Impitoyable - Unforgiven - 1992 - Clint Eastwood

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tepepa
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar tepepa » 22 sept. 2009 13:45

McGreen, d'accord avec toi, c'est bien sûr une histoire de point de vue, dans une balle signée X, l'histoire est inversée, et la fin est conventionnelle malgré tout! :wink:
Et oui cher juh, la plupart des chef d'oeuvre du western ont une fin conventionnelle, et ça ne me dérange aucunement! Ce que je me borne à dire, c'est que la fin de Impitoyable est conventionnelle alors qu'on nous a vendu une sorte de western ultime, où Eastwood en termine enfin avec son personnage invulnérable. Rien de plus faux! Mais Impitoyable est un très bon western malgré tout :wink: .

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Pike BISHOP
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar Pike BISHOP » 22 sept. 2009 14:42

Ce qui fait que la critique (pas EASTWOOD) a appelé "UNFORGIVEN" western ultime, c'est la démythification du héros EASTWOOD...et de ses actes.
Sale type comme il se dit lui-même, sauvé des crimes et de l'alcool par une épouse...Veuf, il n'est plus qu'un zombie, pataugeant
dans la boue pour sauver ses porcs fiévreux, ayant toutes les peines à élever ses enfants...
Ayant perdu l'usage des armes et de la monte... c'est comme le vélo, ça revient vite...Mais le pistoléro n'en reste pas moins
désabusé...
Nous sommes aux antipodes des précédents opus Clintiens...Justicier fantomatique, irréel, rêvé...Qui tire à la LUCKY LUKE...
Même le plus réaliste de ses films joue avec un running gag à la TEX AVERY...JOSEY WALES crache sa chique avant de fusiller
des dizaines d'adversaires de ses 2 colts walker...
Ici, il est montré combien il est facile et difficile de tuer quelqu'un...Qu'une arme peut s'enrayer, un coup foirer..une cible n'être
pas atteinte en un point vital...Qu'on ne s'improvise pas tueur...Que celui qui donne la mort n'en sort pas intact...
Il y a deux tueurs de nature dans le film...MUNNY et LITTLE BILL le Shérif, quel est le plus atroce, je ne saurais le dire...
Si MUNNY dans ses éclairs de conscience cherche une rédemption ou un pardon à sa vie de scélérat..L'autre est l'ordure absolue,
bourgeoise, hypocrite..Satisfaite d'elle même, suffisante, cachant ses turpitudes ( certainement proxo, et parrain de la ville qu'il administre)
derrière la façade de la loi..Il laisse échapper son sadisme, bien que représenté comme "brave type" construisant sa baraque...
ou disant " Je n'ai pas mérité ça !!!" S'il y a convention, c'est plutôt dans ce personnage dissimulé..
Il y a deux intermédiaires...les personnages de Richard HARRIS et de Morgan FREEMAN....Durs aussi, mais avec suffisamment d'humanité
pour "tomber" devant le salaud...Puis les "pieds tendres" les extérieurs le jeunôt mirot et le journaliste qui fait dans son froc...
Dans cette humanité (qui n'en est guère)..Le seul qui peut détruire le mal est le mal lui-même...d'une façon impitoyable...
Là, le titre français trompe..UNFORGIVEN veut dire impardonnable...Qu'est ce qui est impardonnable ? Le passé de MUNNY ou le sadisme
de LITTLE BILL ?...J'opterai plutôt pour la 2ème solution...
Après leur contrat minable achevé, dans quelles difficultés, MUNNY aurait pu ne pas revenir, sauf pour celui qui le rattache encore
à la fois à son passé et à une part d'humanisme..Son ami noir...Le traitement qu'en a fait LITTLE BILL est impardonnable et sera puni
d'une décharge à bout portant certainement dans le crâne de l'homme à terre...Retour à la terreur..
Mais d'après le carton final, retour après à une vie rangée et anonyme dans une ville pour MUNNY et ses enfants...
Non conventionnel, peut-être pas tout à fait... Ultime car démythifiant ..Mais difficile de prendre MUNNY pour un héros, alors que le
personnage est manifestement "dérangé".Malade et pas que de la grippe..Il ne se paye pas "en nature" avec les prostituées..disant qu'il est marié et fidèle !!!
et des tas d'autres réflexions le plaçant dans un monde à part..Peut-être là, il rejoint les précédents personnages joués par EASTWOOD
l'homme sans nom, le prêcheur, Josey WALES....
If they move, kill'em !!

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Vin
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar Vin » 22 sept. 2009 17:45

Je crois que Munny va plus loin que les précédents personnages de Clint, car rien,absolument rien, ne le rend sympathique.
Si on imagine un autre acteur dans le rôle, il devient détestable.
Quant à "Impardonnable", il s'agit peut-être de l'agression de départ envers la prostituée, mais je penche pour le rôle de Munny malgré tout, peut-on lui pardonner quoique ce soit?
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Juh
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar Juh » 22 sept. 2009 18:18

Camarade Vin, je ne serais pas aussi inflexible que toi. Munny a été le pire des salauds, soit, mais on craque quand même un peu devant les regrets qu'il exprime à son compagnon , devant cette amitié sincère, son comportement chevaleresque à l'égard des ptites dames et son amour indestructible pour feue sa bourgeoise. En fait, il est effectivement impossible d'aimer le film si le personnage de Munny ne parvient pas à susciter un minimum de sympathie ! Encore une fois, pas de vérités mais des sensibilités !

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tepepa
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar tepepa » 22 sept. 2009 18:55

Unforgiven ne veut pas dire "Impardonnable" (qui se dirait plutôt unforgivable), mais "Impardonné", c'est à dire celui qui n'a pas été pardonné pour ses fautes et qui est rejeté à cause d'elles. Pour moi, il s'agit de Munny. :sm32:

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MrGreen
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar MrGreen » 22 sept. 2009 22:56

Impardonné est aussi ce que j'avais compris.
Et par extension je comprend "le diable", ou si vous préférez l'ange déchu, rejeté, à l'instar de Lucifer . La personnification du mal, quoi
(dans la tradition chretienne, of course)
Tu seras assez proche pour entendre la première balle. Et assez mort pour ignorer la seconde.

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musselshell
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar musselshell » 26 sept. 2009 8:38

Le carnage opéré par Munny dans le saloon (la "résurection eastwoodienne") joue avec le conventionnel. Unforgiven est tout au long une quasi étude des mécanismes de la violence, qui vont de la fausse justification éthique à la gestion maladroite des conflits, des présupposés destructeurs à la colère justifiée mais pourvoyeuse du pire pour tout le monde...se greffe sur tout çà la fascination: celle d'une civilisation, celle d'un public. Unforgiven brasse admirablement tout çà...en se posant là comme un film qui interroge tous azimuths, à la fois froidement, implacablement, et en mettant de l'épaisseur partout.
Munny tue tout le monde, Little Bob surtout...son alter-ego du bon côté du manche, le facho sympathique qui "n'a pas mérité çà"...Eastwood nous dit là "vous voyez que vous êtes contents"...mais vous sentez bien que "vous êtes un peu mal"...Quand on tue un homme, on lui enlève tout ce qu'il a...Même après l'avoir compris...on y retourne. Car le mythe se permet tout.
Tout le film manipule le spectateur.
Fin conventionnelle...peut-être, mais alors jusqu'au malaise...ce qui en fait autre chose...
...et il faut revenir aux images. Le plan long sous l'arbre solitaire, le ciel bas, et ce cavalier qui s'approche au loin...La bouteille de whisky, deux goulées, trois, quatre..."Et çà n'a pas fait peur à Little Bob, hein...".
La machine à tuer ne tremble plus. Elle a sa dose nécessaire.
Conventionnel? A regarder de plus près. Ca SE PERMET de finir conventionnellement...Tour de force, plutôt...
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

old timer
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar old timer » 26 sept. 2009 23:19

Ça y est je l’ai revu, et je maintiens mes positions. Ça reste le meilleur western de ces 20 voire 30 dernières années, mais ça tout le monde le sait. Je ne le trouve pas conventionnel du tout, même dans sa fin.

On n’est pas dans un film de vengeance je trouve, si ce n’est la vengeance des prostituées contre les cow-boys qui ont défigurée l'une d’elles. En ce qui concerne Munny j’ai été surpris de voir à quel point il passe tout le film à freiner des 4 fers pour ne pas retomber dans ses vieux démons. Il refuse obstinément de boire, il se laisse tabasser par le shériff, il laisse les amis du cow-boy blessé aller s’occuper de lui : sa part d’humanité a toujours le dessus et en hommage à sa femme défunte il parvient tant bien que mal à rester « clean », en désamorçant les conflits plutôt que de rendre coup pour coup.

La thématique de la vengeance de Munny arrive… à dix minutes de la fin ! C’est effectivement la scène-clé du film, au pied de l’arbre, après le 2e meurtre Le Kid se saoule quand il réalise ce qu’il vient de faire : tuer un homme. Il en restera traumatisé à vie. Une prostituée arrive et leur apprend que Ned (Morgan Freeman) est mort, torturé par le sheriff (Gene hackman). Munny ne fait aucun éclat, il demande juste des détails, et tout à coup vous réalisez que tout en conversant avec la fille il est en train de boire à la bouteille de whisky du Kid… et vous comprenez que ça y est, la digue a sauté…Consciemment ou non il sait qu’il y va, qu’il doit remettre ça… reprendre son ancienne vie, retourner en enfer… ça ne lui procure aucun plaisir et à nous non plus.. la justice l’exige : ne rien faire serait lâche et il ne pourrait vivre avec cette idée, mais en revenant à la violence il se parjure auprès de sa femme et cela lui coute encore plus… Il est coincé, il n’y a aucune voie de salut…

Le final dans le saloon continue à me glacer le sang comme la première fois. On n’est pas dans la scène cathartique du vengeur qui punit les méchants à la fin en nous faisant bien plaisir… ça se passe mal, de façon atroce (il tire dans le dos même parfois), les autres sont supérieurs en nombre pourtant… mais beaucoup ont peur et sont trop heureux de détaler quand on leur en donne l’occasion… Pas très réaliste cette scène ? Une réplique de dialogue avec Beauchamp le journaliste règle le problème :il demande à Munny comment il a fait, s’il faut d’abord éliminer les meilleurs tireurs c’est ça ? Réponse : la chance ! « J’ai toujours eu de la chance quand il s’agit de tuer les gens ! » La vache, quelle réplique terrifiante ! quel résumé glaçant d’une vie entière de crimes ! Et aucun triomphalisme dans tout ça, bien au contraire… On n'est pas dans le shéma du héros vengeur, à tout moment on nous rappelle à qui on à affaire... le contraire d'un héros pour chanson de boy-scout !

Quand il sort du saloon et que personne n’ose l’affonter, et c’est dans l’ordre des choses; Quand il dit « celui qui me tire dessus je reviendrai le tuer, je tuerai sa femme, ses enfants, ses amis… » ça fait un peu croque-mitaine oui, mais ça marche parfaitement parce que… ils savent que c’est vrai ! C’est William Munny du Missouri , un type qui n’a fait que ça pendant des années, et qui vient de remettre ça juste devant leur nez ! Donc ilest logique qu'il s'en sorte. Ce qui serait conventionnel pour moi serait de reprendre le shéma classique, que le scénario invente une péripétie pour qu'il meure quand même, afin qu'il soit puni, car le crime doit être toujours puni au cinéma, vous savez... et là ça nous ramènerait des années en arrière !

L’image finale de Munny revenu chez lui laisse des interrogations ; peut-il reprendre une vie normale après ça , même s’il a touché l’argent pour ses enfants cela valait-il le coup de rompre un serment sacré et de perdre son meilleur ami pour ça ? Le spectateur conclut de lui-même. Pas besoin d’en rajouter, tout a été dit, et bien dit .

Bref voilà un film vertigineux,riche, qui a tout ce qui manque à des « 3h10 pour Yuma » ou « Appaloosa » pour passer à la dimension supérieure: un véritable point de vue sur la violence et ses conséquences, et pas seulement un étalage des scènes sanglantes justifiées par le besoin de vengeance des héros. (cf 90% du cinema US d’aujourd’hui, polars, films d’action, de super-héros…) "Impitoyable" restera une exception, un instant de grâce où le cinéma le plus violent du monde se remit en question en profondeur avant de retomber aussitôt dans ses habitudes commerciales déplorabls.)

Juh
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar Juh » 27 sept. 2009 5:52

On peut se demander si Munny, homme ordinaire pendant à peu près tout le film y compris l'extrême fin (père de famille comme il y en a tant) n'est pas le reflet du spectateur lui-même. Est-ce un monstre qui s'est rangé des massacres ou un homme comme nous, qui veut bien passer inaperçu, mener une vie tranquille, mais à condition qu'on ne vienne pas lui marcher sur les pieds? Le citoyen le plus paisible n'est-il pas le meutrier potentiel d'un emmerdeur, d'un voisin grossier, d'un agresseur ? Tout le monde a rêvé un jour ou l'autre d'expédier quelqu'un ad patres, non? Le personnage de Munny n'incarne-t-il pas simplement une partie non exprimée de l'être humain ?

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musselshell
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar musselshell » 27 sept. 2009 9:22

Old Timer a écrit:

On n’est pas dans un film de vengeance je trouve, si ce n’est la vengeance des prostituées contre les cow-boys qui ont défigurée l'une d’elles


Et c'est fondamental...car tout va s'enclencher à partir de là, comme une mécanique infernale qui échappe à tous les protagonistes. Les responsabilités sont tellement diffuses, tellement "humaines"...qu'on est ici à la fois proche d'un certain réalisme psycho-sociologique et, sacré tour de force, de l'analyse, du ré-éclairage de la mythologie du western. On part d'une mini humiliation (la quéquette toute petite du cowboy) pour aboutir à un carnage dans un saloon, par un seul homme...la mythologie par excellence. Soi dit en passant, de Pale Rider à Unforgiven, et de façon différente, Eastwood varie autour de Shane...et la généalogie est bien plus profonde qu'il n'y parait.
C'est ici le sentiment d'injustice qui va mener au pire. Les prostituées, humiliées par ce qu'elles considèrent comme de la complaisance à l'égard des cowboys, décident d'agir en contournant Little Bob...qui lui a cru faire au mieux, en faisant rembourser (une pute défigurée rapporte moins, les affaires sont les affaires), en faisant fouetter (çà c'est pour l'éthique...). Ca ne suffit pas, les filles, ulcérées, veulent plus...Et vient la rumeur. Il "parait que". On leur a "coupé les tétons". La rumeur/appel d'offre va courir la sagebrush pour arriver jusqu'à la ferme du veuf. Autre femme, ici. Morte, mais omniprésente. Jusqu'à la toute fin, en voix off et en musique (Claudia's Theme clôt le film).Ce film "dit" tellement de choses qu'on pourrait l'analyser via... la condition féminine, l'équité de l'appareil judiciaire, l'éthique dont celui-ci est capable ou non,la vengeance, la rumeur, la construction du conte (le journaliste accroché aux basques de l'un pour finir derrière l'autre avant de vider sa vessie...), l'alcool, qui décide, autant que celui qui boit, ... plus l'Ouest (c'était quoi? merveilleux Richard Harris en English Bob), plus le travail du temps, plus la prédestination, plus la possibilité ou l'impossibilité de la rédemption...Les mythes se construisent sur de la chair, faible et périssable.Sur le hasard surtout...qu'on aide toujours sans le savoir. Eastwood ne dit pas autre chose.
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar tepepa » 27 sept. 2009 10:16

Alors oui on peut gratter, on peut dire que c'est conventionnel mais avec du malaise parce que le héros n'est pas un héros, où dire que ce n'est pas conventionnel parce que c'est un salaud et donc c'est le faire mourir en expiant ses fautes qui eut été conventionnel.
Il n'empêche, Eastwood donne au spectateur ce qu'il est venu chercher, et même si c'est suffisamment habile pour ne pas être cathartique (comme ne le sont pas les massacres de la Horde Sauvage, n'empêche que c'est cela qu'on vient chercher - en premier lieu - en venant voir ce film), cela va à l'encontre - je trouve - du propos du film. Vous m'embêtez à la fin... :mrgreen:

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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar musselshell » 27 sept. 2009 10:33

tepepa a écrit :Alors oui on peut gratter, on peut dire que c'est conventionnel mais avec du malaise parce que le héros n'est pas un héros, où dire que ce n'est pas conventionnel parce que c'est un salaud et donc c'est le faire mourir en expiant ses fautes qui eut été conventionnel.
Il n'empêche, Eastwood donne au spectateur ce qu'il est venu chercher, et même si c'est suffisamment habile pour ne pas être cathartique (comme ne le sont pas les massacres de la Horde Sauvage, n'empêche que c'est cela qu'on vient chercher - en premier lieu - en venant voir ce film), cela va à l'encontre - je trouve - du propos du film. Vous m'embêtez à la fin... :mrgreen:


Ca ne va pas à l'encontre...çà le rencontre. Puisque ce que cherche le spectateur est justement ce qui suscite le malaise. Le film finit sous l'orage, la nuit, avec un monstre qui menace et paralyse...La variation a eu lieu, via le retour et la métamorphose...Eastwood revient au thème. Il offre le final attendu...mais il nous tend de fait un miroir... C'est du Beethoven :sm32: :mrgreen: : la forme sonate est respectée, mais sa grammaire a explosé.
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar Juh » 27 sept. 2009 11:15

Pour du conventionnel , voilà qui donne prise à beaucoup de commentaires et d'angles de lecture. Ah! Si les épisodes de Bonanza pouvaient susciter de pareils débats !

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crazy horse
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar crazy horse » 17 janv. 2010 18:56

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Impitoyable - Unforgiven de Clint Eastwood - 1992

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 22 janv. 2010 20:45

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