Le Western Muet : l'année 1911

Hombre vous propose un aperçu des westerns muets au fil des années
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Le Western Muet : l'année 1911

Messagepar Hombre » 06 nov. 2016 15:53

Année 1911



Thomas H. Ince (1882 – 1924)


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Thomas Harper Ince est né dans une famille d'acteurs et à 15 ans fait ses débuts à Broadway,
où il se produit dans des petits rôles comme acteur, chanteur et danseur, il y joue dans une
pièce avec un acteur déjà connu, William S. Hart.Il créera une compagnie théâtrale nommée
Thomas H. Ince and His Comedians, qui fut malheureusement un échec.
En 1910, Ince travaille d'abord comme acteur au cinéma pour la BiographCompany où il fit
la connaissance de Griffith.Cependant Ince est rapidement attiré par la mise en scène mais
voyant qu’il ne pouvait y réaliser de films, il se tourne la même année vers la Independent
Motion Picture fondée par Carl Laemmle. Là, il est toujours acteur, on ne lui confie pas encore
le statut de directeur. Son jour de chance arrive lorsqu'un réalisateur tombe malade, il convainc
Laemmle de le prendre à l’essai. Il retravaille le scénario du film en cours qui lui semblait trop
simple et le boucle et en un temps record.
Carl Laemmle est impressionné et l'envoies en expédition à Cuba avec 70 personnes, il est chargé
de diriger le film avec Mary Pickford et Owen Moore, qui s’étaient mariés en secret. Nonobstant,
cette expédition subit de telles mésaventures qu'Ince en sortira malheureux.
Sa préférence va au genre western et l'un de ses thèmes de prédilection est la guerre civile.
Il part s'installer à Edendale et rompt au bout d'un an avec Laemmle.
Il débute en 1911sa collaboration avec la Bison dans le but de tourner des westerns.

Inceville :

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En 1912 Ince construit à Santa Inez Canyon son premier studio de cinéma, plus connu sous le
nom d'Inceville. « On y construisit un vaste studio, des plateaux, des décors en plein air, des
bureaux et des maisonnettes pour les membres de la troupe, les cowboys et les Indiens ».
Il engage la troupe 101 Ranch and Wild West Show originaire de l'Oklahoma. Leur arrivée
par le train, est spectaculaire : "300 cowboys et cowgirls, 600 chevaux, bovins et autres animaux,
plus une tribu de 200 Sioux qui installent leurs tipis sur la propriété."
Ils s'appelleront désormais
The Bison-101 Ranch Co et se spécialiseront dans la production de westerns.

Le 101 Ranch, en 1913 :

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En 1913 Ince produit The Battle of Gettysburg d'une longueur de 5 bobines.
Cette année Ince se consacre à la production et confie la réalisation à Francis Ford et son frère John,
Jack Conway, William Desmond Taylor, Reginald Barker, Fred Niblo, Henry King et Frank Borzage.

En 1914 il produit le premier des westerns de son ami William S. Hart, The Bergain (Le
serment de Rio Jim) dirigé par Reginald Barker. Deux ans plus tard il produira ce qu’on considère comme
le premier grand western, The Aryen (Pour sauver sa race).

En 1915 il fonde la The Triangle Motion Picture Company avec D.W. Grifitth et Mack Sennett. En 1918
vend ses actions à Griffith et Sennett.
Ince est mort dans le yacht de Randolph Hearst dans des circonstances qui ont fait couler beaucoup
d'encre à l'âge de 44 ans.

Thomas Harper Ince est considéré comme le « père » du genre western lui donnant ses lettres de noblesse.
« Il a eu le mérite inestimable de conduire le cinéma vers les grandes espaces, d’anoblir le film d’action
et de doter le cinéma américain d’un genre de création qui demeure sa gloire »
Charles Ford.

Ince et le chef sioux William Eagleshirt :
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The Stampede
_______________________________________________
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Thomas H. Ince
Scénario : Thomas H. Ince
Production : Independent Moving Pictures (Carl Laemmle)
Durée : 305 mètres (1 bobine)

Distribution :
Mary Pickford : Nello, la fille du bandit
Owen Moore : le fils du rancher

Mary Pickford et Owen Moore :
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An Indian Martyr
_______________________________________________
Film probablement perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Thomas H. Ince
Production : Bison Motion Pictures
Durée : 10 minutes – 300 mètres (1 bobine)

Distribution :
Francis Ford

Francis Ford :
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______________________________________________
Little Dove’s Romance
______________________________________________

Fiche technique :
Réalisateur : Fred J. Balshofer
Production : Bison Motion Pictures (Thomas H. Ince)
Durée : 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Big Bear Valley, San Bernardino National Forest, Californie.

Fred J. Balshofer
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Distribution :
Princess Red Wing : Little Dove
Charles Inslee : Burns
J. Barney Sherry
James Young Deer

Princess Red Wing, Charles Inslee : Burns, J. Barney Sherry et James Young Deer :
Image.Image. Image.Image


J. Young Deer et Red Wing dans Little Dove’s Romance :
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Photo : One Reel a Week. Fred J. Balshofer et Arthur C. Miller.



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Deux westerns de David W. Griffith :


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In the Days of ’49
_______________________________________________

« Après que Bill ait trouvé un filon d'or il fait venir Edith, sa femme. Elle voyage en compagnie de
Jack, un vieil ami de Bill et flirte avec lui. Une fois au camp minier, Edith et Jack continuent à se
rencontrer secrètement, et projettent de partir ensemble. Bill se confie à Jack, lui avouant qu' Edith
a changé et se demande bien pourquoi.. Jack alors comprend que l'amour de Bill envers Edith est plus
sincère que le sien, et il quitte le camp. »
IMDb.
Film probablement perdu

Fiche Technique :
Réalisateur : D. W. Griffith
Scénario : Maie B. Havey
Image G.W. Bitzer
Production : Biograph Company
Durée : 17 minutes – 315 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Eaton Canyon, Angeles National Forest, Californie.

Distribution :
Goerge Nichols : Bill Weston
Claire McDowell : Edith Weston
Dell Henderson : Handsome Jack
Dorothy West : Ami d'Edith
Alfred Paget : Ami de Jack
Charles West :


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Fighting Blood
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"Richard Tuttle sauve son père, attaqué par les indiens et se réconcilie avec lui". Patrick Brion.
Regardez le film sur le site Internet Archives : https://archive.org/details/FightingBlood
Fiche technique :
Réalisateur : D. W. Griffith
Scénario : Zane Grey
Image : G. W. Bitzer (Caméra Pathé)
Production : Biograph Company
Durée : 18 minutes, 322 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Lookhout Mountain, Sierra Madre. San Fernando, Californie.

Distribution :
George Nicholls : Le vieux soldat
Kate Bruce : Femme du vieux soldat
Robert Harron : Fils du vieux soldat
Florence Labadie : Fiancée du fils
Francis J. Grandon : Père de la fiancée
Lionel Barrymore

George Nicholls, Kate Bruce et Florence LaBadie :
Image.Image.Image

Robert Harron et Lionel Barrymore :
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Robert Harron, George Nicholls et Kate Bruce :
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Robert Harron :
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______________________________________________

Raoul Walsh sur David Wark Griffith :

D.W. Griffith était un génie, un homme tranquille, presque timide, jusqu'au moment ou il prenait
un mégaphone. Il nommait chaque membre masculin de la compagnie «Mister» et décourageait
la familiarité. Certains de ses biographes l'ont accusé d’avoir été arrogant et injuste, d’être
«M. Inabordable ». Je l'ai toujours trouvé prêt à écouter les opinions, et il était le premier
à offrir son aide quand quelqu’un avait des ennuis. Chaque fois que je le pouvais, j'observais sa
façon de diriger, et essayais de me souvenir de tous ces faits et et gestes. Peu de gens ont
la chance d'avoir un génie comme professeur et gratuitement de surcroit. Tout ce que je devais
faire était de garder les yeux et les oreilles bien ouverts.
Plus tard, quand je suis devenu un réalisateur moi-même, j'ai exploité l'enseignement
reçu par ce maître. Cabanne et les autres réalisateurs artistiques étaient tous compétents,
mais aucun d'entre eux n'avait la touche et le sens superbe du dramatique qui étaient évidents
dans tout ce que Griffith faisait. Lorsqu'il a produit et dirigé personnellement :
Naissance d'une nation, le monde a acclamé son art et lui a rendu un hommage tardif.
Ce spectacle a changé l'histoire du cinéma et pour la première fois l’a mis à égalité avec les
autres formes d'art. Raoul Walsh dans Each Man In His Time.



"Faites rire, faites pleurer, mais surtout faites penser".
D. W. Griffith


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Allan Dwan



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Allan Dwan a fait des études d'ingénieur. Employé chez Cooper Hewitt où, il "aide à développer le tube
fluorescent à vapeur de mercure".
Lors d'une installation pour un client George K. Spoor de
l'Essanay l'a approché lui demandant de concevoir un type d'éclairage pouvant servir dans un studio
de photographie.
Ce que fit Allan, mais très vite, attiré par le cinéma, il propose des histoires qu’il avait déjà écrites.
Selon Kevin Brownlow, Dwan a dirigé plus de 1400 films, entre 1911 et 1961.
C'est Dwan et non Griffith qui a conçu en (1916) la célèbre grue utilisée dans Intolérance. (1916).
C'est lui aussi qui a été le pionnier dans l'utilisation du chariot de travelling.
Il était le réalisateur préféré de Gloria Swanson, avec qui a travaillé dès 1916.
Il a dirigé Mary Pickford, Douglas Fairbanks, Lilian Gish, etc.

Douglas Fairbanks, Marion Frances, Allan Dwan, Cecil B.DeMille, Mary Pickford et A. Zukor :
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Photo: Mary Pickford Foundation.



Cette année Allan Dwan s’essaye à la réalisation de films écoutons-le raconter ses débuts :

Quand une partie des dirigeants de d’Essanay, quittèrent le studio, pour former l’American Film Company
Ils m'offrirent un salaire trois fois supérieur pour les suivre, toujours comme responsable des scénarios.
Ce que je fis.
On m’envoya en Californie, car il y avait là-bas une succursale qui était supposée faire des
films, mais on n’en voyait jamais les résultats.
J’ai fait des recherches dans tout Los Angeles. Hollywood n’existait pas encore, Il n’y avait aucun studio.
Après avoir exploré et demandé partout, j’ai finalement trouvé la compagnie à San Juan Capistrano.
Ils étaient entassés dans un petit hôtel, attendant que leur metteur en scène se décide à revenir, sobre,
espéraient-ils de Los Angeles. J’ai immédiatement télégraphié à Chicago en suggérant de disperser l’équipe,
faute de metteur en scène.
La réponse arriva très vite : « Vous êtes le metteur en scène. » Ce fut un choc, mais j’appelais tous les
acteurs. J. Warren Kerrigan était leur chef, et je leur dit : « Soit Je suis votre metteur en scène, soit vous
n’avez plus de travail. » Ils répondirent tous en cœur : « Vous êtes le meilleur metteur en scène que nous
ayons jamais eu. » Je leur ai alors demandé : « Qu’est-ce que je dois faire ? » Ils me répondirent : « Venez
avec nous. » Ils me désignèrent une chaise et un porte-voix, et me dirent : « Maintenant faites attention.
Vous devez apprendre trois mots : vous devez être capable de dire camera et action. Puis, une fois que
vous avez obtenu ce que vous voulez, vous criez Cut. Alors je me suis entraîné, et à la fin, j’arrivais à
dire trois mots avec autorité.
J’étais devenu un metteur en scène.
Allan Dwan dans Un Siècle de Cinéma de Tay Garnett.

Voir la biographie d'Allan Dwan rédigé par Cole Armin :
http://biographie.westernmovies.fr/real ... aphie.html

Cette année donc Allan Dwan tourna à San Juan Capistrano deux de ses premiers courts métrages :
Branding A Bad Man et Western Dream, couplés dans une seule bobine :

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Branding a Bad Man
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Film probablement perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Allan Dwan
Production : American Film Manufacturing Company
Durée : 150 mètres (Split-reel)

Distribution :
J. Warren Kerrigan
Pauline Bush
Jack Richardson

Pauline Bush
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J. Warren Kerrigan et Jack Richardson :
Image.Image



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Western Dream
_______________________________________________
Film probablement perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Allan Dwan
Production : American Film Manufacturing Company
Durée : 150 mètres (Split-reel)

Distribution :
J. Warren Kerrigan
Pauline Bush
Jack Richardson

Malgré son inexpérience du métier Allan Dwan dirige cette année 1911 plus de 80 courts, d’abord à
Lakeside, puis à la Mesa, San Diego, Californie.

Voici 10 titres de cette année et toujours avec les mêmes acteurs, J. Warren Kerrigan,
Pauline Bush et Jack Richardson :

Auntie and the cowboys
A Trooper’s heart
The man hunt
The ranch tenor
The sheepman’s daughter
The sheriff’s sisters
The way of the West
The western doctor’s peril
The whitch of the range
The white red man



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Divers :

Décès de du chef comanche Quanah Parker dans le Oklahoma.
"Texas" Jack Vermillon, membre de la célèbre Earp Vendetta Ride meurt par noyade
dans le lac Michigan à Chicago.
Modifié en dernier par Hombre le 28 mai 2019 19:29, modifié 4 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 19 nov. 2016 18:33

Année 1911 (suite)



Blanche Sweet (1896-1986)


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Blanche Sweet est née à Chicago dans une famille de comédiens . Après le décès de sa mère,
sa grand-mère la prend en charge et la fait monter sur scène dès l'âge de 4 ans, de 6 à 9 ans
elle fait partie du théâtre musical, Chauncey Olcott, Blanche qui rêve de devenir danseuse
se tourne vers le cinéma pour payer ses cours de danse.

Blanche a été aussi populaire sinon plus, dans la période du muet, que ses consœurs Mary Pickford
et Lillian Gish. Elle a souvent fait la une des magazines dans les années 10 et 20.
Elle était discrète sur sa carrière. Les journalistes qui voulaient l'interviewer devaient la chercher
partout dans les plateaux de tournage, la plupart du temps la trouvaient plongée dans un livre.

En 1909, à l'âge de 13 ans elle est sous contrat à la Biograph et fait quelques apparitions dans
plusieurs films, comme c'était le cas de Mary Pickford (son ainée de 4 ans), quelques mois
auparavant.
Mais, elle doit attendre 1911, pour avoir son premier vrai rôle dans La Télègraphiste de Lonedal
dirigé par Griffith .

Linda Arvidson (madame Griffith dans la vie) la décrit dans un premier temps , « une blonde, trop
jeune pour jouer des rôles d'amoureuses et de femmes, mais faite pour des rôles plus insignifiants
tels que des femmes de ménage ou des jeunes filles. David (Griffith) l'auditionne pour un film et la
refuse trouvant qu'elle ne dégage aucune émotion ».
Mais plus tard ils décèlent son talent et
reviendront sur leurs dires.

Blanche Sweet ne fera pas partie du voyage historique du premier groupe de techniciens et acteurs
de la Biograph pour la Californie, en janvier 1910, Griffith la jugeant trop jeune.
Elle reste donc avec le studio de New York pour un salaire de 40 dollars par semaine. Mais elle prend
son indépendance, trouvant « le travail devant la caméra trop monotone, je désirais la musique et les
lumières du théâtre. Je suis allée travailler avec Mlle Hoffman pour un salaire moindre »
.

L'hiver 1910-1911, Griffith et la compagnie font leur deuxième voyage en Californie. Mary Pickford
vient de quitter la Biograph pour la IMP de Carl Laemmle. Suite à l'intercession de sa grand-mère
qui trouvait qu'elle n'était pas assez payée, le réalisateur Frank Powell invite Blanche à se joindre à eux,
devenant ainsi l'une des actrices favorites de Griffith et de la Biograph.

Griffith perd cette année en plus de Mary Pickford, Marion Leonard, Arthur Johnson ainsi que le
scénariste Stanner E. V. Taylor et pour couronner le tout, Arthur Marvin, son caméraman de la première
heure décède en janvier.

Blanche avait mûri depuis ses débuts à la Biograph, le vilain petit canard s'était transformé en beau
cygne et avec la nouvelle venue, Mabel Normand, elles seront les futures stars de la Biograph.

Voir aussi la biographie de Demerval : viewtopic.php?f=30&t=17659#p254236

Nous soulignerons trois films innovants que Blanche Sweet tournera en 1911 avec Griffith, dont son
premier grand rôle dans La télégraphiste de Lonedale, viendront ensuite La dernière goutte d'eau
et The Battle.


_______________________________________________
The Lonedale Operator (La télégraphiste de Lonedale)
_______________________________________________
La fille du télégraphiste, jouée par Blanche Sweet, ne l'oublions pas avait 14 ans, est amenée à remplacer
son père malade. Le soir tombant, elle remarque la présence des bandits, elle télégraphie demandant
de l'aide, et les tient en respect avec une arme qui s'avère être une clef anglaise, jusqu'à l'arrivée des secours.
Dans ce film une nouveauté, on voit un gros plan sur la clef anglaise.
Film visible en bon état sur Wikipédia.

Blanche Sweet appelant au secours :
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Elle pointe son arme :
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Gros plan sur l'arme :
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Fiche technique :
Réalisateur : D.W.Griffith (Non crédité)
Image : G.W.Bitzer
Production : Biograph Company
Durée : 17 minutes. 304 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Inglewood, Californie

Distribution :
Blanche Sweet : La fille du télégraphiste
Francis J. Grandon : L’ingénieur
Wilfred Lucas : Le Pompier
Edward Dillon : Le télégraphiste
Charles West : L’agent de la compagnie

Blanche Sweet :
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Francis J. Grandon, Wilfred Lucas et Edward Dillon :
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The Last Drop of Water (La dernière goutte d’eau)
_______________________________________________
« Un groupe de caravanes se dirigeant vers l'Ouest à travers le grand désert se retrouve sans eau et est
attaqué par les Indiens. Hommes et femmes sont alors entre la vie et la mort. Un homme volontaire,
leur dernière chance, est envoyé pour chercher de l'eau ».
Wikipedia.
“Mary épouse John et part avec lui au Far West. Il meurt en cherchant de l’eau. Mary se consolera avec
Jim, un de ses anciens soupirants auquel elle avait préféré John ».
Patrick Brion.
Visible sur You Tube : https://youtu.be/E16_c58YEYw

Fiche technique :
Réalisateur : D. W. Griffith
Scénario : Stanner E.V. Taylor, d’après une histoire de Bret Harte
Image : G. W. Bitzer (Caméra Pathé)
Production : Biograph Company
Durée : 18 minutes, 332 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Lookhout Mountain, Sierra Madre. Topanga Canyon, Californie.

Billy Bitzer et Griffith dans les rues de New Jersey en 1920 :
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Le scénariste Stanner E.V. Taylor :
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Distribution :
Blanche Sweet : Mary
Charles West : Jim
Robert Harron :
Francis J. Grandon
Joseph Graybill

Blanche Sweet :
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Charles West, Robert Harron et Francis J. Grandon :
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The Battle
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Des soldats salués par la foule. lors de l'euphorie du départ pour la guerre. Puis, les conséquences
tragiques postérieures. Un jeune soldat déserte les tranchées et va se réfugier chez sa fiancée...
Ce film ambitieux a des airs de superproduction.
Visible sur YouTube : https://youtu.be/Mz6Kg-WPvrE

Fiche technique :
Réalisateur : D.W.Griffith
Image : G.W.Bitzer
Production : Biograph Company
Durée : 19 minutes. 346 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Champion Studios – Hammett’s Hill – Coytesville Fort Lee, New Jersey.

Deux scènes de The Battle :
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Photo : Wikipédia


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Photo : IMDb


Distribution :
Charles West : Boy
Blanche Sweet
Charles Hill Mailes
Robert Harron
Donald Crisp

Charles West et Blanche Sweet
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Charles Hill Mailes, Robert Harron et Donald Crisp :
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Francis Ford (1881 - 1953)


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De tous les pionniers du cinéma muet qu’il m’est arrivé de côtoyer dans mes lectures jusqu’à présent,
Francis Ford au parcours remarquable me semble la personnalité la plus attachante. C’était un bricoleur
de génie, un inventeur, un touche-à-tout talentueux, un expert dans l’art du maquillage et du déguisement.
II était désintéressé et généreux, aussi.

C'était un enfant très curieux, qui s’ennuyait franchement à l’école. Son père désespéré, mais tout de même
clairvoyant lui avait conseillé de se faire policier ou acteur. Il a donc tenté le théâtre. C'est là qu'il croise la
célèbre actrice Amelia Birgham. Ford se souviendra plus tard d'elle, lui disant : «que si, j’avais l’intention
de devenir un grand acteur, je devais m'enlever cette idée de la tête, mais si je travaillais beaucoup je pourrai
devenir un homme de bien. Alors, elle m’a préposé aux transports à charger et décharger les décors.»


Plus tard, on peut l’imaginer montant et descendant une échelle, nettoyant les lampes à gaz dans les
rues de New York, attirant le regard notamment des gens de cinéma qui l’embauchent pour faire de
même dans leur studio. «D’accord, j’ai eu un bon début » nous raconte Francis Ford «j’ai commencé avec
plusieurs compagnies différentes, jusqu’à ce que j’arrive chez Méliès. Là, je faisais tout, des accessoires
à la gestion, surtout des accessoires ».
De studios Méliès je suis allé à la NYMPC, puis à l’Universal.»

Devenu maitre dans l’art du déguisement et du maquillage, il joua tous les rôles: il «interprète un
indien le matin et compose un Abraham Lincoln l’après-midi »,
intervenant par ailleurs, à chaque
stade de la production d’un film. Quand les studios Méliès déménagent pour la Californie il est
l’assistant de madame Gaston Méliès. Un temps à la Bison il s’est fait au passage souffler les crédits
par Thomas Ince, ça ne fait rien, il continue à fournir un film par semaine. Il apparaitra dans 495 films
en tant qu’acteur, il en réalisera 179 et il en écrira 34. Excusez du peu… La plupart de ses films sont
aujourd’hui disparus. Certains de ses films qui sont arrivés jusqu’à nous, révèlent qu’ils ont «quelque
chose en plus : de l’empathie pour les êtres humains, une simplicité franche, toujours dit avec un
grand respect de la tragédie humaine».


Il jouira d’une très grande célébrité en réalisant et en jouant dans des séries qui rencontreront un grand
succès, aux cotés de la star Grace Cunard.

Dans les années 20 il créera une coopérative avec un marin australien, dénommé Frank Baker, qui
l’avait aidé quand il est tombé gravement malade dans les mers du Sud.

Un homme aux multiples talents : doué pour la musique et la peinture, Il jouait du violon, sculptait,
peignait d'énormes toiles dans son garage, et si quelqu'un admirait un détail, il le découpait
impulsivement et le lui donnait, généreusement.

En 1928, tourne son dernier film et arrête ses activités comme réalisateur pour se vouer uniquement
à celles d'acteur.

Voir sa biographie : viewtopic.php?f=30&t=17930#p257962

___________________________________________

Peter Bogdanovitch : Quelles furent vos premières influences ?

John Ford : Mon frère Frank. C’était un grand caméraman. Tout ce qui se fait
aujourd’hui, ces trucs soit disant nouveaux, il le faisait déjà. C’était vraiment un
grand artiste, un merveilleux musicien, un sacré acteur et un bon metteur en scène.
Un touche-à-tout en somme, mais qui faisait tout à la perfection. Il n’avait qu’une
chose qu’il ne pouvait pas faire, c’était se concentrer trop longtemps sur un sujet.
Il a été la seule influence que j’aie jamais eu dans le domaine cinématographique.

Dans : Peter Bogdanovitch. John Ford.


Quatre westerns avec Francis Ford période Méliès, à San Antonio, Texas :

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Branding a Thief
__________________________________________
Septième film où apparait Francis Ford et premier western de sa filmographie. Sortie le 14 avril 1910.
Branding a Thief est aussi le premier western tourné par la Méliès à San Antonio, Texas.
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Année : 1910
Réalisateur : William F. Haddock
Image : William « Daddy » Paley
Production : Star Film Company (George Méliès)
Durée : 290 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : San Antonio, Texas

Distribution :
Francis Ford
Edith Storey

____________________________________________
In the Hot Lands
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"Nell, une fille indépendante et quelque peu obstinée, est invitée à un bal. Elle demande à sa mère de
l'argent pour acheter une robe. Sa mère travaille dur, du matin au soir, considérant cette dépense
inutile, lui refuse. Nell lui répond séchement et s'en va fâchée..."
(IMDb).
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : William F. Haddock
Image : William « Daddy » Paley
Production : Star Film Company (George Méliès)
Durée : 10 minutes. 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : San Antonio, Texas

Le réalisateur WIlliam F. Haddock et le caméraman William "Daddy" Paley :
Image.Image


Distribution :
William Clifford : Le docteur de la ville
Edith Storey : Nell
Francis Ford : Le docteur de campagne
Anne Nichols : Mère de Nell

Edith Storey :
Image


William Clifford, Francis Ford et Anne Nichols :
Image .Image.Image



________________________________________
Billy and His Pal
________________________________________
"Jim, le cowpuncher est le représentant idéal de l'homme tel que se l'imagine le jeune Billy . Il devient
son plus fidèle ami et fervent admirateur. Madge est «l'ange» du ranch et tous les cowboys donneraient
leur vie pour elle. Jim l'aime et elle n'y est pas insensible. Cela suscite la jalousie d'un mexicain
présomptueux, qui essaie d'embrasser Madge mais est rapidement renversé et sorti par Jim. Le
Mexicain se venge et..."
IMDb
Longtemps considéré perdu une copie de Billy and His Pal a été trouve à la Cinémathèque de
Nouvelle - Zélande, en 2010.
Film visible sur le site de la National Film Preservation Foundation :
https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... 6471,d.d24

Fiche technique :
Réalisateur : William F. Haddock
Image : William « Daddy » Paley
Production : Star Film Company (George Méliès)
Durée : 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : San Antonio Texas

Distribution :
Francis Ford : Jim
Edith Storey : Madge

Francis Ford dans Billy and His Pal :
Image

Image

Image


________________________________________
The Immortal Alamo
________________________________________
Dernier film tourné par la Méliès au Texas avant leur départ pour la Californie.
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : William F. Haddock
Image : William « Daddy » Paley
Production : Star Film Company (George Méliès)
Durée : 20 minutes - 600 mètres (2 bobines)
Lieu de tournage : San Antonio, Texas

Distribution :
Francis Ford :Navarre
Edith Storey : Lucy Dickinson
William Clifford : Travis
William A.Carol : Lieutenant Dickinson
Gaston Méliès : Padre
Joseph Flores

The Immortal Alamo :

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Photo : IMDb




Trois westerns avec Francis Ford période Méliès, en Californie :


___________________________________________
The Strike at the Gringo
___________________________________________
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Gaston Méliès
Production : Star Film Company (George Méliès)
Durée : 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Santa Paula, California

Distribution :
Francis Ford : Frank Hawley

Image


Francis Ford dans The Strike at the Gringo :
Image
Photo : IMDb



__________________________________________
A Spanish Love Song
__________________________________________
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Gaston Méliès
Production : Star Film Company (George Méliès)
Durée : 10 minutes. 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Santa Barbara, California

Gaston Méliès :
Image


Distribution :
Francis Ford : Don José
Mildred Bracken : Juanita
William Clifford : Jack

Francis Ford, Mildred Bracken, William Clifford :
Image.Image.Image


Mildred Bracken et Francis Ford dans A Spanish Love Song :
Image
Image
Photos : IMDb



________________________________________
The Ranchman's Debt of Honor
__________________________________________
« Après avoir vendu son bétail, un ranchman est entrainé par le joueur professionnel Frank Hawley
dans un jeu de poker truqué. Le ranchman perd tout et dans l'espoir de se refaire, il emprunte à Hawley,
mais il perd à nouveau. Voulant règler cette «dette d'honneur» le ranchman emmène Hawley à la
maison pour lui montrer son troupeau de chevaux dont la vente devrait largement couvrir le montant de
sa dette. Mais Hawley s'intéresse d’emblée à la fille du ranch, Mary… »
Moving Picture World. IMDb.
Dernier film de Francis Ford tourné avec la Méliès avant de filer à la Bison.
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Gaston Méliès
Production : Star Film Company (George Méliès)
Durée : 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Santa Paula, California

Distribution :
Henry Stanley : Jim Hawley, le ranchman
Mildred Bracken : Mary Hawley, fille du ranchman
William Clifford : l’amoureux de Mary
Francis Ford : Frank Hawley



______________________________________________________________________________




Star Film Company (Méliès)


Quand Georges Méliès a eu vent que ses films étaient piratés aux Etats Unis et commercialisés indûment,
il envoie son frère ainé Gaston pour veiller à la distribution de ses films.
Gaston arrive à New York en 1902 et crée la Star Film Company .
A partir de 1903 Gaston produit ses propres films, essentiellement des documentaires. D'abord à New York,
ensuite en 1909 à Fort Lee, New Jersey.
Gaston centre sa production sur des mélodrames, aventures et en particulier des westerns.
En 1910, s'installe à San Antonio au Texas, où il trouve un climat propice pour le tournage de ses films.
Pour cela il loue une ferme de 2 étages et un terrain de 80 hectares. Ses films seront réalisés sous l'enseigne
Star Film Ranch.

Les locaux de la Star Film Ranch en 1911 :
Image


Le premier western produit par la Méliès sort en avril 1910, Branding a Thief.
Le studio réalisera 73 films, au Texas, pour la plupart des westerns en grande partie perdus.
Leur projet le plus audacieux a été The Immortal Alamo, film disparu aussi . Seulement 5 films de la période
San Antonio ont survécu, dont 3 westerns de 1911, Billy and His Pal, When the Tables Turned et Bessie's Ride;
un sur la guerre de sécession, Under the Stars and Bars (1910); le cinquième étant Salt on the Bird's (1910).
En avril 1911, Gaston transfère la SFC à Santa Paula, Californie où ils tourneront près de 60 films.
Les stars du studio étaient Edith Storey, William Clifford et Francis Ford et sa femme Elsie Van Name,
ainsi que la scénariste Anne Nichols .
En novembre il vend à la Vitagraph 50% de la SFC.
En 1912 Gaston et sa femme accompagnés d'une équipe de tournage partent pour un voyage dans le Pacifique
et en Asie, pour filmer dans des lieux exotiques ce qui s'avérera une catastrophe financière, sa vedette avait
la syphilis, le temps était exécrable, et l'humidité ambiante qui y régnait avait gâché la pellicule. Gaston prend
sa retraite, s'installe en Corse et meurt 2 ans plus tard.

A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 27 déc. 2016 18:04, modifié 2 fois.

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HART
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar HART » 29 janv. 2017 20:09

Réponse rapide à Pak pour ne pas trop polluer le beau sujet présenté par Hombre .
Tu as tout à fait raison , l'inscription de The Bargain au NFR a été essentielle pour la reconnaissance de l'acteur : deux films distingués en comptant Hell's Hinges ( LE chef d'oeuvre ! ) , cela a permis de réévaluer cet acteur auprès des historiens du cinéma.
Ceci dit , les deux films ne sont pas de même valeur , Hell's Hinges étant d'un niveau incomparablement supérieur.
A voir également On the Night Stage ( film retrouvé après avoir été longtemps considéré perdu ) tourné la même année que The Bargain , où Hart tient un rôle encore plus intéressant.

kiemavel
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar kiemavel » 29 janv. 2017 20:26

A chaque fois que Hombre va au taf, ça se voit. Beau sujet, joliment illustré et mis en page :applaudis_6:

:sm43:

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar yves 120 » 15 févr. 2017 18:15

Hombre , :sm43:
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 16 févr. 2017 4:05

yves 120 a écrit :Hombre , :sm43:


Merci Yves. :beer1:

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Sitting Bull » 25 mars 2017 0:59

Juste un petit complément à ce magnifique travail.
1911

Image


1912

Image


À déplacer, voire supprimer si ça gêne.
Image

"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar bigdede » 01 août 2018 12:39

Hombre a écrit :
Année 1911 (suite)

Blanche Sweet (1896-1986)

_______________________________________________
The Lonedale Operator (La télégraphiste de Lonedale)
_______________________________________________
La fille du télégraphiste, jouée par Blanche Sweet, ne l'oublions pas avait 14 ans, est amenée à remplacer
son père malade. Le soir tombant, elle remarque la présence des bandits, elle télégraphie demandant
de l'aide, et les tient en respect avec une arme qui s'avère être une clef anglaise, jusqu'à l'arrivée des secours.
Dans ce film une nouveauté, on voit un gros plan sur la clef anglaise.
Film visible en bon état sur Wikipédia.

Elle pointe son arme :
Image

Gros plan sur l'arme :
Image[/center]


A propos du gros plan sur la clé anglaise, je voudrais signaler à tout hasard la parution d'une étude de deux universitaires:
ANDRÉ GAUDREAULT Université de Montréal
PHILIPPE GAUTHIER Université d’Ottawa et Queen’s University

intitulée: D. W. GRIFFITH ET L’ÉMERGENCE DU MONTAGE ALTERNE
dont voici le résumé
On convient généralement aujourd’hui du fait que David Wark Griffith, s’il n’est pas l’« inventeur » du montage alterné, n’en a pas moins joué un rôle clé dans le développement de cette figure. Mais qu’est-ce que cela veut dire, au juste ? Plus précisément : comment arriver à établir la liste des contributions concrètes de Griffith en la matière ? L’objectif de cet article est de présenter un nouveau cadre théorique permettant d’étudier l’évolution des différents paramètres du montage alterné durant la période de transition entre la cinématographie-attraction et le cinéma-institution. Ce cadre théorique, qui combine les hypothèses des deux auteurs sur les coupes d’ordre actoriel et d’ordre narratoriel avec une théorie des articulations du langage spatial, permet de mettre en évidence les divers gradients de la présence du narrateur à titre d’instance responsable des énoncés filmiques et d’établir in fine une typologie des coupes susceptibles de relier les plans d’une séquence en montage alterné.

Si je cite cette étude, c'est qu"elle s'appuie exclusivement sur: The Lonedale Operator dont elle analyse le montage.
C'est un peu ardu selon moi, mais on peut y jeter un coup d'oeil ici:
https://www.academia.edu/37156261/_In_F ... tern%C3%A9
où elle peut être téléchargée.
What was the difference between the West of motion pictures and the West as you knew it ?
There's only one thing I can answer that with, and that's another question. What's the difference between daylight and dark ?
Ted French to Kevin Brownlow

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 01 août 2018 23:45

:applaudis_6:

En démontant le montage, on fait de la prose dirait Molière. Hors le montage de scènes épargne la prose ce qui est du cinéma, surtout quand il est muet!

Blague de prose factorielle à part, intéressante intervention précédente.
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 02 août 2018 0:24

Vu le court métrage de Griffith mais franchement un film aux Amériques donnant la vedette à une clé anglaise n’est ce pas de la trahison ?
D’autant qu’une fois le film fini, You Tube nous propose The Girl who stayed at home ou Dans la tourmente de 1919 où Griffith démarre sur un sudiste qui ayant refusé de se rendre aux Yankees a quitté le pays. Une autre trahison qu’on lui pardonne car le sudiste s’appelle Mr France et s’est installé en France dans la maison de ses ancêtres, ce qui a plus de gueule qu’une clé Anglaise! Isn’t?
:D
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