente dans les deux camps adverses lors de la superbe séquence du massacre des otages (d'autant plus que Cochise tue un de ses amis). Il se rattrape aussi d'ailleurs surtout par sa parfaite maîtrise du cadre et lorsqu'il s’agit de mettre en valeur les somptueux paysages rougeoyants et arides de l’Ouest américain, les canyons, déserts, gorges ou vallées écrasées par le soleil, aidé en cela par son chef-opérateur de Tomahawk, Charles P. Boyle, qui accomplit un remarquable travail (c'est la seule et unique fois que les paysages de Arches National Park seront d'ailleurs utilisés). Il nous surprend également très positivement par quelques splendides immenses plan d'ensemble et par de très belles idées de mise en scène, dont certaines scènes violentes en hors-champ comme l’ellipse et le raccord sur le ciel qui remplacent la séquence du massacre des colons au bord de la rivière. Le cinéaste, au sein de la production de série B, faisait vraiment partie des tous meilleurs concernant l'utilisation des extérieurs du Far West ; ses larges et lents panoramiques sont de toute beauté surtout qu'ils sont rehaussés par la partition d'un compositeur dont j'avais déjà dit tout le bien "qu'il fallait en penser" lors de ma critique de Bend of the River, Hans Salter, ici encore, sans atteindre les hauteurs de ce précédent score, très inspiré.


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Concernant l'interprétation, elle se révèle de très bonne tenue. Jeff Chandler est un Cochise à nouveau très charismatique, Jay Silverheels également dans le rôle de Geronimo (qu'il avait lui aussi déjà endossé à plusieurs reprises) : en passant, le combat au couteau qui les oppose est un beau morceau de bravoure. Et le reste du casting masculin a plutôt été choisi avec beaucoup de soin : on y trouve les très bons Richard Egan, Hugh O'Brian, Bruce Cowling, James Best ou Jack Elam dans le rôle de 'Mescal Jack', l’odieux sous-fifre de l’escroc aux Affaires indiennes. Quant au personnage principal, le major idéaliste, ami des Indiens, John Lund en donne une honnête et sobre interprétation. "L’amitié est préférable aux canons" dit-il à un moment donné. Si le film de George Sherman ne possède pas la même intensité dramatique que de précédents westerns pro-indiens (La Flèche Brisée de Delmer Daves, La Porte du diable d'Anthony Mann ou encore Tomahawk), il n'en force pas moins le respect. Les bons sentiments ne font pas forcément les bons films mais il arrive (souvent) que ce soit le cas.

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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar Loco » 24 mai 2019 15:57

Moonfleet a écrit :Le cinéaste, au sein de la production de série B, faisait vraiment partie des tous meilleurs concernant l'utilisation des extérieurs du Far West ; ses larges et lents panoramiques sont de toute beauté surtout qu'ils sont rehaussés par la partition d'un compositeur dont j'avais déjà dit tout le bien "qu'il fallait en penser" lors de ma critique de Bend of the River, Hans Salter, ici encore, sans atteindre les hauteurs de ce précédent score, très inspiré.


Voilà un extrait exhumé de la musique de Hans J. Salter.

Loco : (1) fou - (2) chef apache chiricahua - (3) esprit du vaudou - (4) terme familier pour "locomotive"

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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar Abilène » 11 août 2019 20:28

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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar Abilène » 12 août 2019 23:22

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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar Abilène » 13 août 2019 20:58

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Re: Au mépris des lois - The Battle at Apache Pass - 1952 - George Sherman - Jeff Chandler

Messagepar Abilène » 15 août 2019 20:51

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