Duel au soleil - Duel in the sun - 1946 - King Vidor

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lasso
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar lasso » 14 févr. 2014 12:27

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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar lasso » 14 févr. 2014 13:23

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lasbugas
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar lasbugas » 14 févr. 2014 18:56

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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar lasbugas » 16 févr. 2014 19:09

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metek
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar metek » 22 mars 2014 18:19

Jennifer Jones
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Hannie Caulder
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar Hannie Caulder » 07 avr. 2014 21:05

L'ai obtenu pour mes 20 ans, en complément de "Sept hommes à abattre" et de "Et le vent apporta la violence".

Le côté sentimental du film ne m'a pas trop gêné dans la mesure où j'arrive à apprécier occasionnellement les films où les grands sentiments sont exacerbés jusqu'à devenir bigger than life. Jennifer Jones est inoubliable. A mon avis cela doit être son meilleur rôle. Gregory Peck en mauvais garçon est étonnant. La passion amoureuse, folle et sensuelle, mélange de fascination et répulsion, entre les deux amants qu'ils interprètent demeure l'aspect le plus sublime de ce beau, grandiose et somptueux western. Le final, exceptionnel, n'a rien perdu de sa puissance. Certains pourront trouver ce film un peu trop mélodramatique ce qui entre autres constitue sa force. D'autres y verront des éléments similaires à Autant en emporte le vent (David O. Selznick est par ailleurs le même producteur des deux films). Ce film est plus intéressant dans la mesure où il peut être vu plus comme un grand drame shakespearien qu'un western.


Un de mes westerns fétiches et l'un des films d'amour qui m'a le plus marqué.
Modifié en dernier par Hannie Caulder le 05 févr. 2018 11:15, modifié 2 fois.
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lafayette
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar lafayette » 25 avr. 2014 18:10

J'ai revu hier soir ce film dont j'ai réussi un bel enregistrement... Las! Ce n'était pas le meilleur à voir avant de se coucher. Et je n'ai rien lu au-dessus avant de poster.
Car vraiment on a une collection de personnages qui se traînent de ces casseroles! A commencer par la pauvre Jennifer Jones dont les parents lui ont bien débroussaillé la route...Tout va de mal en pis dans ce mélo psy... C'est une accumulation de prises de tête dont les victimes sont les grands acteurs qu'on a mis dans une triste situation jusqu'aux couleurs rouges de l'enfer!
C'est pour cela que je l'avais mis aux oubliettes d'autant que c'est affreux de sexisme jusqu'à la fin où c'est encore la dame obligée de se traîner jusqu'au mâle et aux ordres de celui-ci.
Le summum c'était l'affreux en chaise roulante pleurant sur lui-même sans s'apercevoir que sa femme est en train de mourir contre lui ce qu'elle fait en rampant aussi de son lit de souffrance...
Apparemment le soleil n'avait aucune action bénéfique sur ces personnages et le titre n'a aucun lien avec ce que le film nous montre. Pas de duel. Un assassinat d'assassin qui blesse mortellement son assassine et qui décide de l'embrasser, comme il ne peut lever son revolver pour l'achever, pour ne pas s'ennuyer entre sa propre blessure et sa mort.

Si certains me descendent pour ce post, c'est que le film aura déteint sur eux! icongc1 :wink:

Je vais militer contre la NRA, on met des armes dans les mains de n'importe qui pour faire n'importe quoi! :sm57:
Si on me dit que Cotten justement y faisait attention, ce n'est pour moi qu'un faux semblant dont je ne suis pas dupe, car j'ai bien vu ce qu'il faisait du côté de chez Hitchcock! :D

On aura noté toutefois, un joli épisode avec une belle cavalcade de cowboys pour aller combattre les barbelés, une belle cavalcade de yellows ribbons pour s'y opposer et au final pas de duel ou de combat. Super!
:horse:
Même la scène de bar qui au départ promet. Au final pas de duel, un assassinat.
Pareil, entre les beaux frangins... Le Peck du village qui veut assassiner son frère, pas de duel... On ne comprend rien de ce que veut le cinéaste.

Et venant de lire, il y a eu un schisme entre Vidor et Seznick, on comprend mieux le décousu de l'histoire, et il y a une comparaison avec Autant en emporte le vent! Je regrette mais aucune mesure entre ce film et le chef d'oeuvre précité.

Plus j'y pense, plus je grogne, tellement je me faisais une joie de voir ce film avec Peck, Jones, Cotten...

D'autant que pour voir de la peinturlure en guise de décor, je préfère la belle peinture au musée que la mauvaise au cinéma.
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Modifié en dernier par lafayette le 07 mai 2014 19:35, modifié 1 fois.
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Hannie Caulder
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar Hannie Caulder » 25 avr. 2014 20:42

lafayette a écrit :D'autant que pour voir de la peinturlure en guise de décor, je préfère la belle peinture au musée que la mauvaise au cinéma.
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Moi j'ai trouvé les matte-paintings du film plutôt réussies, même si bien sûr on a vu mieux, comme avec celles de Star Wars, mais bon c'est pas la même époque. Replacer un film dans son contexte est un moyen essentiel pour faire une juste critique de film.
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Hannie Caulder
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar Hannie Caulder » 07 mai 2014 13:37

Voici pour moi la meilleure affiche de ce beau film :

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lafayette
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar lafayette » 07 mai 2014 19:43

Hannie Caulder a écrit :
lafayette a écrit :D'autant que pour voir de la peinturlure en guise de décor, je préfère la belle peinture au musée que la mauvaise au cinéma.
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Moi j'ai trouvé les matte-paintings du film plutôt réussies, même si bien sûr on a vu mieux, comme avec celles de Star Wars, mais bon c'est pas la même époque. Replacer un film dans son contexte est un moyen essentiel pour faire une juste critique de film.

Effectivement c'était assez bien fait et même mieux que ce qu'on voit au début du film récent NOE.
J'y suis allé un peu fort et donc j'essaierai de revoir le film car j'étais sous la déception. Ca fait plusieurs films que je vois en peu de temps et que je ne trouve pas à la hauteur de leur réputation. En fait, certains vieilissent plus vite que d'autres et correspondaient aux attentes de leur époque.


fa a écrit :King Vidor était un bon réa, mais "Duel au Soleil" est plus un film de David Selznick, sont producteur, et véritable maitre d'oeuvre... Il faut lire les lettres qu'il a écrit au sujet de ce film lors de sa réalisation pour le comprendre, il est vraiment l'auteur du film. Vidor, n'étant là que pour exécuter ses ordres... La preuve en est la ressemblance par moment avec autant en emporte le vent... Autre production Selznick et dont ce dernier fut le vrai réalisateur, Fleming (et les autres réa) n'étaient là que pour appliquer ses directives...

Ce film a donc progressé dans un joyeux bordel. Et il a fallu que Selznick change la fin du roman où Pearl tue Lewt, puis part avec Jesse qui la préfére à Hellen.
Mais cette fin n'était possible au cinema us de l'époque, on ne pouvait laisser permettre une métisse tuer un blanc et qu'elle s'en tire avec un autre blanc! Il ne fallait pas qu'elle reste impunie du meurtre du blanc.
Il y a donc un racisme latent prêté par les producteurs à l'opinion publique de l'époque en fin de guerre. :shock:
La fin du roman était plus naturelle.
Celle du film entraine une destruction nihiliste du couple qui s'attirent et se tirent dessus. :shock:
Se taper 2h de valse hésitation entre personnages velleitaires pour une fin pitoyable...
On est loin d'Autant en emporte le vent et du chef d'oeuvre que pensent certains. icongc1
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musselshell
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar musselshell » 22 sept. 2014 11:39

Etrange (en fait non, c'est banal) que les raisons qui font apprécier l' un... soient presque précisément celles qui en repoussent un autre...
Duel au Soleil répond à la volonté de Selznick, mais n' échappe pas à Vidor, loin de là.
Toute la thématique du réalisateur s'y retrouve, en gros l ' amour hyper sexué opposé à la bienséance, à l ' éducation, à une civilisation où la pudibonderie accompagne religieusement les enjeux de pouvoir...
King Vidor exalte du début à la fin l'attirance de Peck et Jones...superbes animaux. Si la fin avait été celle du roman, cette attirance exaltée n' aurait eu aucune raison d' être...Quand il filme Peck et Jones, la façon dont l' une frôle l' un comme une allumette frôle sa boite, Vidor fait du Vidor. Et dans une société où le sexe à la fois aiguise et effraie, ces deux là doivent mourir...se tuer l' un l' autre sans jamais tuer le désir...éternellement brandi là sous forme géologique sous le soleil du désert.
Partir avec Jesse...qui imagine çà?

La fin n'est pas pitoyable...elle est grandiose. Et en couleurs, aussi belle que celle de Colorado Territory...avec encore plus de non-dits, d ' inaltérable, d' inexorable...et tout ce qu' on voudra, d' un ordre totalement ...vidorien. :sm32:
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

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HART
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar HART » 22 sept. 2014 14:45

Peu de choses à rajouter au point de vue de Musselshell auquel j'adhère totalement.
" Duel au soleil " est peut-être le plus bel hymne à l'amour fou produit par Hollywood. Je ne vois guère que " Pandora " qui puisse rivaliser dans ce domaine avec le film de King Vidor. Encore que l'intensité et l'exaltation des relations entre les personnages me semblent encore inférieurs dans ce dernier film.
Chez Vidor , nous arrivons au niveau extrême : les sentiments qu'éprouvent les personnages l'un pour l'autre les dépassent et les détruisent.
Cela n' a rien de nihiliste , en fait c'est exactement le contraire.
L'amour est plus fort que les structures sociales , la race , le reste du monde et ....les conventions du western.
Heureux ceux qui ont compris cela.

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lafayette
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar lafayette » 22 sept. 2014 15:18

musselshell a écrit :King Vidor exalte du début à la fin l'attirance de Peck et Jones...superbes animaux. Si la fin avait été celle du roman, cette attirance exaltée n' aurait eu aucune raison d' être...Quand il filme Peck et Jones, la façon dont l' une frôle l' un comme une allumette frôle sa boite, Vidor fait du Vidor. Et dans une société où le sexe à la fois aiguise et effraie, ces deux là doivent mourir...se tuer l' un l' autre sans jamais tuer le désir...éternellement brandi là sous forme géologique sous le soleil du désert.
Partir avec Jesse...qui imagine çà?
La fin n'est pas pitoyable...elle est grandiose. Et en couleurs, aussi belle que celle de Colorado Territory...avec encore plus de non-dits, d ' inaltérable, d' inexorable...et tout ce qu' on voudra, d' un ordre totalement ...vidorien. :sm32:


:sm57: Normal, chacun voit avec ses yeux et ses critères.
La fin du film n'est pas exaltante, elle empêche seulement de voir au cinéma une métisse s'en sortir en tuant un blanc. Combien d'indiens ou métis réchappent-ils dans les westerns voire d'autres films de ces années-là à la mort du blanc d'un couple mixte? Peut-être dans le cinéma moderne, mais pas à cette époque là où les soldats US par exemple revenaient dans la difficulté ou ne pouvaient emmener leur moitié étrangère.
Les producteurs ont joué sur le racisme profond de la période. Ce n'est pas une vue plus artistique de leur part.
Le roman, dans sa fin telle qu'indiquée, ne semble n'obtèrer en rien cette attirance sexuelle plus qu'amoureuse que je vois dans ce film, mais la rompt par ce qu'elle est plus soumise qu'exaltée. Pearl tue cet assassin qui menace son futur dans un vrai couple également mixte, avec sa propre attirance plus profonde.
Un message d'espoir vaut mieux qu'un message nihiliste. Ou pire une justification du tueur blanc dans une espèce de soumission finale de la métisse, elle-même devenue tueuse. Dommage que de tels acteurs se soient prêtés à çà.

L'affiche était alléchante pour moi et ma réaction en rapport, mais je concède qu'elle tranche avec ma vue bienveillante sur bien des films sans prétention.
Le film contient bien sûr de bons passages et des qualités qu'on attend de lui, mais le message "m'a tuer"!
J'ai été victime de l'Affaire Selznic!

Quant au duel on l'attend toujours. Bon, le soleil arrive, vais faire une balade régénératrice! ;)


HART a écrit :Chez Vidor , nous arrivons au niveau extrême : les sentiments qu'éprouvent les personnages l'un pour l'autre les dépassent et les détruisent.
Cela n' a rien de nihiliste , en fait c'est exactement le contraire.
L'amour est plus fort que les structures sociales , la race , le reste du monde et ....les conventions du western.
Heureux ceux qui ont compris cela.


Si la fin n'est pas du King, on ne peut l'en féliciter. Je ne sais s'il est vraiment juste d'attribuer à Vidor une réalisation cahotique et multitêtes.

Mais la fin du roman finit tout autant sur un amour mixte en dehors des conventions de l'époque et sans doute bien plus prolifique.
Et la fin dans le film a été changée pour un motif envers le public moins glorieux!
Et ça nous fait louper une fin plus longue avec Jennifer Jones et Cotten! ;)

Un véritable amour de l'autre peut conduire à s'autodétruire mais ne tue pas! C'est ma profonde conviction qui n'a rien à voir avec des conventions.

Tout aussi heureux ceux qui auront compris celà! :sm57:
PS Les producteurs peuvent avoir parfois raison comme le serrage de mains par Ford changé en doux baiser dans My darling Clementine.

:num10 Petit voyage sur les lieux la fin vu sur You Tube pour les nostalgiques :
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yves 120
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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar yves 120 » 22 sept. 2014 16:06

HART a écrit :Peu de choses à rajouter au point de vue de Musselshell auquel j'adhère totalement.
" Duel au soleil " est peut-être le plus bel hymne à l'amour fou produit par Hollywood. Je ne vois guère que " Pandora " qui puisse rivaliser dans ce domaine avec le film de King Vidor. Encore que l'intensité et l'exaltation des relations entre les personnages me semblent encore inférieurs dans ce dernier film.
Chez Vidor , nous arrivons au niveau extrême : les sentiments qu'éprouvent les personnages l'un pour l'autre les dépassent et les détruisent.
Cela n' a rien de nihiliste , en fait c'est exactement le contraire.
L'amour est plus fort que les structures sociales , la race , le reste du monde et ....les conventions du western.
Heureux ceux qui ont compris cela.


Perso , absolument d 'accord avec toi de ce que tu viens de dire l 'ami HART au sujet de ce western en parlant de l ' Amour dans ta phrase finale

Si je peux me permettre , non seulement ! heureux ceux qui ont compris cela , mais comprendre c 'est facile ( quoi que ) le ressentir est encore plus flamboyant et touche là à
l ' Amour fou dont vous parlez dans ce chef d ' Oeuvre qu 'est Duel au Soleil
Modifié en dernier par yves 120 le 22 sept. 2014 23:10, modifié 1 fois.
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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Re: Duel au soleil - Duel in the Sun - 1946 - King Vidor

Messagepar musselshell » 22 sept. 2014 16:10

Une grille de lecture historico-sociologique est toujours possible, elle peut même parfois se révéler pertinente ... mais suffisante, jamais.
Ou alors il y a ratage artistique, en l' occurrence ratage tout court.
Mais tu le dis toi même..."elle tue sa propre attirance plus profonde".
Qu' il y ait des choses à dire sur les limites de ce qu' acceptait le public de 1946, soit...
Mais je ne vois pas où ça puisse nuire au produit artistique final...au contraire même.
Le film joue sur l' opposition de l' attirance charnelle à la sagesse affairiste et bien pensante, la première effectivement ici émanation fantasmée du métissage, lui même lié à un pêché originel ( moins le meurtre de la mère Indienne de Pearl par son père trompé que le simple fait, effectivement, d' avoir cédé aux charmes brûlants de cette dernière...). La mort de Pearl ne sert pas, en tout cas pas uniquement, à répondre aux exigences d' un code dit ou non dit...elle illustre une toute puissance, celle d' un fatum amoureux qui dépasse et les individus et la société puritaine qui le juge, l' envie ou le craint...L' "autre", Indien ou Noir,et Femme, chargé d' un corps qui fascine ou détourne le regard du Blanc...surtout Texan et Anglo-saxon.
King Vidor joue précisément de tout cela dans Duel au Soleil.
Et le duel est la victoire de la passion sur la sagesse, de la folie sur le confort...Lecture qui a aussi sa dimension collective.
Ce sont les images qui comptent...la gloire, ici, ce sont Jennifer Jones et Gregory Peck qui y ont droit.
Imaginons...Pearl tue Lewt...puis retourne s' installer auprès de Jesse. Mis à part que ce ne serait plus le même film du tout, on pourrait encore alors s' amuser au décryptage sociologisant...et on tomberait dans une leçon de morale ...disons...nunuche. Non?
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.



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