Les CHOCTAWS 2ème partie

DEMERVAL
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Les CHOCTAWS 2ème partie

Messagepar DEMERVAL » 29 déc. 2017 20:07

La Nation Choctaw

La défaite de la Confédération fut aussi une défaite pour la Nation Choctaw. Avant la déportation, les Choctaws avaient interagi avec les Africains dans leur terre natale du Mississippi et les plus riches d’entre eux avaient acheté des eesclaves. Les Choctaws qui développèrent des plantations plus importantes adoptèrent l’esclavage des biens meubles, comme le pratiquaient les Américano-Européens afin d’avoir une main d’œuvre suffisante. Durant la période d’après-guerre, les Afro-Américains réduits à l’état d’esclavage possédaient plus de protection légale aux Etats-Unis que les Choctaws. Moshulatubbee, le chef de la région Ouest, possédait des esclaves, comme de nombreux européens qui s’étaient mariés dans la Nation Choctaw. Les Choctaws emmenèent des esclaves avec eux dans le Territoire Indien durant la déportation et des descendants en achetèrent d’autres sur les lieux. Ils conservèrent l’esclavage jusque 1866. Après la Guerre Civile, on leur demanda par traité signé avec les Etats-Unis, d’émanciper les esclaves au sein de leur Nation, pour ceux qui avaient choisi de rester et delur offrir une totale citoyenneté et des droits. Les ex esclaves de la Nation Choctaw furent appelés Affranchis Choctaws. Après de considérables débats, la Nation Choctaw octroya la citoyenneté aux Affranchis Choctaws en 1885. Dans les traités d’après guerre, le gouvernement Américain acquit aussi des terres dans l’ouest du territoire et les droits d’accès pour les chemins de fer à construire en Territoire Indien. Le chef Choctaw, Allen Wright, suggéra le nom Oklahoma (homme rouge, des mots Choctaws, okla "man" et humma "red") pour le territoire créé en Territoire Indien en 1890.
L’amélioration des moyens de transport qu’apportait les chemins de fer, accrut la pression sur la Nation Choctaw. Elle amena de grandes opérations minières et de bois de construction, qui ajoutèrent du grain à moudre aux recettes tribales. Mais, les chemins de fer et les industries attirèrent aussi les colons américano-européens, dont de nouveaux migrants.
Dans le but d’assimiler les Indiens d’Amérique, le Curtis Act de 1898, sponsorisé par un amérindien qui croyait que le meilleur moyen d’améliorer leur sort, mit fin aux gouvernements tribaux. De plus, il proposait la fin des terres communales tribales. Continuant de lutter pour leur terre et l’assimilation, les Etat-Unis proposèrent la fin des terres tribales détenues en commun et de l’attribution de terres aux membres des tribus en particulier (individuellement). Les Etats-Unis déclarèrent que les terres en excès des besoins familiaux enregistrés étaient du "surplus" pour la tribu et les mirent en vente pour les nouveaux colons américano-européens. De plus, propriété individuelle signifiait que les Amérindiens pouvaient vendre leur lots individuels. Cela permit aussi à de nouveaux colons d’acheter des terres aux Amérindiens qui désiraient vendre. Le gouvernement des Etats-Unis mit en place la Commission Dawes pour réussir sa politique d’attribution de terres; elle enregistra les membres de la tribu et fit des attributions de terres.
A partir de 1894, la Commission Dawes fut établie pour enregistrer les Choctaws et les autres familles du Territoire Indien, afin que les ex terres tribales puissent être proprement distribuées entre aux. La liste définitive comprenait 18,981 citoyens de la Nation Choctaw, 1,639 Choctaws du Mississippi et 5,994 ex esclaves (et descendants d’ex esclaves), la plupart détenus par les Choctaws en Oklahoma. (Au même moment, la Commission Dawes enregistra les membres des Cinq autres Tribus Civilisées pour les mêmes motifs. Les Registres Dawes ont acquis une importance croissante pour prouver les appartenances tribales. Après l’attribution des terres, les Etats-Unis proposèrent de mettre fin aux gouvernements tribaux des Cinq Tribus Civilisées et admirent la jonction des deux territoires comme état.

La transition du Territoire Indien en état de l’Oklahoma (1889)

L’établissement du Territoire de l’Oklahoma après la Guerre Civile fut une cession de terres requise par les Cinq Tribus Civilisées, qui avaient supporté la Confédération. Le gouvernement utilisa ses accès du chemin de fer dans le Territoire de l’Oklahoma pour y stimuler le développement. L’Indian Appropriations Bill de 1889 inclut un amendement du réprésentant de l’Illinois, William McKendree Springer, qui autorisa le Président Benjamin Harrison à ouvrir 8,000 km² du Territoire de l’Oklahoma à la colonisation, ce qui constitua la Land Run de 1889 (La Course au Terrain). La Nation Choctaw fut débordée par les nouveaux colons et ne purent pas réguler leurs activités. A la fin du 19ème siècle, les Choctaws souffrirent presque quotidiennement de crimes violents, de meurtres, de vols et d’agressions de la part des Blancs et d’autres Choctaws. De fortes dissensions divisèrent les "Nationalistes" traditionnels et les "Progressives," (pro-assimilation) qui luttèrent pour le contrôle.
En 1905, des délégués des Cinq Tribus Civilisées se ,rencontrèrent lors de la Convention de Sequoyah pour écrire une constitution pour un état contrôlé par les Indiens. Ils voulaient que le Territoire Indien soit érigé en Etat de Sequoyah. Bien qu’ils présentèrent une proposition vraiment développée à Washington, DC, méritant une approbation, les représentants des états de l’est s’y opposèrent, ne voulant pas avoir deux états occidentaux créés dans la région. Les Républicians craignaient en effet que les deux états soient contrôlés par les Démocrates, ces états ayant une tradition de colonisation du sud. Le Président Theodore Roosevelt, un Republicain, décida que l’Oklahoma et les Territoires Indiens devaient être réunis en un seul Etat, l’Oklahoma. Pour réussir cette fusion, les gouvernements tribaux devaient être supprimés et tous les résidents acceptèrent le gouvernement de l’Etat. Nombre des représentants principaux des Amérindiens à la Convention de Sequoyah participèrent à la convention du nouvel Etat. Sa constitution fut basée sur de nombreux éléments de celle développée pour l’Etat de Sequoyah.
En 1906 les Etats-Unis procédèrent à la dissolution des gouvernements des Cinq Tribus Civilisées. Cette action suivit des négociations continuelles engagées entre les Amérindiens et les Américano-Européens pour de meilleures propositions futures. La Nation Choctaw continua à protéger ses ressources non stipulées dans un traité ou une loi. Le 16 novembre 1907, l’Oklahoma fut admis dans l’Union en tant que 46ème Etat.

La Délégation Choctaw du Mississippi à Washington (1914)

En 1907, les Choctaws du Mississippi étaient en danger d’extinction. La Commission Dawes avait envoyé un grand nombre de Choctaws du Mississippi en Territoire Indien et seuls 1,253 membres subsistaient. Des réunions eurent lieu en avril et mai 1913 pour essayer de trouver une solution à ce problème. Wesley Johnson fut élu chef du Conseil Choctaw nouvellement formé au Mississippi, en Alabama et en Louisiane en mai 1913. Après quelques délibérations, le Conseil sélectionna des délégués pour les envoyer à Washington, D.C. pour attirer l’attention sur leur situation critique. L’historien Robert Bruce Ferguson écrivit dans son article de 2015 qu:
A la fin janvier 1914, le Chef Wesley Johnson et ses délégués (Culbertson Davis et Emil John) effectuèrent le voyage à Washington, D. C. ... Alors qu’ils étaient à Washington, Johnson, Davis et John rencontrèrent de nombreux sénateurs et représentants et les convainquirent de porter le problème Choctaw devant le Congrès. Le 5 février, leur mission fut à son point culminant par une rencontre avec le Président Woodrow Wilson. Culbertson Davis présenta une ceinture Choctaw perlée comme gage de bonne volonté au Président.
Presque deux ans après le voyage à Washington, l’Indian Appropriations Act du 18 mai 1916 fut adopté. Une stipulation allouait 1,000 dollars pour une enquête sur la condition des Choctaws du Mississippi. John R. T. Reeves était nommé pour "mener une enquête sur la condition des Indiens vivant au Mississippi et la présenter devant le Congrès ... ainsi que leurs besoins de terres supplémentaires et d’ouvertures d’établissements scolaires ..." Reeves soumit son rapport le 6 novembre 1916.

La Conférénce de Union, Mississippi

En mars 1917, des représentants fédéraux tinrent des conférences, auxquelles près de 1 000 Choctaws assistèrent, pour examiner les besoins des Choctaws du Mississippi. Quelques-uns des Congressistes qui présidaient les conférences étaient : Charles D. Carter de l’Oklahoma, William W. Hastings de l’Oklahoma, Carl T. Hayden de l’Arizona, John N. Tillman de l’ Arkansas et William W. Venable du Mississippi. Ces conférences amenèrent des améliorations telles que l’accès améliorée aux soins de santé, à un domicile et aux écoles.
Après que Cato H. Sells eut enquêté sur la condition des Choctaws, le Bureau Américain aux Affaires Indiennes établit l’Agence Choctaw le 8 octobre 1918. L’Agence Choctaw était basée à Philadelphie, Mississippi, le centre de l’activité Indienne. Le Dr. Frank J. McKinley en fut le commissaire et il était aussi médecin.
Avant 1916, six écoles Indiennes étaient opéationnelles dans trois comtés: deux dans Leake, trois dans Neshoba et une à Newton. Les noms de ces écoles étaient: La Tubby Rock Indian School, la Calcutta Indian School, la Revenue Indian school, la Red Water Indian School et la Gum Springs Indian School. Le nom de l’école de Newton est inconnu. L’Agence établit de nouvelles écoles dans les communautés Indiennes suivantes: Bogue Chitto, Bogue Homo, Conehatta, Pearl River, Red Water, Standing Pine et Tucker. Etant contraintes à la ségrégation, peu d’écoles étaient ouvertes aux enfants Choctaws, que les Blancs du Sud classés comme non-blancs.
La politique d’amélioration des conditions des Choctaws du Mississippi aurait pu continuer si elle n’avait pas été brutalement interrompue par des événements mondiaux. La Première Guerre Mondiale ralentit les progès pour les Indiens, la bureaucratie de Washington se focalisant sur le guerre. Quelques Choctaws du Mississippi servirent aussi durant la guerre. La Grippe Espagnole se répandit aussi et de nombreux Choctaws décédèrent de cette épidémie mondiale.

La Première Guerre Mondiale (1918)

Dans les derniers jours de la Première Guerre Mondiale, un groupe de Choctaws du Mississippi servant dans l’Armée Américaine, utilisèrent leur propre langue comme base de communications secrètes entre les Américains, langue que les Allemands ne comprenaient pas. Ils sont maintenant appelés les Choctaw Code Talkers. Les Choctaws furent les premiers Amérindiens à servir comme code talkers. La Capitaine Lawrence, un commandant de compagnie, entendit par hasard Solomon Louis et Mitchell Bobb conversant en langue Choctaw. Il apprit qu’il y avait 8 Choctaws dans le bataillon.
Quatorze Indiens Choctaws dans la 36ème Division de l’Armée Américaine s’entraînèrent pour utiliser leur langue pour des communications militaires. Leurs communications, qui ne pouvaient pas être comprises des Allemands, aidèrent la Force Expéditionnaire Américaine en France à remporter plusieurs batailles-clés lors de la Campagne de Meuse-Argonne, durant la dernière grande offensive allemande de la guerre. Dans les 24 heures qui suivirent l’utilisation des Choctaws, ils retournèrent le cours de la bataille en contrôlant leurs communications. En moins de 72 heures, les Allemands retraitaient et les Alliés étaient à l’attaque. Les 14 Choctaw Code Talkers étaient Albert Billy, Mitchell Bobb, Victor Brown, Ben Caterby, James Edwards, Tobias Frazer, Ben Hampton, Solomon Louis, Pete Maytubby, Jeff Nelson, Joseph Oklahombi, Robert Taylor, Calvin Wilson et le Capitaine Walter Veach.
Plus de 70 ans passèrent avant que la contribution des Choctaw Code talkers soit pleinement reconnue. Le 3 novembre 1989, en reconnaissance du rôle important que les Choctaw Code Talkers jouèrent durant la Première Guerre Mondiale, le gouvernement Français octroya le titre de Chevalier de L'Ordre National du Mérite aux Choctaws Code Talkers.
L’armée américaine employa de nouveau les Choctaw speakers pour du langage codé durant la Seconde Guerre Mondiale.

La Réorganisation (1934)

Durant la Grande Dépression et l’administration Roosevelt, des officiels lancèrent de nombreuses initiatives pour atténuer quelques-unes des conditions sociales et économiques dans le Sud. Le Special Narrative Report de 1933 décrivit l’état lamentable du bien-être des Choctaws du Mississippi dont la population en 1930 s’étaient légèrement accrue à 1,665 personnes. John Collier, le Commissaire Américain aux Affaires Indiennes (maintenant le BIA), avait travaillé pendant une décennie sur les affaires Indiennes et avait développé des idées pour changer la politique fédérale. Il utilisa le rapport comme support instrumental à la réorganisation des Choctaws du Mississippi en tant que Mississippi Band of Choctaw Indians. Cela leur permit d’établir leur propre gouvernement tribal et d’établir une relation bénéfique avec le gouvernement fédéral.
En 1934, le Président Franklin Roosevelt traduisit dans une loi l’Indian Reorganization Act. Cette loi se révéla cruciale pour la survivance des Choctaws du Mississippi. Baxter York, Emmett York et Joe Chitto travaillèrent à faire reconnaître les Choctaws. Ils réalisèrent que le seul moyen de se faire reconnaître était d’adopter une constitution. Une organisation rivale, la Mississippi Choctaw Indian Federation, s’opposa à la reconnaissance tribale à cause de la crainte d’une éventuelle domination du Bureau des Affaires Indiennes (BIA). Ils se dispersèrent après que les leaders de l’opposition eurent été transférés dans une autre juridiction. Le premier conseil tribal du Mississippi Band of Choctaw Indians était composé de Baxter et Emmett York avec Joe Chitto comme premier Président.
Avec l’adoption d’un gouvernement par la tribu, le Secrétaire de l’Intérieur déclara en 1944 que 73 km² de terres seraient alloués comme garantie aux Choctaws du Mississippi. Des terres du comté de Neshoba et des comtés environnants furent mises de côté comme réserve Indienne Fédérale. Huit communautés furent incluses dans la réserve de terres: Bogue Chitto, Bogue Homa, Conehatta, Crystal Ridge, Pearl River, Red Water, Tucker et Standing Pine.
Sous l’Indian Reorganization Act, les Choctaws du Mississippi se réorganisèrent le 20 avril 1945 en tant que Mississippi Band of Choctaw Indians. Cela leur octroya une certaine indépendance face au gouvernement Démocrate de l’Etat, qui continua à renforcer la ségrégation raciale et la discrimination.

La Seconde Guerre Mondiale (1941)

La Seconde Guerre Mondiale fut un tournant crucial pour les Choctaws et les Amérindiens en général. Bien que le Traité de Dancing Rabbit Creek affirma que les Choctaws du Mississippi avaient la citoyenneté américaine, ils avaient été assimilés aux "gens de couleur" comme non-blancs dans un état qui avait imposé la ségrégation raciale avec les Jim Crow laws. Les services de l’Etat pour les Amérindiens n’existaient pas. L’Etat était pauvre et dépendant de l’agriculture. Dans son système ségrégationniste, les services pour les minorités étaient constamment sous-financés. La constitution de l’Etat et les règles électorales datant du début du 20ème siècle, privaient les Amérindiens de vote, les rendaient inéligibles pour servir comme jurés ou pour être candidats aux administrations locales et fédérales. Ils étaient sans représentation politique.
Un vétéran Choctaw du Mississippi affirma que, "les Indiens n’étaient pas supposés entrer dans l’armée à cette époque ... la carrière militaire était principalement destinée aux Blancs. Ma catégorie était blanc au lieu d’Indien. Je ne sais pas pourquoi ils firent cela. Même si les Indiens n’étaient pas des citoyens de ce pays, ne pouvaient pas voter, n’avaient pas une carte de travail ou autre, ils nous prenaient de toute façon."
Van Barfoot, un Choctaw du Mississippi, qui fut sergent et plus tard second lieutenant du 157ème d’infanterie et de la 45ème division d’infanterie, reçut la médaille d’honneur. Barfoot fut affecté comme second lieutenant aprsè qu’il eut détruit deux nids de mitrailleuses allemandes, fait 17 prisonniers et détruit un tank ennemi.

L’Après-Réorganisation (1946)

Après la seconde guerre mondiale, la pression au Congrès s’accrut pour réduire l’autorité de Washington sur les terres Amérindiennes et liquider les responsabilités gouvernementales à leur encontre. En 1953 la Chambre des Représentants vota la Résolution 108, proposant la fin des services fédéraux pour 13 tribus considérées aptes à s’occuper de leurs propres affaires. La même année, la Loi Publique 280 transféra la juridiction sur les terres tribales à l’Etat et aux gouvernements locaux dans cinq états. En une décennie, le Congrès mit fin aux services fédéraux à plus de 60 groupes malgré l’intense opposition des Indiens. Le Congrès se décida pour une politique destinée à mettre fin aux tribus le plus vite possible. Sans se préoccuper de l’isolation des Amérindiens dans les zones rurales, le gouvernement fédéral créa des programmes de relocalisation dans les villes pour essayer d’étendre les possibilités de travail. Les experts en politique Indienne espéraient accélérer l’assimilation des Amérindiens dans une plus grande partie de la société Américaine, qui devenait urbaine. En 1959, le Choctaw Termination Act fut voté. A moins d’être abolie par le gouvernement fédéral, la Nation Choctaw de l’Oklahoma serait effectivement supprimée en tant que nation souveraine le 25 août 1970.
Le Président John F. Kennedy arrêta la résiliation en 1961 et se déclara contre la mise en œuvre de résiliations suplémentaires. Il mit fin à quelques résiliations en cours, telle que celle des Poncas. Les deux présidents Lyndon Johnson et Richard Nixon répudièrent la résiliation des relations du gouvernement fédéral avec les tribus Indiennes.
Nous devons affirmer le droit des premiers Américains à demeurer Indiens tout en exerçant leurs droits comme Américains. Nous devons affirmer leur droit à la liberté et à l’auto-détermination. Nous devons chercher de nouveaux moyens pour procurer l’assistance fédérale aux Indiens-avec une nouvelle insistance sur l’auto-assistance des Indiens et avec le respect de la culture Indienne. Et nous devons assurer le peuple Indien que c’est notre volonté et notre intention que la relation spéciale entre l’Indien et son gouvernement croisse et fleurisse. Car, le premier d’entre nous ne doit pas être le dernier.
— Président Lyndon Johnson, Message au Congrès "L’Américain Oublié", 6 mars 1968.
L’Ere de l’Auto-détermination des Choctaws du Mississippi.
Le peuple Choctaw continua à lutter économiquement à cause de la bigoterie, de l’isolation culturelle et du manque de travail. Les Choctaws, qui pendant 150 ans n’avaient été ni blancs ni noirs, furent "laissés là où ils avaient toujours été"—dans la pauvreté. Will D. Campbell, un ministre Baptiste et activiste des droits civils, fut le témoin de l’indigence des Choctaws. Il devait plus tard écrire, "la chose dont je me rappelle le plus ... fut la vue déprimante des Choctaws, leurs baraques le long des routes, des adultes se prélassant dans les rues sales de leurs villages dans une oisiveté dégradante, buvant parfois dans une bouteille commune, partageant une cigarette de tabac à rouler, leurs enfants à demi-vêtus, une image douloureuse qui ne finira jamais." Cependant, avec la réorganisation et l’établissement du gouvernement tribal, ils prirent le contrôle, durant les décennies qui suivirent des "écoles, des équipements de santé publique, des systèmes légaux et judiciaires et des programmes de service social."
Les Choctaws furent les témoins des forces sociales qui apportèrent le Freedom Summer et ses effets ultérieurs sur leur ancienne terre natale. Le Mouvement des Droits Civils produisit un changement social significatif pour les Choctaws du Mississippi, car leurs droits civils furent renforcés. Avant le Civil Rights Act de 1964, la plupart des boulots étaient attribués aux Blancs puis aux Noirs. Donna Ladd écrivit qu’une Choctaw, maintenant dans sa quarantaine, se rappelle "que, petite fille, elle pensait qu’un écriteau 'Blanc seulement'apposé dans une boutique locale, signifiait qu’elle ne pouvait que commander de la glace blanche ou à la vanille. C’était une petite histoire mais une qui montre comment une troisième race peut facilement être mise à l’écart des tentatives de compréhension." Le 21 juin 1964, James Chaney, Andrew Goodman et Michael Schwerner (promoteurs renommés des droits civils) disparurent; leurs restes furent plus tard retrouvés dans un barrage récemment construit. Un point crucial dans l’enquête du FBI survint quand les restes carbonisés du break des militants des droits civils assassinés furent retrouvés dans la réserve des Choctaws du Mississippi. Deux femmes Choctaw, qui se trouvaient à l’arrière de la voiture de patrouille du shérif adjoint, dirent qu’elles avaient été les témoins de la réunion de deux conspirateurs qui avaient exprimé leur désir de déglinguer les gars. La fin de la ségrégation raciale légalisée permit aux Choctaws de participer aux institutions et établissements publics qui avaient été réservés exclusivement aux Blancs.
Phillip Martin, qui avait servi dans l’Armée Américaine en Europe durant la seconde guerre mondiale, revint visiter sa maison dans son ex Comté de Neshoba, Mississippi. Après avoir vu la pauvreté de son peuple, il décida d’y rester pour aider. Martin servit comme Président dans divers comités Choctaw jusque 1977.
Martin fut élu Chef de la Bande des Indiens Choctaws du Mississippi. Il servit pendant 30 ans, étant sans cesse réélu jusqu’en 2007. Martin décéda à Jackson, Mississippi, le 4 février 2010. Lors de son eulogie, il fut présenté comme un leader visionnaire qui avait sorti son peuple de la pauvreté grâce au business et à la construction de casinos sur les terres tribales.

Des années 1960 à aujourd’hui

Dans le cadre des changements sociaux instaurés autour de l’ère des Droits Civils, entre 1965 et 1982, de nombreux Choctaws renouvelèrent leurs engagements aux valeurs de leur ancien héritage. Travaillant à la célébration de leur propre puissance et à l’exercice de droits appropriés, ils renversèrent dramatiquement la tendance visant à abandonner la culture et la tradition Indiennes. Durant les années 1960, des programmes d’Actions Communautaires associés aux Amérindiens, furent basés sur la participation citoyenne. Durant les années 1970, les Choctaws repudièrent les tenants d’un activisme Indien extrême. Les Choctaws de l’Oklahoma cherchèrent une solution populaire locale pour reconquérir leur identité culturelle et leur souveraineté comme nation. Les Choctaws du Mississippi devaient poser les bases d’une affaire.
La politique fédérale sous le Président Richard M. Nixon encouragea l’octroi aux tribus de plsu d’autorité pour l’auto-détermination, et ce au sein d’une politique de reconnaissance fédérale. Réalisant les dommages qui avaient été faits par la résiliation du statut tribal, il mit fin à l’insistance fédérale des années 1950 à résilier le statut fédéralement reconnu de certaines tribus et à rompre les relations avec le gouvernement fédéral :
A mon avis, pour un certain nombre de raisons, la résiliation forcée est une erreur. D’abord, les fondements sur lesquels elle repose, sont erronés ... La seconde raison pour rejeter la résiliation forcée est que les résultats pratiques ont été clairement nuisibles dans les quelques cas où la résiliation a été essayée ... Le troisième argument que je développerai contre la résiliation forcée concerne l’effet qu’elle a eu sur l’écrasante majorité des tribus qui appréciaient encore une relation spéciale avec le gouvernement fédéral... Les recommandations de cette administration représentent un pas historique vis-à-vis d’une politique Indienne. Nous proposons d’en finir avec les approches passéistes des problèmes Indiens.
— Président Richard Nixon, Message Spéciale sur les Affaires Indiennes, 8 Juillet 1970.
Peu de temps après, le Congrès vota l’historique Indian Self-Determination and Education Assistance Act de 1975; cela compléta une période de 15 années de réforme de la politique fédérale envers les tribus Indiennes. La législation autorisa les procédés selon lesquels chaque tribu pouvait négocier des contrats avec le BIA pour diriger directement un plus grand nombre de programmes sociaux et éductifs. De plus, la loi attribua des aides directes pour aider les tribus à développer leurs plans pour assumer de telles responsabilités. Elle donna aussi le droit des parents des Indiens à participer aux conseils d’administration des écoles locales.
A partir de 1979, le conseil tribal des Choctaws du Mississippi travailla sur diverses initiatives de développement économique, d’abord diligentées pour attirer les industries dans la réserve. Ils avaient beaucoup de personnes aptes à travailler, avaient des ressources naturelles et aucune taxes d’état ou fédérales. Parmi les industries figurèrent des entreprises fabricant des pièces automobiles, des cartes de vœux, de l’imprimerie et de la plasturgie. La Bandes des Indiens Choctaws du Mississippi est un des plus gros employeurs de l’Etat, au sein de 19 entreprises empoyant 7,800 personnes.
En commençant par le New Hampshire en 1963, de nombreux gouvernements d’Etats commencèrent à opérer des loteries et autres jeux afin de lever des fonds pour les services gouvernementaux, promouvant souvent les programmes afin d’affecter des revenus pour doter l’éductaion, par exemple. En 1987 la Cour Suprême des Etats-Unis statua que les tribus fédéralement reconnues pouvaient exploiter des établissements de jeux sans régulation de l’état dans les réserves, car elles étaient un territoire souverain. Comme les tribus commençaient à développer le jeu, en débutant par le bingo, en 1988 le Congrès des Etats-Unis vota l’Indian Gaming Regulatory Act (IGRA). Celui-ci posait les règles de l’exploitation par les Amérindiens des casinos, et ce dans les seuls Etats ayant déjà autorisé les jeux privés. Depuis lors le développement du jeu en casino a été l’une des principales sources de revenus pour de nombreuses tribus.
La Nation Choctaw de l’Oklahoma développa des activités de jeu et des complexes adaptés : le Choctaw Casino Resort et le Choctaw Casino Bingo sont leurs populaires destinations de jeux à Durant. Localisé près de la frontière entre l’Oklahoma et le Texas, ces sites attirent les résidents du sud de l’Oklahoma et du Nord du Texas.
La Bande des Indiens Choctaws du Mississippi (MBCI) chercha vainement à obtenir un accord de l’Etat pour développer le jeu sous l’administration de Ray Mabus. Mais en 1992 le gouverneur du Mississippi, Kirk Fordice, donna la permission à la MBCI de développer des jeux de classe III. Ils ont développé l’un des plus grands casinos dans la nation; il est localisé à Philadelphie, Mississippi près de la Rivière Pearl. Le Silver Star Casino ouvrit ses portes en 1994. Le Golden Moon Casino ouvrit en 2002. Les casinos sont collectivement connus comme le Pearl River Resort.
Après près de 200 ans, les Choctaws ont récupéré le contrôle de leur ancien site sacré de Nanih Waiya. Le Mississippi protégea le site pendant des années comme parc d’Etat. En 2006, la législature de l’état vota une loi retournant Nanih Waiya aux Choctaws.

Jack Abramoff et le lobbying Indien des casinos

Dans la seconde moitié des années 1990, le lobbyiste Jack Abramoff fut employé par Preston Gates Ellis & Rouvelas Meeds LLP, branche de Washington, DC du cabinet d’avocats Preston Gates & Ellis LLP basé à Seattle, Washington. En 1995, Abramoff commença à représenter les tribus Indiennes qui voulaient développer des casinos, en débutant par la Bande des Indiens Choctaws du Mississippi.
Les Choctaws avaient originellement fait du lobbying directement avec le gouvernement fédéral, mais à partir de 1994, ils trouvèrent que nombre de membres du Congrès qui avaient répondu à leurs demandes étaient ou partis en retraite ou avaient été défaits lors de la "Révolution Républicaine " survenue lors des élections de 1994. Nell Rogers, le spécialiste dans la tribu des affaires législatives, avait un ami qui était familier avec le travail d’ Abramoff et son père comme activistes Républicains. La tribu contacta Preston Gates, et peu de temps après loua les services d’Abramoff et son cabinet d’avocats.
Abramoff réussit à combattre une loi du Congrès instaurant une taxe sur les bénéfices (UBIT) des casinos Indiens; cette loi avait été initiée par les Républicains Bill Archer (représentant le Texas) et Ernest Istook (représentant l’Oklahoma). Comme la question impliquait la taxation, Abramoff trouva de l’aide auprès de Grover Norquist, une relation Républicaine de l’Université, et son Americans for Tax Reform (ATR). La loi fut finalement rejetée en 1996 au Sénat, grâce en partie au populaire travail de l’ATR. Les Choctaw payèrent 60,000 dollars de frais à Abramoff.
Selon le Washington Business Forward, un magazine commercial, le Sénateur Tom DeLay fut aussi un personnage majeur dans le rejet de la loi. La bataille renforça l’alliance d’Abramoff avec lui.
Prétendant représenter les Indiens devant le Congrès et les gouvernements des Etats quant au développement des activités de jeu, Jack Abramoff et Michael Scanlon utilisèrent des moyens frauduleux pour gagner 15 millions de profits en total paiement par la Bande des Indiens Choctaws du Mississippi. Après que le Congrès ait tenu des audiences de surveillance en 2004 sur les activités des lobbyistes, des charges fédérales criminelles furent émises contre Abramoff et Scanlon. Dans un e-mail envoyé le 29 janvier 2002, Abramoff avait écrit à Scanlon, "Je dois avoir une réunion avec les signes du Conseil tribal des Choctaws."
Le 3 janvier 2006, Abramoff plaida coupable de trois chefs d’inculpation — conspiration, fraude et évasion fiscale. Les charges étaient princiaplement basées sur les activités de lobbying à Washington au nom des tribus Indiennes. De plus, Abramoff et ses autres défenseurs doivent restituer au moins 25 millions de dollars qui furent fraudés aux clients, et donc principalement aux tribus Indiennes.

Le Raid du Federal Bureau of Investigation de 2011

En juillet 2011, des agents du FBI "saisirent" les actifs informationnels du Pearl River Resort. Le Los Angeles Times rapporta que les Indiens faisaient "face aux luttes intestines au sujet d’une élection disputée du chef tribal et à une enquête du FBI visant les casinos de la tribu."

Autres bandes

Les autres bandes Choctaw localisées aux Etats-Unis comprennent:
• En Alabama – MOWA, la Bande d’Indiens Choctaws :
Les Choctaws MOWA résident dans une réserve de 2,5km² au sud-ouest de l’Alabama avec un total de population recensée de 3 600 personnes (population totale de plus de 10,000). La tribu posséde la dernière école Indienne de l’Alabama, appelée Calcedeaver, au Mont Vernon, Comté de Mobile, Alabama. Le Senate Select Committee aux Affaires Indiennes vota une loi pour reconnaître officiellement les MOWA Choctaws.
La reconnaissance fédérale n’est pas un pré-requis à l’octroi à une tribu de l’immunité souveraine, selon John. S. Bottomly v Passamaquoddy Tribe et al. 595 F.2d 1061 (1st Cir. 1979). Sur le fait, la Cour Suprême des Etats-Unis statua que la disponibilité de l’immunité souveraine n’est pas conditionnée par la formelle reconnaissance fédérale d’une tribu particulière. De ce fait, une tribu, son chef, ou les officiels de la tribu n’ont pas besoin de prouver qu’ils ont été fédéralement reconnus afin d’user de l’immunité face aux poursuites dans le cadre d’actes pris dans l’exercice de ses fonctions tribales.
• Mississippi, Les Live Oak Choctaws
• Louisiane: Les Choctaws du Bayou Lacomb –Les Choctaws Clifton –La bande Jena des Indiens Choctaws – Les Choctaws-Apaches d’Ebarb
Le recensement de 2010
Lors du recensement américain de 2010, il y avait des personnes qui furent identifiées comme des Choctaws vivant dans chaque état de l’Union. Les Etats ayant les plus grandes concentrations de populations Choctaw sont:
• L’Oklahoma – 79,006
• Le Texas – 24,024
• La Californie – 23,403
• Le Mississippi – 9,260
• L’Arkansas – 4,840
• L’Alabama – 4,513

La Culture

Le peuple Choctaw semble s’être réuni au 17ème siècle, peut-être à partir de peuples venus de l’Alabama et de la culture Plaquemine. Leurr culture continua à évoluer dans le Sud-est. Les Choctaws pratiquaient le Head flattening comme ornement rituel, mais la pratique tomba en désuétude. Quelques-unes de leurs communautés cultivèrent un commerce extensif avec les Européens, dont des Espagnols, des Français et des Anglais. Après la formation des Etats-Unis et l’arrivée de ses premiers colons dans le Sud-Est, les Choctaws figurèrent parmi les Cinq Tribus Civilisées, qui adoptèrent quelques-uns de leurs modes de vie. Ils effectuèrent la transition vers les méthodes agricoles de yeoman et acceptèrent les Américano-Européens et les Afro-Américains dans leur société. A la mi-été, la Bande des Indiens Choctaws du Mississippi, célébraient leur culture traditionnelle durant la Foire des Indiens Choctaws (Choctaw Indian Fair) avec des jeux de balle, des danses, de la cuisine et des divertissements.

Les Clans

Au sein des Choctaws existaient deux fractions distinctes : les Imoklashas (les aînés) et les Inhulalatas (les jeunes). Chaque fraction avaient plusieurs clans ou Iskas; on estima qu’il y avait au total environs 12 Iskas. Le peuple avait un système de parenté matrilinéaire, avec des enfants nés dans le clan ou iska de la mère en adoptant leur statut social. Dans ce système, leurs oncles maternels avaient des rôles importants. L’identité était d’abord établie par le clan ou iska; aussi un Choctaw s’identifiait d’abord comme Imoklasha ou Inhulata puis comme Choctaw. Les enfants appartenaient à l’Iska de leur mère. La suite était quelques districts majeurs:
• Okla Hannalli (peuple des six villes)
• Okla Tannap (peuple de l’autre côté)
• Okla Fayala (peuple qui est largement dispersé)

Les Jeux

Le stickball Choctaw (sorte de baseball), le plus vieux sport de terrain en Amérique du Nord, était aussi connu comme le "petit frère de la guerre" à cause de sa rudesse et de sa substitution à la guerre. Quand des disputes éclataient entre les communautés Choctaws, le stickball proposait un moyen civil de régler les querelles. Les jeux de stickball pouvaient impliquer de 20 à 300 joueurs. Les poteaux de but pouvaient être séparés d’une centaine de mètres à quelques miles. Les poteaux de but étaient quelquefois localisés dans chaque village en opposition. Un prêtre jésuite référença le stickball en 1729, et George Catlin peignit le sujet. La Bande des Indiens Choctaws du Mississippi continue de pratiquer le sport.
Le Chunkey était un jeu utilisant un disque de pierre taillée d’environ 1 à 2 inches (2,5 à 5 cm) de long. Les joueurs devaient jeter le disque d’un corridor de 61m afin qu’il puisse rouler à côté des joueurs avec une grande vitesse. Alors que le disque roulait dans le corridor, les joueurs pouvaient lui jeter des pointes en bois. Le but du jeu était de frapper le disque ou d’empêcher les adversaires de le frapper.
D’autres jeux utilisaient du maïs, du rotin et des mocassins. Le jeu du maïs utilisait 5 à 7 grains de maïs. Un côté était noirci et l’autre blanchi. Les joueurs marquaient des points basés sur chaque couleur. Un point était accordé pour le noir et 5 à 7 points pour le blanc. Il n’y avait habituellement que deux joueurs.

La Langue

La langue Choctaw fait partie de la famille des Muskogean et était bien connue parmi les pionniers, tels que Andrew Jackson et William Henry Harrison, au début du 19ème siècle. La langue est étroitement apparentée aux Chickasaws, et quelques linguistes considèrent les deux dialectes comme une seule langue. La langue Choctaw est l’essence de la culture, de la tradition et de l’identité tribales. De nombreux Choctaws adultes apprirent à parler la langue avant de parler l’Anglais. La langue est une partie de la vie journalière dur la réserve Choctaw du Mississippi. La table suivante est un exemple de texte Choctaw et de sa traduction :
Chata Anumpa: Hattak yuka keyu hokυtto yakohmit itibachυfat hieli kυt, nan isht imaiυlhpiesa atokmυt itilawashke; yohmi ha hattak nana hohkia, keyukmυt kanohmi hohkia okla moma nana isht aim aiυlhpiesa, micha isht aimaiυlhtoba he aima ka kanohmi bano hosh isht ik imaiυlhpieso kashke. Amba moma kυt nana isht imachukma chi ho tuksυli hokmakashke.[148]

En langue française: Que tous les hommes libres, quand ils forment une entente compacte, sont égaux en droits et qu’aucun homme ou groupe d’hommes n’est autorisé à une rémunération ou des privilèges exclusifs ou séparés mais en considération des services publiques.
La Religion
Les Choctaws croyaient au Bon Esprit et au Mauvais Esprit. Ils pourraient avoir été des adorateurs du soleil ou Hushtahli. L’historien John Swanton écrivit,
"Les Choctaws regardaient anciennement le soleil comme une déité ... le soleil était regardé comme la puissance de la vie et de la mort. Il était représenté comme regardant vers la Terre et aussi longtemps qu’il gardait son œil enflammé sur quelqu’un, la personne était en sécurité ... le feu, manifestation la plus étonnante du soleil, était considéré comme possédant une intelligence, et comme agissant de concert avec le soleil ... [ayant] une constant relation avec le soleil..."
Le mot nanpisa (celui qui voit) exprimait la révérence que les Choctaws avaient pour le soleil.
L’anthropologue théorise que les ancêtres des Mississippiens placèrent le soleil au centre de leur système cosmique. Au milieu du 18ème siècle, les Choctaws voyaient vraiment le soleil comme étant doué de vie. Les diplomates Choctaws, par exemple, ne parlaient que les jours ensoleillés. Si un jour de conférence était nuageux ou pluvieux, les Choctaws retardaient la réunion jusqu’à ce que le soleil revienne, habituellement au prétexte qu’ils avaient besoin de plus de temps pour les discussions particulières. Ils croyaient le soleil faisait en sorte que toutes les discussions soient honnêtes. Le soleil comme symbole de la grande puissance et révérence est un élement majeur des cultures Indiennes du sud-est.
— Greg O'Brien, Choctaws dans une Ere Révolutionnaire Age, 1750–1830
Les prophètes Choctaws étaient connus pour s’adresser au soleil. John Swanton écrivit, "un vieux Choctaw informa Wright qu’avant l’arrivée des missionnaires, ils n’avaient aucune conception de la prière. Il ajouta, "J’ai en fait entendu cette assertion une fois par quelques-uns, qu’anciennement, leurs hopaii, ou prophètes, en certaines occasions, étaient habitués à s’adresser au soleil..."

Les vêtements traditionnels

Les robes colorées portées jusque nos jours par les Choctaws étaient faites à la main. Elles sont basées sur des motifs dessinés par leurs ancêtres, qui adaptèrent les styles américano-européens du 19ème siècle à leurs besoins. Aujourd’hui de nombreux Choctaws portent de tels vêtements traditionnels principalement pour des événements spéciaux. Les Choctaws plus âgés, spécialement les femmes, s’habillent dans leur traditionnelle costume chaque jour. Les robes Choctaws sont ornées de diamants entiers, de demi diamants ou de cercles et de croix qui représentent les bâtons du stickball.

L’économie communale

Chaque communauté Choctaw travaillait collectivement et partageait leurs moissons. Ils avaient du mal à comprendre pourquoi les colons Anglais laissaient leurs pauvres mourir de faim.

Les traités

La terre était le bien le plus précieux, que les Indiens conservaient en intendance collective. Les Etats-Unis obtinrent systématiquement des terres Choctaws pour les colonies américano-européennes conventionnelles grâce aux traités, la législation et les menaces de guerre. Bien que les Choctaws signèrent des traités avec la Grande-Bretagne, la France, l’Espagne et la Confédération des Etats d’Amérique, la nation ne signa que neuf traités avec les Etats-Unis. Quelques traités que les Etats-Unis signèrent avec d’autres nations, comme le Traité de San Lorenzo, affectèrent indirectement les Choctaws.

Les Réserves

Les Réserves peuvent être trouvées en Alabama-(La bande d’Indiens Choctaws MOWA), Louisiane-(La bande Jena des Indiens Choctaws; l’United Houma Nation; La tribu Choctaw-Apache d’Ebarb; Les Choctaws du Bayou Lacombe; les Choctaws Clifton), le Texas-(la communauté Indienne du Mont Tabor), le Mississippi-(La bande des Indiens Choctaws du Mississippi), et l’Oklahoma-(La Nation Choctaw de l’Oklahoma). D’autres centres de population comprennent la Californie, l’Orégon, Dallas, Houston et Chicago. La réserve de l’Oklahoma est définie par traité.

Les leaders influents

• Tuscaloosa (décédé en octobre 1540) riposta contre Hernando de Soto à la bataille de Mabilia. La bataille fut le conflit majeur en Amérique du Nord entre les Indiens et les Européens.
• Franchimastabe (décéda au 19ème siècle) fut un bienfaiteur de transition et un contemporain de Taboca. Pour quelques Américains il fut le "leading chef des Choctaws." Il conduisit une troupe de guerre avec des forces britanniques contre les rebelles américains. Franchasmatabe participa aux pourparlers de paix de 1801 près de Mobile, Alabama.
• Taboca (décédé au 19ème siècle) fut un "prophète-chef" traditionnel qui conduisit une délégation en octobre 1785 à Hopewell, Caroline du Sud.
• Apuckshunubbee (vers 1740–1824) fut le chef du district des Okla Falaya (Tall People) dans la vieille nation Choctaw. Il décéda au Kentucky sur son chemin vers Washington D.C. pour conduire des négociations.
• Pushmataha (Apushmataha) (années 1760–24 décembre 1824) était un chef de la vieille nation Choctaw. Il négocia des traités avec les Etats-Unis et combattit du côté américain dans la Guerre de 1812. Il décéda à Washington D.C. et est enterré au Congressional Cemetery de Washington D.C.
• Mosholatubbee (1770–1836) était un chef de la nation Choctaw avant et après la déportation. Il se rendit à Washington City pour négocier pour la tribu en 1824 et fut le seul leader majeur à revenir. A l’été 1830, il fut candidat au Congrès des Etats-Unis pour représenter l’Etat du Mississippi.
• Greenwood LeFlore (3 juin 1800 – 31 août 1865) fut un chef de District des Choctaws du Mississippi. Il fut un représentant influent de l’état et sénateur du Mississippi.
• George W. Harkins (1810–1890) fut un chef de district Choctaw en Territoire Indien (1850–1857) avant la Guerre Civile et auteur de "Farewell Letter to the American People".
• Peter Pitchlynn (30 janvier 1806 – 17 janvier 1881) fut un leader hautement influent durant l’ère de la déportation et longtemps après. Il représenta les Choctaws à Washington D.C. pendant quelques années et est enterré au Congressional Cemetery.
• Wesley Johnson (vers 1849 – 1925) fut élu chef le 10 mai 1913 à Meridian, Mississippi. Il devait diriger la délégation du Conseil Choctaw du Mississippi, de l’Alabama et de la Louisiane à Washington, D. C. en février 1914 où il rencontra le Président Woodrow Wilson et de nombreux membres du Congrès. Là il exprima la dure situation des Choctaws du Mississippi. Wesley Johnson représenta la délégation de l’Alabama à Mobile. Wesley Johnson fut aussi connu sous le nom de Wesley Wakatubee.
• Phillip Martin (13 mars 1926 – 4 février 2010) fut le Chef de la Bande des Indiens Choctaws du Mississippi de 1979 à 2007 et travailla dans le gouvernement tribal pendant plus de 50 ans. Il encouragea l’investissement extérieur et réduisit le chômage à presque 0% dans la réserve.

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