Kathryn ADAMS (1920-2016)

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DEMERVAL
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Kathryn ADAMS (1920-2016)

Messagepar DEMERVAL » 28 févr. 2014 14:31

Une bio sous la forme d'une interview :
La belle et talentueuse Kathryn Elizabeth Adams eut une brève mais mémorable carrière dans l’industrie cinématographique. Née le 15 juillet 1920 à Mankato, Minnesota, “endroit célèbre pour le massacre de 33 indiens sioux,” elle fit son entrée dans l’industrie du film après avoir été incitée à tenter sa chance lors d’un concours.
“En 1939, Lux Radio Show avait un programme intitulé Gateway To Hollywood. Les vainqueurs y gagnaient un contrat avec RKO-Radio. Un talent scout fut envoyé au Minnesota, mais personne ne voulut le suivre. Nous nous méfiions d’Hollywood. Je fréquentais à l’époque un petit lycée des Twin Cities, et mon professeur d’art dramatique me dit d’aller vers l’avant et de voir ce qui en retournait. J’ai remporté les éliminatoires du midwest pour ensuite perdre la finale nationale. Un grand réalisateur, Gregory La Cava, fut l’un des membres du jury à voter pour moi. Il trouva que le concours était manipulé et m’embaucha pour être le second rôle féminin de ‘Fifth Avenue Girl’ avec Ginger Rogers! Le célébre designer Howard Greer fit les costumes pour cette petite péquenaude du Minnesota! Tim Holt y interprétait mon frère — c’était avant qu’il ne devienne une grande star du western. Il n’était pas à son aise dans ce film—ce n’était pas son style, mais il était sympathique et vraiment gentil. Il travailla plus tard avec Hugh Beaumont, mon premier mari. Tous ceux qui travaillaient autour du film étaient si chauds et accueillants. Il y avait un maquilleur pour les hommes qui voulait m’entreprendre mais généralement je me suis bien entendue avec tout le monde.”
Kathryn Adams est un auteur publié, avec plusieurs de ses historiettes apparaissant dans des magazines pour enfants. Interrogée au sujet de son écriture, elle révéla que ses œuvres étaient publiées dans POCKET et dans FRIEND, un magazine Mormon. « J’écris sous mon nom d’épouse, Kathryn Doty.”
Une de ses premières apparitions fut un petit rôle dans “Quasimodo”. “ J’étais supposée incarner Esmeralda—puis Charles Laughton, qui fut casté pour jouer le bossu, cabla qu’il amenait Esmeralda avec lui d’Irlande. Il apparut que c’était Maureen O’Hara, avec qui il venait de jouer dans ‘Jamaica Inn’. Maureen et moi devinrent des amies. Les décors de la RKO ou le ranch où le film fut tourné, étaient vraiment intéressants. William Dieterle, le réalisateur, était très grand et imposant. Il était un ardent astrologue —il y croyait dur comme fer. Il commençait le tournage à l’heure et le jour prévus. Il portait aussi des gants blancs. Charles Laughton prenait des heures à maquiller et un jour, William Dieterle ne put pas tourner à l’heure prévue par l’horoscope, aussi il décida de reporter le tournage en attendant l’heure et le jour propices !”
Sa courte comédie musicale tournée pour la RKO, “Molly Cures a Cowboy”, mettait en vedette Ray Whitley. “Ray est un très bon chanteur—nous tournâmes le film très rapidement et ils ne me donnèrent pas l’occasion de chanter, bien que j’espérais pouvoir le faire!”
Quand on lui demanda comment elle était arrivée chez Universal, Kathryn relata une histoire inhabituelle. “ La RKO ne m’utilisa pas à bon escient ; je pouvais chanter, mais ils ne me laissèrent jamais chanter dans un film. J’ai eu un petit rôle dans un film de Kay Kyser, ‘That’s Right—You’re Wrong.’ David Butler en était le réalisateur. Quand il sut que la RKO était sur le point de me laisser tomber, il dit, ‘Je vais faire un film avec Bing Crosby (‘Petite et Charmante’) pour Universal. Je vais leur demander de vous prendre sous contrat et je vous casterai pour le film. C’était quoi ce manège—je ne fis jamais un bout d’essai ou quoi que ce soit. C’était trop facile pour moi! Par conséquent je n’ai pas apprécié la méthode à cette époque. Je n’avais jamais eu d’agent. Bien que Myron Selznick me représenta en fait pendant un moment, il ne fit rien pour moi.”
Kathryn fut la costar avec Donald Woods de « Sky Raiders » pour Universal (1941). (publicisé comme “Le plus sensationnel sky-serial jamais fait.”) “Donald était vraiment, vraiment gentil. Si détendu. Je me rappelle que l’on me tirait dessus dans le film. Et bien sûr on fit de nombreuses prises. Une fois, l’avion plongea dans l’eau —ils utilisèrent une prise de vue en stock pour le faire. Alors que personne ne devait survivre à l’accident, dans l’épisode suivant, je survécus finalement et fut secourue, et on me voyait assise dans les quartiers du capitaine du bâteau. Il y avait une autre scène où il y avait un ours (épisode 10)—qu’est ce que j’ai eu peur!” (Kathryn eut aussi un rôle non crédité d’une fille dans une rue dans l’épisode 1 de “Jr. G-Men of the Air”.)
Interrogée sur l’intéraction avec les effets spéciaux, Kathryn relata, “Don Brown, un producteur d’Universal à cette époque, me montra hors tournage comment les choses s’imbriquaient les unes dans les autres. Ce fut fascinant!”
Le coréalisateur de “Sky Raiders”, Ray Taylor (avec Ford Beebe) était “un réalisateur originaire de Perham, Minnesota. Il était très cordial avec moi. Ray était un grand et merveilleux homme ; très facile à vivre; si grand. Nous, Minnesotans, nous soutenons les uns les autres. J’avais du flair dans la manière de jouer —mais je n’avais que peu d’expérience. J’étais en avance sur mon époque par le fait que j’avais reçu une éducation scolaire avant d’entrer dans le métier. J’étais moins intéressée par le glamour et moins encline à être sexy, mais je n’eus malgré tout que le type de rôles qui étaient en vigueur à l’époque. Quand j’ai récemment regardé le début de ‘Sky Raiders’, j’ai pensé que ce n’était pas si amateur que je le pensais alors ! C’est marrant !”
“L’actrice Helen Parrish était une bonne amie. J’étais présente lors de son mariage avec l’acteur Charles Lang. Les Andrews Sisters y chantèrent ‘Apple Blossom Time.’ J’avais travaillé avec elles dans ‘L’auberge des Loufoques’. Une autre avec qui j’étais proche, était Evelyn Ankers, mais nous n’étions pas aussi proches qu’ Helen et moi.”
Le réalisateur Ray Taylor dirigea aussi Kathryn Adams pour deux de ses trois premiers rôles en tant que vedette féminine principale face à Johnny Mack Brown pour Universal. “Les chevaux! Je n’étais pas une cavalière. Les chevaux en savaient plus sur le tournage d’un western que moi, aussi je me suis juste accrochée et ils firent le travail ! Je ne savais rien sur les chevaux—on me dit, ‘Ne t’inquiètes pas. Monte juste sur le cheval. Tiens-toi bien à l’arçon.’ Quand ces chevaux de cinéma entendirent ‘Moteur,’ ils quittèrent simplement leur emplacement et s’élancèrent à travers la rue et firent ce qu’ils avaient à faire—parfaitement. Le réalisateur avait toujours délégué quelqu’un pour rester à mes côtés, aussi je ne pouvais me trémousser—et si je le faisais, ils pouvaient me rattraper avant que je ne tombe!”
“Johnny Mack Brown était très gentil ; gracieux et serviable. ‘S’il te plait, sois prudent!’ C’était la réplique que je répétais le plus souvent à l’adresse de Johnny Mack Brown. Nell O’Day faisait la plupart des cascades. Dans le premier film, ‘Bury Me Not On the Lone Prairie’, rappelez-vous la scène dans la calèche que je conduisais? Eh bien, ce n’était pas facile à diriger ! Il n’y avait rien d’autre que le siège à quoi s’accrocher—j’ai pensé que j’allais me retrouver par terre. Je n’étais pas doublée pour cette scène, non plus ! Mais, Nell O’Day—c’était une excellente cavalière. C’était un petit bout de femme (1m60), et pourtant elle montait un énorme cheval irlandais de couleur fauve. Un cheval tellement grand pour une si petite personne. Nell avait les pieds sur terre, une gentille personne. Elle participait à tous les shows équestres des environs. Je l’ai vue personnellement dans de nombreuses exhibitions. Elle y sautait et toute autre chose!”
Dans “Rawhide Rangers,” Nell chantait et Kathryn jouait du piano. “C’était moi ; je pouvais aussi bien jouer du piano que chanter. Prêtée par Universal, j’étais même supposée être une partenaire de Gene Autry dans quelques-uns des westerns musicaux qu’il fit pour Republic Pictures, mais avec 1m70, on me fit savoir que j’étais trop grande ! ”
Un autre de ses partenaires masculins fut Richard Arlen, avec qui elle fut la co-vedette dans le film d’aventure d’Universal, se déroulant dans l’univers minier, “Black Diamonds.” “Richard était un autre Minnesotan. Il était très beau et bien considéré. Notre différence d’âge importait peu. Andy Devine était un amour et le maire de Van Nuys!”
Interrogée sur sa retraite, Kathryn dit “ J’ai épousé Hugh Beaumont, qui avait été avec moi dans le concours intitulé Gateway To Hollywood en 1941. Notre mariage, au départ, fut comme celui de Janet Gaynor et Fredric March dans ‘A Star Is Born’. Ma carrière éclipsait la sienne à l’époque. Je suis retournée devant les caméras en 1946, pour le film de PRC, ‘Blonde for a Day’, pour jouer face à Michael Shayne, mais c’était parce que Cheryl Walker, qui incarnait sa petite amie Phyllis, attendait un enfant, qu’elle perdit d’ailleurs par la suite. Aussi pour une fois j’ai accepté de revenir.”
“Quand Hugh et moi, nous marièrent, Universal voulait que l’on se marie aussi à l’écran, pour la séquence du mariage du film avec Irene Dunne, ‘Unfinished Business.’ C’était une lubie de Richard Birdwell, l’agent publicitaire de Jean Harlow. Ils pensèrent que cela aurait été un bon coup de pub ! J’étais horrifiée! J’ai eu recours à maints stratagèmes pour que cela ne soit pas, mais ils n’arrêtaient pas de revenir à la charge. Je leur ai dit que nous n’avions pas d’endroit où vivre pour l’instant et ils me répondirent, ‘On va vous trouver un endroit.’! J’étais consternée! De toute façon, je suis sorti de ce traquenard ! Hugh et moi nous marièrent finalement en 1941 et eurent trois enfants—Hunter, né en 1943; Kristan, né en 1945 et Mark, né en 1949. Nous avons acheté une île dans le Minnesota, ainsi nous avions un endroit où venir chaque année avec les enfants, juste pour qu’ils voient où j’avais grandi.”
“Je suis devenue une psychologue auprès de la Footlight’s Child Guidance Clinic à l’Hollywood Presbyterian Hospital. Je me suis impliquée dans cela et n’ai jamais considéré occuper un rôle dans ‘Leave it to Beaver’ (projet dans lequel son mari Hugh Beaumont joua) ou tout autre projet du même genre.” (Hugh Beaumont décéda en 1982.)
“Quand je suis retournée dans le Minnesota, j’ai continué à être une psychologue. Pendant les 25 dernières années, j’ai été Mrs. Fred Doty. Depuis que j’ai pris ma retraite de psychologue, je me suis tournée vers l’écriture —des histoires pour enfants et aussi mes mémoires. Une de mes meilleures amies est Marge Raitt, qui est mariée au chanteur John Raitt. Aussi, je connais Bonnie Raitt depuis sa naissance!”
Bien que Kathryn Adams apprécia, à l’exception d’un maquilleur, toutes les personnes avec lesquelles elle travailla, elle dit néanmoins que “Maria Montez n’était pas une personne très plaisante. Elle fit partie des exceptions ! ”
Au sujet de sa carrière en général, Kathryn songea, “Je ne regrette pas d’avoir quitté le métier; je regrette de ne pas l’avoir assez apprécié à l’époque. Tout fut tellement facile, je n’y pensais pas à l’époque, comme je le fais maintenant. Hugh ne me demanda pas de quitter le métier—je l’ai juste quitté pour élever mes enfants—c’était un monde différent. Jouer n’était pas quelque chose pour laquelle je me languissais—cela arriva par hasard. J’aime l’eau et suis une bonne nageuse. J’aime aussi la nature sauvage. J’ai actuellement une belle vie… j’ai un petit appareil auditif, possède toutes mes dents et n’ai absolument pas fait de lifting du visage, en dehors des petits piercings aux oreilles pour pouvoir porter ces curieuses boucles d’oreilles sans fin, que l’on ne portait pas dans les westerns.”
Kathryn Adams est décédée le 14 octobre 2016 à Mankato, Minnesota de causes naturelles. Elle avait 96 ans.

Sa contribution au western se décompose comme suit :

Molly Cures a Cowboy de Jean Yarbrough (1940), Molly
Bury me not on the Lone Prairie de Ray Taylor (1941), Dorothy Walker
Rawhide Rangers de Ray Taylor (1941), Jo Ann Rawlings
Arizona Cyclone de Joseph H. Lewis (1941), Elsie

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