Le Western Muet : l'année 1919

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Le Western Muet : l'année 1919

Messagepar Hombre » 16 déc. 2017 18:46

Année 1919



En 1919, 118 westerns courts et 91 longs-métrages ont été recensés :


W.S. Hart et l’année 1919

Par Marc

William S. Hart dans Le shérif Carmody (Breed of Men) :
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En 1919, W.S. Hart entame la deuxième moitié de sa carrière.

Se doute-il déjà que son avenir cinématographique ne dépassera pas une poignée d’années supplémentaires ?
Certains éléments permettent de le penser.

Il abandonne temporairement son personnage de «  Good Badman  » de l’Ouest, ce qui dénote une lassitude probable pour ce rôle maintes fois interprété.

Par ailleurs, la fonction de réalisateur qu’il assumait pour la plupart de ses films semble désormais lui apporter une charge de travail trop lourde. Elle se cumule avec ses activités d’acteur, de scénariste, voire d’écrivain.

Il supporte de plus en plus difficilement sa popularité et doit s’enfermer dans ses lieux de résidence lors des tournages en extérieurs pour échapper à ses fans.
Il est impliqué dans un procès pour reconnaissance de paternité qui nuit sensiblement à l’image de rectitude morale qu’il véhicule dans la plupart de ses films.

Enfin, 1919 entérine l’arrivée de son rival n°1, Tom Mix, à la Fox.
Cette compagnie va miser beaucoup sur la nouvelle étoile du western en lui proposant des productions toujours conséquentes et prestigieuses.
Les films de Tom Mix, souvent désinvoltes et empreints d’un romantisme à l’eau de rose , savent séduire un public américain d’après-guerre qui semble désormais moins réceptif à la tragédie et plus à la légèreté.

Toutefois, Hart reste une star de premier plan. Mais, en considérant de près son activité de 1919, une modification de son approche cinématographique est notable.
Il réduit le nombre de ses productions annuelles. Seulement 6 films pour 1919 contre 8 pour chacune des années précédentes. Ce chiffre diminuera encore par la suite.
Il renonce à assurer systématiquement la réalisation de ses films. Lambert Hillyer lui succèdera pour 3 des 6 films sortis dans l’année.
Débarrassé du patronage, inutile artistiquement parlant, de Thomas H. Ince , il gagne en indépendance et crée une nouvelle compagnie de production, adossée à la Paramount, à la fin de cette année 1919.
Avant d’en arriver là, il a décliné l’association que lui proposaient Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks, Mary Pickford et D.W. Griffith lors de la création de United Artists.

Le premier film de l’acteur-réalisateur sorti en 1919 est un western plutôt décevant.
Dans Breed of Men (Le shérif Carmody), Hart personnifie un chef de convoi devenu shérif. Un escroc abuse de sa confiance et le compromet. Le shérif ira jusqu’à Chicago pour confondre le malfrat et retrouver son honneur.
Une pincée d’action , un soupçon de romantisme , et une ( toute ) petite dose d’humour font de ce film un spectacle passable mais quelque peu ennuyeux , loin des standards de l’acteur.

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The Poppy Girl’s Husband n’est pas un western. Ce film illustre bien la volonté de l’acteur d’évoluer dans une intrigue et un cadre ancrés dans une Amérique contemporaine du tournage.
Hart y joue le rôle d’ Harry Dutton , un cambrioleur qui sort de prison après 10 ans d’incarcération. Il n’était pas innocent. A sa sortie, il constate que son ex-femme s’est mise en couple avec le policier qui l’avait arrêté. Le fils de Dutton vit avec eux.
Dutton est un type rancunier et très dangereux, il renoue avec ses connaissances de la pègre et projette de défigurer son ex-épouse pour lui faire payer ce qu’il considère comme une trahison.
Son amour pour son fils le fera- t-il renoncer ? Si la réponse semble évidente, il faut convenir que la conclusion du film est fort bien amenée. La dernière séquence est admirable.

Par son interprétation très élaborée, Hart fait passer beaucoup d’émotion tout en gardant un côté assez effrayant.
Nous avons ici un mélodrame bien plus subtil que la plupart de ceux proposés à l’époque et de surcroit, parfaitement maitrisé.

Retour au western avec Square Deal Sanderson (Le frère inconnu), adaptation d’un livre de Charles Alden Seltzer , l’un des plus méconnus parmi les grands écrivains du western.
Dans cette intrigue ambitieuse, Hart endosse l’identité d’un cadavre découvert sur la piste.
Un peu plus tard, il rencontre une jeune fille, la sœur du défunt. Celle-ci, n’ayant plus de nouvelles de son frère depuis sa petite enfance, est incapable de le reconnaitre.
L’usurpateur qui finit par tomber amoureux de sa «  sœur » se retrouve dans une situation délicate.
La situation se complique encore davantage, car l’héroïne doit affronter des bandits de la pire espèce, prêts à toutes les exactions pour la ruiner.
Le personnage joué par Hart devra donc surmonter bien des épreuves avant de se démasquer pour avouer son amour.
Co-réalisé par Hart et Hillyer, le film est trépidant tout en assumant une structure sophistiquée. Les séquences d’actions se succèdent, certaines franchement violentes.
L’aspect romantique semble en constituer le point faible. Cela est dû, il faut l’avouer, à l’interprète principal, qui à 55 ans a du mal à faire croire qu’il en a 20 de moins.
Même pour un bon acteur, il y a des défis difficiles …

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Le film suivant,The Money Corral (Le gardien de nuit), est considéré comme perdu.
C’est un peu le pendant dramatique de Branding Broadway, sorti l’année précédente et seule franche tentative de Hart pour la comédie.
L’humour semble absent de la nouvelle production. Peut-être existe-t-il pour souligner le comportement moral et chevaleresque de l’homme de l’Ouest déplacé dans une ville de Chicago infestée d’escrocs et de tueurs ?
Hart et ses colts opposés aux truands des bas-fonds et à leurs armes automatiques, c’était alléchant, malheureusement, nous ne saurons sans doute jamais si ce film a tenu ses promesses.

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Wagon Tracks (La caravane), réalisé par Hillyer, est, lui, non seulement visible, mais c’est le seul film de W.S. Hart ayant fait l’objet d’une édition en Blu-ray ( Olive Films 2017).
C’est tant mieux, car cette œuvre est incontestablement l’un des meilleurs films de l’acteur.
The Covered Wagon de James Cruze (1923) est généralement considéré comme le premier “ western épique” évoquant la longue progression des caravanes à travers l’Ouest.
Cette assertion est discutable, le film d’Hillyer, antérieur de quatre ans peut lui contester le titre d’archétype du genre.
Nous n’avons pas ici à faire à des colons mais à des chercheurs d’or.
Dans le rôle du guide taciturne et tourmenté, Hart s’est composé un physique inspiré du légendaire , mais bien réel Kit Carson.
Au thème de la conduite de la caravane se mêle une intrigue plus intime : la recherche par le guide du véritable assassin de son jeune frère. Le tueur étant l’un des membres de la communauté.
Les prises de vues en extérieur sont superbes, et certains aspects du film sont vraiment novateurs.
Ainsi, les indiens ne sont pas réduits à des silhouettes hurlantes et anecdotiques, mais ils font l’objet d’une approche crédible et étudiée. Leur intervention étant d’ailleurs déterminante dans l’intrigue.
Lors d’un passage marquant, Hart emmène les deux suspects de la mort de son frère en plein désert pour y faire avouer le coupable.
C’est l’une des plus fortes séquences jamais tournées par l’acteur.
En la voyant, on ne peut qu’évoquer la célébrissime séquence finale de Greed d’Erich Von Stroheim qui ne sera tournée que cinq ans plus tard …
Le sulfureux cinéaste autrichien était-il un admirateur de «Two guns Bill » ?


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Dernier film interprété par Hart sorti en 1919, John Petticoats (L'enfer des villes), peut être qualifié de tragi-comédie.
Dans le rôle-titre, il interprète un rude bûcheron venu à la Nouvelle-Orléans prendre possession d’ un héritage aussi incongru qu’inattendu : une boutique de modiste.
Ses manières frustes l’empêchent, dans un premier temps, de gagner l’amour d’une jeune et jolie citadine. Celle-ci lui préfère un jeune homme aussi charmeur qu’hypocrite.
La légèreté du propos n’est qu’apparente, puisque escroquerie , suicide et injustice se succèderont avant de voir l’honnêteté de l’homme des bois triompher.
Encore un rôle de rat des champs transporté en ville. Cela va comme un gant à Hart qui en fait désormais une routine.
Il est naïf et émouvant ce qu’il faut, comiquement maladroit par moments , mais toujours fiable.
Mr Deeds, lui non plus ,n’a rien inventé.

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Pour la petite histoire, Hart épousera en 1921 la vedette féminine de ce film : Winifred Westower.
Un mariage fort bref, dont naitra un fils.

En cette fin 1919, W.S. Hart a donc finalisé la constitution de sa propre compagnie.
Ses films sont toujours distribués par Paramount Artcraft, société qui lui garantit le financement de neuf longs métrages pour les deux prochaines années.
Il reste entouré de deux de ses collaborateurs les plus talentueux : Lambert Hillyer (réalisateur) et Joe August ( chef opérateur ).
Cette base lui permettra-t-elle de produire un chef d’œuvre du western dès 1920 ?
Oui.

Les William S. Hart Studios, en 1917 :
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Sorties des films de William S. Hart en 1919 :

Breed of Men (Le shérif Carmody) ( février ) Réalisation W.S. Hart
The Poppy Girl’s Husband ( mars ) Réalisation W.S. Hart
The Money Corral (Le gardien de nuit) (avril ) Réalisation W.S.Hart
Square Deal Sanderson (Le frère inconnu) ( juin) Réalisation W.S.Hart + Lambert Hillyer
Wagon Tracks (La caravane) ( juillet ) Réalisation Lambert Hillyer
John Petticoats (L'enfer des villes) ( novembre ) Réalisation Lambert Hillyer



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Princesse Mona Darkfeather (1883 – 1977)

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Mona Darkfeather est née Josephine M. Workman, en Californie,
de père anglo-indien Pueblo et de mère mi-écossaise, mi-chilienne.

En 1909, elle répond à une annonce passée par Thomas Ince pour
la Bison, recherchant une actrice de type indien, capable de faire
des cascades et de monter à cheval. Sans préciser qu'elle n'avait pas
une grande expérience, mais, très vite elle apprit et devint une
bonne cavalière.

Elle adopte alors son nom de scène Mona Darkfeather, qui deviendra
célèbre, montant à cru sur « Comanche » son cheval pinto,

En 1911, elle joue Owanee, son premier grand rôle vedette, dans
Owanee's Great Love. On peut citer aussi, parmi la centaine des
films tournés, A White Indian (1912) et A Blackfoot's Conspiracy (1912)

Elle a joué des rôles d'indienne dans de nombreux westerns, de
femmes espagnoles dans des drames historiques. Entre 1911 et 1917,
elle apparait dans 102 films.

Elle était une grande star du western muet. Son rôle le plus célèbre
est Prairie Flower dans The Vanishing Tribe (1914).

Elle a travaillé pour Universal, la Bison, la Kalem, la Selig, la Nestor...
et a été souvent dirigée par Frank E. Montgomery, devenu entretemps
son mari.

The Massacre of the Fourth Cavalry (1912) est un immense succès.
Trois autres titres de 1913, méritent qu'on les cite : Justice of the Wild,
A Forest Romance, For the Peace of Bear Valley


En 1917, interprète son dernier film, The Hidden Danger, qui était
un western et arrête sa carrière d'actrice de cinéma.

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Douglas brigand par amour (The Knickerbocker Buckaroo)
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« Teddy Drake (Douglas Fairbanks) est un clubman paresseux qui se rend compte qu’il est incroyablement égoïste.
Il veut voir de quoi il est vraiment fait, alors il décide d’aller vers l’Ouest. Dans le train, il échange ses vêtements
avec Lopez (Albert McQuarrie), qui prétend aller voir sa mère malade. C’est peut-être vrai, mais il est aussi poursuivi
par un shérif véreux (Frank Campeau). Teddy parvient à échapper au shérif et ses sbires avec l’adresse athlétique bien
connue de Fairbanks. En chemin, il rencontre Rita (Marjorie Daw), qui est détenue en captivité avec son frère (William Wellman)
parce qu’ils ont caché leur fortune et refusent de dire au shérif où elle se trouve. Teddy, bien sûr, prouve sa générosité
en passant par pas mal d’obstacles pour vaincre le shérif et, bien entendu, gagne le cœur de la jeune fille.
C’était le dernier film de Fairbanks pour la Paramount. Il vient de fonder United Artists avec Mary Pickford, Charlie Chaplin et D.W. Griffith. C’était une production finale assez faible, mais pas aussi mauvaise que son film précédent, Arizona. Fairbanks devait faire quelques films avant son personnage de Cape et d’épée, qui révèle dans les années 1920 Mark of Zorro. »
ALLMOVIE.

Première apparition de William Wellman dans un western.
Film considéré perdu

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Fiche technique :
Réalisateur : Albert Parker
Scénario : Elton Banks , Joseph Henabery, Frank Condon, Ted Reed
Image : Hugh C. McClung et Glen MacWilliams
Production : Douglas Fairbanks Pictures Corporation
Durée : 60 minutes - 1 585 m (6 bobines)
Lieu de tournage : Los Angeles, Californie

Douglas Fairbanks, le réalisateur Albert Parker et John Fairbanks, en 1918 :
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Distribution : Douglas Fairbanks (Teddy Drake), Marjorie Daw (Mercedes), William Wellman (Henry), Frank Campeau (sheriff), Edythe Chapman (Mrs. Drake), Albert McQuarrie (Manuel Lopez), Ted Reed, James Mason, Ernest Butterworth

Douglas Fairbanks et Marjorie Daw :
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William Wellman (?), Douglas Fairbanks et Marjorie Daw :
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Cette année John Ford tourne 15 films parmi lesquels on peut en retenir trois :

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The Fighting Brothers
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Photo : Wikipédia


Premier western de John Ford sans Harry Carey.
"Harry est revenu sur la côte Est au cours de l'un des voyages qu'il faisait aux frais de la princesse. J'en ai
profité pour prendre Hoot Gibson et, avec quelques cow-boys, on a fait un film de deux bobines. Comme
on n'avait que deux jours pour le faire, ils ne sont jamais descendus de cheval. Tout se passe à cheval. Le
directeur du studio a adoré."
John Ford.
Film considéré perdu

Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : George Hively, d’après une histoire de George C. Hull
Image : John W. Brown
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 20 minutes – 600 mètres (2 bobines)


Distribution : Pete Morrison (Shérif Pete Larkin], Hoot Gibson (Lonnie Larkin), Yvette Mitchell (Conchita),
Jake Woods (Ben Crawly), Duke R. Lee (Slim)

Pete Morrison et Yvette Mitchell :
Image.Image




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Le proscrit (The Outcasts of Poker Flat)
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"En lisant The Outcasts of Poker Flat de Bret Harte, Harry Lanyon s'aperçoit que la nouvelle comporte de
profondes similitudes avec sa propre vie. En effet, s'il aime Ruth Watson, il la croit amoureuse de son fils
adoptif, Billy. Il s'imagine dans la peau de John Oakhurst, le personnage principal du récit, qui, pour les
mêmes raisons, se sacrifie et se tue..." Wikipédia.
Première adaptation de la nouvelle de Bret Harte et il y en aura encore 2 autres, en 1937 et 1950.
Voir les remakes : viewtopic.php?f=1&t=2252&start=150#p225963
Premier et unique crédit comme acteur de Frank Capra.
Film considéré perdu.

Cullen Landis et Gloria Hope dans une scène du film :
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Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : H. Tipton Steck, d’après la nouvelle “The Outcasts of Poker Flat” in “The Luck of Roaring Camp” de Bret Harte.
Image : John W. Brown
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 60 minutes - 1 720,6 m (6 bobines)
Lieu de tournage : Truckee, Californie

Distribution : Harry Carey (Square Shootin’ Lanyon/John Oakhurst), Gloria Hope (Ruth Watson), Cullen Landis
(Billy Lanyon/Tommy Oakhurst), Joseph Harris (Ned Stratton), J. Farrell MacDonald, Frank Capra



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Les Hommes marqués (Marked Men)
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Voici l'un des films préférés de John Ford :

Peter Bogdanovitch : Je crois qu'au début, le film s’appelait "Three Godfathers" et que les studios ont préféré
l'appeler "Les hommes marqués" pour la sortie. C'est vrai ?

John Ford : Oui, c'est bien ce qu'ils ont fait, les crétins. Je me souviens particulièrement bien de ce film.
C'est l'un de mes préférés en quelque sorte.

Peter Bogdanovitch : De vos premiers films ?
John Ford : Je pense. J'aimais l'histoire, et c'est pourquoi j'ai demandé qu'on la tourne à nouveau des années plus
tard (en 1948). A l'origine, quand ils l'ont achetée, le chef du studio a embauché un type pour écrire le scénario,
un gars très bien habillé, en veste blanche, qui avait plein d'idées et s'est mis à travailler un certain vendredi.
Le type qui dirigeait le studio, pas l'administratif, mais celui qui avait la responsabilité de faire les films, nous
a dit : "Vous allez commencer a tourner lundi." Je lui ai répondu : "Mais on n'a pas le scénario, le rédacteur vient
à peine de commencer." Il s'est énervé : "On s'en balance du scénario. Pour l'instant, vous êtes payés à rien foutre,
alors de lundi, vous commencez !" On a tous fait nos bagages et cap sur le désert. On avait une copie de l'histoire.
La seule. On y tenait donc comme à la prunelle de nos yeux. Le film s'est fait au fur et à mesure, et je crois qu'on
a dû y travailler trois semaines et demie..."
John Ford de Peter Bogdanovitch.

Deuxième adaptation sur les cinq versions de la nouvelle de Peter Bernard Kyne.
Voir remakes : viewtopic.php?f=1&t=2252&start=120#p224536
Film considéré perdu

Les trois parrains : J. Farrell MacDonald, Harry Carey et Joe Harris :
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Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : H. Tipton Steck, d’après The Three Godfathers de Peter Bernard Kyne
Image : John W. Brown
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5bobines)
Lieu de tournage :

Distribution : Harry Carey [Cheyenne Harry], J. Farrell MacDonald [Tom ‘Placer’ McGraw], Joe Harris [Tom Gibbons], Ted Brooks [Tony Garcia], Winifred Westover [Ruby Merril], Charles Lemoyne [Sheriff Cushing], Tom Gribbon, [?] David Kirby [‘Bruiser’ Kelly]?

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Henry King (1892 - 1982)


Image Henry King en 1915

Henry King à ses débuts, avant de venir au cinéma était un acteur
de théâtre itinérant. A partir de 1913, il tourne ses premiers films
comme acteur et en 1916, débute le métier de réalisateur.
Ses premiers films furent essentiellement des westerns exaltant
l'esprit pionnier de l'ouest. En 1926, King tourne La conquête de
Barbara Worth
et donne un des premiers grands rôles à Gary Cooper.
Mais on le connaitra mieux pour ses productions plus importantes
dans d'autres genres, démontrant toujours sa vision de la communité
américaine, sujet qui lui tenait à coeur.

Aujourd'hui, nous le connaissons surtout pour deux westerns sonores :
Le brigand bien aimé (1939) et Les bravados (1958).

Vilma Banky et Gary Cooper dans La conquête de Barbara Worth :

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Photo IMDB

Frank Lloyd, Henry King, John Ford and Frank Borzage, au début des années 1930 :
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Trois westerns d'Henry King période Pathé Frères :

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When a Man Rides Alone
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Olga Grey, William Russell et Lule Warrenton :
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« Une expédition d’or est convoitée par des bandits mexicains. William Sykes, un patrouilleur du Texas
surnommé « capitaine feu de joie », mène un groupe d’hommes au ranch mexicain où « Le Vautour » et sa
bande de voleurs se sont cachés. Le ranch appartient à un mexicain appelé Moreno qui vit seul avec sa belle
jeune fille, Guadalupe. Les voleurs ont convaincu Moreno et Guadalupe que les américains sont des maraudeurs
qui travaillent pour la chute du Mexique. Moreno et sa fille acceptent alors d’attaquer les patrouilleurs du
Texas pour permettre à la bande du Vautour de s’échapper. Guadalupe essaie de tuer Sykes, mais une fois qu’elle
le voit, elle en tombe amoureuse . Elle annonce la mort de Sykes et fait semblant de l’enterrer avec l’aide
de sa vieille bonne. Cela permet à Sykes de s’échapper en tirant sur tous ceux qui bloquent son chemin.
Il promet à Guadalupe qu’il reviendra la prendre pour femme avant de partir à la guerre avec les forces
alliées. »
Filmographie Pathé.

Film considéré perdu

William Russell et Olga Grey :
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Fiche technique :
Réalisateur : Henry King
Scénario : Stephen Fox (Jules Furthman)
Production : Pathé frères
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5 bobines)

Distribution : William Russell (William Sykes), Carl Stockdale ("The Vulture"), Lule Warrenton (Guadalupe Moreno),
Olga Grey (Beatriz de Taos), J. Gordon Russell (Rodolpho), Louis Cota (Juan), Demetrius Mitsoras (Fernando)



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Where the West Begins
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William Russell avec Eileen Percy
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« Le millionnaire new yorkais Luther Caldwell encourage Cliff Redfern, le surveillant de son ranch à Montana,
à ramener son fils déprimé, Ned, à l’Ouest pour chasser son ennui. La fille de Caldwell, Prudence, trouve
Redfern grossier et aide son frère à l’éviter. Néanmoins, Redfern suit Ned jusqu’à un restaurant chic, l’attrape
au lasso et le traine à la gare. Prudence et son père les suivent. Tandis que Redfern lit un livre sur l’étiquette
pour devenir plus raffiné, Ned écoute le récit de ses aventures et commence à s’égayer. Redfern envoie un
télégramme à McCann, qui s’occupe du ranch en son absence, et lui demande de mettre en scène un faux vol
de bétail pour amuser Ned quand il arrive. McCann saisi l’occasion pour voler le troupeau et mettre le blâme
sur Redfern. Lorsque Prudence dénonce Redfern, il la met de force sur son cheval et s’en va à la poursuite des
voleurs. Lorsque McCann est finalement attrapé, il confesse la vérité. Prudence se prépare à repartir à New York,
mais Redfern l’attrape au lasso lorsqu’elle est sur le quai de la gare et l’empêche de partir. Redfern et Prudence
se marient. »
Filmographie Pathé.

Film considéré perdu

Fiche technique :
Réalisateur : Henry King
Scénario : Stephen Fox (pseudonyme de Jules Furthman)
Production : Pathé frères
Durée : 50 minutes – 1458,5 mètres (5 bobines)

Le scénariste Jules Furthman avec William Russell :
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Distribution : William Russell (Cliff Redfern), Eileen Percy (Prudence Caldwell), Cullen Landis (Ned Caldwell),
Frederick Vroom (Luther Caldwell), Carl Stockdale (Gunner McCann), Alfred Ferguson (Blackthorn Kennedy)


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Six Feet Four
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Vola Vale et William Russell :
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« Buck Thornton, également connu comme « Six Feet Four » arrive à l’hôtel Drytown peu après qu'il
a été cambriolé par un homme lui ressemblant physiquement. Buck est chargé de protéger Winifred Waverly,
une jeune femme qui vient d’arriver de l’Est, avec de l’argent pour son oncle, Henry Pollard.
Pendant que Buck nourrit leurs chevaux, Winifred est attaqué par un homme masqué qui s'enfuit avec son
argent. Une fois de plus, les suspicions tombent sur Buck. Sur les lieux du vol, Buck trouve un éperon au nom
de Ben Broderick. Broderick, Pollard et le shérif Cole sont en fait les vrais voleurs. Lorsque le maréchal
Two-Handed Billy Comstock apprend qu'ils vont attaquer la diligence, il demande l’aide de Buck pour
déjouer leur plan et les arrêter. Pendant la bagarre qui s'ensuit , Buck tue Broderick, et il trouve avec
Winifred le bonheur dans une ville redevenue calme. »
Filmographie Pathé.

Fiche technique :
Réalisateur : Henry King
Scénario : Stephen Fox (Jules Furthman) d’après le roman de Jackson Gregory (New York, 1918)
Image :
Musique :
Production : Pathé frères
Durée : 70 minutes – 1800 mètres (6 bobines)

Distribution : William Russell (Buck Thornton), Vola Vale (Winifred Waverly), Charles K. French (Henry Pollard),
Harvey Clark (“Two-Handed” Billy Comstock), Clarence Burton (Cole Dalton), Al Ernest Garcia (Ben Broderick),
Jack Collins (Ed Bedloe), Jack Bramall (Kid Bedloe)
Modifié en dernier par Hombre le 25 mai 2020 11:43, modifié 6 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 05 janv. 2018 18:06

Année 1919 (suite)



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Le Calvaire d'une mère (Scarlet Days)
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Dernier Western de Griffith.
"Dans l'ouest américain, une femme aux mœurs douteuses prénommée Rosie, travaille dans un saloon
et est faussement accusée du meurtre d'une de ses collègues. Comme sa fille Lady Fair, qui ignore tout
de sa situation sociale vient lui rendre visite, la justice lui accorde le droit de rester avec elle pendant
trois jours à l'écart de la ville dans une cabane. Cependant le patron du saloon, King Bagley, très
intéressé par Lady Fair agresse les deux femmes.
Elles se barricadent dans la cabane et alors qu'elles sont assaillies par les hommes de main de King Bagley,
elles sont secourues par le gangster Alvarez en quête de rédemption et ses hommes. Un autre homme,
Randolph, aime également la fille et prend aussi part au combat. Dans les échanges Alvarez est tué, mais
les femmes et Randolph sont sains et saufs."
Wikipédia.

Richard Barthelmess :
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Fiche technique :
Réalisateur : D.W. Griffith
Scénario : Stanner E.V. Taylor
Image : G.W. Bitzer (B&W)
Production : D.W. Griffith Productions
Durée : 77 minutes - 2108 mètres (7bobines)
Lieu de tournage : Tuolumne, Californie

Distribution : Richard Barthelmess (Don Maria Alvarez), Eugenie Besserer (Rosie Nell), Carol Dempster
(Lady Fair), Clarine Seymour (Chiquita), Ralph Graves (Randolph), George Fawcett (le shérif), Walter Long,
Kate Bruce (la tante), Rhea Haines

Carol Dempster et Richard Barthelmess :
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2 films européens :


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Haceldama ou le Prix du sang
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« Landry Smith vit avec sa pupille, l'orpheline Minnie Pestrat, dans un château corrézien, avec un domestique
et une femme de chambre, Kate Lockwood. Celle-ci projette de tuer Smith pour s'emparer de sa fortune.
Pour l'aider, elle appelle Bill Stanley, dit Le Loup, un malfrat mexicain qui arrive d'Amérique. Au village,
Stanley rencontre Jean Didier, qui vient venger son père, semble-t-il poussé à la ruine et au suicide, vingt-cinq
ans plus tôt, par Landry Smith. Sur la route, Didier vient en aide à celui qu'il ignore être Landry Smith, pris à
parti par un paysan. Stanley et Didier sont logés dans l'unique auberge du village, tenue par un ancien forçat,
peuplée de louches individus... »
Fondation Jérôme Seydoux.

Ce western corrézien, première réalisation de Julien Duvivier, a été restauré et présenté à la Cinémathèque
Française, en janvier 2015.

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Fiche technique :
Pays : France
Réalisateur : Julien Duvivier
Scénario : Julien Duvivier
Image : Gaston Haon et Julien Duvivier
Production : Burdigala Film - Les Films Julien Duvivier
Durée : 75 minutes - 1.550m
Lieu de tournage : Corrèze

Julien Duvivier :
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Distribution : Suzy Lilé (Minnie Pestrat), Camille Bert (Bill Stanley, dit : Le Loup), Séverin-Mars (Landry Smith),
Jean Lorette (Jean Didier), Pierre Laurel (Pierre Didier), Yvonne Brionne (Kate Lockwood), Angèle Decori


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Bull Arizona
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»Près de la frontière mexico-américaine. Bull Arizona, qui a eu une expérience peu recommandable
en tant qu'orphelin, est un bandit qui attaque principalement les banques. En fait, un bon gars, il tombe
amoureux de Mary, qui voyage avec un Siedlertreck. On lui promet d'être le pasteur Richardson, qui est
gravement malade. Le trek est trompé par Black Cat, un escroc. Mary se perd dans le désert, à la recherche
d'eau pour le pasteur. Arizona Bull sauve sa vie et défend le trek contre les attaques des Indiens. Pour cela
il a été assuré qu'à partir de maintenant Marie voyagera avec lui à travers l'Ouest.“
Wikipédia

Premier film du futur réalisateur de Berlin-Alexanderplatz.

Fiche technique :
Pays : Allemagne
Réalisateur : Phil Jutzi
Scénario : Hermann Basler
Image : Billy Salzmann
Production : Château Art Film (Hermann Basler)
Durée : 93 minutes (6 bobines)
Lieu de tournage :

Distribution : Hermann Basler ( Bull Arizona), Sepha Bernay (Mary), Sonya Bernini (Dolores), Robert Moser (Chat Noir), Mary Basler (Mme Ferry), Horst Krahé (Pasteur Richardson)


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Beatriz Michelena (1890 – 1942)

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La vénézuélienne, Beatriz Michelena, était une chanteuse lyrique, fille d'un père
ténor et d'une mère soprano et pianiste. A l'âge de 11 ans, elle est déjà sur scène
interprétant des rôles d'enfant chantant dans les chœurs de la compagnie
Princess Chic Opera. Dès sa vingtième année, Beatriz est célébrée et
applaudie pour ses rôles à l'opéra.
En 1914, elle se tourne vers le cinéma et immédiatement, dès le premier film,
Salomy Jane, c'est un triomphe.

Fort de ce succès, son mari George E. Middleton pensant que la beauté
latine de sa femme, pourrait rivaliser avec celle de la star du muet Mary Pickford,
fonde une société de production avec Beatriz, Beatriz Michelena Features.
Leur premier film fut un western : Just Squaw, mais il n’obtint pas le
succès escompté.

Les critiques admiraient son aisance dans la manipulation du lasso, ils aimaient aussi
« sa beauté naturelle, sa capacité d'action et sa polyvalence. Elle aurait également
réalisé ses propres cascades dans plusieurs westerns ».


En 1920, elle tourne son dernier film, le western The Flame of Hellgate, puis se retire
définitivement du cinéma pour reprendre sa carrière de chanteuse lyrique.

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Just Squaw
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Beatriz Michelena et Albert Morrison in Moving Picture World du 3 mai 1919 :
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« Ce western à l'ancienne avec Beatriz Michelena reflète les préjugés raciaux de son époque. Après la naissance
d'un fils, un homme blanc quitte son amoureuse amérindienne pour une femme blanche. Dans un acte de vengeance,
l’indienne enlève le bébé fruit de la nouvelle relation de son ex-amant. La petite fille, nommée Fawn, est remise
à un missionnaire pour être élevée. Métis, (Albert Morrison) le demi-frère de Fawn grandit près de la mission,
et est contraint de se cacher lorsqu'il tue l' homme de main du méchant Snake Le Gal (Andrew Robson) lors d'une partie
de cartes. Un étranger (William Pike) arrive en ville et tombe amoureux de Fawn (Michelena), mais la romance est
mise en péril quand il entend qu'elle est métisse. L'étranger est venu à cet endroit pour venger la mort de son père,
le shérif Hollister tué lors d'un vol de la diligence par Le Gal. Celui-ci kidnappe Fawn dans sa cabane et tente de rejeter
la faute sur son demi-frère. Le Gal meurt, mais avant il innocente Fawn. Cela supprime la barrière raciale, et elle
peut s'unir avec le bel étranger. »

Janiss Garza. .ALL MOVIE

Film considéré perdu.

Beatriz Michelena
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Fiche technique :
Réalisateur : George E. Middleton
Scénario : Earle Snell, d’après une histoire de Earle Snell.
Production : Beatriz Michelena Features production
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5 bobines)
Lieu de tournage : Beatrice Michelena's studio, San Rafael, California

Distribution : Beatriz Michelena [Fawn], William Pike [the stranger], Andrew Robson [Snake Le Gal],
Albert Morrison [the half-breed], D. Mitsoras (D.J. Mitsoras) [Romney], Jeff Williams, Katherine Angus



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Border River
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Fiche technique :
Réalisateur : Edgar Jones
Scénario :
Image : Jack Young
Production : Edgar Jones
Durée : 22 minutes – 600 métres (2 bobines)

Evelyn Brent
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Le réalisateur et acteur Edgar Jones et Ben Hendricks Jr. :
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Distribution : Evelyn Brent (Marie Dubuque), Ben Hendricks Jr. (Buck Dubuque), Edgar Jones (Lieutenant Dave Blunt)



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The Devil’s Trail
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Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Stuart Paton
Scénario : D’aprés une histoire de Frank S. Beresford.
Image : William Thornley
Production : World Film Corporation
Durée : (5 bobines)

Le réalisateur Stuart Paton :
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Distribution : Betty Compson [(Julie Delisle), George Larkin (Sergeant MacNair), William Quinn
(‘Dutch’ Vogel), Fred M. Malatesta (Dubec), Claire du Brey (Dubec’s wife), H.C. Carpenter, J.J. France,
Howard Crampton, Robert Magowan

Betty Compson :
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George Larkin, Fred Malatesta et Claire du Brey :
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A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 30 janv. 2018 20:03, modifié 1 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Sitting Bull » 11 juin 2020 11:56

Hombre a écrit :
Année 1919 (suite)



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Haceldama ou le Prix du sang
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« Landry Smith vit avec sa pupille, l'orpheline Minnie Pestrat, dans un château corrézien, avec un domestique
et une femme de chambre, Kate Lockwood. Celle-ci projette de tuer Smith pour s'emparer de sa fortune.
Pour l'aider, elle appelle Bill Stanley, dit Le Loup, un malfrat mexicain qui arrive d'Amérique. Au village,
Stanley rencontre Jean Didier, qui vient venger son père, semble-t-il poussé à la ruine et au suicide, vingt-cinq
ans plus tôt, par Landry Smith. Sur la route, Didier vient en aide à celui qu'il ignore être Landry Smith, pris à
parti par un paysan. Stanley et Didier sont logés dans l'unique auberge du village, tenue par un ancien forçat,
peuplée de louches individus... »
Fondation Jérôme Seydoux.

Ce western corrézien, première réalisation de Julien Duvivier, a été restauré et présenté à la Cinémathèque
Française, en janvier 2015.

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Fiche technique :
Pays : France
Réalisateur : Julien Duvivier
Scénario : Julien Duvivier
Image : Gaston Haon et Julien Duvivier
Production : Burdigala Film - Les Films Julien Duvivier
Durée : 75 minutes - 1.550m
Lieu de tournage : Corrèze

Julien Duvivier :
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Distribution : Suzy Lilé (Minnie Pestrat), Camille Bert (Bill Stanley, dit : Le Loup), Séverin-Mars (Landry Smith),
Jean Lorette (Jean Didier), Pierre Laurel (Pierre Didier), Yvonne Brionne (Kate Lockwood), Angèle Decori


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On en parle ici : https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 35445.html

A suivre...
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"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)


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