Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 19 juil. 2011 22:25

jamesbond a écrit :
U.S. Marshal Cahill a écrit :😉
par contre, effectivement, aucune bio sur Cecil B. DeMille => http://decrypte.westernmovies.fr/star.p ... B.+DeMille


puis je me permettre Marshall ,je suis en train de préparer justement une bio sur lui, et Mary Pickford il ne faut pas oublier que c'était le premier réalisateur qui à était à l'origine de la création d'Hollywood avec ses potes Adolphe Zucor,Samuel Goldfish alias Samuel Goldwyn,Jesse Lasky etc... UNE bio c'est long et dure à préparer,mais je suis en train de me mettre à la tâche... Soyer patient les gares c'est pour bientôt.


il suffisait de demander :D :beer1:
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jamesbond
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Re: Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

Messagepar jamesbond » 19 juil. 2011 22:32

You're welcome Marshall :wink: :beer1:
This is the West ,Sir . When the legende becomes fact, print the legende( The man who shot Liberty Valance,L' homme qui tua liberty valance)

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 02 sept. 2011 20:43

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metek
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Re: Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

Messagepar metek » 27 nov. 2012 5:42


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Yosemite
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Re: Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

Messagepar Yosemite » 15 avr. 2013 22:23

Cela m'est toujours un peu difficile de parler d'un film de C. B. DeMille, difficile d'en avoir un point de vue d'ensemble tant le critiquable, selon moi, côtoie le magnifique (toujours selon moi, mais pas seulement cette fois...).
Adepte des décors somptueux et des scènes foisonnantes, j'avoue qu'il ne figure pas dans mes réalisateurs de westerns favoris. Pour autant, comment ne pas être séduit par cette direction d'ensemble et la beauté de ces décors ?

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Entrée dans la grande tente de Sid Campeau (Brian Donlevy)... un tripot où la vie d'un homme ne vaut pas cher, où les prostituées sont légion et où il fait bon se sentir, presque, riche rien qu'en se retrouvant sous tant de dorures voire de simples verroteries clinquantes.
Un très beau décor magnifiquement introduit, par une caméra placée à hauteur d'homme ou presque et formant un angle qui fait fi des fioritures et ainsi, laisse place à celles du lieu.
Yo.

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Yosemite
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Re: Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

Messagepar Yosemite » 15 avr. 2013 22:40

Très beau moment également, Paddy O'Rouke (Regis Toomey) meurt, il demande à cette belle dame qui vient l'accompagner de lui lire la lettre qui lui était destinée et qu'il attend dans on ne sait quel imaginaire. La belle dame en question, Mollie Monahan (Barbara Stanwyck) en saisit une, un peu au hasard, et voici ce qu'elle contient :
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Pas grave, la fort attentionnée Mollie se met à improviser une lecture amoureuse à l'attention du mourant qui, finalement, ne désirait qua cela :
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Et la mort en est presque rendue douce par ce pieux mensonge.
C'est vraiment très joli, très romantique. Pas ce que j'aime le plus en matière de mise en scène ni d'interprétation, mais reconnaissons que c'est bien joli.
Yo.

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Yosemite
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Re: Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

Messagepar Yosemite » 19 avr. 2013 22:49

"Union Pacific", un western doté d'une esthétique et d'une grandiloquence propres à son réalisateur. Les scènes d'ensemble sont toujours superbes et magnifiquement animées.
Dans l'ensemble, la recherche de témoignage historique me semble réussie, tant dans l'effort de travail qui est illustré ici, que dans l'effort de compétition, souvent malveillante, dont C.B.DM ne cache rien.
Cela fait toute la grandeur du film me semble-t-il ; il n'en fallait pas moins pour relater une telle entreprise que celle qui consistait à relier, par voie ferrée, la côte Atlantique, à la côte Pacifique. Une ligne de fer entre deux océans.
C'est aussi pour cela que, dans la rubrique "retitrages", je préfère tous les titres qui mentionnent le train, comment ne pas l'évoquer dès le nommage du film ?

Ce western constitue un beau document en fait selon moi.
En revanche, filmiquement il souffre de quelques défauts qui créent un véritable manque.
Le premier d'entre-eux est le déficit d'écriture des personnages. Et, pour ne citer qu'elle, celui de Mollie Monahan interprété par Barbara Stanwyck, pourvue de répliques pauvres, héritant de mises en situation expédiées...
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La ponctuation constante de petits moments humoristiques ne me semble pas suffire à masquer cette lacune (cf. capture ci-dessus), et non plus, elle ne me semble pas combler l'absence d'un scénario cohérent et continu.
Autant dans les recherches d'esthétique ensembliste, C.B.DM excelle, autant lorsqu'il s'agit d'offrir de la continuité au spectateur, il me semble plus faible, dans ce film là tout du moins.
En fin de compte, ce western donne l'impression d'une succession de diapositives, superbes et magnifiquement ouvragées certes, mais manquant de linéarité et de continuité.
Un film qui dans l'ensemble est tout à fait agréable voire spectaculaire, mais qui n'a pas le côté "forgé" des westerns tels que je les aime.
Une mosaïque plus qu'une sculpture en quelque sorte.
J'aime les deux (mosaïque et sculpture) dans le monde artistique, mais dans le western, je préfère la seconde approche.

Cela dit, il s'agit je crois d'une oeuvre à voir et à revoir. Nous sommes ici en face d'un travail qui est quand même d'une qualité superbe. Mais à regarder sous un angle qui n'est pas forcément celui du western... tel que je l'aime tout du moins :sm43: .
Yo.


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lasso
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Re: Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

Messagepar lasso » 04 janv. 2016 10:42

Encore un Western qui reste toujours assez discret sur ce forum... :?
Alors qu'il s'agit d'un film Historique de Pionniers du Rail, première ligne de chemin de fer reliant l'Atlantique au Pacifique de 1862 à 1869.
DeMille a pu intégrer dans ce Western s'occupant de ce challange, d'intégrer un complot criminel dirigé par un riche banquier, restant à
l'arrière (comme toujours), afin de saboter cette entreprise courageuse, ainsi que d'une romance amoureuse entre deux amis, maintenant
adversaires, avec la même jolie fille.
Les conflits avec les ouvriers, les bagarres dans les villes improvisées, ainsi que les Indiens, mécontent de l'arrivée du Cheval de Fer, ne
manquent pas. Ce Western Monumental passe sans aucun ennui (117 minutes). Séquences bien filmées des Trains accidentés.

Le Titre allemand : Cette Femme m'appartient :num10
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lasbugas
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Re: Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

Messagepar lasbugas » 14 nov. 2018 20:17

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Re: Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

Messagepar lasbugas » 06 févr. 2019 20:26

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Moonfleet
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Re: Pacific Express - Union Pacific - 1939 - Cecil B. DeMille

Messagepar Moonfleet » 10 mai 2019 10:06

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Pacific Express (Union Pacific, 1939) de Cecil B. DeMille
PARAMOUNT


Sortie USA : 27 avril 1939

Après la Fox, la United Artists et la Warner, le studio à la montagne étoilée allait à son tour, en avril 1939, proposer son western de prestige de l’année. Le fait historique narré est le même que celui du Cheval de Fer (The Iron Horse) de John Ford, à savoir la construction entre 1860 et 1869 du premier chemin de fer transcontinental Est-Ouest aux Etats-Unis. Alors que La Central Pacific et ses travailleurs chinois s’avançait du Pacifique (la Californie) vers l’Est franchissant les Montagnes rocheuses, L’Union Pacific, surtout constitué d’ouvriers Irlandais, démarrait son périple à partir du Mississippi pour aller à sa rencontre à travers les plaines. Il fallut neuf années pour arriver à bout de ce chantier titanesque ; neuf années au parcours semé d’embûches durant lesquelles les deux compagnies luttèrent de vitesse car le gouvernement octroyait les crédits en fonction du kilométrage de voies posées. La jonction eut lieu le 10 mai 1869 à Promontary Point dans l’Utah. Les derniers rails furent scellées à l’aide de clous d’or et d’argent ; les locomotives 119 et Jupiter purent alors symboliquement rouler jusqu’à se rejoindre sous les vivats de la foule en délire. Une date historique et une célèbre photographie déjà mise en mouvement par John Ford en 1924 et que Cecil B. DeMille refera vivre pour clôturer son film. Pour les séquences ‘documentaires’, le président de l’Union Pacific prêta au cinéaste les meilleurs poseurs de voie de sa compagnie ; leur virtuosité était telle que ces scènes les voyant travailler furent utilisées par le gouvernement à des fins militaires d’entrainement durant la Seconde Guerre Mondiale. Dommage que ces moments soient trop vite expédiés dans le courant du film car le réalisateur n’a décidément pas son pareil lorsqu’il s’agit de sublimer les travaux physiques et difficiles (il le prouvera encore dans Sous le plus Grand Chapiteau du Monde) ; on regrettait déjà que John Ford ne s’appesantisse pas plus longuement sur de tels instants, DeMille les expédiera encore plus rapidement !


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Comme pour The Plainsman, Cecil B. DeMille se lance donc à nouveau dans la fresque historique à grand spectacle mêlant faits réels à une intrigue romanesque qui voit deux hommes amoureux d’une même femme. Ces deux hommes, ce sont Jeff Butler (Joel McCrea), chargé de surveiller la bonne marche de l’équipe de construction, et Dick Allen (Robert Preston), le bras droit de Campeau (Brian Donlevy), escroc chargé par de vils spéculateurs de ralentir l’avancée de la compagnie afin que la concurrente la prenne de vitesse et se récupère ainsi la majorité des crédits. Pour se faire, avec son casino roulant, il sème le désordre parmi les ouvriers, les soulant et les poussant à la révolte contre des patrons mauvais payeurs (et pour cause, Campeau et sa bande dévalisent les trains amenant la paie). La femme qui attire leurs égards n’est autre que la fille du machiniste de la locomotive, la jolie Mollie Monahan (Barbara Stanwyck). En plus de devoir lutter contre les sabotages perpétrés par la bande de canailles de Campeau, l’Union Pacific devra combattre les mauvaises conditions météorologiques, les obstacles naturels ainsi que les attaques indiennes.


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Cette entreprise gigantesque qui débuta au début la Guerre de Sécession fut combattue en haut lieu, les dignitaires souhaitant que les fonds du gouvernement servent à autre chose de plus pressant comme la fabrication d’armes. Comme dans The Plainsman, le cinéaste débute d’ailleurs son film par une réunion en haut lieu à propos des enjeux financiers, Ulysses S. Grant remplaçant ici Abraham Lincoln. Les conflits d’intérêts sont alors évoqués, les spéculateurs véreux apparaissant sans plus tarder dans les coulisses afin que les enjeux dramatiques soient clairement définis dès le départ ; des ouvriers vont devoir fournir des efforts surhumains qui seront systématiquement sabordés par un groupe de tenanciers de casinos peu scrupuleux. Juste avant, le générique avait été fait sur le même modèle que le film précédent, à savoir dans un style emphatique et promettant du grand spectacle. Grand spectacle qui est au rendez-vous, le budget alloué au cinéaste ayant été utilisé à bon escient ; nous assisterons tour à tour à d’efficaces séquences d’action comme la bagarre dans le train après qu’un indien ait été pris pour cible comme un lapin, la traversée d’un pont enflammé, le déraillement du train et le siège par les indiens qui s’ensuit, l’avancée du convoi ferroviaire à travers les montagnes enneigées, la poursuite à cheval de Robert Preston par Joel McCrea…


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Mais, contrairement à son western précédent, le suspense est moindre faute à un scénario qui peine à nous rendre les personnages attachants, leur écriture étant bien trop uniforme et monocorde, nous sentant du fait moins impliqués dans ce qui peut leur arriver ; il suffit de comparer les séquences de siège des deux films pour s’en rendre compte, la première s’avérant intensément dramatique, la seconde même si plus spectaculaire, bien moins prenante. Etonnant d’ailleurs de la part d’Ernest Haycox qui venait d’écrire le scénario de Stagecoach qui au contraire brillait par sa capacité de nous avoir fait éprouver de l’empathie pour tous ses protagonistes. Etonnant aussi quant on sait que le trio est interprété par trois excellents acteurs, Robert Preston s’étant fait le spécialiste de ce type de rôle de ‘Bad Guy’ pas spécialement méchant. Il leur manque à tous (ainsi qu’aux seconds rôles) un supplément d’âme et le duo Joel McCrea/Barbara Stanwyck, trop mécanique, est loin de posséder la prestance et le charme de celui formé par Gary Cooper/ Jean Arthur.


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Une fresque historique efficace mais qui d’une part évacue un peu trop facilement certaines vérités peu reluisantes (le massacre des indiens en cours de route pour pouvoir sécuriser le chantier) alors que les séquences du début laissaient présager une prise de position vite oubliée, d’autre part un peu trop bavarde et trop légère de ton pour convaincre totalement. Parfois plus proche de Lucky Luke que du cheval de fer. Mais malgré mes griefs, n’hésitez pas à vous forger votre propre opinion car il suffit de lire la plupart des historiens et critiques de cinéma pour constater que la majorité pense le contraire à propos des deux premiers westerns du cinéaste, le second étant dans l’ensemble bien mieux considéré que le premier auquel je trouve pour ma part bien plus de charme.



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