Le Western Muet : l'année 1920

Hombre vous propose un aperçu des westerns muets au fil des années
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Le Western Muet : l'année 1920

Messagepar Hombre » 21 janv. 2018 18:25

Année 1920



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Le Signe de Zorro (The Mark of Zorro)
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Douglas Fairbanks et Marguerite De La Motte :
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Don Diego de la Vega est un riche héritier blasé qui trimbale sa nonchalance au grand désespoir de son père
qui voudrait le voir marié. Il l'invite donc à rendre visite à Lolita la fille des Pulido, famille poussée à
la ruine par le capitaine Romero qui harcèle Lolita. Celle-ci, enthousiaste tout d’abord à l'idée de la venue de Don Diego,
déchante rapidement et va le mépriser en tant qu’homme. Mais ce que tous ignorent, c'est que Don Diego est " Zorro,"
le chevalier masqué défenseur des pauvres et des opprimés, dont le mot d’ordre est « Justice pour tous »…

Film fondateur du mythe de Zorro. Douglas Fairbanks est à l’origine du projet, il écrit le scénario et son apport
sur plusieurs aspects du film lui doit à n’en pas douter, son grand succès, notamment son jeu d’acteur mettant
l’accent sur la dualité des personnages. L'indolence de Don Diego contrastant avec le dynamisme de Zorro.
L’un provoquant le rejet et l’autre l’adhésion immédiate.

Voir le film sur le site Internet Archive : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... GAo4V0XCxU
Ainsi que sur ce site même : viewtopic.php?f=10&t=6097#p52797

Douglas Fairbanks :
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Fiche technique :
Réalisateur : Fred Niblo
Scénario : Elton Thomas d'après le roman The Curse of Capistrano de Johnston McCulley
Image : William McGann, Harry Thorpe
Production : Douglas Fairbanks Pictures
Durée : 107 minutes
Lieu de tournage : Raleigh Studios, Californie

Le réalisateur Fred Niblo et le caméraman William McGann :
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Distribution : Douglas Fairbanks (Don Diego de la Vega / Zorro), Noah Beery (le sergent Pedro), Charles Hill Mailes
(Don Carlos Pulido), Claire McDowell (Donna Catalina), Marguerite De La Motte (Lolita), Robert McKim (le capitaine
Juan Ramon), George Periolat (le gouverneur Alvarado), Walt Whitman (Fra Felipe), Sidney De Grey
(Don Pulido Alejandro), Charles Stevens (un ouvrier), Tote Du Crow (Bernardo), Noah Beery Jr., Charles Belcher,
Albert McQuarrie, John Winn

Douglas Fairbanks, Marguerite De La Motte, Noah Beery et Robert McKim :
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Pour le cœur de Jenny (An Eastern Westerner)
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Manhattan. Encore un fils à papa qui exaspère ses parents et son entourage . Pour lui apprendre
la vraie vie, son père l’envoie dans l’ouest…

Voir le commentaire de Pak : viewtopic.php?f=7&t=16278&p=224362&hilit=r%C3%A9compens%C3%A9s#p226655

Film à voir sur le site Internet Archive : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... 78PwwBSWSH


Les frasques de Harold dans Manhattan :
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Puis dans l'Ouest :
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Fiche technique :
Réalisateur : Hal Roach
Scénario : Frank Terry et H.M. Walker
Image : Walter Lundin
Production : Rolin Films
Durée : 23 minutes
Lieu de tournage : Hal Roach Studios - California,

Hal Roach
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Distribution : Harold Lloyd (le jeune homme), Mildred Davis (la jeune femme), Noah Young (Tompkins), Sammy Brooks, Belle Mitchell (femme au saloon), Charles Stevenson (joueur de cartes), Ben Corbett

Mildred Davis et Harold Lloyd :
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Buck Jones (1891 – 1942)

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Buck Jones bien que né dans l’Indiana, a été élevé au sein d’un ranch de Red Rock,
en territoire indien appelé aujourd’hui Oklahoma. Il y apprend le métier de cowboy,
devient un excellent cavalier et un bon tireur : acquis qui lui serviront dans ses futurs
westerns. Par la suite, il fera partie de la troupe du Miller Brothers Wild West Show,
on le verra aussi dans le Ringling Brothers Circus et lors d’une tournée en Californie,
il entrera comme figurant chez Universal puis comme doublure de William S. Hart,
Tom Mix et William Farnum, et deviendra une célèbre star cowboy à leurs côtés.
C’était un passionné de bolides , pilote d'essai de voitures de courses ainsi que
pilote d’avion.

1920, est une bonne année pour Buck Jones, elle marquera sa naissance en tant
que star ; il tournera 8 films , tenant le rôle de vedette dans sept d'entre eux.
The Last Straw est le premier long métrage où il obtient le rôle principal. Il tournera,
également un film avec John Ford : Pour son gosse.
1920, est aussi le début de sa très grande popularité. Le club de ses fans "Buck Jones Rangers",
regroupe 4 millions d’adhérents, ce qui était l'un des plus importants des EU. Il était
si célèbre que dans l'espace de quelques mois, il reçut 50.000 demandes de photos dédicacées.

Il sera crédité dans 168 films comme acteur et il en produira 23.
Il mourra en 1942 dans le célèbre incendie de l’hôtel Cocoanut Grove à Boston.

Voir sur ce forum : viewtopic.php?f=30&t=8788#p80723

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The Last Straw
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« Après avoir hérité du HC Ranch, la jeune Eastern, Jane Hunter, s'aventure dans l'Ouest pour prendre possession
de son héritage. Peu de temps après son arrivée, elle désigne un cow-boy nommé Hepburn comme contremaître.
L’employé du ranch Tom Beck soupçonne Hepburn d'être lié à la bande de voleurs qui s'en prennent au ranch,
mais ne dit rien. Une liaison s'établit entre Tom et sa patronne, et lorsque Dick Hilton, l'ancien prétendant de Jane,
la suit dans l'Ouest et lui fait des avances malvenues, Tom intervient et lui ordonne de quitter la maison.
Après la démission de Hepburn comme contremaître, Tom reprend le travail, se querelle avec Jane, et part traquer
les voleurs. Capturé par les hors-la-loi, Tom est laissé pour mort dans un canyon isolé. Alors que Tom se démène
pour se libérer, le gang est appréhendé et traduit en justice. Au moment même, ou Jane les accuse ,Tom apparaît
dans la salle d'audience. Ravie, elle se précipite vers lui, et dans le chaos qui s'ensuit, le gang s'échappe.
Suit une fusillade, Tom en sort indemne , et gagne le cœur de Jane. »
AFI
American Film Institute.

Premier long métrage de Buck Jones et le premier film où est la vedette.
Film considéré perdu.

Buck Jones et Vivian Rich :
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Fiche technique :
Réalisateur : Denison Clift
Scénario : Denison Clift, d’après une histoire Harold Titus
Image : Vernon L. Walker
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5 bobines)

Distribution : Buck Jones (Tom Beck), Vivian Rich (Jane Hunter), Jane Tallent (Bobby Cole), Colin Kenny
(Dick Hilton), Charles Le Moyne (Hepburn], Bob Chandler (Alf Cole), William Gillis (‘Two Bits’), H.W. Padgett
(Sam McKee), Hank Bell (Pat Webb, Zeib Morris (Riley, Lon Poff (Reverend Beal)



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Forbidden Trails
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« Larry Harlan supplie son partenaire Quinton "Squint" Taylor de localiser et de protéger sa fille Marion. Squint
parcourt le Kansas City, à la recherche de Marion, mais, sans succès . Lorsque Squint contrecarre
une tentative de vol durant le voyage, il rencontre Marion et gagne son respect. En arrivant à la maison, Squint
apprend qu'il a été élu shérif, mais son élection est invalidée par l’action de William Carrington. Celui-ci cherche
à séduire Marion, qui s'enfuit avec Squint pour se protéger. Désirant se venger, Carrington accuse Squint de
la mort de son partenaire et soudoie un Mexicain pour témoigner contre lui. Carrington tente alors d'enlever
Marion, mais Squint la sauve et tue son rival. Après que le Mexicain avoue s’être parjuré, Squint tient sa
promesse et épouse Marion. »
AFI American Film Institute.
Film considéré perdu.


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Fiche technique :
Réalisateur : Scott Dunlap
Scénario : Scott Dunlap, d’après l’histoire “Forbidden Trails” de Charles Alden Seltzer
Image : Vernon L. Walker
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5 bobines)

Distribution : Buck Jones (Quinton ‘Squint’ Taylor), Winifred Westover (Marion Harlan), Stanton Heck (William Carrington),
William Elmer (Davis), George Kunkel (Sheriff Danforth), Harry Dunkinson (Henry Parsons), Fred Herzog (Larry Harlan),
Edwin Booth Tilton (Judge Butterfield), Silver le cheval


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Pour son gosse (Just Pals)
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A l’aube du XXe siècle, nous sommes à Norwalk, à la frontière entre le Wyoming et le Nebraska. La vie va bon
train dans cette ville tranquille. Bim (Buck Jones) un sympathique paresseux, prend sous son aile, Bill (George Stone)
un jeune vagabond, jeté sans ménagements d’un train par un vigile des chemins de fer. Bim a par ailleurs un faible
pour Mary Helen Ferguson) l’institutrice. Mais, celle-ci est courtisée par Harvey (William Buckley), un banquier qui
se sert dans la caisse et convainc Helen de lui confier l’argent de l’école. Des bandits avec la complicité de Harvey
attaquent la banque. Bim, s’accuse du vol de l’argent de l’école et avec l’aide de Bill fera tout pour blanchir Mary…

Buck Jones :
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Pour son gosse, est une comédie. L’histoire, il est vrai est assez simple, mais, on peut y voir plusieurs aspects qu’on
verra dans les films de Ford plus tard : Une galerie variée de personnages, évoluant dans un microcosme, des
femmes fortes, un vieux shérif, les « gens respectables » qui ne le sont pas vraiment, et nos deux vagabonds qui
sauvent la maitresse accusée à tort. Ce sont eux les vrais gens respectables par leurs actions.
Buck Jones, longtemps figurant, doublure et covedette de Tom Mix, est au mieux de sa forme et se
donne à fond. Ford dira plus tard à Peter Bogdanovitch « Buck Jones était très bon. C’est dans ce film que les studios
ont découvert à quel point il avait du talent »
. George Stone, avait 13 ans au moment du tournage du film et on ne
peut s’empêcher de penser au film de Chaplin Le Kid, tourné l’année suivante.

C'est le premier film de Ford tourné pour la Fox.
A propos des titres français : Pour IMDb, Pour son gosse; pour Wikipédia, Pour la sauver et pour Peter Bogdanivitc,
Pour le sauver (?).

Regardez le film dans Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pour_la_sauver

Les deux potes, Buck Jones et George Stone
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Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : Paul Schofield, d’après une histoire de E. McDermott
Image : George Schneiderman
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5 bobines)

John Ford, en 1920 :
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Distribution : Buck Jones (Bim), Helen Ferguson [Mary Bruce), George Stone [Bill), William Buckley [Harvey Cahill),
Edwin B. Tilton (Doctor Warren Stone ) Eunice Murdock Moore [Mrs. Stone), Johnny Cookie (the Norwalk constable),
Duke R. Lee (Shérif), Slim Padgett (hors-la-loi), Pedro Leone (hors-la-loi), Bert Apling], Ida Tenbrook

Buck Jones et Helen Ferguson :
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Le plan final :
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The Daughter of Dawn
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"Ce film inconnu en France, n'avait été montré qu'une poignée de fois, lors de sa sortie à Los Angeles en octobre
1920, suivie de quelques projections à Kansas City, Tulsa et une poignée d'autres villes, avant de tomber dans
l'oubli. Malgré des preuves de son existence, notamment une évocation de la première du film au College Theatre
de Los Angeles dans le Montion Pictures News du 17 octobre 1920, une rumeur depuis persistait de son existence,
mais sans qu'il n'apparaissait dans aucune archive, les copies étant introuvables..."
Pak

La suite de l'article de Pak : viewtopic.php?f=32&t=16482#p230089



A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 22 févr. 2018 18:08, modifié 15 fois.

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Le Western Muet : l'année 1920

Messagepar Sitting Bull » 24 janv. 2018 15:47

Hombre a écrit :
Année 1920



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Le Signe de Zorro (The Mask of Zorro)
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A suivre...


Ne serait-ce pas plutôt "The MARK of Zorro" :?: (comme indiqué sur les "lobby-card")

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"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar pak » 24 janv. 2018 21:18

Hombre a écrit :_________________________________________
Pour le cœur de Jenny (An Eastern Westerner)
__________________________________________


Quelques mots sur ce film ici : Liste chronologique des westerns et de leurs récompenses (prix et nominations) (qu'il faudra qu'un jour je me décide à alimenter un peu plus... ).

:sm57:
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

Gary Cooper


http://www.notrecinema.com/

Le quiz western 2014

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 01 févr. 2018 9:22

Année 1920 (suite)



"Le cinéma des premiers temps avait beau être muet. Il a délié
les langues comme si tous les mots pouvaient ne pas suffire »


Jérôme Prieur in Le spectateur nocturne. Les écrivains au cinéma.

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George Marshall ( 1891 – 1975 )

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Eh oui ! Georges Marshall a commencé à travailler dans la période du cinéma muet
et cela peu le savent et peu le disent.
Marshall se souvient, qu’en 1912, il était venu voir sa mère après son expulsion de
l’université de Chicago, Il exerçait toutes sortes d'emplois : bûcheron, journaliste,
mécanicien...
Drôle de destin que celui de Georges Marshall. Le cinéma n'était pas vraiment une
vocation ni une passion chez lui, c'était surtout l'occasion d'un emploi et comme
il aimait à le dire « de s'amuser ».
Sa curiosité le pousse vers Hollywood, en plein essor de l’industrie cinématographique
et il va y rester 60 ans et réaliser 186 films (400 selon d'autres sources), de tous les
genres existants : westerns, comédies, thrillers, etc... « J’étais caméraman. J’ai coupé,
sur quelques blocs mes propres films avec une paire de ciseaux et les ai collés moi même
avec de la pâte ».

Formé sur le tas, Georges Marshall a d’abord été acteur et cascadeur dans les westerns
chez Universal (sa haute taille lui permettait de faire des acrobaties et de gagner un
dollar chaque fois qu'il tombait de cheval ) .
Puis, il se met à l’écriture des scénarios. En 1916 Marshall dirige son premier film qui
est aussi son premier western, Across the Rio Grande, avec Neal Hart, Olive Carey et
William Steele. Cette même année, il y aussi Love’s Lariat (déjà repertorié dans ce topic).
On compte beaucoup de westerns dans sa période muette.
Il réalise les sérials d’aventures interprétées par Ruth Roland et les westerns avec Tom Mix.
Puis, il devient le spécialiste des comédies de Mack Sennett. Entre 1925 et 1930 George
Marshall est le Monsieur comique du studio.

George Marshall martyrisé par Laurel et Hardy :
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________________________________________
Prairie Trails
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Photo : IMDb


« Tex Benton (Tom Mix) veut épouser Janet McWhorter (Kathleen O'Connor), mais son père (Charles K. French) ne lui donnera
sa bénédiction qu'à une condition, que Tex travaille dans son ranch pour s'occuper des moutons. Tex, qui est un cattleman,
refuse et se fait agresser au saloon, il réussit à s'enfuir mais le bandit Jack Purdy ( Sid Jordan ) le poursuit. Malgré tout,Tex au
passage prend le temps de sauver une femme sur un cheval en fuite. Après avoir caché la femme, il retrouve Janet et tous deux
vont à la recherche d'un pasteur.
Mais on pense que la femme a été kidnappée, et Purdy part à sa recherche pour obtenir la récompense offerte. Alors Tex doit
sauver la femme, encore une fois et Janet, dépitée, rentre chez elle. Tex ramène la femme à son mari, puis il doit s'en
prendre à Purdy qui a maintenant kidnappé Janet. Il la sauve et ils finissent par se marier. C'était une histoire particulièrement
stupide de Mix, avec des cascades extrêmes, comme un dessin animé, par exemple il saute d'une falaise à travers le toit d'une
cabane et continue à laisser quelques badguys l'avoir , tout cela sans prendre un moment de pause. »
Janiss Garza. ALL MOVIE

Film considéré perdu.

Charles K. French, Kathleen O’Connor et Tom Mix :
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Fiche technique :
Réalisateur : George Marshall
Scénario : Frank Howard Clark, James B. Hendryx
Image : Frank B. Good
Production : Fox Film Corporation
Durée : 5 bobines


Distribution : Tom Mix (Tex Benton), Charles K. French (Stephen McWhorter), Kathleen O’Connor
(Janet McWhorter), Robert Walker (Winnthrop Adam Endicott), Gloria Hope (Alice Endicott), Sid Jordan,
Harry Dunkinson, William Elmer

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Photo : Wikipédia




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Le Dernier des Mohicans (The Last of the Mohicans)
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Lire l'article de Hart sur ce site : viewtopic.php?t=16440#p229308
Et celui de Pak : viewtopic.php?f=7&t=16278&p=270097#p234492

Fiche technique :
Réalisateurs : Clarence Brown et Maurice Tourneur
Scénario : Robert A. Dillon, d’après le roman The Last of the Mohicans de James Fenimore Cooper.
Image : Philip R. Dubois and Charles van Enger
Musique : Arthur Kay
Production : Maurice Tourneur Productions
Durée : 73 minutes – 1800 mètres (6 bobines)
Lieu de tournage : Big Bear Lake et dans Yosemite Valley.

Les réalisateurs Clarence Brown et Maurice Tourneur :
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Distribution : Barbara Bedford (Cora Munro), Albert Roscoe [Uncas]), Wallace Beery (Magua), Lillian Hall
(Alice Munro), Henry Woodward (Major Heyward), James Gordon (Colonel Munro), George Hackathorne
(Captain Randolph), Nelson McDowell (David Gamut), Harry Lorraine (Hawkeye), Theodore Lerch (Chingachgook),
Jack F. MacDonald (Tamenund), Sydney Deane (General Webb]), Joseph Singleton, Boris Karloff (Indian)



Cette année une deuxième adaptation allemande du Dernier des Mohicans :
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Lederstrumpf
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Film allemand sortie en 2 parties :
1. Der Wildtöter und Chingachgook.
2. Der letzte Mohikaner

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"1740: Leatherstocking est en route pour rejoindre son ami Chingachgook, dont la fiancée Wah-ta-Wah a été enlevée
par les Iroquois. En chemin, il rencontre Harry Hurry, qui sort avec la fille deTom Hutter , Judith. À sa demande,
Leatherstocking et Harry l'aident à retourner chez les Iroquois, qui entre-temps sont allés soutenir les troupes
françaises, au camp anglais sous le commandement du colonel Munro. Le camp, cependant, est tombé aux mains
des adversaires avant leur arrivée.
Hutter et Harry sont à leur tour capturés par le chef iroquois Rivenoak. Leatherstocking doit maintenant
protéger les deux filles de Hutter. Chingachgook vient à son aide, mais ils ne peuvent empêcher Hetty et son père
de mourir dans le feu de l'action. Chingachgook et Wah-ta-Wah forment un couple; Leatherstocking continue
à travers les bois."
Wikipédia

Herta Heden et Bela Lugosy :
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Fiche technique :
Pays : Allemagne
Réalisateur : Arthur Wellin
Scénario : Robert Heymann
Image : Ernst Plhak
Production : Luna-Film GmbH production
Lieu de tournage :

Distribution : Charles Barley (Harry), Edward Eyseneck (Worley), Herta Heden (Judith), Gotfried Kraus
(Tom Hutter), Bela Lugosy (Chingachgook)




William Wellman (1896 – 1975)

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Après avoir combattu durant la Première Guerre mondiale, il est le premier Nord Américain
à s'enrôler dans la célèbre escadrille Lafayette Flying Corps, stationnée en Alsace-Lorraine.

Douglas Fairbanks est fasciné par les aventures vécues par Wellman et lui trouve une certaine
beauté pour être acteur. Il l'engage dans Douglas brigand par amour (1919) une de ses productions.
Mais, haïssant son image sur l'écran, il passe très vite derrière la caméra exerçant comme
"un garçon de courses, un assistant monteur, un assistant accessoiriste, un accessoiriste, un
assistant réalisateur, second directeur d'unité et finalement. .. réalisateur. "


En 1920 coréalise avec Scott Dunlap, The Twins of Suffering Creek, mais il n'est pas crédité.
Il réalisera encore 5 westerns dans sa période muette : The Man Who Won (1923) avec Dustin Farnum
et dirigera par quatre fois Buck Jones : Big Dan (1923) Not a Drum Was Heard (1924) The Vagabond Trail (1924)
The Circus Cowboy (1924)

Voir la Biographie de Demerval : viewtopic.php?t=19147#p273954

William Wellman, Joel McCrea et James B. Clark durant le tournage de Buffalo Bill, 1944 :
Image


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Twins of Suffering Creek
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Louise Lovely et William Russell :
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Photo : Wikipedia.


"William Russel acteur connu pour ses westerns, joue ici le rôle de Bill Lark propriétaire de saloon à qui il ne reste
que 3 jours à vivre.
Après une bagarre (où il a le dessous), avec le méchant Jim Pemberton, il se dit qu'il ferait aussi bien d'occuper
son temps en prenant soin de la seule famille de la ville de Suffering Creek. La femme s'est enfuie avec Pemberton
abandonnant mari et enfants . Pendant que le père poursuit le couple, Lark s'occupe des jumeaux . Il obtient de
l'épouse qu'elle revienne vers son mari et part à sa recontre en diligence au beau milieu d'une attaque des bandits
orchestrée par Pemberton. Celui-ci est tué par le mari vengeur . Lark échappe à sa condamnation à mort et retourne
à sa petite amie danseuse ."
ALLMOVIE

Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Scott Dunlap, William Wellman
Scénario : Julius G. Furthman d’après le roman Twins of Suffering Creek de Ridgwell Cullum
Image : Clyde De Vinna
Production : Fox Film Corporation
Durée : (5 bobines))


Distribution : William Russell (Bill Lark), Louise Lovely (Little Casino), E.A. Warren (Scipio Jones),
Bill Ryno (Minky Clark), Henry J. Herbert (Jim Pemberton), Joe Ray (Sunny Oak), Florence Deshon (Jess Jones),
Malcolm Cripe (un jumeau), Helen Stone (un jumeau)



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Thunderbolt Jack
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Image
Photo : IMDb.


Serial en 15 épisodes :
"Les parents de Jack sont bernés sur la vente de leurs terres par Bull Flint homme important de la ville
et voisin de la famille Hollidays . Du pétrole à été découvert et Flint acquiert malhonnêtement l'acte de
propriété et débute l'extraction du pétrole. Bess Morgan donne aux Hollidays une maison sur son ranch .
A son retour de l'université Jack sauve Bess des mains de Tom, frère de Bull tous les deux faisant partie
d'un gang . Après plusieurs tentatives Jack réussit à envoyer les deux frères Fint en prison , récupérer
ses terres et filer le parfait amour avec Besse." ALLMOVIE


Marin Sais et Jack Hoxie :
Image
Photo : IMDb.


Fiche technique :
Réalisateur : Francis Ford et Murdock MacQuarrie
Scénario : Hugh Hoffman, Webster Collison, d’après une histoire de Hugh Hoffman et Webster Collison
Image :
Production : Berwilla Film Corporation production
Durée : 9 000 mètres (30 bobines) (15 épisodes)

Francis Ford et Murdock MacQuarrie
Image.Image


Distribution :
Jack Hoxie, Marin Sais, Chris Frank, Steve Clemente, Alton Hoxie (Al Hoxie), Edith Stayart

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Photo : IMDb.



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Vanishing Trails
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Serial en 15 épisodes. Considéré perdu.
"Produit par le pionnier de l'écran William N. Selig, et réalisé par Léon De La Mothe, ce feuilleton western de
15 chapitres met en vedette Franklyn Farnum, (Silent Joe) un cowboy malin qui veut élucider le meurtre de
William Stilman (joué par L M Wells) et prouver qu'il en est l'héritier. Il recherche le trésor caché sur ses terres
par son ennemi , un homme sans scrupule Duke R . Lee. La jolie fille de ce dernier Lou est amoureuse de
Silent Jo . Le terrain montagneux avec "ses sentirs de fuite" est idéal pour leurs aventures"
ALLMOVIE

Fiche technique :
Réalisateur : Leon de la Mothe
Scénario : William E. Wing
Production : Canyon Picture Corporation
Lieu de tournage : 9000 mètres (30 bobines) 15 épisodes

Distribution : Franklyn Farnum, Mary Anderson, L.M. Wells, Duke R. Lee, Harry Lonsdale, Vester Pegg,
W.A. Orlamond, Pedro León, Prince le chien

Franklyn Farnum, Mary Anderson :
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« Chaque jour, je passais l’heure de déjeuner à regarder des films.
Dans ce temps-là, les films étaient projetés dans des magasins vides
dont les vitrines étaient fermées avec des rideaux. Quelques rangées
de chaises étaient alignées pour le public, un drap de toile blanche
servait d’écran, une petite boite était bricolée pour accueillir le
projecteur et le son était fourni par un seul et unique piano. »


Clarence Brown in Portraits de cinéastes. Un siècle de cinéma. Tay Garnett.
Modifié en dernier par Hombre le 05 févr. 2018 23:53, modifié 1 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 05 févr. 2018 17:18

Année 1920 (suite bis)



« Ils marchèrent vers la ville basse, dans une lumière nacrée, jusqu’au Majestic,
et à la lueur de l’écran trouvèrent leur place, dans une odeur enivrante de tabac
éventé et de sueur rance, de sous-vêtements et de patchouli. Le piano jouait avec
allégresse pendant que de chevaux galopaient, soulevant le grand étendard de la
poussière. Et c’était William S. Hart, visage chevalin et lèvre en avant, crachant
le feu par les deux bouches de ses revolvers, et la plaine se ruant derrière lui comme
le monde entier. »
James Agee

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W.S. Hart et l’année 1920

Par Marc

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Seulement quatre films interprétés par William S. Hart furent distribués en 1920.

Choix délibéré de l’acteur -producteur, cette approche s’explique par une véritable réflexion sur son travail et sa carrière.
Il est désormais décidé à proposer des œuvres aux sujets plus mûris, plus complexes et parfois moins spectaculaires que ceux de ses précédents films.

Maître de son destin à la suite de son nouveau contrat de distribution signé avec Adolph Zukor de Paramount, il prend le temps de sécuriser ses projets et de contrôler totalement ses productions.

Toutefois, en cette première année d’existence de la « William S. Hart Company », il réduit le risque de désarçonner son public en continuant à interpréter des personnages proches de ceux qui l’ont rendu populaire.
Ce risque, il le prendra l’année suivante en incarnant le rôle le plus inattendu de sa carrière dans un drame social marquant.
En 1920, il se contente de proposer trois westerns et un mélodrame criminel. Les résultats seront inégaux.


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Son meilleur ami (Sand)
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Le premier film du nouveau contrat avec Paramount Artcraft est Sand ! , un western peu spectaculaire et languissant réalisé par Lambert Hillyer.
L’action y est sacrifiée au profit de l’étude des personnages et des situations. L’évolution des sentiments et du comportement du héros y est longuement développée.
Sand ! conte l’histoire de Dan Kurrie (Hart) venu dans une petite ville de l’Ouest pour travailler dans les chemins de fer et retrouver Margaret, la jeune fille dont il est amoureux.
Mais les ennuis surviennent rapidement : les trains sont pillés et l’un des propriétaires de la ligne, lui aussi épris de Margaret, le congédie.

Kurrie attrape le tireur d’élite mexicain :
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Kurrie retrouve du travail dans un ranch, mais sa dulcinée, victime d’une méprise, le rejette.
Au final, tout rentrera dans l’ordre car Dan capturera les pillards et démasquera leur chef, qui n’était autre que son rival.
Cette production fut clairement une déception pour le distributeur, Adolph Zukor, qui bloqua pendant six mois la sortie du film pour signifier son mécontentement.
Une rumeur affirme même qu’il obligea Hart à tourner des séquences supplémentaires intégrant chevauchées et fusillades.
A noter cependant que Woodrow Wilson, président des USA et grand admirateur de W.S Hart, affirma que Sand ! était son film préféré parmi tous ceux de l’acteur.

Kurrie retient les voleurs dans la voie d’arrêt jusqu'à l’arrivée des secours :
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Après ce nouveau départ assez laborieux, Hart se devait d’assurer un succès incontestable. Pour cela, rien de mieux que de revenir aux vieilles recettes.


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Son dernier exploit (The Toll Gate)
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The Toll Gate basé sur un sujet écrit par Hart lui-même, photographié par Joe August, et réalisé par Hillyer est l’un des grands westerns des années20.
Avant ce film, Hart avait déjà interprété ou réalisé plus de quarante westerns.
Il avait déjà fait le tour du genre qui l’a rendu célèbre.
Si l’on considère uniquement son travail d’acteur, ce qui limite évidemment son apport, il faut reconnaître que ses meilleurs films distancent ceux de ses rivaux.
Ceux-ci, même devenus plus populaires que leur aîné, n’ont pas interprété des œuvres aussi séminales que Hell’s Hinges ou Wagon Tracks.
Harry Carey a joué dans deux formidables réalisations de Ford Straight Shooting (1917) et The Outcasts of Poker Flats (1919), mais la plupart de ses westerns sont beaucoup moins ambitieux que ceux proposés par le grand Bill.
Quant à Tom Mix , il ne jouera jamais dans un film ayant l’ampleur des meilleurs westerns tournés par Hart . Son film le plus ambitieux Riders of the Purple Sage (1925) fut d’ailleurs un échec sérieux, le public n’appréciant pas un acteur habituellement décontracté dans un rôle de héros taciturne et violent qui aurait d’ailleurs aurait convenu à merveille à W.S. Hart.
Pour ce dernier, The Toll Gate est une sorte d’aboutissement.
Il va ici pousser aussi loin que possible les thèmes qui ont nourri sa mythologie : l’ambiguïté du « good badman », et les notions de sacrifice et de rédemption.
The Toll Gate en atteignant ces limites souligne également les faiblesses inhérentes à beaucoup des œuvres de Hart : un excès de sensiblerie et un penchant accentué pour le mélodrame.
C’est ce dernier aspect qui empêche ce film de se hisser au niveau de l’inaccessible Hell’s Hinges.

Hart et Anna Q. Nilsson :
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Dans The Toll Gate , Hart incarne Black Deering , l’impitoyable leader d’une horde de voleurs.
Contesté par son lieutenant, Jordan, il humilie ce dernier avec brutalité.
Revanchard, Jordan le trahit lors de l’attaque d’un train. Deering est capturé.
Il parvient à s’échapper et haineux, il recherche l’homme qui l’a vendu. Après l’avoir retrouvé, puis affronté sans pouvoir le vaincre , Deering trouve refuge dans une cabane à la frontière du Mexique.
En cet endroit vivent une femme et sa fillette.
Deering sauve l’enfant de la noyade, et par reconnaissance , la femme accepte de le cacher en le faisant passer pour son époux. Ceci afin de le soustraire aux hommes de loi qui le recherchent toujours.
Mais Deering découvre bientôt qu’il vit aux côtés de la femme et de la fille de Jordan, son ennemi juré, lequel a abandonné sa famille.
Après maintes péripéties, Black Deering assouvira sa vengeance et échappera à la justice. Mais, il en paiera le prix en renonçant à refaire sa vie auprès de celles qui étaient devenues sa famille.

Plastiquement, le film est superbe et les images de Joe August sont magnifiques : la bande qui pénètre à cheval dans une caverne à la lueur des flambeaux, les silhouettes des cavaliers reflétées dans les eaux du fleuve , l’affrontement final au bord d’un précipice…

Hart et Jack Richardson :
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Hart est convainquant dans son rôle de personnage d’abord violent et rancunier. Il livre une belle performance quand il exprime le désarroi provoqué par la découverte de l’identité de sa protectrice.
Par contre, la longue séquence finale de la séparation vire un peu au pathos.
Mais cette vision pessimiste de l’homme qui finalement renonce à ce que la vie peut lui apporter en raison d’un passé trouble a quelque chose d’émouvant.
Il y a une certaine grandeur à filmer Hart, le visage fermé retourner vers la solitude.
C’est aussi la révélation d’une faillite : l’homme de l’Ouest est souvent destiné à finir seul.
Johnny Ringo, Ben Brigade ou Shane le confirmeront dans les westerns de l’âge d’or.


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The Craddle of Courage
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Le film suivant, The Craddle of Courage présente la trame d’un film noir avant la lettre.
Mais c’est plutôt un croisement entre le mélodrame criminel popularisé par LonChaney et les films de gangster des années 20 dont l’aboutissement sera Underworldde Joseph vonStenberg.
Hart y joue Kelly qui ,au retour de la première guerre mondiale , retrouve sa ville de San Francisco et son ancien gang de cambrioleurs.
Mais la guerre a changé le héros qui veut rompre avec son passé. Il y parviendra en rejoignant les forces de police et en brisant douloureusement les liens qui l’unissaient à ses proches d’autrefois.
Encore un très beau travail de Joe August à la photographie qui préfigure les grands opérateurs du film noir des années 40 comme John Alton ou Nick Musuraca par un très beau traitement des ombres et du clair-obscur.
A noter ici le personnage très étonnant de mère du héros qui, par haine de la police , encourage son fils à redevenir un criminel.
Hart égal à lui-même reprend, en costume de ville cette fois-ci , le thème du mauvais garçon touché par la rédemption.


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The Testing Block
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Dernier film de Hart sorti en 1920, The Testing Block montre le pire aspect des westerns tournés par l’acteur. La sensiblerie et le mélodrame y sont à un sommet (qui sera quand même franchi en 1924 dans l’avant-dernier film de W.S. Hart) et l’histoire manque de crédibilité.
Sierra Bill (Hart) chef d’un groupe de hors-la-loi tombe amoureux d’une violoniste rencontrée sur la piste .Il se bat avec ses propres hommes pour « gagner » la jeune femme. Puis, vainqueur et ivre, il force celle-ci à l’épouser.
Retourné dans le droit chemin et devenu un tendre époux et le père aimant d’un petit garçon, Bill voit son ménage compromis par les allégations mensongères d’adultère proférées par les membres de de son ancien gang. Sa femme s’enfuit abandonnant son fils malade.

Hart, Jane Novak et Richard Headrick :
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L’ancien hors-la-loi réussira à réunir sa famille après avoir prouvé sa bonne foi et puni ceux qui l’ont diffamé.
A noter que l’enfant guérira, apaisé par les talents de violoniste de sa mère.
La réalisation de Lambert Hillyer est honorable, mais il était difficile de sauver un tel scénario (concocté par Hart et Hillyer).Hart lui-même est peu inspiré .Il n’est pas aidé ici, par le port d’un ridicule couvre-chef brodé.

Hart et Richard Headrick :
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Les deux déceptions (Sand ! et The Testing Block) de cette année 1920 seront compensées l’année suivante par quatre films qui, eux, seront tous très bons. Ce sera d’ailleurs la dernière grande année de W.S. Hart.
Tumbleweeds , son dernier film (1925 ) devant être considéré comme vraiment à part dans sa carrière.


Sorties des films de William S. Hart en 1920 :

- Sand ! (réalisation terminée en janvier et film sorti en juin) Réalisation Lambert Hillyer
- The Toll Gate (avril) Réalisation Lambert Hillyer
- The Craddle of Courage (octobre) Réalisation Lambert Hillyer
- The Testing Block (décembre) Réalisation Lambert Hillyer

Dossier sur Hart préparé par Marc.



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Bullet Proof
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Photo : Wikipedia


"Pierre Winton promet de venger le meurtre de son père tué par McGuirk, le bandit. En cherchant McGuirk,
Pierre tombe sur Mary Brown qui s'est grièvement blessée lors d'une chute. Entre eux c'est le coup de foudre;
mais en essayant de sauver Mary, Pierre, chute à son tour il gît inconscient. Sauvé par la bande de hors-la-loi
de Jim Boone, Pierre se joint à eux, et la fille de Boone, Jackie, s'éprend de lui, mais Pierre aime toujours Mary,
dont il a été séparé. Il la retrouve finalement lors d'un bal et Jackie, jalouse, part et trouve sa maison en ruines,
oeuvre de McGuirk. Pierre poursuit McGuirk, l'attrape et le tue. Finalement, Jackie se rend compte qu'elle ne
ressent que de l'amitié pour Pierre, et lui et Mary partent vers l'Est pour commencer une nouvelle vie."
AFI

Film considéré disparu.

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Photo : Wikipedia


Fiche technique :
Réalisateur : Lynn Reynolds
Scénario : Lynn Reynolds, d'après une histoire de John Frederick.
Image : Hugh McClung et John W. Brown
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : (5 bobines)

Lynn Reynolds en 1920 :
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Distribution : Harry Carey (Pierre Winton), William Ryno (Father Victor), Fred Gamble (Frère Jacques),
Kathleen O’Connor (Mary Brown), J. Farrell McDonald (Jim Boone), Beatrice Burnham (Jackie Boone), Bob McKenzie
(Dick Wilbur), Joe Harris (a bandit), Captain Anderson (un bandit), Charles Le Moyne (un bandit), Robert McKim (McGuirk)






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Fatty, l'intrépide shériff (The Round-Up)
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"Un shérif en surpoids fait de son mieux pour aider un homme accusé de vol." IMDb

"Le dernier plan montre Arbuckle, seul, disant : "Personne n'aime les gros."
Le copain de longue date d'Arbuckle et ancien collaborateur, Buster Keaton, fait une apparition dans
le rôle d'un indien."
ALLMOVIE

Fiche technique :
Réalisateur : George Melford
Scénario : Tom Forman, d'après la pièce The Round Up de Edmund Day.
Image : Paul P. Perry
Production : Paramount Pictures (Famous Players-Lasky Corporation)
Durée : 70 minutes - 1 955,9 mètres (7 bobines)
Lieu de tournage : Lone Pine, Californie

Distribution : Roscoe "Fatty" Arbuckle (Slim Hoover), Mabel Julienne Scott (Echo Allen), Irving Cummings [Dick Lane),
Tom Forman (Jack Payson), Jean Acker (Polly Hope), Edward P. Sullivan (Bud Lane), Wallace Beery (Buck McKee),
Guy Oliver (Uncle Jim), Jane Wolfe (Josephine), Buster Keaton (un Indien)



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The Moon Riders
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Reeves Eason était acteur, scénariste et réalisateur. Il débute comme acteur en 1913. L’année d’après il écrit
des scénarios et en 1915 réalise ses premiers films ; il en tournera 156 dont beaucoup de westerns, il sera actif
jusqu’en 1950.

Mais il n’est pas connu pour ses propres réalisations, ce sera son activité en tant que réalisateur de deuxième équipe
qui le rendront célèbre et parfois pas pour les bonnes raisons. Il était apprécié par les studios en tant que grand
spécialiste des scènes d’action dans des films de guerre et aussi des westerns. Son nom est associé à de grands westerns :
La ruée vers l’Ouest (1931), La charge fantastique (1941), Duel au soleil (1946) ou encore Dallas, ville frontière (1950).
Connu pour ne pas accorder grande importance à la sécurité des personnes et encore moins à celle des animaux
(des chevaux mourraient dans ses tournages), ce comportement soulevait l’indignation générale. On lui doit la célèbre
course de chars dans Ben-Hur (1925) et l’incendie de la Ville d’Atlanta dans Autant en emporte le vent (1939).

Cette année 1920, B. Reeves Eason a tourné 10 courts dont 9 westerns, parmi lesquels 4 films avec Hoot Gibson,
2 avec Harry Carey et le serial en 18 épisodes The Moon Riders, avec Art Acord.
Film considéré perdu.

Art Acord et Mildred Moore :
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Photo : Silent Era



Fiche technique :
Réalisateur : B. Reeves Eason
Scénario : Georve Hively, Albert Russell et Theodore Wharton, d'après une histore de George Hively, Karl R. Coolidge, William Pigott,
Albert Russell et Theodore Wharton
Image : William Edmunds, Al Latham
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 6 heures - 10 800 mètres (36 bobinas) (18 épisodes)

Reeves Eason, Lucien Hubbard et Douglas Z. Doty sur le tournage de Two Kinds of Love (1920) :
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Photo : Wikipedia


Distribution : Art Acord (Buck Ravelle), Mildred Moore (Anna Baldwin), Charles Newton (Arizona Baldwin, her father), George Field (Egbert, leader of The Moon Riders, Beatrice Dominguez (Rosa, the housekeeper’s daughter), Tote Du Crow (Warpee, the Indian chief), Albert MacQuarrie (Attorney Gant), Milburn Moranti, Duke R. Lee, Ruth Royce

Art Accord :
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Photo : IMDb




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Double Danger
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Le réalisateur, Albert Russell (1890 – 1929) débute dans le cinéma comme acteur en 1912 et joue dans 5 films. En 1916,
il écrit son premier scénario et en 1919 réalise son premier film. Il dirigera en l'espace de 4 ans, 19 films.

Cette année en 1920, il réalisé 5 films tous des westerns et tous avec comme vedette Hoot Gibson : 'In Wrong' Wright;
Double Danger; Tipped Off; Fight It Out
et The Trail of the Hound.
Il mourra à l'age de 39 ans d'une pneumonie.

Fiche technique :
Réalisateur : Albert Russell
Scénario : Ford Beebe
Production : Universal Film Manufacturing Company
Durée : 20 min - 600 m (2 bobines)

Distribution : Hoot Gibson (Jim Marvin / Jerry Marvin (jumeaux), Dorothy Wood (Peggy Dawson), Georgia Davey
(Mary Dawson), Charles Newton (Mr. Dawson), Jim Corey (Bull Condon)
Modifié en dernier par Hombre le 04 mars 2018 8:50, modifié 5 fois.


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