Les ARAPAHOS

DEMERVAL
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Les ARAPAHOS

Messagepar DEMERVAL » 30 mai 2019 11:32

L’origine du mot 'Arapahoe' n’est pas certaine. Les Européens pourraient avoir créé ce mot à partir du mot Pawnee pour "marchand", iriiraraapuhu, ou il pourrait avoir été une déviation du mot Crow pour "tatouage".
L’autonyme Arapahoe est Hinono'eino ou Inun-ina (“notre peuple” ou “peuple de notre sorte”). Ils se référent à leur tribu comme étant Hinono'eiteen (Nation Arapahoe).
Les Cheyennes les appelaient Hitanwo'iv ou Hetanevoeo/Hetanevo'eo'o (“Peuple du Ciel” ou “People Nuage”); les Dakotas comme Mahpíyato (“Les Hommes Nuages Bleus”), et les Lakotas et les Assiniboines se référaient à eux comme Maȟpíya thó (“Peuple Bleu Ciel”).
Les Caddos (Toniibeenenno' ou Toniibeeneseino' - “Peuple au nez percé”) les appelaient Detseka'yaa, les Wichitas (Hinosouno' ) Nia'rhari's-kûrikiwa'ahûski, et les Comanches Saria Tʉhka / Säretika (Sata Teichas), tous ces noms signifiant “mangeurs de chiens”. Les Pawnees, les Utes et d’autres tribus se référaient à eux avec des noms signifiant “mangeurs de chiens”.
Les Arapahos du Nord, qui se nommaient eux-mêmes Nank'haanseine'nan ou Nookhose'iinenno ("Les sages hommes blancs"), étaient connus comme étant des Baantcline'nan ou Bo'oociinenno' ("les hommes des saules rouges") par les Arapahos du Sud, tandis que ces derniers étaient connus de ceux du Nord comme étant des Nawathi'neha ou Noowunenno' ("Sudistes"). Les Arapahos du Nord étaient aussi connus comme étant des BSakuune'na' (Bee'eekuunnenno') ("Les hommes à la soupe de sang").
Les Cheyennea adaptèrent le terme Arapahoe et se référèrent aux Arapahos du Nord comme étant des Vanohetan ou Vanohetaneo/ Váno'étaneo'o (“Peuple du Saule”) et aux Arapahos du Sud sous le terme de Nomsen'nat ou Nomsen'eo (“Sudistes”).

Divisions politiques historiques et les dialectes Arapahos

Les Arapahos reconnaissent cinq divisions principales parmi leur peuple, chacune d’entre elles parlant un dialecte différent et représentant apparemment autant de tribus reconnues et distinctes. A travers la majeure partie de l’histoire Arapaho, chaque nation tribale conservait une identité ethnique distincte, bien qu’occasionnellement ils se regroupaient et agissaient en alliés politiques.
Toutes les nations tribales parlaient des dialectes mutuellement intelligibles, qui différaient de l’Arapaho propre. Dialectiquement, les Haa'ninin, les Beesowuunenno', et les Hinono'eino étaient prochement apparentés. Les aînés Arapahos affirmèrent que le dialecte Hánahawuuena était la plus difficile à comprendre pour tous les autres dialectes.
Dans son étude ethnographique classique, Alfred Kroeber classa ces cinq nations du sud au nord :
• Les Nanwacinaha'ana, Nawathi'neha (“Vers le Peuple du Sud”) ou Nanwuine'nan / Noowo3iineheeno' (“Peuple du Sud”). Leur dialecte maintenant éteint – le Nawathinehena – était le plus divergent des autres tribus Arapahos.
• Les Hánahawuuena, Hananaxawuune'nan ou Aanû'nhawa (“Hommes Rocks” ou “Peuple des Rochers”), occupant le territoire adjacent mais plus au nord des Nanwacinaha'ana, parlait le dialecte maintenant éteint appelé Ha'anahawunena.
• Les Hinono'eino ou Hinanae'inan (“Propre Arapaho”) parlait la langue Arapaho (Heenetiit).
• Les Beesowuunenno', Baasanwuune'nan ou Bäsawunena (“Peuple aux Grands Tipis”), résidaientplus au nord des Hinono'eino. Leur groupes de guerriers utilisaient temporairement des abris de buisson similaires aux abris en forme de dôme ou Sweat lodge des peuples Algonquins des Grands Lacs. Ils sont censés avoir migré de leur territoire initial près des lacs plus récemment que les autres tribus Arapahos. (Note: de nombreuses personnes disent que leur nom signifie “Peuple des Grands Lacs” ou “Peuple des Grandes Eaux”.) Ils parlaient le dialecte maintenant éteint, le Besawunena.
• Haa'ninin, A'aninin ou A'ani (“Peuple de l’Argile Blanche” ou “Peuple de la Sauge”), le groupe tribal le plus au nord; ils conservaient une ethnicité distincte et étaient connus des Français sous le terme historique Gros Ventre. En Pied-Noir, ils étaient appelés Atsina (Atsíína - “comme un Cree”, ou Piik-siik-sii-naa - “serpents”). Après leur séparation, les autres tribus Arapahos, qui les considéraient comme inférieurs, les appelèrent Hitúnĕna ou Hittiuenina (“Hommes mendiants”, “Mendiants”, ou plus exactement “Parasites”). Ils parlaient le dialecte presqu’éteint des Gros Ventre (Ananin, Ahahnelin) appelé par les Arapahos: Hitouuyeitiit - “Langue des hommes mendiants”. Il y a une évidence que le groupe tribal des Haa'ninin, la Staetan band, aux côtés d’autres bandes de la division politique des Arapahos du Nord, parlaient le dialecte Besawunena.
Avant leur historique ethnogénèse géo-politique, chaque tribu-nation avait un leader principal. La date exacte de la fusion ethnique de chaque division sociale n’est pas connue. Les aînés disent que les Hinono'eino (“Propre Arapaho”) et les Beesowuunenno' (“Big Lodge Peuple au grand Tipi”) se querellèrent au sujet des symboles tribaux – la pipe et la lance sacrées. Les deux objets sacrés étaient traditionnellement conservés par les Beesowuunenno' . Les différentes tribus-nations vécurent ensemble et les Beesowuunenno' se dispersèrent pendant au moins 150 ans parmi les groupes tribaux distincts des Arapahos.
A la fin du 18ème siècle, les quatre divisions au sud de l’Haa'ninin (“Peuple de l’argile blanche” ou “Peuple de la chaux”) ou Gros Ventre (Atsina) se consolidèrent au sein des Arapahos. Seuls les Arapahos et les Gros Ventre (Atsina) s’identifièrent comme nation tribale autonome.
Alors qu’ils vivaient dans les Grandes Plaines, les Hinono'eino (tous des bandes d’Arapahos vivant au sud de l’Haa'ninin) se composaient historiquement en deux divisions sociales géo-politiques:
• Les Arapahos du Nord ou Nank'haanseine'nan (“Peuple du Maquis”), Nookhose'iinenno (“Peuple de la Sauge Blanche”); sont appelés par les Arapahos du Sud, Bo'ooceinenno' ou Baachinena (“hommes des saules rouges”); les Kiowas les connaissaient comme Tägyäko (“Peuple de la Sauge Blanche”), une traduction de leur propre nom. Ils gardaient les attributs tribaux sacrés et étaient considérés comme le noyau mère des Arapahos, comme indiqué dans le Langage des Signes des Indiens des Plaines (Bee3sohoet) par le signe de “peuple mère”. Ils absorbèrent les historiques Hánahawuuena et les Beesowuunenno' . Environ 50 personnes de lignée Beesowuunenno' sont incluses dans les Arapahos du Nord et peut-être quelques autres dans les deux autres divisions restantes.
• Les Arapahos du Sud', Náwunena ou Noowunenno' (“Peuple du Sud”), sont appelés par les Arapahos du Nord, Nawathi'neha (“Sudistes”); les Kiowas les connaissaient sous le nom d’Ähayädal, le (plurl) nom pluriel de la prune blanche. Le signe pour Arapaho du Sud s’indique en frottant l’index de la main sur le côté du nez. Ils absorbèrent les historiques Nanwuine'nan / Noowo3iineheeno (“Peuple du Sud”) et quelques Beesowuunenno' .

Histoire


Les débuts


Il y a envrion 3000 ans, le peuple ancestral parlant la langue Arapaho (Heeteinono'eino' ) vivait à l’ouest de la région des Grands Lacs le long de la vallée de la Rivière Rouge, dans ce qui est maintenant le Manitoba, le Canada and le Minnesota. Là les Arapahos formaient un peuple agreste qui cultivaient les céréales dont le maïs. Suite à la colonisation européenne à l’est du Canada, avec le peuple Cheyenne, les Arapahos furent repoussés par les Ojibwes, vers l’ouest, à savoir à l’est des Grandes Plaines. Ils étaient nombreux et puissants, ayant obtenu des fusils en marchandant avec leurs alliés français.
Les ancêtres du peuple Arapaho entrèrent dans les Grandes Plaines en provenance de l’ouest de la Région des Grands Lacs aux environs de 1700. Durant leur prime histoire dans les plaines, les Arapahos vécurent sur les plaines du Nord de la région du Sud de la rivière Saskatchewan au sud du Canada jusqu’au Montana, le Wyoming et l’ouest du Dakota du Sud. Avant que les Arapahos n’acquièrent des chevaux, ils utilisaient des chiens domestiques comme animaux de bâts pour tirer les travois. Les Arapahos acquitrent des chevaux au début des années 1700 auprès d’autres tribus, ce qui devait changer leur style de vie. Ils devinrent un peuple nomade, utilisant les chevaux comme animaux de bâts et comme moyen de locomotion. Ils pouvaient transporter des charges plus encombrantes et plus lourdes et voyager plus facilement à dos de cheval ce qui accrut leurs possibilités de chasses dans les Plaines.
Graduellement, les Arapahos s’aventurèrent plus loin vers le sud, se séparèrent tout en restant proches en Arapahos du Nord et Arapahos du Sud et établirent un large territoire adjacent s’étendant sur le sud du Montana, la majeure partie du Wyoming, la Panhandle du Nebraska, le centre et l’est du Colorado, l’ouest de l’Oklahoma et l’extrême ouest du Kansas. Une grosse partie des Arapahos quittèrent la tribu principale et devint un peuple indépendant, communément appelé les Gros Ventre (comme les nommaient les Français) ou Atsina. Le terme Gros Ventre était une mauvaise interprétation du langage des signes entre un guide Indien et les explorateurs français. Les Gros Ventre parlaient un langage Algonquin similaire à celui des Arapahos après la division; ils s’idendifiaient comme étant les ″le peuple à l’Argile Blanche″. Les Arapahos voyaient souvent les Gros Ventre comme étant inférieurs et se référaient à eux sous le terme Hitúnĕna ou Hitouuteen, à savoir "mendiants".

Expansion dans les plaines

Une fois établis, les Arapahos commencèrent à étendre leur sphère d’influence sur les plaines grâce au commerce, aux luttes et au gré des alliances passées avec d’autre tribus des plaines. Vers 1811, les Arapahos s’allièrent aux Cheyennes (Hítesííno’ - ″ceux à la cicatrice″). Leur solide alliance avec les Cheyennes leur permirent d’étendre fortement leurs territoires de chasse. En 1826, les Lakotas, les Dakotas, les Cheyennes et les Arapahos repoussèrent les Kiowas (Niiciiheihiinenno'; Kiowa tribe: Niiciiheihiiteen) et envahirent le territoire Comanche vers le sud. Le conflit contre les Comanches et les Kiowas prit fin en 1840 quand les deux grandes tribus firent la paix avec les Arapahos et les Cheyennes du Sud pour finalement devenir leurs alliés.
Le Chef Little Raven était le principal chef Arapaho; il fut un excellent médiateur pour la paix avec les tribus nomades du sud des plaines et devait garder sa réputation de chef de paix tout au long des Guerres Indiennes et à la période des réserves. L’alliance avec les Comanches et les Kiowas rendit la plupart des tribus d’Arapahos du Sud assez puissantes pour entrer dans le Llano Estacado dans la Texas Panhandle. Une bande d’Arapahos devint si proche des Comanches qu’elle fut absorbée par ces derniers, adopta la langue Comanche et devint une bande de Comanches connue sous le nom de Saria Tʉhka (Sata Teichas) ou Dog-Eaters band.
Le long de la partie supérieure de la Rivière Missouri, les Arapahos commerçaient activement avec les villages agraires des Arikaras, des Mandans et des Hidatsa, en leur vendant de la viande et des peaux contre du blé, des courges et des haricots. Les Arikaras se référaient aux Arapahos comme étant "le peuple du village à la pierre colorée", probablement parce que les pierres précieuses du Sud-Ouest faisaient partie des marchandises qu’ils vendaient. Les Hidatsas les appelaient E-tah-leh or Ita-Iddi (″Peuple du Chemin des Bisons″), en référence à leur chasse aux bisons.
Les conflits avec les commerçants Américano-Européens étaient alors limités. Les Arapahos entraient librement dans les divers comptoirs et échanger leurs marchandises majoritairement composées de peaux de bisons et de castors contre des accessoires européens tels que des armes. Les Arapahos recontraient souvent des marchands de fourrure dans les contreforts des Rocheuses et les sources de la Platte et de l’Arkansas. Ils devinrent des marchands réputés dans les plaines et les abords des Rocheuses. Le mot ″Arapaho″ pourrait avoir découlé du mot Pawnee Tirapihu (ou Larapihu), signifiant "il achète ou vend" ou "commerçants". Les Arapahos furent un éminent groupe de commerçants dans la région des Grandes Plaines. Le mot pourrait aussi découler des commerçants américano-européens qui se référaient aux Arapahos par leur nom Crow (Apsáalooke aliláau) de Alappaho', qui signifiait "Peuple aux nombreux tatouages ". Par habitude les Arapahos tatouaient des petits cercles sur leur corps. Le nom Arapaho s’imposa universellement parmi les commerçants blancs.

Les ennemis et la culture guerrière

Une grande partie de la société Arapaho était fondée sur le guerrier. La plupart des jeunes gens travaillaient en vue d’en faire partie. Après avoir adopté l’usage du cheval, les Arapahos devinrent rapidement des maîtres es équitation notamment en matière de combat. Les guerriers avaient un rôle plus étendu que celui de strict combattant. Ils étaient censés entertenir la paix des camps, approvisionner en vivres leurs familles et éviter les attaques ennemies.
Comme d’autres Indiens des Plaines, dont leurs alliés Cheyennes, les Arapahos avaient un certain nombre de sociétés militaires distinctes. Chacune des huit sociétés militaires Arapahos avaient leurs propres rites initiatiques, des cérémonies d’avant et après la bataille, des chants, des apparats et leur propre style de combat. Au contraire des Cheyennes, des Lakotas, et de leurs alliés Dakotas, les sociétés militaires Arapahos étaient basées sur l’âge. Chaque niveau d’âge avait sa propre société pour les prestigieux et prometteurs guerriers du même âge. En vieillissant, les guerriers passaient d’une société à l’autre.
Les guerriers peignaient souvent leur visage et leur corps de peinture de guerre, ainsi que leurs chevaux, par esprit d’autonomisation. Chaque guerrier avait ses propres motifs de peinture de guerre qu’il portait souvent durant la bataille. Des plumes d’oiseaux, particulièrement d’aigles étaient aussi portées lors de la bataille comme symboles de prestige et pour des raisons similaires aux peintures de guerre. Avant de partir en guerre, les guerriers s’organisaient en groupes. Les groupes de guerriers étaient composés d’individualités et d’un chef prénommé. Le titre de Chef de Guerre devait être gagné à travers un parcours spécifique couronné de bravoure à la bataille et ponctué de coups d’éclat. Parmi les coups d’éclat figuraient le vol de chevaux sans être remarqué, le fait de toucher un ennemi vivant ou de voler un fusil des mains d’un ennemi. Les guerriers Arapahos utilisaient une grande variété d’armes dont les massues de guerre, les lances, les couteaux, les tomahawks, les arcs, les fusils de chasse, les fusils et les révolvers. Ils acquirent des fusils grâce au commerce des comptoirs ou des foires en plus des récupérations faites lors d’escarmouches ou batailles avec des soldats ou d’autres tribus.
Les Arapahos combattirent contre les Pawnees (Hooxeihiinenno' - "peuple loup"), les Omahas (Howohoono' ), les Ho-chunks, les Osages (Wosootiinen, Wosoo3iinen ou Wosoosiinen), les Poncas (même que les Omahas: Howohoono' ) et les Kaws (Honoho' ) à l’est de leur territoire. Dans le territoire des Arapahos du Nord, ils combattirent les Crows (Houunenno' ), la Confédération Blackfoot (Woo'teenixteet ou Woo'teenixtee3i' - ″peuple ayant des pieds noirs″), les Gros Ventre (Hitouunenno' , Tribu Gros Ventre : Hitouuteen), les Flatheads (Kookee'ei3i' ), les Arikaras (Koonoonii3i ' - ″peuple dont la machoire se casse en morceaux″), l’Iron Confederacy (Nehiyaw-Pwat) (Assiniboines (Nihooneihteenootineihino' - "les Sioux aux pieds jaunes"), les Plains/Woods Crees (Nooku(h)nenno '; tribu Plains Cree: Nookuho' - "peuple lapin"), les Saulteaux (Plains Ojibwa) et les Nakodas (Stoney)). Vers l’ouest ; ils combattirent les Shoshones de l’est (Sosoni'ii; tribu Shoshone : Sosoni'iiteen) et les Utes (Wo'(o)teenehi3i' - ″coupeurs de gorge″; tribu Ute : Wo'(o)teennehhiiteen). Au sud de leur territoire, ils combattirent occasionnellement les Navajos (Coohoh'oukutoo3i' - ″ceux qui lient leurs cheveux en arrière de la tête″), les Apaches (Coo3o' - "enemy" ou Teebe'eisi3i' - "ils ont leurs cheveux coupés droits, pendant sur leurs épaules", Ti'iihiinen - "peuple tueur de daims" en se référant particulièrement aux Apaches Jicarilla ) et divers peuples Pueblos (Cooh'ookutoo3i' - "ils nouent leurs cheveux dans un paquet").
Les Cheyennes (Hitesiino' ), les Sioux (Nootineihino' ), les Kiowa (Niiciiheihiinenno' - ″peuple de la rivière″ ou Koh’ówuunénno’ - ″peuple creek″; tribu Kiowa: Niiciiheihiiteen ou Koh’ówuunteen), les Apaches des Plaines (3oxooheinen), et les Comanches (Coo3o') étaient initialement des ennemis des Arapahos mais devinrent leurs alliés. Avec leurs alliés, les Arapahos combattirent aussi les soldats américains, les mineurs et les colons traversant leur territoire et le territoire de leurs alliés.

Le Massacre de Sand Creek

En novembre 1864, un petit village de Cheyennes et d’Arapahos devint la victime du Massacre de Sand Creek, une attaque de la milice du Colorado, conduite par le Colonel John Chivington. Selon une version historique racontée de l’événement intitulée "Chief Left Hand", de Margaret Coel, les facteurs qui contribuèrent à ce massacre furent: le Gouverneur Evans' désirait s’approprier les ressources de la région de Denver-Boulder; le gouvernement fit confiance à l’apathie du Chef Left Hand (un chef des Arapahos du Sud linguistiquement doué) quand à l’accomplissement d’un traité légal qui transférait la responsabilité de la région en dehors de la sphère d’infliuence des Indiens; un peloton local de cavalerie perdit de nombreux effectifs eu égard aux demandes de la Guerre Civile; le détournement de leurs vivres par une bande restreinte de guerriers Indiens qui avaient perdu tout respect pour leur Chef et les accompagnateurs de Chief Left Hand (parmi lesquels un groupe de vieux Cheyennes et Arapahos, quelques guerriers bien élevés et la plupart des femmes et des enfants), qui avait reçu un message l’enjoignant de se rendre à Fort Lyon avec la promesse d’une protection et de vivres, ou alors d’être considéré comme hostile et être tué par la cavalerie. (La tribu avait été dépourvu de ses terres de chasse hivernales se trouvant dans la région de Boulder)a
Avant d’arriver au Fort Lyon, Chief Left Hand et ses affidés furent accusés de violence par le Colonel Chivington. Chief Left Hand et son peuple reçurent le message que seuls les Indiens qui viendraient au fort seraient considérés comme paisibles et que tous les autres seraient considérés comme hostiles et de ce fait seraient susceptibles d’être abattus. Confus, Chief Left Hand et ses suivants firent demi-tour et mirent une distance de sécurité entre eux et le fort. Un traitre donna la direction prise par Chief Left Hand au Colonel Chivington. Ce dernier et son bataillon les traquèrent et attaquèrent le camp tôt le matin suivant. Plutôt qu’héroïques, les efforts entrepris par le Colonel Chivington furent considérés comme une gène grossière aux yeux de la cavalerie parce qu’ils s’en prenaient à de paisibles vieux, des femmes et des enfants. Au final au lieu de recevoir la promotion qu’il attendait pour ses efforts guerriers, le colonel fut relevé de son commandement.
Eugene Ridgely, un artiste Cheyenne–Arapaho du Nord, est crédité pour avoir mis en lumière le fait que des Arapahos figuraient parmi les victimes du massacre. Ses enfants, Gail Ridgely, Benjamin Ridgley et, Eugene "Snowball" Ridgely, furent primordiaux pour la reconnaissance du site du massacre en tant que Site National Historique. En 1999, Benjamin et Gail Ridgley mis sur pied un groupe de coureurs Arapahos du Nord qui relia Limon, Colorado, à Ethete, Wyoming, en mémoire de leurs ancêtres qui furent obligés de courir pour leurs vies après avoir été attaqués et poursuivis par le Colonel Chivington et son bataillon. Leurs efforts seront reconnus et rappelés par les panneaux de signalisation désignant le site du massacre, apposés le long des routes menant de Limon à Casper, Wyoming, puis vers Ethete.

Les Guerres Indiennes dans les Plaines du Sud

Les événements de Sand Creek suscitèrent l’indignation parmi les Arapahos et les Cheyennes ce qui conduisit à trente ans de guerre entre eux et les Etats-Unis. La plupart des hostilités prirent place dans le Colorado ce qui amena les nombreux événements à être catalogués comme étant survenus lors de la Guerre du Colorado. Les batailles et hostilités qui eurent lieu autre part dans les plaines du sud comme au Kansa et au Texas sont souvent incluses dans les “Guerres Comanches”. Durant les guerres, les Arapahos et les Cheyennes alliés aux Kiowas, aux Comanches et aux Apaches des Plaines devaient participer à quelques batailles ensemble. Les Lakotas du Nord descendirent vers le nord du Colorado pour y aider les Arapahos et les Cheyennes. La Bataille de Julesburg rassembla une force d’environs 1000 Arapahos du Nord, Cheyennes (principalement des guerriers de la société des Dog Soldiers), et Lakotas des sous-tribus des Brulés et des Oglalas. Le motif du raid était des représailles aux événements du Massacre de Sand Creek qui avait eu lieu quelques mois auparavant. Les forces indiennes alliées attaquèrent les colons et les forces armées américaines autour de la vallée de la South Platte River près de Julesburg, Colorado. La bataille fut une décisive victoire Indienne decisive qui causa la mort de 14 soldats et de quatre civils pour probablement aucune perte Indienne. Une force d’environ 3000 Arapahos du Sud, Cheyennes du Nord et Lakotas attaquèrent des soldats et des civils sur un pont enjambant la North Platte River, ce qui devint la Bataille de Platte Bridge. Cette bataille fut une autre victoire Indienne qui amena la mort de 29 soldats pour seulement 8 Indiens. Les Arapahos, les Cheyennes, les Comanches, les Kiowas et les Apaches des Plaines recherchant la paix se virent offrir la signature du Traité de Medicine Lodge en octobre 1867. Le Traité attribuait aux Arapahos du Sud une réserve avec les Cheyennes du Sud entre les rivières Arkansas et Cimarron dans le Territoire Indien (actuellement l’Oklahoma). Parmi ceux qui signèrent le Traité figurait Chief Little Raven. Ceux qui ne signèrent pas le Traité furent jugés “hostiles” et furent continuellement pourchassés par l’Armée Américaine et ses éclaireurs Indiens. La dernière bataille majeure entre les Arapahos et les Etats-Unis dans les plaines du sud fut la Bataille de Summit Springs dans le nord du Colorado. La bataille impliqua une force d’environ 450 Arapahos, Cheyennes et Lakotas et 244 soldats américains renforcés par une cinquantaine d’éclaireurs Pawnees sous les ordres de Frank North. Le chef Indien le plus éminent de la bataille était Tall Bull, un leader de la société Cheyenne des Dog Soldiers. La bataille fut une victoire américaine qui amena la mort de 35 guerriers (dont Tall Bull) et la capture de 17 autres. Les soldats n’eurent à déplorer qu’une seule perte. La mort de Tall Bull fut une perte majeure pour les Dog Soldiers.

L’expédition de Powder River

Après le massacre de Sand Creek et un certain nombre d’autres escarmouches, les Arapahos du Nord, les Cheyennes et les Lakotas déménagèrent nombre de leurs bandes vers le pays retiré de la Powder River dans le Wyoming et le sud du Montana. En chemin, ils participèrent à la Bataille de Mud Springs, un incident mineur qui eut lieu dans la Nebraska Panhandle et qui impliqua une force comprise entre 500 et 1000 Arapahos, Cheyennes et Lakotas et 230 soldats américains. La bataille se résuma en la capture de quelques chevaux américains et d’un troupeau de plusieurs centaines de têtes de bétail en ne causant qu’une perte américaine. L’Armée tenta de reprendre le bétail volé et attaqua les Indiens, ce qui amena la Bataille de Rush Creek. La bataille ne fut pas décisive, un seul guerrier Indien et trois soldats américains trouvant la mort. Le Lieutenant Colonel William O. Collins, commandant des forces armées américaines affirma que poursuivre les forces Indiennes jusque dans l’aride région de Sand Hillss serait "peu judicieux et inutile." Une fois dans la région de la Powder River, les Arapahos remarquèrent une intensification du nombre de voyageurs se déplaçant le long de la Piste Bozeman qui conduisait aux mines d’or du Montana. Les colons et les mineurs voyageant sur la Piste Bozeman à travers le pays de la Powder River furent ressentis comme des menaces par les Indiens parce qu’ils étaient nombreux, étaient souvent violents envers les Indiens rencontrés et étaient des concurrents dans l’approvisonnement en viandes.
Les hostilités dans la région de la Powder River amenèrent le Major General Grenville M. Dodge à ordonner l’Expédition de la Powder River à des fins punitives contre les Arapahos, les Lakotas et les Cheyennes. L’expédition ne fut pas décisive, aucun des deux camps n’engrangeant de victoire définitive. Les forces alliées Indiennes échappèrent pour la plupart aux soldats excepté pour des raids sur leurs ravitaillements qui laissèrent la plupart des soldats désespérément sous-équipés. La bataille la plus significative fut la Bataille de la Tongue River où le Brigadier General Patrick Edward Connor ordonna à Frank North et ses éclaireurs Pawnees de trouver un camp des Arapahos sous la tutelle de Chief Black Bear. Une fois localisé, Connor envoya par nuit 200 soldats avec deux obusiers, 40 éclaireurs Omahas et Winnebagos et 30 éclaireurs Pawnees en direction du village. Les guerriers Indiens agissant comme éclaireurs pour l’Armée Américaine provenaient des tribus Pawnee, Omaha et Winnebago qui étaient des ennemis traditionnels des Arapahos et de leurs alliés Cheyennes et Lakotas. Avec l’homme des montagnes Jim Bridger à la manoeuvre, ils chargèrent le camp. La plupart des guerriers Arapahos étaient partis mener un raid contre les Crows et la bataille tourna en faveur des Etats-Unis qui tuèrent 63 Arapahos, la plupart des femmes et des enfants. Les quelques guerriers présents dans le camp opposèrent une forte résistance pour couvrir la fuite de la plupart des femmes et des enfants. Après la bataille, les soldats brûlèrent et pillèrent les tipis abandonnés. Connor mit à l’honneur quatre Winnebagos, dont le chef Little Priest, plus North et 15 Pawnees pour bravoure. En récompense, les Pawnees reçurent 500 chevaux du camp provenant de précédents raids menéa par les Arapahos. Les Arapahos ne furent pas intimidés par l’attaque et lancèrent une contre-attaque appelée Sawyers Fight au cours de laquelle les guerriers Arapahos attaquèrent une groupe de colons, faisant trois morts pour aucune perte de leur côté.

La Guerre de Red Cloud

La guerre de Red Cloud fut une guerre qui opposa les soldats des Etats-Unis aux alliés Lakotas, Cheyennes du Nord et Arapahos entre 1866 et 1868. La guerre prit le nom de l’éminent chef Oglala Lakota, Red Cloud qui conduisit de nombreux partisans dans la bataille contre les envahisseurs de soldats. La guerre était une réponse au nombre toujours plus important de mineurs et colons suivant la Piste Bozeman, qui était la piste la plus rapide et la plis aisée menant du Fort Laramie aux mines d’or du Montana. La Piste Bozeman traversait le pays de Powder River qui se trouvait près du centre du territoire Arapaho, Cheyenne, Lakota et Dakotas dans le Wyoming et le sud du Montana.
La bataille la plus significative de la Guerre de Red Cloud fut le Fetterman Fight aussi connu par les Indiens comme étant la Battle of The Hundred-in-the-Hands qui eut lieu le 21 décembre 1866. La Bataille impliqua le Capitaine William J. Fetterman qui dirigea 79 soldats et deux civils à la poursuite d’un groupe de 10 Indiens qui feignaient de faire tomber les forces de Fetterman dans une embuscade. Les 10 appeaux étaient composés de deux Arapahos, deux Cheyennes et six Lakotas. Fetterman était bien connu pour sa nature vantarde et son inexpérience du combat contre les Indiens et malgré l’odre de ne pas poursuivre les leurres, il le fit. Le célèbre Montagnard et Guide des soldats stationnés à Fort Laramie, Jim Bridger, fit un commentaire sur les soldats “qui ne savent rien du combat contre les Indiens". Après 800 mètres de poursuite, les leurres signalèrent les guerriers cachés pour tendre une embuscade à Fetterman et ses forces. Des guerriers des deux côtés de la piste chargèrent Fetterman et le força à se réfugier dans les rochers adjacents où la bataille prit rapidement la forme d’une lutte mano a mano au cours de laquelle la supériorité des Indiens s’affirma grâce à leur aptitude à lutter avec des armes blanches comme le tomahawk ou la massue. Les forces Indiennes tuèrent toute l’infanterie et la cavalerie de Fetterman, causant au total la mort de 81 personnes. La bataille fut la plus grande défaite américaine dans les Grandes Plaines jusqu’à la Bataille de Little Bighorn dix ans plus tard. La Guerre de Red Cloud prit fin par une victoire des Arapahos, des Cheyennes, des Lakotas et des Dakotas. Le Traité de Fort Laramie garantit le contrôle légal des Indiens sur le pays de Powder River.

La Grande Guerre des Sioux de 1876–77

Le Chef Black Coal fut capable de maintenir les Arapahos en paix avec les Etats-Unis et en dehors de la Grande Guerre des Sioux de 1876.
La Grande Guerre des Sioux de 1876–77 aussi connue sous l’appellation de Guerre des Black Hills ou Grande Guerre des Cheyennes, fut un conflit majeur qui impliqua l’alliance des Sioux Lakotas, des Cheyennes et des Arapahos contre l’Armée Américaine. La guerre commença quand des mienurs et des colons traversèrent la région des Black Hills et y trouvèrent de l’or ce qui accrut le nombre de non-Indiens qui entrèrent illégalement dans les terres désignées comme étant Indiennes. Une grande partie du territoire Cheyenne et Arapaho et la plupart de celui des Sioux connu comme étant la Great Sioux Reservation était légalement garantie aux tribus par le Traité de Fort Laramie après la défaite subuie par les forces américaines lors de la Guerre de Red Cloud en 1868. Les Black Hills en particulier étaient considérées comme sacrées par les Lakotas et les Dakotas et la présence illégale de colons occupant la région causait un grand émoi au sein des tribus. Au lieu d’évacuer les colons, l’Armée Américaine brisa le Traité et envahit le territoire des Sioux, des Cheyennes et des Arapahos afin de protéger les colons américains et parquer les Indiens dans des réserves plus petites ou les faire disparaître de la surface de la terre.
Après la Guerre de Red Cloud, de nombreux Arapahos du Nord déménagèrent dans la Red Cloud Agency dans le Territoire du Dakota et vécurent parmi les Lakotas et de nombreux Cheyennes. Parmi les Chefs Arapahos les plus influents et respectés vivant dans l’Agency se trouvait le Chef Black Coal qui avait gagné ses galons comme guerrier et chef de guerre contre les colons blancs du pays de la Powder River. Parmi les autres chefs importants des Arapahos vivant dans la région se trouvaient Medicine Man, Black Bear, Sorrel Horse, Little Shield, Sharp Nose, Little Wolf, Plenty Bear et Friday. Le Chef Arapaho “Friday” (surement pas son vrai) était bien considéré pour son intelligence et il servit d’interprète entre la tribu et les Américains. Black Coal garantit aux Américains que lui et son peuple resteraient paisibles durant les périodes agitées durant lesquelles les colons pénétraient illégalement dans les terres Indiennes dans l’espoir de récupérer pour eux le territoire du Wyoming. Nombre des guerriers et des familles qui désavouaient les idéaux de Black Coal prirent la route du sud pour rejoindre les Arapahos du Sud. De nombreux Arapahos, particulièrement ceux de la bande du Chef Medicine Man, ne voulaient pas résider parmi les Sioux “par crainte de se mélanger à d’autres tribus”. Leur position pacifique et la volonté d’aider les soldats américains tissa à un moment de solides relations entre eux et les Lakotas et les Cheyennes qui avaient adopté une position agressive et avait quitté la réserve. Les attitudes envers les Arapahos de la part des Lakotas et Cheyennes hostiles furent similaires aux attitudes qu’ils avaient envers les membres de leurs propres tribus qui avaient adopté des positions pacifistes similaires et étaient restées dans les “réserves Indiennes”. Malgré leur volonté de prendre le sentier de la guerre, les Arapahos ne voulaient pas abandonner leur territoire, particulièrement la région des Black Hills à laquelle ils avaient un fort attachement spirituel similaire aux Lakotas.
Durant cette période de grande accalmie, la tribu se retrouva dépourvue de leaders, de nombreux n’ayant que peu d’emprise sur leurs bandes. Dans le but de reconquérir la force des leaders pour de futures négociations territoriales du Wyoming, de nombreux chefs et leurs geurriers s’engagèrent comme éclaireurs pour les Etats-Unis et firent campagne contre leurs alliés. Le Chef Sharp Nose, qui était onsidéré comme influent et l’égal de Black Coal, était connu comme “l’inspiration du champ de bataille…Il conduisait les hommes avec un rare jugement et calme et était aussi modeste qu’il était brave”. Malgré leur position unanime comme alliés des Américains, quelques guerriers Arapahos combattirent les Etrats-Unis lors de batailles-clés de la Guerre.
Comme pour les guerres précédentes, les Etats-Unis recrutèrent des guerriers Indiens dans des tribus qui étaient ennemies de l’alliance Arapaho-Cheyenne-Lakota-Dakota pour servir d’éclaireurs, les plus notables étant des Crows, des Arikaras et des Shoshones. Contrairement aux conflits précédents impliquant l’alliance Lakota-Dakota-Cheyenne-Arapaho et les Etats-Unis, la Grande Guerre des Sioux prit fin avec une victoire des Etats-Unis. Les troupeaux de bisons qui étaient le centre de la vie des Indiens étaient considérablement amoindris, le gouvernement ayant cautionné le massacre à grande échelle afin d’empêcher les collisions avec les chemins de fer, les conflits avec les troupeaux de bétail des ranches et afin d’obliger les Indiens à quitter la vie nomade des Plaines pour intégrer des réserves. Les ressources en diminution et la famine furent les principales raisons de la reddition individuelle de bandes d’Indiens et de la fin de la Grande Guerre des Sioux.
La bataille la plus significative de la guerre fut la Bataille de Little Bighorn les 25 et 26 juin 1876. La bataille opposa des guerriers Lakotas, Cheyennes et Arapahos (ainsi que quelques guerriers Dakotas à titre individuel) et le 7ème Régiment de Cavalerie de l’Armée Américaine. La bataille se déroula le long de la Rivière Little Bighorn dans l’est du Montana. Les soldats tentèrent de prendre par surprise un grand campement d’Indiens le long du lit de la rivière malgré les avertissements des éclaireurs Crowsqui savaient que Custer sous-estimaient profondément le nombre de guerriers du campement.Le 7ème de Cavalerie, dont le Bataillon Custer, une force de 700 hommes conduite par George Armstrong Custer, enregistra une sévère défaite. Cinq des sept compagnies du 7ème de Cavalerie furent anéanties. Le total des pertes américaines, en incluant les éclaireurs, fut de 268 tués dont Custer et de 55 blessés. Seuls 5 Arapahos étaient présents à la bataille et leur présence fut chanceuse. Les Arapahos présents étaient quaytre guerriers Arapahos du Nord appelés Yellow Eagle, Yellow Fly, Left Hand et Water Man. Le 5ème Arapaho était un Arapaho du Sud appelé Well-Knowing One aussi connu sous le nom de Green Grass. Les 5 Arapahos étaient en route pour une opération de guerre près de Fort Robinson pour attaquer les Shoshones, mais par chance, ils croisèrent le chemin d’un groupe de jeunes guerriers Sioux. Les Sioux pensèrent que les Arapahos étaient des Eclaireurs Indiens de l’Armée des Etats-Unis et ils les invitèrent à les suivre dans leur campement le long de la rivière Little Bighorn, où ils furent capturés et leurs armes confisquées. Les Lakotas et les Dakotas menacèrent de tuer les Arapahos mais le Chef Cheyenne Two Moons reconnut les hommes comme étant des Arapahos et ordonna leur libération. Le lendemain était le jour de la bataille et, malgré le fait qu’ils étaient regardés de travers, les cinq Arapahos participèrent activement à la bataille. Water Man portait une grande coiffe de plumes d’aigle, une chemise blanche, des jambières perlées et il avait peint son visage en rouge et jaune durant la bataille. Water Man affirma avoir tué un soldat alors qu’il chargeait sur la rive escarpée de la rivière mais il ne prit pas son scalp parce que la plupart des Arapahos refusaient de prendre le scalp de quelqu’un aux cheveux courts. Water Man affirma avoir assisté à la mort de Custer.
‘’Quand j’ai atteint le sommet de la colline j’ai vu Custer. Il était habillé d’une veste en peau de daim, d’un manteau et d’un pantalon et était à quatre pattes. Il avait été touché au côté et du sang sortait de sa bouche. Il semblait regarder les mouvements des Indiens autour de lui. Quatre soldats étaient assis autour de lui mais ils étaient tous salement blessés. Tous les autres soldats étaient au sol. Alors les Indiens se rapprochèrent et je n’ai plus rien vu. La plupart des soldats morts avaient été tués par flèches parce que celles-ci étaient plantées dans leurs corps. La fois suivante où j’ai vu Custer, il était mort, et quelques Indiens avaient pris ses vêtements en peau de daim.’’
Le guerrier Arapaho Left Hand tua accidentellement un guerrier Lakota qu’il avait confondu avec un éclaireur Arikara et malgré la colère des Lakotas, il quitta le site de la bataille en vie avec les quatre autres Arapahos. Après la bataille, les Arapahos s’échappèrent calmement et firent route vers la région du Fort Robinson.

Le développement économique

En juillet 2005, les Arapahos du Nord remportèrent une bataille juridique avec l’Etat du Wyoming pour obtenir le droit de gérer des casinos. La Cour statua que l’Etat du Wyoming avait agi de mauvaise foi en ne voulant pas négocier avec les Arapahos sur leur droit à l’industrie du jeu. La Tribu des Arapahos du Nord ouvrit ses premiers casinos dans le Wyoming. Actuellement, la Tribu Arapaho possède et dirige les casinos de classe III que sont le Wind River Casino, le Little Wind Casino et le 789 Smoke Shop and Casino. En 2012, le Wind River Hotel, qui est adjacent au Wind River Casino, comporte une salle culturelle appelée Northern Arapaho Experience. Ils sont contrôlés par la Gaming Commission composée de trois membres tribaux.
Parallèlement, les Tribus Cheyennes et Arapahos dirigent trois casinos : le Lucky Star Casino à Clinton, le Feather Warrior Casino à Watonga, et le Feather Warrior Casino à Canton.

Arapahos Notables

• Chief Little Raven (c. 1810–1889), négocia la paix entre les Arapahos du Sud et les Cheyennes d’un côté et les Comanches, les Kiowas et les Apaches des Plaines de l’autre côté. Il négocia également les droits des Indiens de la Réserve des Cheyennes–Arapahos en Territoire Indien.
• Chief Niwot (c. 1825–1864), conduisit une bande dans le Nord du Colorado et décéda des blessures reçues durant le Massacre de Sand Creek.
• Carl Sweezy (1881–1953), un des premiers artistes peintres professionnels Indiens
• Sherman Coolidge (Runs-on-Top) (1862–1932) Ministre Episcopal et éducateur de la Wind River community qui fut un membre fondateur de la Society of American Indians.
• Mirac Creepingbear (1947–1990), peintre Arapaho–Kiowa
• Margaret Behan (born 1948), guide spirituel Cheyenne
• Viola Hatch (born 1930), activiste Arapaho

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