Le Western Muet : l'année 1916

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Le Western Muet : l'année 1916

Messagepar Hombre » 17 mai 2017 0:19

Année 1916




Alice Guy Blaché (1873 – 1968)


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Au commencement était Alice Guy…

Alice Guy est un cas unique, elle est la première femme réalisatrice, scénariste et
productrice de l'histoire du cinéma, tous sexes confondus.
L’enfance d’Alice se passe entre la Suisse, le Chili et la France.
Sans doute ce sont ces grands voyages qui forgeront l’imaginaire dont elle fera preuve plus tard.

Sténographe, métier réservé aux hommes, se fait engager comme secrétaire par Léon Gaumont
alors ingénieur au Comptoir Général de la Photographie à Paris. Puis il crée sa propre entreprise
d'appareils de projection et des caméras.
Alice découvre émerveillée la photographie animée et la secrétaire se transformera en cinéaste
prolifique.

Dès 1896 tourne La Fée aux choux, son premier film. « J’étais fille de libraire et
j’aimais lire des livres
», disait-t-elle et c’était peut-être cela l’avantage qu’elle avait sur
les hommes, tout au moins sur ceux qui s’occupaient de cinéma à ce moment. On devine ici une
étonnante période initiatique à tous égards, riche et créative ; tout en donnant au cinéma
balbutiant ses premiers jalons du coté de la fable, du conte qui sied si bien à l’enfance du
cinéma même.

En 1907, Alice se marie à Herbert Blaché, et ensemble débarquent aux Etats-Unis.
Elle crée le premier studio en 1910, Solax Film Co. En 1912 fait construire des locaux à Fort Lee,
New Jersey. Elle y produira plus de 300 films, des mélodrames, des westerns, des comédies…


Voir sa biographie : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic ... 10#p264445
Madame Guy Blaché n'est pas répertorié dans le dictionnaire d' Harris M. Lentz III. Western and
Frontier Film and Television Crédits. 1903-1995.



_________________________________________
Greater Love Hath No Man (1911)
_________________________________________
"Dans une concession de mine d’or au Nouveau Mexique, un nouveau directeur est nommé.
C’est le coup de foudre pour la jeune Florence au grand désespoir de Jake qui en était
éperdument amoureux. Les chercheurs d’or mexicains du camp trouvent que le nouveau directeur
ne pèse pas correctement ce qu’ils ont extrait et menacent… "
L'Œil sur l'Ecran.

Deux scènes de Greater Love Hath No Man :
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Fiche technique :
Réalisateur : Alice Guy
Production : Solax Film Company
Durée : 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Fort Lee, New Jersey

Alice Guy
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Distribution : ?


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Two Little Rangers (1912)
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« Wild Bill » Gray, un bandit veut partir de chez lui, sa femme l' implore de rester à la maison, mais pour toute
réponse, il la bat.
Jim, un cow-boy, prend sa défense et l’amène chez Paxton, chef de poste. « Wild Bill » planifie sa vengeance
et vole l’argent. Jim est accusé injustement et jeté en prison. May et Gladys, les filles de Paxton doutent
et décident de mener l’enquête…
Ce film préfigure des productions plus récentes avec des héroïnes dans les rôles principaux, comme
Les belles de l'Ouest, et autres Bandidas.
Film visible sur YouTube : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... 1-DrSsTjRQ

Vinnie Burns :
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Blanche Cornwall (derrière à gauche) et Vinnie Burns (à droite) :
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Fiche technique :
Réalisateur : Alice Guy
Production : Solax Film Company
Durée : 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Fort Lee, New Jersey


Alice Guy :
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Distribution : Vinnie Burns, Blanche Cornwall

Vinnie Burns et Blanche Cornwall :
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Algie, the Miner (1912)
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Algie, un jeune homme efféminé et élégant, veut épouser la fille de Harry Lyons, mais celui-ci ne le
considérant pas comme un homme véritable désapprouve le mariage. Algie part alors dans l’ouest
pour faire de la prospection. Il est accueilli par Big Jim, un mineur rustre qui trouve ce personnage bien
ridicule et avec ses amis, s'en moque donc allégrement…
Film visible sur le site Archive.org : https://archive.org/details/AlgieTjheMiner

Fiche technique :
Réalisateur : Edward Warren
Production : Solax Film Company
Durée : 10 minutes - 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Fort Lee, New Jersey

Distribution : Billy Quirk, Mary Foy

Billy Quirk, Mary Foy
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« Alice Guy était une réalisatrice exceptionnelle, d'une sensibilité rare,
au regard incroyablement poétique et à l'instinct formidable. Elle a écrit,
dirigé et produit plus de mille films. Et pourtant, elle a été oubliée par
l'industrie qu'elle a contribué à créer ».

Martin Scorsese, New York, octobre 2011.



_____________________________________


Les Pionnières du muet

Le cinéma muet ne cessera pas de m’étonner. C'était un véritable vivier, où l’invention primait,
les initiatives ne manquaient pas et la création d’une expression nouvelle se mettait en place
puisque tout restait à inventer.

Il est vrai, le cinéma à ses débuts était réputé vulgaire et peu de gens s’y intéressaient. Cette
situation permit l'accès inattendue des femmes et les incita à travailler dans cette industrie naissante.

Cette percée, dotée d’un flair, d’une clairvoyance remarquable (tout ce qu’il y a de féminin),
leur permettra d’être à l’initiative des premières performances, des premiers éclairs d’inventivité
dans cette nouvelle aventure.
Une place dans l’histoire qui leur a été ravie par la suite.

« Les femmes dans l’industrie cinématographique en Amérique entre 1916 et 1923 étaient plus
importantes que dans toute autre entreprise. En effet, en 1923, le nombre d’emplois tenus par
des femmes dans les studios étaient plus nombreux que ceux tenus par des hommes » (1)

L’industrie naissante du cinéma américain accueille pour l’essentiel des femmes et des juifs
d’Europe de l’est, « deux catégories de personnes interdites dans les secteurs plus prestigieux ».
Les femmes peuvent donc réaliser, scénariser ou monter des films, « surtout parce que monter
un film est proche de la couture »


En 1915, chez Universal les réalisatrices Jeanie Macpherson, Grace Cunard et Lois Weber étaient
déjà sous contrat. Puis, arriveront les scénaristes : Cleo Madison, Ruth Ann Baldwin, Eugenie
Magnus Ingleton, Bess Meredyth, Ida May Park, Ruth Stonehouse, Lule Warrenton et Elsie. En 1919,
le studio Universal compte dans ses rangs plus de 11 réalisatrices qui produisent 170 films.
Lois Weber surnommé « Maire d’Universal » réalisera plus de 300 films. « En 1925, la moitié des
films étaient réalisés par des femmes »
Mais plus encore qu’une simple histoire de chiffre il faut reconnaitre que ces pionnières furent à
l’origine de prouesses et de records : première réalisatrice, premier film en couleur, premier film
sonore, premiers films traitant des thèmes de société, l'aspect racial mais aussi la condition de
la femme.

C’est dans la lignée de cette attention portée à la création qu’aujourd’hui, l’histoire du cinéma
se précise, se dévoile, plus riche tout en restant toujours aussi admirable et actuelle.
Avec l’arrivée du parlant (Griffith et Chaplin ne seront pas les seuls à le regretter), l’industrie du
cinéma mute, de plus la crise du 29 poussant les chômeurs vers un secteur en plein essor, tous
ces éléments feront que les portes qui étaient grandement ouvertes aux femmes, tant que ces
messieurs s'en désintéressaient, leurs seront soigneusement fermées.

(1) Kathleen Wallace.
Source : Site, Women Film Pioneers Project.


Trois réalisatrices :


Lois Weber (1879 – 1939)


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Lois Weber, réalisatrice, scénariste, productrice et actrice.
Elle est d'abord actrice de théâtre, associé à son mari Phillips Smalley, elle
débute une carrière au cinéma en 1907. Ils écrivent des scénarii qu'ils
signent « The Smalleys ».
En 1912, ils prennent la direction du studio Rex Motion Picture, produisant
1 ou 2 films par semaine d'une bobine. Elle réalise The Merchant of Venise,
en 1914, premier long métrage comprenant 4 bobines, co-réalisé par une
femme. Elle écrivait tous les scénarii de leur films. Elle reflète dans ses
scripts les thèmes sociaux, qui lui tenaient à cœur, parfois controversés,
tels que la peine de mort, les drogues, la misère et la contraception.
Lois Weber croyait que le cinéma était un outil culturel, qu'on pouvait
obtenir une qualité égale aux autres arts, qu'il était selon ses dires un
« divertissement d'image idéal » ainsi « qu'une étagère de livres ouverts 
à la vie ». De plus, elle pensait que le cinéma pouvait être utilisé comme
moyen de changement politique positif et qu'il avait « une bonne influence
sur l'esprit du public ».
Le nom de Weber était couramment cité avec ceux de Griffith et DeMille
comme étant les meilleurs talents d'Hollywood.
Source : Site, Women Film Pioneers Project.


Lois Weber aux commandes :
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L'éveil d'une conscience (When a Girl Loves) (1919)
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« Un pasteur et sa fille, Bess, se rendent vers l'ouest où il espère retrouver sa santé.
Ils rencontrent un bandit 'Eagle' Ryan. Le hors-la-loi est influencé par le pouvoir de la
religion et avec la douce persuasion de Bess, change de vie et il est pardonné par tous
les habitants de la ville. »
IMDb.
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateurs : Lois Weber, Phillips Smalley
Scénario : Lois Weber
Production : Lois Weber Production, Universal Film Manufacturing Company
Durée : 1800 mètres (6 bobines)

Lois Weber, Phillips Smalley :
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Distribution : Mildred Harris [Bess], William Stowell [‘Eagle’ Ryan], Wharton Jones [Pasteur], Alfred Paget [Ben Grant], Willis Marks [William Wiatt]

Mildred Harris, William Stowell et Alfred Paget :
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Ida May Park (1879 – 1954)

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Ida May Park était une réalisatrice, scénariste et actrice.
Dès l'âge de 15 ans elle est actrice de théâtre.
En 1909, scénariste chez Pathé. Puis, avec son mari Joseph De Grasse entrent
chez Universal Film Manufacturing Company, elle fera partie du groupe de femmes
appelées les "Universal Women", avec Ruth Ann Baldwin, Cleo Madison, Ruth Stonehouse...
Les 2 premiers scénarios qu'elle a écrit en 1914 ont été mis en scène par Wallace Reid.
Entre 1914 et 1919 Ida May Park écrit 44 films dont la plupart dirigés par son mari De
Grasse et à partir de 1917 réalise elle même ses propres scénarios. Elle dirige Dorothy
Phillips dans The Flashlight, son premier film.
Elle a écrit tout au long de sa carrière plus de 500 scénarios et elle a fondée Ida May
Park Productions,
en 1920.

Dans un entretien Ida May Park nous dit « une femme peut apporter à cette activité :
une imagination débordante, un enthousiasme splendide, un goût inné du détail et
une connaissance intuitive de la psychologie. »
(1).

« Les films de May offrent un témoignage unique et durable de l'ambition d'une femme
de créer une structure sociétale alternative par le biais du cinéma. »
(1).

(1) Gwendolyn Audrey Foster. Women Film Directors : An International Bio-Critical Dictionary.

Ida May Park, assise avec un châle, Bess Meredyth à droite :
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The Grand Passion (1918)
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« Dick Evans (Stowell), patron de Powderville, décide de créer un journal. Il embauche Jack Ripley (Mulhall),
un journaliste de New York, comme rédacteur en chef. Viola Argos (Phillips), nièce de Paul Argos (Chaney),
arrive par le même train que Ripley, tous deux se lient d’amitié. Entre temps, Viola a été kidnappée et cachée
dans un relais de l’autre côté de la voie ferrée. Evans et Ripley vont à son secours, mais subissent l’hostilité
des habitants du quartier. Ils attaquent le Bureau du journal et, se voyant perdus, Evans ordonne à Ripley de
s’échapper avec Viola. Quand elle découvre l’absence d’Evans, elle retourne à la ville en feu, le retrouve
blessé, et lui déclare son amour. »
Wikipedia.
Film probablement perdu.

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Photo : Beyond Boundaries. The Lost (and rare) films of Lon Chaney.


Lon Chaney :
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Photo : The Lon Chaney Home Page.



Fiche technique :
Réalisateur : Ida May Park
Scénario : Ida May Park, d'après “The Boss of Powderville” de Thomas Addison
Image : King Grey
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 2100 mètres (7 bobines)

Distribution : Dorothy Phillips [Viola Argos], Jack Mulhall [Jack Ripley], Lon Chaney [Paul Argos],
William Stowell [Dick Evans], Bert Appling [‘Red’ Pete Jackson], Evelyn Selbie [‘Boston Kate’],
Alfred Allen [Ben Mackey]

Dorothy Phillips et Jack Mulhall :
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Lon Chaney, William Stowell et Evelyn Selbie :
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Cleo Madison (1883 – 1964)


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Cleo Madison était une réalisatrice, scénariste, productrice et actrice.
Elle exerce d'abord le métier d'actrice de théâtre. C'est en 1912 qu'elle fait sa première
apparition au cinéma dans A Business Buccaneer, une production de la Kalem Company.
Par la suite, on la voit dans plusieurs westerns aux côtés de Dave Hartford et Walter
Kerrigan. En 1913, arrive comme d'autres femmes réalisatrices aux studios Universal.
Un an plus tard elle interprète le rôle de deux sœurs jumelles Rose et Judith dans
The Trey o'Heart, une série de 15 épisodes qui la rendirent célèbre. C'est probablement
cette renommée qui lui a permis de passer à la réalisation des films.

Entre 1915 et 1916, elle dirigera en tout pour tout 18 films.

En 1916 elle fonde avec Isadore Bernstein une société de production qui n'aura qu'une
courte durée. En 1919 elle tente de créer sa propre entreprise sans grande réussite.

Sa carrière de réalisatrice s'arrête net on en ignore les raisons. Elle continue néanmoins
à apparaître dans de rôles secondaires, et cela jusqu'en 1924.

C'était une personnalité originale des années 1910, une des premières femmes à travailler
dans le cinéma naissant. Femme moderne, dans toutes les acceptions du terme, sportive,
dynamique. Elle pensait que le fait d'être une femme influençait son travail positivement
et donnait une « touche féminine » à chacun de ses films.

Deux faces de Cleo : l'actrice et la réalisatrice :
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_______________________________________
The Guilty One (1916)
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Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateurs : Cleo Madison, Willam V. Mong
Production : Bison
Durée : 600 mètres (2 bobines)

Cleo Madison et Willam V. Mong :
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Photo de Cleo : Silent Era.






Trois Scénaristes :


Grace Cunard (1891 - 1967)


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Grace Cunard était une actice, scénariste et réalisatrice. Bien qu'elle n'a pas toujours
été crédité, elle est l'auteur d'après le journaliste Hugh Wier, de plus de 400 scénarios :
drames, comédies, fantastiques mais aussi de westerns.
En 1912, rencontre Francis Ford (frère ainé de John Ford) avec lequel se produit une
connivence et une complicité créative qui va durer plusieurs années. « Monsieur Ford
semblait saisir intuitivement le fait que j'avais quelque chose en moi et m'a encouragé
à mettre par écrit mes idées et ainsi à l'aider pour l'élaboration de ses films  ».
En 1914,
ils entrent aux studios Universal où ils enchainent les serials et films à succès, tout en
étant les vedettes, scénaristes et aussi coréalisateurs. Le partenariat Cunard-Ford semble
le fruit de deux artistes énergiques en fusion.

« Les histoires écrites par Cunard tendent vers le fantastique et ses personnages féminins
tendent aussi vers le fantastiquement non conventionnel. »
(1)

« Le comportement intrépide des personnages féminins délicats de Grace Cunard l'a rendu
favorite auprès du public à l'époque. »
(1)

(1)Jennifer M. Bean

A gauche : Grace Cunard. A droite : Francis et Grace accroupis, Eddie Polo allongé et John Ford
avec son mouchoir sur le tournage de The Broken Coin, en 1915 (Robert S. Birchard Collection) :

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The Bandit's Wager (1916)
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« L'un des rares films de Francis Ford à avoir survécu, un court métrage d'une bobine dans lequel une
jeune femme arrivée de fraîche date dans l'ouest est confrontée à un bandit dans une aventure excitante.
Elle le rencontre dehors, et il lui vole un baiser, puis... il parie avec elle que le prochain baiser, c'est
elle qui le lui dispensera de son plein gré! Quelques temps après, son automobile étant en panne d'essence,
son frère part chercher du carburant pendant qu'elle se réfugie dans une cabane apparemment abandonnée...
Mauvaise idée: c'est celle du bandit!
Grace Cunard est la jeune femme, Francis Ford le bandit, sinon le frère de la dame est interprété par le
tout jeune Jack Ford, un an avant qu'il ne devienne metteur en scène, et qu'il ne supplante son aîné qui
n'allait pas tarder à survivre en jouant les poivrots chez son petit frère. Le film est parfaitement efficace,
et d'une légèreté très enthousiasmante. »
Allen John.

« Une tentative un peu confuse de western humoristique, néanmoins je l’ai apprécié. C’est presque
entièrement dans ce style et la réalisation, mais au bout du compte reste toujours assez charmant.
La musique composée par Donald Sosin est vraiment bien, avec une cadence parfaite qui ajoute une
dimension au film sans quoi il nous manquerait. J’ai certainement apprécié le côté humoristique et
il y avait de grands moments tout le long du film. »
Arik Devens

Fiche technique :
Réalisateur : Francis Ford
Scénariste : Grace Cunard
Production : Universal Film Manufacturing Company
Durée : 15 minutes - 300 mètres (1 bobine)

Grace Cunard et Francis Ford :
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Distribution : Grace Cunard, Francis Ford et John Ford

Grace Cunard, Francis Ford et John Ford :
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Autres titres de westerns ayant Grace Cunard comme scénariste :

The Call of the Tribe (1914)
The Curse of the Desert (1915)
Three Bad Men and a Girl (1915)




Frances Marion (1888 – 1973)


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Frances Marion était écrivaine et scénariste.
Avant d’être la célèbre scénariste, elle a été correspondante de guerre pendant la première
guerre mondiale. Elle débute comme scénariste dans la Lois Weber Productions, où elle
travaille aux côtés de Lois Weber. Elle a écrit pour les grands acteurs du muet comme
Mary Pickford avec qui elle se liera d’amitié, elle savait trouver les caractéristiques propres
de chaque acteur et on lui accorde le modelage de stars telles : Marie Dressler, Greta Garbo,
Marion Davies et Mary Pickford.
Frances a travaillé aussi dans les autres activités du cinéma, production, réalisation (3 films)
et aussi comme actrice (3 films).
Sa générosité était reconnue par tous ceux qui l'ont côtoyé : scénaristes, réalisateurs, acteurs
ainsi que le personnel technique, sans tenir compte des relations hiérarchiques.
Longtemps présentée par les magazines comme le symbole d'une femme qui réussit, ne montrant
que le côté glamour, négligeant le côté social et ses préoccupations pour améliorer les conditions
de travail des gens du métier.
Elle a écrit plus de 300 scénarios et elle est la première femme à être récompensée de 2 Oscars.


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All Man (1916)
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"Jim Blake, le fils du milliardaire new yorkais John Sherman Blake, va à l'Ouest pour devenir un homme.
Il travaille dans le ranch de son père, au Wyoming. Jim gagne le respect des éleveurs en fouettant une
brute et en essayant de se faire indemniser , auprès du président du chemin de fer, John Maynard les
degâts causés par sa société. Lorsque Maynard refuse de payer, Blake achète un terrain dont Maynard a
vraiment besoin, ce qui oblige le magnat à lui payer une somme extrêmement élevée pour l'obtenir.
Entre temps, Jim tombe amoureux d'Alice, fille de Maynard et après lui avoir promis de l'épouser un jour,
part vers l'est. Ethel, la soeur d'Alice, jalouse de leur amour, détruit toute la correspondance des amoureux,
mais son plan échoue. Les amants finissent par se rétrouver, et même le père d'Alice convient de la valeur
de son beau-fils."
AFI.
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Emile Chautard
Scénariste : Frances Marion, d’après une histoire de Willard Mack
Image : Lucien Tainguy
Production : Peerless Productions
Durée : 50 minutes - 1500 mètres (5 bobines)

Emile Chautard et Frances Marion :
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Distribution :
Robert Warwick [Jim Blake], Mollie King [Alice Maynard], Gerda Holmes [Ethel Maynard],
Louis Grisel [Sandy Bluebottle], Charles Duncan [John Sherman Blake], Alec B. Francis [John Maynard], George
MacQuarrie [Gillette Barker], Johnny Hines [Snap Higgins], Henry West [McKin]

Robert Warwick, Mollie King et Gerda Holmes :
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Autres titres de westerns ayant Frances Marion comme scénariste :

The Crimson Dove (1917)
L'enfant de la forêt [M'Liss] (1918)
Sundown (1924)
Pour l'amour de Carmelita [Thundering Hoofs] (1924)
L'amazone [Zander the Great] (1925)
La conquête de Barbara Worth [The Winning of Barbara Worth] (1926)
Le vent [The Wind] (1928)
Pioneer Scout (1928)
Amour d'indienne [Kit Carson] (1928)




Marion Fairfax (1875 – 1970)


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Marion Fairfax est à ses débuts une actrice de théâtre, puis entre 1904 et 1915 écrit ses
propres pièces à Broadway. En 1915 s'installe en Californie et commence l'écriture des
scénarios pour le cinéma incitée par William DeMille, frère ainé de Cecil, pour lequel
elle écrit plusieurs films. Elle collabore avec le réalisateur Marshall Nielan, avec qui elle
avait nouée une amitié durant ses années à Broadway.

Marion, son talent reconnu, est sollicitée par d'autres réalisateurs comme Maurice Tourneur,
elle écrit pour des stars du muet : Mary Pickford, Norma Talmadge, Dorothy Gish, John
Barrymore, Sessue Hayakawa...

En 1926, Ivan St. Johns déclare « Probablement, vous ne le saviez pas, mais l'avis de Marion
Fairfax sur un film est considéré comme le plus précieux à Hollywood » .

Elle a mis dans ses films muets de nombreuses idées progressistes, dans certains films elle
représente Sessue Hayakawa comme un héros, alors que le sentiment du « péril jaune » régnait;
les luttes ouvrières dans The Blacklist où des mineurs sont mis sur liste noire, les empêchant
de trouver du travail.

Ses problèmes de santé l'ont poussé à prendre sa retraite en 1926.

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La petite Tennessie (Tennessee's Pardner) (1916)
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"Encore bébé, Tennessie est abandonnée par sa mère, Kate Kent, qui s'enfuit avec Romaine,
ami de la famille. Romaine tue Bill, le père de Tennessee. Son dernier souhait est que
son partenaire, Jack Hunter, soit le tuteur de sa fille. Hunter place Tennessee dans un
couvent durant quinze ans. Pendant ce temps, il fait fortune dans le nord-ouest et fait venir
Tennessie. Elle traverse le pays en diligence pour rencontrer Hunter, qu'elle croit être son
père, mais en route, la diligence est attaquée par Romaine, qui est devenu un bandit de
grand chemin . Il s'éprend de Tennessee et veut l'épouser. Il demande l'aide de Kate lui
demandant de le présenter comme son frère. Quand Kate rencontre Tennessee, elle ignore
que c'est sa propre fille. Hunter reconnaît Kate et Romaine, et veut les arrêter mais le bandit
s'échappe emmenant Tennessie . Un groupe part à sa recherche et le capture et le pend. Tennessie
apprend la vérité sur Romaine, elle se réconcilie avec Kate et commence une relation avec Hunter."
AFI.

Fiche technique :
Réalisateur : George Melford
Scénario : Marion Fairfax, d'après la nouvelle “Tennessee’s Pardner” de Bret Harte
Production : Jesse L. Lasky Feature Play Company
Durée : 50 minutes - 1500 mètres (5 bobines)

George Melford et Marion Fairfax :
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Distribution : Fannie Ward [Tennessee], Jack Dean [Jack Hunter], Charles Clary [Tom Romaine],
Jesse Arnold [Kate Kent], R. Bradbury [Bill Kent], Raymond Hatton [Gewilliker Hay],
James Neill [le padre]

Fannie Ward, Jack Dean et Charles Clary :
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Autres titres de westerns ayant Marion Fairfax comme scénariste :

On the Level (1917)
A Daughter of the Wolf (1919)
Bob Hampton of Placer (1921)
The snowshoe Trail (1922)



Sources : le site, Women Film Pionners Project.
Western and Frontier Film and Television Crédits. 1903-1995. De Harris M. Lentz III.
Wikipédia




A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 24 juil. 2017 17:53, modifié 2 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 06 juin 2017 16:50

1916 (Suite)




Petit lexique des pionnières :


Dorothy Arzner (1897 - 1979)

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Entre 1928 et 1943, elle a réalisé 3 films muets et 17 parlants.
Réalisatrice, formée sur le tas, elle passe par tous les stades de l'industrie du cinéma (dactylo,
scénariste, monteuse script …) Dorothy travaille pour La Paramount puis en tant qu'indépendante
à partir de 1932, elle a lancé la carrière de plusieurs actrices dont Katherine Hepburn. Seule
femme réalisatrice étant passée avec succès du muet au parlant, et première femme membre
de la Directors Guild. Voici deux westerns, scénarios signés par Dorothy Arzner : The Breed of the Border (1924);
The No-Gun Man (1925).


Hettie Gray Baker (1881 - 1957)

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Réalisatrice, scénariste écrivain, Hettie Gray Baker est dès son adolescence employée dans l'industrie
du cinéma. Elle écrit des scénarios de films à ses moments perdus, et réussit à vendre l'une ses histoires
à Vitagraph, puis à Selig, Edison, Kalem, Biograph et Mutual. En 1913 Hettie travaille pour Hobart Bosworth
tout particulièrement sur des adaptations de Jack London. En 1915, on disait de Baker qu'elle était : « une
des leaders du monde cinéma ». Un scénario cosigné dans le film de Tom Mix : The Real Thing in Cowboys (1914).


Ruth A . Baldwin (1886 - ?)

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D'abord journaliste, Ruth A. Baldwin devint l'une des premières femmes scénaristes et réalisatrices.
En 1913, elle rejoint l'Universal Manufacturing Company. En 1916, après avoir été monteuse et formée
aux côtés de Lynn Reynolds, elle passe à la réalisation et dirigera douze films. Puis, part à la Fox Film
Company et la Metro Pictures Corporation, où l'on trouve la trace de 6 films. Los Angeles Times, en 1925,
relate que « Ruth Ann Baldwin, un écrivain, vivait dans un ranch en pierres en plein désert » Puis, plus
de nouvelles d'elle. Réalisation et scénario de 49-17 (1917); Scénario de Chasing Rainbows (1919).


Marguerite Bertsch (1889 – 1967)

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Scénariste, réalisatrice et écrivaine, Marguerite fait partie de ces « femmes oubliées ». Elle est
entrée en 1911 à la Vitagraph, en tant que scénariste. En 1914, elle a pour mission de sélectionner
les nombreux scénarios reçus par l'entreprise, tout en écrivant les siens. Elle a écrit 49 scénarios.
En 1916, tout d'abord co-réalise, avec W.P.S. Earle, puis dirige seule quatre films. Elle a publié un
manuel d'instruction pour les futurs scénaristes en 1917 . On la décrit comme une « femme très
féminine mais avec le cerveau d'un diplomate »
, une bande dessinée la représente en 1916 avec
des lunettes et un stylo sous la légende « Margaret Bertsh est une femme savante ».
Scénario d'un western : Una of the Sierras (1912).


Bertha Muzzy Bower (1871 - 1940)

B.M. Bower en 1888 :
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(Image courtesy of Oklahoma State Library)

Romancière et scénariste. Elle est l'auteure de 57 romans westerns, Ayant vécu dans l'ouest elle
reflétait dans ses romans la vraie vie des cowboys, elle était très populaire et plusieurs de ses livres
ont été adaptés au cinéma. Notamment, Chip of the Flying U, duquel on a tiré 4 films (1914, 1926, 1939).
Bertha Bower a écrit 20 scénarios. Gary Cooper et Tom Mix comptaient parmi ses amis. Quelques films :
The Last of her Tribe (1912); The Lonesome Trail (1914); How Weary Went Wooing (1915);
The Wolverine
(1921)...


Adele Buffington (1900 - 1973)

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Scénariste. Jeune travaille comme caissière dans une salle de cinéma. Cela lui permettra de connaitre
les goûts du public. Chaque soir après son travail courait à la bibliothèque où elle lisait pour s'imprégner
"des détails et de l'atmosphère pour les scènes que j'avais à l'esprit (...). Ensuite, alors que tout le monde
dormait, j'écrivais et écrivais "
. En 1919, âgée de 19 ans est remarquée par Thomas H Ince qui fera un film
à partir d'un de ses scénarios (L'Apache). Elle a écrit plusieurs westerns sous les pseudonymes de Jesse
Bowers et Colt Remington.Titres de quelques westerns : The Bloodhound (1925); Love on the Rio
Grande
(1925); The Avenging Rider (1928)...


Lenore Coffee (1897 - 1984)

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Scénariste d'un seul western : La conquête de Barbara Worth [The Winning of Barbara Worth] (1926).


Winifred Dunn (1898 - 1977)

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Scénariste. A 16 ans écrit son premier scénario pour Selig Polyscope. Elle signe le scénario de deux westerns :
Two Kinds of Women (1922); The Eagle's Feather (1923).


Beulah Marie Dix (1876 – 1970)

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Scénariste de films muets et sonores, auteure de livres historiques, de romans, de pièces de théâtre et
de livres pour enfants. Béatrice de Mille, la mère des réalisateurs célèbres était son agent, ce qui lui
facilitera l'entrée à Hollywood. En 1916, son expérience de romancière lui permet de passer rapidement
à la scénarisation pour William de Mille puis elle travaille à plein temps chez Famous Players-lasky qui
deviendra Paramount Pictures. Elle a écrit cinquante neuf films dont des westerns. En 1924, elle quitte
Paramount, et en 1925 passe chez DeMille Studios. Beulah Dix continuera d'écrire des scénarios mais sous
le couvert de l'anonymat ce qui marquera la fin de sa carrière. The Cost of Hatred (1917); The Squaw Man
(1918); The Crimson Challenge (1922)...


Dot Farley (1881-1971)

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Actrice, scénariste et réalisatrice. Dot Farley est surtout connue comme actrice de comedie,
mais est également une scénariste reconnue pour avoir écrit une grande partie des scénarios de
la Warner Brother ainsi que la Alburquerque Film Company, à l'époque du muet. Quatre scénarios
de western : The Lust of the Red Man; The Trail of the Law; The Toll of the War-Path
et The Daughter of the Tribe, tous de 1914.


Gene Gauntier ( 1885 – 1966 )

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Actrice, scénariste, réalisatrice, et écrivaine. Débute chez Kalem en 1906 ou elle deviendra son actrice
principale, connue sous l'appellation "Kalem Girl", avant de se lancer dans l'écriture et la réalisation des
films en collaboration avec son ami le réalisateur Sidney Olcott. Puis, travaillant à la Biograph, en 1907,
elle donne l'occasion à un acteur, surnommé "Larry", de diriger son premier film, il deviendra plus tard le
célèbre réalisateur D. W. Griffith. Elle a écrit plus de 300 scénarios, dont une adaptation de Tom Sawyer
et Ben-Hur. Elle met fin à sa carrière cinématographique en 1920. Scénariste dans : Wolfe, or the Conquest
of Quebec
(1914).


Helen Holmes (1893 – 1950)

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Réalisatrice, scénariste, actrice mais aussi cascadeuse. Débute comme modèle de photographe, puis en
1909 est actrice de théatre à Broadway, avant d'obtenir des petits rôles chez Keystone. Ensuite,
poussée par son amie Mabel Normand, signe avec la Kalem où durant deux ans elle enchaînera cascades
sur cascades . De 1914 à 1917 The Hazards of Helen avec 119 épisodes fera sa notoriété surtout pour ses
capacités sportives, toutes les scènes à grand risque étant jouées par elle même. Helen Holmes quitte
la Kalem pour Thomas H. Ince accompagnée de son mari, le réalisateur J.P McGowan. Dans les années
1920 elle est actrice dans plusieurs westerns avec Jack Hoxie. Scénariste dans un western : A Desperate Leap (1915).



Eugenie Magnus Ingleton (1873 – 1936)

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Britanique. Productrice, scénariste et actrice. Dès son plus jeune âge, elle monte sur les planches
à Londres. Après avoir été journaliste et correspondante de guerre (et espionne) en Afrique du Sud,
joue dans des théâtres à Chicago et New-York. Elle entre dans le monde du cinéma en 1915 dans les studios
Paragon de World Film Corporation, ensuite passe à Universal en 1916, où elle écrit une trentaine
de courts métrages, puis travaille pour Triangle Film Corporation, Thomas Ince et termine sa carrière
avec The Kis Barrier en 1925 pour la Fox Film. Scénariste dans, The Love Call (1919).


Julia Crawford Ivers (1869 – 1930)

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Photo : Woman Crush Wednesday.

Réalisatrice, productrice, scénariste et écrivain. Julia Crawford était une personnalité timide et discrète,
on l'avait surnommée la « Dame des Ombres » Dans les années 1910, elle entre dans l'industrie du cinéma
grâce à son mari Oliver Ivers scénariste. Quelques années plus tard, elle continue sa carrière au sein de la
Famous Players-Lasky Corporation. On lui doit cinq films comme productrice, quatre en tant que réalisatrice
et cinquante comme scénariste. Elle continuera a écrire des scénarios jusqu'au début du parlant. Un western
co-réalisé avec William Desmond Taylor, The heart of Paula (1916) et quatre scénarios westerns : Fatherhood
(1915); Ben Blair (1916); La rédemption de Panamint (1916) et Her Own People (1917).


Maibelle Heikes Justice ( 1871 – 1926)

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Ecrivaine et scénariste. En 1895, elle commence en écrivant des articles et en 1897, publie sa première pièce.
Elle arrive tardivement au cinéma et écrira une quarantaine de films. Dont un film contre la peine de mort,
Who Shall Take My Life? (1917), pour cela Maibelle a visité le « couloir de la mort » de la prison Sing Sing. Elle a travaillé pour les studios : Selig, Lubin, Polyscope, Metro et Essanay. Scénariste d'un western : Durand of the Badlands (1917) et deux histoires westerns : The Lure O' the Windigo (1914); The End of the Trail (1916).


Bradley king (1894 - ?)

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Ecrivaine, dramaturge, scénariste et productrice. Bradley King durant sa carrière écrivit soixante scénarios
dont une quarantaine de muets. Elle travailla pour la Lubin,Thomas Ince, la Fox, la MGM, ainsi que Paramount.
Son dernier scénario date de1947, ensuite elle disparaît de la scène cinématographique. Trois westerns produits
par Bradley : The sunshine Trail (1923); Morgan's Last Raid (1929) et The Lash (1930).


Anita Loos (1893 - 1981)

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Actrice, écrivaine et scénariste. Auteure notamment du roman, Les hommes préfèrent les blondes (1925),
elle était considérée comme une des meilleures scénaristes. Anita a écrit un western : Wild and Woolly (1917)


Josephine Lovett (1877 - 1958)

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Actrice de théâtre d'abord, puis de cinéma, ensuite scénariste.
Un western à son actif : Le rappel [The Bugle Call] (1927).



Jeanie Macpherson (1878 - 1942)

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Actrice de théâtre, danseuse, scénariste et réalisatrice. Actrice pour la Biograph apparait dans une
trentaine de films souvent dirigés par Griffith. En 1913, elle écrit et réalise The Tarantula, puis à partir
de 1915 débute une longue collaboration avec Cecil B. DeMille, l'une des plus fructueuse de l'histoire
du cinéma américain. Elle a écrit une soixantaine de scénarios dont pas mal de westerns :
Bablin Tongues (1915); The Sheriff of Red Gulch (1915); Thunderbolt Jack (1921)...


Sarah Y. Mason (1896 - 1980)

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Scénariste, co-scénarite, scripte. Elle entre dans le cinéma dès 1918 avec Arizona, de Douglas Fairbanks
premier film de l'histoire employant une scripte, métier crée par Sarah Y.Mason à cette occasion. Mariée
en 1920 avec le réalisateur Herman, elle semble avoir été desservi par rapport à son mari, avec lequel
elle a tout de même partagé un Oscar pour le scénario de Little Women en 1933. Elle a écrit 36 scénarios
dont deux westerns : Le Lieutenant Douglas [Arizona] (1918); One Hour of Love (1927).


June Mathis (1887 - 1927)

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Scénariste, éditrice, productrice exécutive, réalisatrice et rédactrice. A l'âge de 13 ans elle entre dans une
troupe de théâtre et y restera durant 13 années. Vers 1910 elle décide de passer derrière la caméra,
et signe avec la Métro, très rapidement elle grimpe les échelons, devient responsable du département
de scénarios et en 1918 elle écrit pour les plus grandes stars et est à l'origine de la carrière de Rudolph
Valentino dans Les quatre cavaliers de l'apocalypse (1921). Sur le choix de ses acteurs, elle dit ;
"Je remarque d'abord les yeux, je cherche ce que j'appelle l'âme et là, je juge". Elle a écrit , adapté,
scénarisé, produit environ 120 films. A sa mort survenue brutalement lors d'une représentation théâtrale,
elle était l'une des trois femmes les plus importantes d'hollywood. Trois westerns : The Trail of the Shadow
(1917); The Claim (1918); The Trail to Yesterday (1918).


Bess Meredith (1890 - 1969)

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Actrice, romancière, scénariste et cinéaste. Fille d' un directeur de théâtre, elle publie ses histoires dès
l'âge de 13 ans. Actrice de théâtre, Meredyth débute chez Biograph avec D. W. Griffith ; elle y rencontre
Wilfred Lucas qui deviendra son mari et son collaborateur. Tous deux quittent Biograph pour Universal,
départ d'une collaboration fructueuse. Elle aurait écrit environ 200 scénarios entre 1914 et 1920, puis,
écrit pour la Kalem une histoire par semaine. En 1929, se remarie au célèbre réalisateur Michael Curtiz
avec lequel un partenariat s'établit, même si son travail n'était pas toujours crédité. On lui doit plusieurs
westerns : The Mystery of Yellow Aster Mine (1913); The Ghost Wagon (1915); The Red, Red Heart (1918);
The Fighting Breed (1921); Rose of the Golden West (1927)...


Jane Murfin (1884 – 1955)

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Dramaturge, scénariste et productrice américaine. Jane a commencé a écrire en 1913 des pièces de
théâtre avec Jane Cowl sous le pseudonyme d'Alan Langton Martin. Elle a débuté en tant que scénariste
en 1913 chez Vitagraph, a aussi adapté de nombreuses pièces et de romans pour le cinéma notamment
pour RKO (1929 – 1926) et la MGM (1938 - 1944) ainsi qu'une comédie musicale en 1932. Dans les années
1920 elle écrit et produit des films pour « Strongheart », son chien, première vedette canine.
The Silent Call (1921).


Mary Murillo (1888 - 1944)

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Actrice, femme d'affaire, scénariste. Elevée en Angleterre, elle prend le nom de Murillo, après avoir été
comparée à l' une de ses peintures, "La Madonna". A son arrivée en Amérique, en 1908, elle débute au
théatre, écrit et envoit ses premiers scénarios aux studios. Elle a travaillé pour Vitagraph, Eastern Film
Corporation, Fox Film, etc ... On lui connait 56 scénarios. Un scénario Western : Le prix du silence
[The Heart of Wetona] (1919).


Mary O'Connor  (1872–1959)

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Scénariste. Elle a travaillé pour plusieurs studios : Biograph, Lasky, Paramount, etc. Entre 1914 et 1917
Mary O’Connor travaille pour D.W.Griffith, puis passe au studio Lasky Company auprès de Frank E. Woods,
où est nommée chef du département scénarios et chef monteuse. Entre temps elle est trésorière de la
Screen Writers Guilde. Elle est crédité de 29 scenarios écrits entre 1913 et 1921, dont 2 westerns :
A Yankee from the West (1915) et Girl of the Timber Claims (1917).
 

Agnes Parsons  (?)
Scénariste. Deux westerns : Riding With Death (1921) ; The Fast Mail (1922).


Elizabeth Chevalier Pickett (1896 – 1984)

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Scénariste, documentariste, auteure, (très connue pour son roman Drivin' Woman paru en 1942).
Vers la fin de la première guerre mondiale, elle a dirigé pour la Croix-Rouge des courts métrages
et s'est orientée tout naturellement vers le cinéma. En 1923, elle entre chez Fox Film Corporation,
déclare au producteur Winfield Sheehan qu'elle veut « écrire et diriger ses propres films »,
produit une quarantaine de films, et en 1929 scénarise son premier long métrage Redskin, pour la
Paramount après avoir passé des mois en compagnie des Amérindiens.
 

Grace Adele Pierce  (?)
Scénariste. Deux westerns : The Angel of the Desert (1913); Anne of the Mines (1914).


Olga Printzlau (1891 - 1962)

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Adaptatrice, scénariste, écrivaine. Tout d'abord romancière, très jeune elle se tourne vers l'écriture de
films, attirée par "ses possibilités littéraires". En 1914 elle est employée à la Majestic Film Company, puis
chez Universal, en 1920 elle signe un contrat de 5 ans avec Flamous Players pour se consacrer uniquement
à William de Mille. Cette même année elle totalise 352 scénarios. Elle a publié deux essais sur l'écriture
du scénario, où elle défend "le scénario en tant qu'art", comparant "les outils de l'imagination et le symbole
du film aux ciseaux et au marbre de Michel-Ange"
. Parmi ses scénarios, voici quatre westerns : The Ring of
Destiny
(1915); Two Men of Sandy Bar (1916); Lawless Love (1918) et The Bacchelor Daddy (1922).

 
Josephine Rector (1885 – 1958)

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Photo : IMDb.

Actrice et scénariste. Entre 1911 et 1914 on la voit dans les westerns de « Broncho Billy »  Anderson.
Cinq scénarios :  Across the Plains (1911) ; The Dance at Silver Gulch (1912) ; The Last Shot (1913) ;
The Dance at Eagle Pass (1913) ; The Cowboy Samaritan (1913).

 
Lillian Case Russell (1876 – 1947)

Olga Petrova à g. et Lillian à d. :
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Ecrivaine et scénariste. Avant d’arriver au cinéma est enseignante et en 1914 écrit son premier
scénario pour la Vitagraph, elle en écrira une trentaine : comédies, mélodrames, aventures
dont 3 westerns : When Big Dan Rides (1919) ; The Heart of Big Dan (1920) et Red Love (1925).

 
Adela Rogers St Johns (1894 – 1988)

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Journaliste, romancière et scénariste. Fille d’un père avocat, elle abandonne très tôt l’école.
Sa véritable éducation s’est faite en observant la cohorte de personnages qui défilaient dans le bureau
de son père : flics, reporters, voleurs, assassins… Deux westerns : Arizona Wildcat (1927) et
Broncho Twister (927)


Nell Schipman (1892 - 1970)


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Actrice, réalisatrice, scénariste, productrice et monteuse canadienne. De 1921 à 1925 dirige une société de
production en Californie. Elle execute une des premières scènes de nu du cinéma. Réalise au moins un western :
Trail of the North Wind (1924) et écrit le scénario de Outwitted by Billy (1913)


Ruth Stonehouse (1892 - 1941)

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Actrice, réalisatrice et scénariste. Ruth a débuté en tant que danseuse à l'âge de 8 ans en Arizona. En 1907,
femme d'affaires astucieuse, elle a participé au lancement avec Gilbert M. "Broncho Billy" Anderson et George K.
Spoor de la Essanay Studios pour laquelle elle a réalisé plus de 100 films. Elle signe avec Universal en 1916
ou elle est non seulement actrice, mais aussi productrice et scénariste. Sa carrière se poursuivra jusqu'en 1928.
Elle écrit un western : Rough Going (1925).


Margaret Turnbull (1872 - 1942)

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Dramaturge, adaptatrice, scénariste. Ecossaise et soeur du producteur Hector Turnbull, elle écrit des romans,
des pièces de théâtre. En 1907, elle co-écrit avec William De Mille la pièce Classmates, ils en feront un film en
1914. En 1920, Margareth Turnbull est engagée par les nouveaux studios Famous Players-Lasky en Angleterre,
pour écrire des scénarios elle y restera environ une année. Puis, elle est venue en France pour écrire le scénario
de La Bataille, sortie en 1923, tourné à Toulon avec Sessue Hayakawa. Un Western : Jack and Jill (1917).


Lule Warrenton (1862 - 1932)

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Actrice, productrice,scénariste. Lule entre à Universal en 1913, seule femme directrice de l'époque à avoir son
propre studio, elle est surnommée "Mère" Warrenton car elle s'est spécialisée dans la direction d'enfants dans ses
films, et aussi pour son implication sociale auprès des femmes. En tant qu'actrice, elle a joué dans 88 films,
comédies, dont des westerns. Voici quelques titres : When a Man Rides Alone (1919); The Wilderness Trail (1919); The Rose of Nome (1920) et Blind Hearts (1921).


Eve Unsell (1887 - 1937)

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Actrice, écrivaine, lectrice, éditrice, scénariste. Eve Unsell a étudié la littérature et le théâtre. Béatrice
De Mille agente de théâtre, conquise par ses histoires l'embauche en tant que lectrice et devient son mentor.
C'est en lisant des pièces, et aussi en observant les répétitions de "Rose of the Rancho" de David Belasco
qu'elle apprendra les bases de l'intrigue, et la construction d'un scénario. Elle en écrira 96 . En 1913, Eve
vend plusieurs scénarios à Pathé Fréres et à la Kalem et signe un contrat avec Cecil B. DeMille et Jesse L. Lasky.
En 1921 elle fonde à New York sa propre entreprise, Eve Unsell Photoplay Staff, Inc., la Seule compagnie de
ce type dirigée par une femme. Quelques titres de westerns écrit par Eve : The Long Trail (1917);
Captain Fly-By-Night (1922); The Golden Strain (1925) et Le dernier de sa race [The Yankee Señor] (1926).


Dorothy Yost (1899 - 1967)

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Ecrivaine, scénariste, Dorothy est née dans une famille d'écrivains. Elle travaille comme journaliste avant
de débuter au cinéma à l'âge de 26 ans et cela jusqu'aux années 50. On a oublié aujourd'hui ses films de
l'époque muete et aussi qu'elle a écrit pour Katherine Hepburn ainsi que les comédies musicales avec Ginger
Rogers et Fred Astaire. Nous lui devons des films impliquant des animaux ainsi que de nombreux westerns :
You Must Have Love (1922); The Footlight Ranger (1923); Romance Ranch (1924); Wings of the Storm (1926)...






_______________________________________
Sources : le site, Women Film Pionners Project.
Western and Frontier Film and Television Crédits. 1903-1995. De Harris M. Lentz III.
Wikipédia



A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 13 juin 2017 18:00, modifié 2 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 10 juin 2017 14:03

Année 1916 (Suite 2)



Hart dans The Patriot :
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Photo: The Complete Films of William S. Hart. Diane Kaiser Koszarski.



W.S. Hart et l’année 1916

Par Marc


Si William S. Hart avait disparu à la fin de l’année 1916, il n’est pas certain que son empreinte cinématographique
eût été moins grande.
Aujourd’hui, sa célébrité est essentiellement due à sa fidélité au genre western qui perdura jusqu’ à son retrait de
l’écran en 1925.
Mais cette notoriété n’en est pas moins liée à Hell’s Hinges , film complexe et brillant , qui sortit en cette année 1916.
Sans Citizen Kane, Orson Welles n’aurait pas tout à fait la même place au firmament du septième art .
On peut dire la même chose de Hell’sHinges et de William S.Hart.

A l’aube de 1916, Hart avait déjà atteint les sommets en termes de popularité.
Son nouveau contrat, toujours sous l’égide de Thomas H. Ince, signé fin 1915 avec la Triangle Film Corporation lui
garantissait le meilleur.
Il bénéficia ainsi d’une plus grande autonomie, de plus gros budgets (dix fois supérieurs à ceux alloués l’année
précédente par la New York Motion Pictures ) et de l’assurance d’une durée des métrages fixée à cinq bobines
( contre deux , le plus souvent , auparavant ).
Les scénarios furent donc plus travaillés, les décors plus soignés, et l’ambition artistique supérieure.

Hart et Bessie Love dans Pour sauver sa race (The Aryan) :
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Dix films interprétés par Hart (il réalisa neuf d’entre eux) sortirent en 1916 : neuf westerns et un film d’aventures
exotiques très curieux.
Cette dernière curiosité mérite que l’on s’y arrête : The Captive God , réalisé par Charles Sickward , conte l’histoire
d’un blanc ( Hart ) devenu une sorte de Dieu à l’époque de l’empire aztèque.
Gros budget (50 000 $) , mais succès moyen , le public préférant Hart dans le rôle de l’homme de l’Ouest pur et dur.
L’acteur lui donna satisfaction en interprétant cette année-là des joueurs de poker, des éleveurs, des hors-la-loi et
même un pasteur. Plusieurs de ces westerns lui permirent de renouer avec le personnage du « Good badman »,
désormais, sa marque de fabrique.

Toutefois, il est important de noter que dès 1916, apparaissent les limites de W.S.Hart.
Durant toute sa carrière d’acteur, Hart fut prisonnier d’un personnage tragique aux multiples facettes.
Il en était conscient au point de de s’essayer dès 1919 à la comédie (Branding Broaway), mais il n’avait pas la
versatilité d’un Douglas Fairbanks ou le charme aimable d’un Wallace Reid.
Hart est avant tout un tragédien. On a dit que son visage aurait pu être sculpté sur le mont Rushmore tant il était
grave. Moins que d’autres, il a parfois fait évoluer sa palette d’interprétations, mais il faut avouer qu’il n’était ni
doué pour la romance ni pour l’humour. En tant qu’acteur, bien sûr.

W.S.Hart est Joe Elk, le métis, dans The Dawn Maker :
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Par ailleurs, un aspect caractéristique du western a toujours été la mise en avant de la race blanche et de la
« civilisation » qu’elle a apportée. Marketing ou idéologie, ce n’est pas le sujet ici. Mais Hart n’était pas un
progressiste en la matière.
Un chef d’œuvre comme The Aryan (Pour sauver sa Race en France, tout est déjà dans ces deux titres) décrit
un blanc trahi par les siens, mais qui revient finalement à une solidarité raciale.
Dans The Dawn Maker (toujours en 1916) , Hart interprète un métis qui n’a de cesse d’imposer, au prix de sa vie,
les idéaux des blancs aux indiens.
Autre aspect, le patriotisme le plus accentué est présent dans The Patriot, où un honnête homme perd tout
( fortune et surtout enfant ) par la faute d’agents corrompus du gouvernement US . Après avoir rejeté la bannière
étoilée, il redeviendra un vrai patriote américain en s’opposant aux raids de mexicains féroces.
Il ne s’agit pas de critiquer cette vision, mais il est important de la souligner.

En 1916, Hart s’est déjà assuré une notoriété mondiale. Il lui restera à la pérenniser.




__________________________________________
Le justicier (Hell’s Hinges)
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Scénario :

Le révérend Henley et sa sœur Faith s ‘établissent dans une ville de l’Ouest violente et dépravée, justement
appelée Hell’s Hinges.
Le révérend, bien que doté d’une personnalité peu affirmée, réussit à acquérir une certaine influence dans
cette cité corrompue. Avec ses partisans, il entreprend de bâtir une église.
Miller, maitre de la ville et propriétaire de tripot, voit d’un mauvais œil cette intrusion et engage un desperado
local, Blaze Tracy (Hart), pour neutraliser les nouveaux venus.
Tracy, touché par le dévouement du révérend et sensible à l’innocence de Faith, décide, au contraire, de les
soutenir.
Miller trouve alors le moyen de corrompre le révérend. Celui-ci sous l’influence de l’alcool et d’une entraineuse
chargée de le séduire renie ce à quoi il croyait.
Profitant de l’absence de Tracy, Miller et ses hommes attaquent l’église, entrainant avec eux un pasteur hagard
et dépassé.
Malgré une féroce défense de ses bâtisseurs, l’église est en feu et l’affaire tourne au carnage au cours duquel le
révérend est abattu. Miller triomphe.
A son retour, Tracy laisse exploser sa colère, il exécute Miller et ses lieutenants et fait brûler toute la ville.
Tracy et une Faith désespérée donnent une sépulture au révérend et quittent la région ensemble.

Une scène du film :
Image


Hell’s Hinges est généralement considéré comme le meilleur film tourné par William S. Hart.
Esthétiquement, c’est une œuvre magnifique, mais surtout, la profondeur de sa réflexion est exceptionnelle.

Le film se présente comme une variation épique du thème du « Good badman » et de sa rédemption. On peut
d’ailleurs le limiter à cette approche superficielle.
Mais l’intrusion de la religion et la notion de rejet de celle-ci donne à cette œuvre une direction aussi intéressante
que perturbante.
En effet, on voit ici la volonté de l’homme de Dieu balayée par celle du tenancier, individu sans scrupules et
uniquement motivé par son intérêt personnel.
Il y est démontré qu’au final, celui qui l’emporte n’est pas le vertueux, mais le plus habile.
La rédemption elle-même devient douteuse, puisque la sauvagerie y est présentée comme un aboutissement.
Tout se résume à une question : La morale collective, basée sur une approche religieuse est-elle plus forte que
l’assouvissement du désir individuel ? La réponse du film est plus qu’ambigüe.

On peut même débattre du comportement du héros Blaze Tracy. Son attitude d’ange exterminateur dans la
dernière partie du film peut être interprétée comme l’expression de la colère divine, mais aussi comme un
retour à la barbarie et donc un échec à la rédemption.
Sa « conversion » aux principes du pasteur peut, elle aussi, être questionnée : Est-il guidé par la grâce divine
ou par son désir pour Faith ?

Clara Williams et W.S.Hart :
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Photo : Silent Era


Hell’s Hinges , malgré sa conclusion en demi-teinte (où l’on voit un Hart/Blaze Tracy plus impénétrable que jamais
prier pour le salut de Faith), reste une œuvre extrêmement pessimiste. Elle approche par moment le nihilisme
total du Greed de Von Stroheim.

Ce qu’ont voulu faire W.S.Hart et son scénariste C.Gardner Sullivan reste une énigme.
Ont-ils eu conscience de la dimension que prenait le film ?
Difficile à dire, Hart sortait à l’époque un film toutes les cinq semaines, peut-être la résonance de celui-ci lui
a-t-elle échappé ?
Ou, au contraire, ce projet était-il plus intime que les autres ?
Quoiqu’il en soit, cent ans après sa sortie Hell’sHinges n’a pas livré ses secrets.
Le film reste intact de puissance et le trouble qu’il diffuse est plus prégnant que jamais.

L'avis de Pak : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic ... 78#p225567

Fiche technique :
Réalisateurs : Charles Swickard, William S. Hart, non crédité.
Scénariste : C. Gardner Sullivan.
Image : Joseph August
Musique : Victor Schertzinger , non crédité
Production : Kay-Bee Pictures , New York Motion Picture
Durée : 64 minutes - (5 bobines)
Lieu de tournage : Lake Arrowhead, San Bernardino National Forest, Californie

C. Gardner Sullivan, Joseph August et Victor Schertzinger :
Image.Image.Image


Distribution : William S. Hart [‘Blaze’ Tracy], Clara Williams [Faith Henley], Jack Standing [Reverend Robert Henley], Alfred Hollingsworth [‘Silk’ Miller], Robert McKim [le pasteur], J. Frank Burke [Zeb Taylor], Louise Glaum [Dolly]; Jean Hersholt [un citadin], John Gilbert [un cowboy], Robert Kortman, Leo Willis

William S. Hart, Clara Williams, Jack Standing et Alfred Hollingsworth :
Image.Image.Image.Image



Films de William S. Hart sortis aux USA en 1916 :

- Between men ( Janvier)
- Hell’sHinges ( Mars )
- The Aryan (Avril)
- The Primal Lure ( Mai )
- The Apostle of Vengeance ( Juin )
- The Captive God ( Juillet )
- The Dawn Maker ( Septembre )
- The Patriot ( Septembre )
- The Return of Draw Egan ( Octobre )
- The Devil’s Double ( Novembre )

Dossier préparé par Marc (Hart).
______________________________________




_______________________________________
A Knight of the Range
_______________________________________
Dans ce western Harry Carey inaugure le personnage qui le rendra populaire, Cheyenne Harry.
Il l’interprétera dans 25 films.
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Jacques Jaccard
Scénario : Harry Carey
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 50 minutes - 1600 mètres (5 bobines)

Distribution : Harry Carey [Cheyenne Harry], Olive Golden [Bess Dawson], Hoot Gibson [Bob Graham],
William Canfield [Gentleman Dick], Bud Osborne [sheriff], A.D. Blake [Nick], Bill Gettinger [Buck],
Peggy Coudray [Dolores]

Harry Carey, Olive Golden, Hoot Gibson :
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Love's Lariat
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Image
Photo IMDb.


"Un cow-boy appelé Sky High apprend qu'il a hérité d'une fortune, mais pour la recevoir il doit aller dans l'Est.
L'autre héritier, Allan Landers, conspire avec Goldie Le Croix pour qu'elle séduise et ensuite abandonne Sky High,
pour partager ainsi son héritage. Leur plan échoue car Goldie éprouve des sentiments pour lui."
Wikipedia.
Cette année 1916, George Marshall débute sa longue carrière de réalisateur. Love's Lariat est son troisième
film et western.
Film considéré perdu.

Harry Carey, Olive Carey, William Gillis, Tom Grimes, Neal Hart, Pedro León, George Marshall, William Quinn, et Joe Rickson durant le tournage de Love's Lariat :
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Photo : IMDb

Fiche technique :
Réalisateurs : George Marshall and Harry Carey
Scénario : George Marshall , W.B. Pearson
Images : Milton Moore
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 50 minutes - 1500 mètres (5 bobines)

Distribution : Harry Carey [Sky High], Olive Golden [Goldie Le Croix], William Quinn [Allan Landers],
Neal Hart [Skeeter]

Harry Carey, Olive Golden, Neal Hart :
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Tournage de Love's Lariat en 1916. À droite, la vedette du film, Harry Carey. En haut à gauche, les visiteurs du studio.
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The Three Godfathers
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"Trois hors-la-loi qui fuient la milice dans le désert trouvent une femme mourante et son bébé dans un chariot.
Avant de décéder, elle fait promettre aux hommes de prendre soin de son bébé et de veiller sur lui."
IMDb.
Film considéré perdu.
Première adaptation d'une série de cinq films d'après le roman The Three Godfathers de Peter Bernard Kyne.
Voyez les remakes : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic ... 16#p224536

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Fiche technique :
Réalisateur : Edward J. Le Saint
Scénario : Harvey Gates, Edward J. Le Saint, d'après le roman The Three Godfathers de Peter Bernard Kyne.
Image : Allen M. Davey
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 1800 mètres (6 bobines)
Lieu de tournage : Désert du Mojave, Californie

Distribution : Harry Carey [Bob Sangster], Stella Razetto [Ruby Merrill, ‘The Mojave Lily’], George Berrell [Tim Gibbons], Joe Rickson [Rusty Connors], Hart Hoxie (Jack Hoxie) [Shérif Pete Cushing], Frank Lanning [Bill Kearney], Mr. Briscoe [Johnny Pell]

Harry Carey, Stella Razetto, George Berrell, Joe Rickson :
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Blue, Blood and Red
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"Lorsqu'Algernon DuPont se fait expulser d'Harvard, son père millionnaire le met dehors. Il part alors vers
l'Ouest avec son valet. En route, il montre qu'il sait se débrouiller et même se battre. Il tombe amoureux
de la fille d'un riche rancher et parvient à déjouer le complot d'un cow-boy jaloux grâce à ses poings et à
son arme. Il se marie avec elle, et après la naissance de jumeaux, ils partent vers l'Est, où Algernon se
réconcilie avec son père."
Wikipédia
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Raoul Walsh
Scénario : Raoul Walsh
Image : Georges Benoit, Leonard S. Powers and George Richter.
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 minutes - (5 bobines)
Lieu de tournage : Désert du Mojave, Californie

Raoul Walsh
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Distribution : George Walsh [Algernon DuPont], Martin Kinney [Peterkin], Doris Pawn, James Marcus,
Jack Woods, Augustus Carney

George Walsh et Doris Pawn :
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Le Métis (The Half-Breed)
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Douglas Fairbanks :
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Le Métis est sorti aux États-Unis le 30 Juillet 1916. Il est le neuvième des treize films que D. W. Griffith
supervisa avec Douglas Fairbanks, et le troisième réalisé par Allan Dwan. Dans le film, Fairbanks joue le
rôle de l’orphelin L’Eau Dormante, prononcé Lo Dorman par les habitants de la région. Il est le fruit de
l’union entre une mère amérindienne et un père blanc inconnu. Élevé comme un orphelin, le paria métis
doit s’exiler pour vivre seul dans les bois. Le film est une histoire fascinante sur les discriminations raciales
dans l’Ouest américain. Les intertitres sont intelligents et incisifs, les deux rôles féminins complexes et
nuancés. Les décors et la photographie étaient, comme le dit le biographe du caméraman Victor Fleming,
« visuellement enchanteurs ». Mais le film n’est pas un succès commercial. « Nous qui étions dans le film,
pensions que le succès était assuré », écrivait Fairbanks deux ans plus tard. « Mais le public… ne l’a pas vu
comme tel ». La Cinémathèque française.

Durant le tournage Wyatt Earp a rendu visite à l'équipe : "Comme c'était la coutume à cette époque, Earp
a été invité à se joindre à la fête..."
Allan Dwan.

Voir aussi sur le forum : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic ... 64#p142822

Fiche technique :
Réalisateur : Allan Dwan
Scénario : Anita Loos d’après “In the Carquinez Woods” de Bret Harte
Image : Victor Fleming
Musique : Donald Sosin
Production : The Fine Arts Film Company
Durée : 73 minutes - 1500 mètres (5 bobines)
Lieu de tournage : Boulder Creek, Calaveras County, California.

Allan Dwan et Anita Loos :
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Distribution : Douglas Fairbanks [Lo Dorman], Alma Reuben [Teresa], Sam de Grasse [Sheriff Dunn],
Tom Wilson [Curson], Frank Brownlee [Winslow Wynn], Jewel Carmen [Nellie], George Beranger
(André Beranger) [Jack Brace]
Douglas Fairbanks, Alma Reuben et Sam de Grasse :
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The Yaqui
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" Au Mexique, un Indien Yaqui pauvre perd sa famille à cause des persécutions d'un officier raciste
mexicain nommé Martinez."
Imdb
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Lloyd B. Carleton
Scénario : D’après The Land of the Broken Promise par Dane Coolidge
Musique : Winkler.
Production : Universal Film Manufacturing Company
Durée : 1500 mètres (5 bobines)
Lieu de tournage : Mexique ; Tempe, Arizona.
Lloyd B. Carleton :
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Distribution : Hobart Bosworth [Tambor], Goldie Colwell [Modesta], Dorothy Clark [Lucia], Charles H. Hickman [Señor Esteban], Jack Curtis [Martinez], Yona Landowska [Ysobel], Gretchen Lederer [Señora Esteban], Emory Johnson [Flores], Louis A. Valderna [Lieutenant Hernandez], Alfred Allen

Hobart Bosworth [Tambor], Goldie Colwell et Jack Curtis :
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Immediate Lee
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"Lorsque "Immediate" Lee, un cowboy qui tire son surnom de sa rapidité à dégainer, décide de poursuivre des
voleurs de bétail, il découvre que Kentuck Hurley est un de leurs chefs. Pour le contrer, Immediate séduit
Beulah, une danseuse de music-hall dont Kentuck est épris, et l'emmène loin de lui. Kentuck les poursuit
et défigure Lee. Beulah soigne ce dernier et, au fur et à mesure de sa convalescence, Immediate tombe
amoureux d'elle. Une fois rétabli, il poursuit implacablement Kentuck, qui finalement est tué lors d'une
bataille entre les voleurs et les hommes de Lee. Après avoir transformé le music-hall en église pour un
jour seulement, Immediate se marie avec Beulah."
Wikipédia.
Film probablement perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Frank Borzage
Scénario : Kenneth B. Clarke, d’apès sa nouvelle “Immediate Lee”
Image : Harry Wilkie
Production : American Film Company, Incorporated,
Durée : 1400 mètres (5 bobines)
Frank Borzage :
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Distribution : Frank Borzage [Immediate Lee], Ann Little [Beulah], Jack Richardson [‘Kentuck’ Hurley], Chick Morrison [John Masters], William Stowell [King], Harry McCabe], George Clark, John Smith, Charles Newton

Ann Little, Jack Richardson et Chick Morrison :
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Humanity
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Dernier western d'Anderson en tant que "Broncho Billy" et un ultime tournage à Niles.

Fiche technique :
Réalisateur : Gilbert M. Anderson
Scénario : Gilbert M. Anderson
Production : Essanay Film Manufacturing Company
Durée : 1800 mètres (6 bobines)
Lieu de tournage : Niles, Californie

Distribution : Broncho Billy Anderson (Gilbert M. Anderson) [Billy Adair], Ruth Saville [Edith Adair], Rodney Hildebrand [Arthur Stanton], Robert McKenzie, Harry Todd, Lee Willard, Tom Crizer (Thomas J. Crizer), Bill Cato, Darr Wittenmyer], Henry Youngman, Ella McKenzie.


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Ramona
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« En Californie du Sud, durant le XIXe siècle, alors que des colons blancs maltraitent les Indiens
de la Mission, Alessandro, un Indien, épouse Ramona, qui est moitié-écossaise et moitié-indienne.
Traqués par les préjugés des gens de la ville, le couple se déplace d’une collectivité à une autre,
jusqu'à ce que l’un des colons assassine Alessandro. »
American Film Institute.
Deuxième version muette du roman écrit par Helen Hunt Jackson.
Film probablement perdu, cependant 5 bobines ont survécu, préservées dans la Library of Congress.
Voir les remakes : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic ... 90#p221724

Fiche technique :
Réalisateur : Donald Crisp
Scénario : D’après le roman Ramona: A Story de Helen Hunt Jackson
Image : Enrico Vallejo et Bert Glennon
Musique : Emil Bierman
Production : Clune Film Producing Company
Durée : (14 bobines)

Donald Crisp :
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Enrico Vallejo et Bert Glennon :
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Distribution : Adda Gleason [Ramona], Mabel Van Buren [Ramona, dans le prologue],
Anna Lehr [Ramona, enfant], Monroe Salisbury [Alessandro Assis], N. de Brulier ([Felipe Moreno],
Richard Sterling [Angus Phail], Princess Red Wing [Mrs. Phail], Lurline Lyons [Señora Moreno],
Alice Morton Otten [Starlight], James Needham.

Adda Gleason et Monroe Salisbury :
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tepepa
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Re: Le Western Muet : l'année 1916

Messagepar tepepa » 12 mai 2019 18:39

:shock: :shock:
Félicitations sincères à tous les contributeurs de cette rubrique sur le western muet, c'est proprement extraordinaire !!

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COWBOY PAT-EL ZORRO
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Re: Le Western Muet : l'année 1916

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 12 mai 2019 18:56

Je crois que je n'aurais pas dit mieux... Il m'est arrivé de parcourir, tant en "invité" qu'en tant que membre, les rubriques sur le cinéma muet...
Un genre qui semble désuet sans doute pour beaucoup de la génération actuelle mais qui fut pourtant le début de cette grande épopée et celui de la magie du cinématographe tout court...

Je suis également impressionné par toutes les informations de type biographies, photos de tournages... :applaudis_6: :applaudis_6: :applaudis_6: :applaudis_6:
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limpyChris
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Re: Le Western Muet : l'année 1916

Messagepar limpyChris » 13 mai 2019 0:00

Tepepa a écrit : Félicitations sincères à tous les contributeurs de cette rubrique sur le western muet, c'est proprement extraordinaire !!
Oui, hein ! et surtout, bravo, Hombre !!
(Alors, t'es reviendu ?)
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

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Re: Le Western Muet : l'année 1916

Messagepar Hombre » 15 mai 2019 9:00

:num1

Merci à vous trois :beer1:


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