Les CHOCTAWS 1ère partie

DEMERVAL
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Les CHOCTAWS 1ère partie

Messagepar DEMERVAL » 29 déc. 2017 20:06

Il y a plusieurs milliers d’années, des groupes classifiés par les anthropologues sous le nom de Dem Bois vivaient dans ce qui est aujourd’hui le Sud de l’Amérique. Ces groupes étaient des chasseurs-cueilleurs qui chassaient une grande variété d’animaux dont une variété de mégafaunes, qui s’éteignirent à la fin du pléistocène. L’historien du 19ème siècle, Horatio B. Cushman, nota que l’histoire orale des Choctaws suggéra que leurs ancêtres avaient connu les mammouths dans la région de la rivière Tombigbee; cela suggère que les ancêtres des Choctaws avaient été dans la région du Mississippi, il y a au minimum 4,000 à 8,000 ans. Cushman écrivit: "Les ancients Choctaws à travers leurs traditions disent qu’ils virent les puissantes bêtes des forêts, dont les pas secouaient la terre." Des chercheurs croient que les Paléo-Indiens étaient des cueilleurs très mobiles qui chassaient la faune du Pléistocène telle que le bison, le mastodonte, le caribou et le mammouth. Des preuves évidentes sont maigres dans le Sud-Est mais les découvertes archéologiques dans diverses régions en question semblent prouver cette hypothèse.

La culture des zones boisées

Plus tard la culture devint plus complexe. Les cultures sur tumulus était l’apanage du peuple des forêts qui construisit d’abord Nanih Waiya. Des chercheurs croient que le tumulus était contemporain de tels travaux de terre qu’Igomar Mound au Mississippi et Pinson Mounds au Tennessee. En se basant sur la datation des artéfacts trouvés en surface, le tumulus de Nanih Waiya fut probablement construit et occupé par des peuples indigènes aux alentours de 0 à 300 après Jésus-Christ, durant la période de Middle Woodland.
Le site original était délimité sur trois côtés par une enceinte circulaire en ouvrages de terre, d’environ 3m30 de haut et englobant 2,6 km². L’occupation de Nanih Waiya et plusieurs autres tumulus plus petits continua jusque 700, la Late Woodland Period. Les tumulus plus petits pourraient aussi avoir été construits par des cultures plus tardives. Comme ils ont été perdus pour la culture depuis la fin du 19ème siècle et que l’endroit n’a pas été exploré, les théories ne sont que spéculations.

La culture mississippienne

La culture mississippienne était une culture Indienne qui fut florissante dans ce qui est maintenant le Centre-Ouest, l’Est et le Sud-Est des Etats-Unis, de 800 à 1500. La culture mississippienne se développa dans la partie inférieure de la Vallée de la rivière Mississippi et ses affluents, dont l’Ohio. Aujourd’hui cela correspond au Mississippi, Moundville et Plaquemine.
Quand les espagnols firent leurs premières incursions dans les terres au 16ème siècle à partir des rives du Golfe du Mexique, ils rencontrèrent quelques chefferies des mississippiens, mais d’autres étaient aussi en déclin ou avaient disparues. La culture mississippienne concerne les peuples rencontrés par d’autres explorateurs espagnols antérieurs, à compter du 2 avril 1513, date à laquelle Juan Ponce de León débarqua en Floride et en 1526 quand l’expédition de Lucas Vázquez de Ayllón atteignit la Caroline du Sud et la Géorgie. Une expédition espagnole à la fin du 16ème siècle, dans ce qui est maintenant l’ouest de la Caroline du Nord, rencontra des peuples de la culture mississippienne à Joara et des campements plus à l’ouest. Les espagnols construisirent un fort à Joara et y laissèrent une garnison et bâtirent également cinq forts supplémentaires. L’année suivante toutes les garnisons espagnoles furent tuées et les forts détruits par les Indiens, qui mirent ainsi fin aux tentatives espagnoles de colonisation de l’intérieur des terres.

L’émergence au 17ème siècle

L’historienne contemporaine Patricia Galloway a conclu à partir de fragments archéologiques.et de la cartographie que les Choctaws n’existèrent pas en tant que peuple unifié avant le 17ème siècle. Seulement alors, divers peuples du sud-est, vestiges de Moundville, Plaquemine et autres cultures mississippiennes, se coalisèrent pour former un peuple sciemment Choctaw. La patrie historique des Choctaws ou des peuples desquels la Nation Choctaux émergea, comprenait la région de Nanih Waiya, un tumulus terrassé se trouvant aujourd’hui dans le comté de Winston, Mississippi, qu’ils considéraient comme une terre sacrée. Leure terre natale était entoutée de la rivière Tombigtree à l’est, la rivière Pearl au nord et à l’ouest et les rivières Leaf et Pascagoula au sud. Cette région était largement inhabitée durant la période de la culture mississippienne.
Alors que le tumulus de Nanih Waiya continuait à être un centre cérémonial et un objet de vénération, les chercheurs croient que les Indiens y effectuaient le voyage durant la période de la culture mississippienne. A partir du 17ème siècle, les Choctaws occupèrent cette région et révérèrent ce site comme le centre de leur histoire originale. Cela inclut les histoires de migration vers ce site à partir de l’ouest de la grande rivière (probablement en référence à la rivière Mississippi).
Dans Histoire de La Louisiane (Paris, 1758), l’explorateur français Antoine-Simon Le Page du Pratz rapportait que "...quand je leur ai demandé d’où venait le Chat-kas [sic], pour exprimer la soudaineté de leur apparition, ils répondirent qu’ils venaient de l’intérieur de la terre." Des chercheurs américains comprirent que les Choctaws voulaient ainsi expliquer la soudaineté de leur apparition et que ce n’était pas une allégation à prendre au premier degré. Ce fut peut-être le premier européen à écrire quelques lignes sur l’histoire originale des Choctaws.
Un peuple qui à cause de ses nombreuses coutumes particulières, était très différent des autres peaux-rouges du continent…ils sont les Chactaws [sic], plus communèment appelés par le nom de Flatheads (Têtes Plates). Ces personnes sont la seule nation de qui je [sic] pouvais apprendre toute idée d’une relation traditionnelle de ses primes origines, et c’est cette irruption d’un trou dans la terre, qu’ils partageaient entre leur nation et les Chicsaws [sic]; ils nous dirent aussi que leurs voisins étaient surpris de voir un peuple sortir des entrailles de la terre."
— Bernard Romans- Natural History of East and West Florida
Au début du 19ème siècle, des conteurs d’histoires Choctaws contemporains racontent que le peuple Choctaw émergeait du tumulus de Nanih Waiya ou d’une caverne. Une histoire parallèle relate leur voyage migratoire vers l’ouest, au-delà de la rivière Mississippi, quand ils étaient dirigés par l’utilisation par leur leaders du totem rouge sacré.
Les Choctaws, il y a un grand nombre d’hivers, commencèrent à s’éloigner du pays qu’ils habitaient, à une grande distance vers l’ouest de la grande rivière et des montagnes de neige, et ils furent pendant de longues années sur les chemins. Un grand homme-médecine les conduisit durant tout le chemin, précédés par un totem rouge, qu’il plantait dans le sol à chaque campement. Ce totem était chaque matin retrouvé penché vers l’est, et il leur disait de continuer de voyager vers l’est jusqu’à ce que le totem se tienne debout dans leur campement, ce qui signifierait que le Grand Esprit les avait amenés là où ils doivent vivre.
— George Catlin- Smithsonian Report

L’ère des contacts

Après que le naufragé Cabeza de Vaca de la maudite expédition Narváez fut retourné en Espagne, il raconta à la Cour que le Nouveau Monde était "le pays le plus riche du monde." Elle commissionna alors Hernando de Soto pour mener la première expédition à l’intérieur du continent Nord-Américain. De Soto, convaincu de cette "richesse", voulut que Cabeza de Vaca l’accompagne dans l’expédition. Cabeza de Vaca refusa à cause d’une question d’argent. De 1540 à 1543, Hernando de Soto traversa les actuelles Floride et Géorgie, puis les régions de l’Alabama et du Mississippi qui devaient être plus tard habitées par les Choctaws.
De Soto avait la milice la mieux équipée de l’époque. Alors que les brutalités perpétrées par l’expédition de Soto à travers le Sud-Est commençaient à être connues, les ancêtres des Choctaws entreprirent de se défendre. La Bataille de Mabila, une embuscade arrangée par Chief Tuskaloosa, fut un moment crucial de l’aventure de Soto. La bataille "brisa l’élan" de la campagane, et l’expédition ne s’en remit jamais complètement.
Hernando de Soto, conduisant ses chasseurs de fortune espagnols bien équipés, prit contact avec les Choctaws en 1540. Il avait fait partie d’un triumvirat qui détruisit et massacra l’empire Inca et, en résultat, il fut l’un des hommes les plus riches de son temps. Son armée d’envahisseurs ne manquait de rien au niveau de l’équipement. En réel conquistador, il prit en otage un chef appelé Chief Tuskaloosa, en lui demandant des porteurs et des femmes. Les porteurs, ils les obtint immédiatement. Pour les femmes, Tuscaloosa dit qu’ils devaient attendre d’être à Mabila (Mobile). Le chef négligea de mentionner qu’il avait ordonné à ses guerriers d’attendre à Mabila. Le 18 octobre 1540, de Soto entra dans la ville et reçut un accueil chaleureux. Les Choctaws festoyèrent avec eux, dansèrent pour eux, puis les attaquèrent."
— Bob Ferguson- Choctaw Chronology
Les recherches archéologiques pour la période de 1567 à 1699 ne sont pas complètes ou bien faites. Il apparait que quelques campements mississippiens furent abandonnés bien avant le 17ème siècle. Des similarités dans les peintures des poteries et les sépultures suggèrent le scénario suivant pour l’émergence de la société Choctaw distincte.
Selon Patricia Galloway, la région Choctaw du Mississippi, généralement localisée entre le bassin de la Yazoo au nord et les falaises de Natchez au sud, fut progressivement occupée par un peuple utilisant des urnes funéraires issu de la région des Bottle Creek Indian Mounds près de Mobile, delta de l’Alabama. Ce peuple cohabita avec les rescapés de la chefferie de Moundville (près de l’actuelle Tuscaloosa, Alabama), qui s’était effondrée quelques années auparavant. Faisant face à un sévère dépeuplement, ils s’enfuirent vers l’ouest, où ils se concilièrent avec les Plaquemines et un groupe de “personnes des prairies” vivant près de la région. Quand cela arriva-t-il ? Rien n’est certain. En l’espace de plusieurs générations, ils créèrent une nouvelle société qui devint connue sous le nom de Choctaw.
D’autres chercheurs notent que l’histoire orale Choctaw raconte leur longue migration vers l’ouest de la rivière Mississippi.

La colonisation Française (1682)

En 1682 La Salle fut le premier explorateur français à s’aventurer dans le Sud-Est le long de la rivière Mississippi. Son expédition ne rencontra pas les Choctaws; elle établit un poste le long de la rivière Arkansas. Le poste signala aux Anglais que les Français étaient sérieusement enclins à coloniser le Sud. Les Choctaw s’allièrent aux colons Français contre les Anglais, qui avaient capturés les Choctaws pour en faire du commerce d’esclaves.
Le premier contact relaté antre les Choctaws et les Français eut lieu en présence de Pierre Le Moyne d'Iberville en 1699; des contacts indirects avaient probablement eu lieu entres les colons britanniques et les Choctaws par l’intermédiaire d’autres tribus comme les Creeks et les Chickasaws. Les Choctaws, avec d’autres tribus, avaient forgé une relation partenariale avec la Nouvelle France, la Louisiane Française. Un commerce illégal de fourrures pourrait avoir amené d’autres contacts officieux.
Comme l’historien Greg O'Brien l’a noté, les Choctaws développèrent trois régions politiquement et géographiquement distinctes, qui, durant la période coloniale, eurent parfois des alliances différentes avec les partenaires commerciaux dont les Français, les Espagnols et les Anglais. Elles exprimèrent aussi des différences durant la Guerre d’Indépendance Américaine. Leurs divisions étaient grossièrement l’est, l’ouest (à présent près de Vicksburg, Mississippi) et le sud (Six Towns). Chaque division était dirigée par un chef principal et des chefs subordonnés commandaient chacune des villes de la région. Tous les chefs se réunissaient au sein d’un Conseil National, mais la société était fortement décentralisée pour l’époque.
Les Français étaient les partenaires commerciaux principaux des Choctaws avant la Guerre de Sept Ans, et les Britanniques avaient établi quelques liens commerciaux. Une fois que la Grande-Bretagne eut défait la France, cette dernière céda son territoire à l’est de la rivière Mississippi. De 1763 à 1781, la Grande-Bretagne fut le principal partenaire commercial des Choctaws. Avec l’établissement des forces espagnoles à la Nouvelle-Orléans en 1766, quand ils prirent aux Français le territoire à l’ouest du Mississippi, les Choctaws commercèrent parfois avec eux vers l’ouest. L’Espagne déclara la guerre à la Grande-Bretagne durant la Révolution Américaine en 1779.

La Guerre Franco-Indienne

Les Relations avec les Etats-Unis

La Guerre d’Indépendance Américaine

Durant la Révolution Américaine, les Choctaws se divisèrent sur le soutien à apporter à la Grande-Bretagne ou à l’Espagne. Quelques guerriers Choctaws des divisions est et ouest soutinrent la Grande-Bretagne lors de la défense de Mobile et Pensacola. Le Chef Franchimastabé conduisit une troupe de guerre Choctaw au côté des Britanniques contre les rebelles Américains dans Natchez. Les Américains avaient laissé, avec le temps, Franchimastabé arriver, mais les Choctaws occupèrent Natchez pendant des semaines et convainquirent les résidents à rester loyaux envers les Britanniques.
D’autres compagnies Choctaws rejoignirent l’armée de Washington durant la guerre et servirent durant toute sa durée. Bob Ferguson, un historien Indien du Sud-Est, nota , "[En] 1775 la Révolution Américaine commença une période de nouveaux alignements pour les Choctaws et autres Indiens du Sud. Les Eclaireurs Choctaws servirent sous les ordres de Washington, Morgan, Wayne et Sullivan."
Plus d’un millier de Choctaws combattirent pour la Grande-Bretagne, principalement contre les espagnols le long de la Côte du Golfe. Au même moment, un nombre significatif de Choctaws aidèrent l’Espagne.

La Guerre Révolutionnaire Post-Américaine

Ferguson écrivit qu’avec la fin de la Révolution, "'Franchimastabe', le chef principal des Choctaws, se rendit à Savannah, Géorgie pour sécuriser le commerce Américain." Durant les quelques années qui suivirent, quelques éclaireurs Choctaws servirent en Ohio avec le général américain Anthony Wayne lors de la Guerre Amérindienne du Nord-Ouest.
George Washington (le premier président des Etats-Unis) et Henry Knox (le premier Secrétaire d’Etat à la Guerre des Etats-Unis) proposèrent la transformation culturelle des Amérindiens. Washington croyait que la société Indienne était inférieure à celle des Américano-Européens. Il formula une politique destinée à encourager le processus de "civilisation" et Thomas Jefferson la poursuivit. L’historien Robert Remini écrivit, "Ils présumèrent qu’une fois les Indiens auraientt adopté la pratique de la propriété privée, de la contruction de maisons, de l’agriculture, de l’éducation de leurs enfants et embrassé le Christianisme, ces Indiens seraient alors accepté par les Américains."
Le plan en six points de Washington comprenait l’application d’une justice impartiale envers les Indiens; un achat régulé des terres Indiennes; la promotion du commerce; la promotion d’expériences visant à civiliser ou améliorer la société Indienne ; l’autorité présidentielle pour accorder des présents; et la punition de ceux qui voilaient les droits des Indiens. Le gouvernement appointa des agents, tels que Benjamin Hawkins, pour vivre parmi les Indiens et les apprendre à travers l’expérience et l’instruction, comment vivre avec les Blancs. Alors qu’il vécut pendant presque 30 ans parmi les Choctaws, Hawkins épousa Lavinia Downs, une femme Choctaw. Alors que le peuple avait un système matrilinéaire de propriété et de leadership héréditaire, leurs enfants naissaient parmi le clan maternel et obtenaient leur statut de leur peuple. A la fin des 18ème et 19ème siècles, un certain nombre de commerçants Irlando-Ecossais vivaient parmi les Choctaws et avaient épousé des femmes de haut statut. Les chefs Choctaws considérèrent ces unions comme des stratégies d’alliances destinées à fonder de profondes relations avec les Américains dans un environnement changeant qui influença les idées de capital et de propriété. Les enfants issus de tels mariages étaient Choctaws, envers et contre tout. Quelques-uns des fils furent élevés dans des écoles Américano-Anglaises et devinrent des interprètes et des négociateurs importants pour les relations Choctaw-Américaines.
Tandis que cela était pécunièrement devenu nécessaire, à cette époque, d’avertir les citoyens des Etats-Unis contre une violation des traités signés à Hopewell, sur le Keowee, le 28 novembre 1785, et les 3 et 10 janvier 1786 entre les Etats-Unis et les nations Cherokee, Choctaw et Chickasaw…’’je requiers par ces présents, tous les officiers des Etats-Unis, aussi bien civils que militaires et tous les autres citoyens et habitants de les gouverner selon les traités et donc d’agir en conséquence car autrement ils devront en répondre à leurs risques et périls.
— George Washington, Proclamation Regarding Treaties, Regarding Treaties with the Cherokee, Choctaw and Chickasaw 1790.

Le Conseil de Hopewell et le Traité (1786)

A compter d’octobre 1785, Taboca, un chef et prophète Choctaw, conduisit plus de 125 Choctaws vers la Keowee, près de Seneca Old Town, maintenant Hopewell, Caroline du Sud. Après deux mois de voyage, ils rencontrèrent les repésentants des Etats-Unis, Benjamin Hawkins, Andrew Pickens et Joseph Martin. Lors de cérémonies Choctaws hautement symboliques, ils nommaient, adoptaient, fumaient et dansaient, révélant la nature complexe et sérieuse de la diplomatie Choctaw. Une de ces danses était la danse de la queue de l’aigle. Les Choctaws expliquaient que l’aigle impérial, qui avait un contact direct avec les mondes supérieurs du soleil, est un symbole de paix. Les femmes Choctaws peintes en blanc devaient adopter et nommer des commissaires pour parents. Fumer scellait les accords entre les peuples et partager la pipe sanctifiait la paix entre les deux nations.
Après les rituels, les Choctaws demandèrent à John Woods de vivre parmi eux pour améliorer la communication avec les Etats-Unis. En échange ils autorisèrent Taboca à rendre visite au Congrés des Etats-Unis. Le 3 janvier 1786, le Traité de Hopewell fut signé. L’article 11 statuait, "la hache de guerre doit être enterrée pour toujours, et la paix accordée par les Etats-Unis d’Amérique et l’amitié réétablie entre lesdist Etats-Unis d’un côté et la nation Choctaw d’un autre côté, doivent être universelles; et les parties contractantes doivent user de tous leurs efforts pour maintenir la paix donnée comme susmentionné et l’amitié réétablie."
Le traité demandait aux Choctaws de retourner les esclaves échappés aux colons, de livrer tout Choctaw convaincu de crime par les Etats-Unis, d’établir des frontières entre les Etats-Unis et la Nation Choctaw, et de retourner toute propriété prise aux colons durant la Guerre de la Révolution.
Nous avons longtemps entendu parler de votre nation comme étant nombreuse, pacifique et amicale; mais c’est la première vivite que nous ayons eu de ses grands hommes au siège de notre gouvernement. Je vous souhaite la bienvenue; suis heureux de vous prendre par la main et de vous assurer, pour votre nation, que nous sommes ses amis. Nés sur la même terre, nous devons vivre en frères, faire à chacun tout le bien possible et ne pas écouter les hommes méchants, qui s’efforcent de nous dresser en ennemis... C’est suite à votre requête que vous m’avez envoyée en septembre, signée par Puckshanublee et autres chefs, et que vous voulez maintenant répéter, que j’écoute votre proposition de nous vendre des terres. Vous dîtes que vous avez une grosse dette envers vos commerçants, que vous n’avez rien pour l’acquitter en dehors de vos terres, que vous nous priez de prendre vos terres et ainsi payer votre dette. La somme que vous demandez, frères, est une très grosse somme. Nous n’avons encore jamais payé une telle somme à nos frères rouges pour acquérir des terres ...
— Président Thomas Jefferson, Frère de la Nation Choctaw, 17 Décembre 1803
Après la Guerre de la Révolution, les Choctaws étaient impatients de s’allier avec des nations hostiles aux Etats-Unis. John Swanton écrivit, "les Choctaws ne furent jamais en guerre contre les Américains. Quelques-uns furent intronisés par Tecumseh (un leader Shawnee qui chercha le soutien de diverses nations Amérindiennes) pour s’allier avec les hostiles Creeks [au début du 19ème], mais la Nation en tant que telle fut conservée en dehors de toutes alliances anti-américaines grâce à l’influence d’Apushmataha, le plus grand des chefs Choctaws ."

Guerre de 1812

Au début de 1811, le leader Shawnee Tecumseh réunit des tribus Indiennes dans une alliance pour essayer d’expulser les colons américains de la région du Nord-Ouest, au sud des Grands Lacs. Tecumseh rencontra les Choctaws pour les persuader de rejoindre l’alliance. Pushmataha, considéré par les historiens comme étant le plus grand leader Choctaw, contra l’influence de Tecumseh. En tant que chef du district de Six Towns, Pushmataha résista fortement à ce plan, arguant que les Choctaws et leurs voisins, les Chickasaws, avaient toujours en paix avec les Européo-Américains, avaient étudié leurs compétences utiles et leurs technologies et avaient reçu un traitement honnête et un commerce équitable. Le conseil commun des Choctaws et des Chickasaws vota contre l’alliance avec Tecumseh. Après le départ de Tecumseh, Pushmataha l’accusa de tyrannie envers son propre peuple Shawnee et les autres tribus. Pushmataha alerta Tecumseh qu’il combattrait contre ceux qui combattraient contre les Etats-Unis.
A la veille de l’éclatement de la Guerre de 1812, le Gouverneur William C. C. Claiborne de la Louisiane envoya l’interprète Simon Favre pour discuter avec les Choctaws, pour les presser de rester en dehors de cette "guerre des hommes blancs." Finalement, cependant, les Choctaws furent tout de même impliqués et à la déclaration de la guerre, Pushmataha mena les Choctaws dans une alliance avec les Etats-Unis, arguant en faveur d’une opposition à l’alliance des Creek Red Sticks avec la Grande-Bretagne après le massacre du Fort Mims. Pushmataha arriva à St. Stephens, Alabama au milieu de 1813 avec une offre d’alliance et de recrutement. Il fut escorté à Mobile pour discuter avec le Général Flournoy, commandant alors le district. Flournoy initialement déclina l’offre de Pushmataha et offensa le chef. Cependant, l’état-major de Flournoy le convainquit de faire marche arrière. Un courrier porteur d’un message acceptant l’offre d’alliance rattrapa Pushmataha à St. Stephens.
De retour en territoire Choctaw, Pushmataha leva une compagnie de 125 guerriers Choctaws et fut commissionné (comme lieutenant colonel ou brigadier général) dans l’armée des Etats-Unis à St. Stephens. Après avoir observé que les officiers et leurs épouses se promenaient le long de rivière Alabama, Pushmataha obligea sa propre femme à l’accompagner à St. Stephens.
Il rejoignit l’armée Américaine sous les ordres du général Ferdinand Claiborne au milieu novembre et quelques 125 guerriers Choctaw prirent part à l’attaque des forces Creeks à Kantachi (aujourd’hui Econochaca, Alabama) le 23 décembre 1813. Avec cette vistoire, les Choctaws des deux autres districts commencèrent à se porter volontaires en plus grand nombre. En février 1814, une plus grande bande de Choctaws sous les ordres de Pushmataha avait rejoint la force du Général Andrew Jackson pour le nettoyage des territoires Creeks près de Pensacola, Floride. De nombreux Choctaws quittèrent la force principale de Jackson après la défaite finale des Creeks lors de la Bataille de Horseshoe Bend. Avec la Bataille de la Nouvelle Orléans, seuls une poignée de Choctaws demeura dans l’armée; ils furent la seule tribu Indienne représentée dans la bataille.

Le Traité de Doak's Stand (1820)

En octobre 1820, Andrew Jackson et Thomas Hinds furent envoyés comme commissaires représentant les Etats-Unis, pour conduire les discussions devant amener la signature d’un traité qui devait établir la cession par les Choctaws d’une partie de leur territoire localisé dans l’actuel Mississippi. Ils rencontrèrent les chefs, les mingos et les leaders tels que le Colonel Silas Dinsmore et le Chef Pushmataha à Doak's Stand sur la Piste Natchez.
Finalement Andrew Jackson dut avoir recours aux menaces et un violent accès de colère pour acquérir leur consentement. Il les avertit de la perte de l’amitié américaine; il promit de leur faire la guerre et de détruire la Nation ; finalement il cria sa détermination de les expulser avec ou sans leur accord.
— Robert V. Remini, Andrew Jackson
La convention débuta le 10 octobre avec un discours de "Sharp Knife", le surnom de Jackson, devant plus de 500 Choctaws. Pushmataha accusa Jackson de leur avoir menti sur la qualité de leurs terres à l’ouest du Mississippi. Pushmataha répliqua à la réponse de Jackson avec "Je connais bien le pays ... L’herbe est partout rare ... Il y a peu de castors et le miel et les fruits sont aussi rares." Jackson ressortit les menaces pour faire pression sur les Choctaws. Pushmataha devait continuer à discuter des conditions du traité. Pushmataha réclama fermement "qu’aucune altération ne devait être faite aux frontières de notre portion de territoire restante, jusqu’à ce que le peuple Choctaw aient suffisamment progressé dans les arts de la civilisation pour devenir des citoyens américains, propriétaires de leurs propres terres et maisons, dans un souci d’égalité avec les Blancs." Andrew Jackson répondit par "C’est ... un magnifique agencement et nous y consentons, [Citoyenneté Américaine], volontiers." L’historien Anna Lewis affirma qu’Apuckshunubbee, un chef de district Choctaw, fut victime du chantage de Jackson pour signer le traité.Le 18 octobre, le Traité de Doak's Stand fut signé.
L’Article 4 du Traité de Doak's Stand prépara les Choctaws à devenir des citoyens américains quand il ou elle sera "civilisé." Cet article devait plus tard influencer l’Article 14 du Traité de Dancing Rabbit Creek.
ARTICLE 4. Par la présente, les frontières établies entre les Indiens Choctaws et les Etats-Unis, sur cette rive de la rivière Mississippi, devront rester sans altération jusqu’au moment où ladite nation deviendra si civilisée et éclairée qu’ils pourra devenircitoyenne des Etats-Unis ...
— Traité avec les Choctaws, 1820

Négociations avec le gouvernement Américain (années 1820)

Apuckshunubbee, Pushmataha et Mosholatubbee, les principaux chefs des trois divisions de Choctaws, conduisit une délégation à Washington City (le nom attribué au 19ème siècle à l’actuelle Washington, D.C.) pour discuter des problèmes de squats des Européo-Américains en terres Choctaws. Ils recherchaient l’expulsion des colons ou une compensation financière pour la perte de leurs terres. Le groupe comprenait aussi Talking Warrior, Red Fort, Nittahkachee, qui sera plus tard le Chef Principal; les Colonels Robert Cole et David Folsom, tous deux des Choctaws de races mélangées; le capitaine Daniel McCurtain et le Major John Pitchlynn, l’interprète américain, qui avait été élevé par les Choctaws après avoir été orphelin et s’être marié à une femme Choctaw. Apuckshunubbee décéda à Maysville, Kentucky, d’un accident au cours du voyage devant l’amener à Washington.
Pushmataha rencontra le Président James Monroe et entretint le Secrétaire à la Guerre, John C. Calhoun, pour lui rappeler les alliances unissant depuis longtemps les Etats-Unis et les Choctaws. Il dit, "[Je] peux dire et affirmer la vérité qu’aucun Choctaw ne leva jamais son arc contre les Etats-Unis ... Ma nation ont donné des parts de son pays jusqu’à ce qu’il soit tout petit. Nous avons des ennuis." Le 20 janvier 1825, Pushmataha et d’autres chefs signèrent le Traité de Washington City, par lequel les Choctaws cédaient encore plus de territoire aux Etats-Unis.
Pushmataha décéda à Washington d’une maladie respiratoire décrite comme étant le croup, avant que la délégation ne soit retournée dans la Nation Choctaw. Il eut l’honneur de funérailles militaires américaines au Congressional Cemetery de Washington, D.C.
Les décès de ces deux leaders importants de district fut une perte majeure pour la Nation Choctaw, mais des leaders plus jeunes s’affirmaient qui avaient été éduqués dans des écoles Européo-Américaines et qui conduisirent l’adaptation de la culture. Menacés par les empiètements européo-américains, les Choctaws continuèrent à s’adapter en adoptant de nouvelles technologies, styles de vie et à accepter des missionnaires au sein de la Nation Choctaw, et ce, dans l’espoir d’être pleinement acceptés par le gouvernement du Mississippi et des Etats-Unis. En 1825 à la demande d’un jeune leader et futur chef, Peter Pitchlynn, le Conseil National approuva la création de l’Académie Choctaw dans le but d’éduquer ses jeunes hommes. L’école fut établie à Blue Spring, Comté de Scott, Kentucky; elle y fut opérationnelle jusqu’en 1842, date à laquelle le personnel et les étudiants furent transférés dans la Nation Choctaw en Territoire Indien. Là, ils fondèrent la Spencer Academy en 1844.
Avec l’élection d’Andrew Jackson comme président en 1828, de nombreux Choctaws réalisèrent que la déportation était inévitable. Ils continuèrent à adopter les pratiques européennes utiles mais durent faire face à la pression implacable d’Andrew Jackson et des colons.

L’élection et le Traité de 1830

En mars 1830 les chefs des divisions démissionnaires et le Conseil National élit Greenwood LeFlore, chef de la division ouest, comme Chef Principal de la nation pour négocier avec le gouvernement des Etats-Unis. Croyant que la déportation était inévitable et espérant préserver les droits des Choctaws en Territoire Indien, LeFlore rédigea un traité et l’envoya à Washington, DC. Il y avait un grand trouble dans la Nation Choctaw parmi les peuples qui pensaient qu’il devait et pouvait résister à la déportation mais les chefs avait agréé qu’ils ne pouvaient pas entrer en résistance armée.

Traité de Dancing Rabbit Creek (1830)

A la requête d’Andrew Jackson, le Congrès des Etats-Unis ouvrit ce qui devait être un féroce débat sur l’Indian Removal Bill. A la fin, la loi fut votée mais le scrutin fut très serré. Le sénat vota la mesure par 28 voix pour et 19 contre, alors qu’à la Chambre, elle passa tout juste par 102 voix pour et 97 contre. Andrew Jackson signa la loi le 30 juin 1830 et tourna son attention sur les Choctaws du Territoire du Mississippi.
"Aux électeurs du Mississippi. Camarades Citoyens:-J’ai combattu pour vous, J’ai été par votre propre loi, fait citoyen de votre état; ... Selon vos lois je suis un citoyen américain, ... J’ai toujours combattu pour ce côté de la république ... Je me suis laissé dire par mes frères blancs, que le crayon de l’histoire est impartial, et qu’après des années, nos analogues délaissés auront enfin justice et "miséricorde également" ... J’espère que vous m’élirez comme membre du prochain Congrés des Etats-Unis."
— Mushulatubba, Christian Mirror and N.H. Observer, Juillet 1830.
Le 25 août 1830, les Choctaws étaient supposés rencontrer Andrew Jackson à Franklin, Tennessee, mais Greenwood Leflore, un chef de district Choctaw, informa le Secrétaire d’Etat à la Guerre, John H. Eaton que ses guerriers étaient fermement opposés à la rencontre Le Président Jackson fut très en colère. Le journaliste Len Green écrivit "bien qu’en colère par le refus des Choctaws de le rencontrer au Tennessee, Jackson sentit par les mots de LeFlore qu’il avait un pied ans les lieux et mandata le Secrétaire d’Etat à la Guerre et John Coffee pour rencontrer les Choctaws dans leur nation." Jackson appointa Eaton et le Général John Coffee comme commissaires pour le représenter lors d’une rencontre avec les Choctaws à Dancing Rabbit Creek, près actuellement de Noxubee, Territoire du Mississippi, bien que le site du traité ne fut jamais spécifiquement mentionné.
Dites-leur qu’en tant qu’amis et frères, d’écouter la voix de leur père, et ami. Où ils sont maintenant, eux et mes enfants blancs sont trop proches les uns des autres pour vivre en harmonie et en paix ... Ce sont leurs frères blancs et mes souhaits qui veulent qu’ils déménagent au-delà du Mississippi, c’est le meilleur conseil pour les Choctaws et les Chickasaws, dont le bonheur ... sera certainement promu en déménageant ... Là ... leurs enfants peuvent vivre sur de l’herbe grasse ou des courants d’eau ... Ca sera les leurs pour toujours ... et tous ceux qui espèrent rester comme citoyens auront des réserves créés pour couvrir leurs efforts ; et la justice due par un père à ses enfants rouges leur sera allouée. De nouveau je vous supplie, dites-leur d’écouter. Le plan proposé est le seul capable pour eux de perpétuer une nation ... Je suis très respectueux, votre ami et l’ami de mes frères Choctaws et Chickasaws. Andrew Jackson.
— Andrew Jackson aux Nations Choctaw & Chickasaw, 1829.
Les commissairess rencontrèrent les chefs et les leaders le 15 septembre 1830 à Dancing Rabbit Creek. Dans une atmosphère carnavalesque, ils tentèrent d’expliquer la politique de déportation à un auditoire de 6 000 hommes, femmes et enfants. Les Choctaws faisaient face à la migration ou à la soumission aux lois Américaines en tant que citoyens. Le traité leur recommandait de céder leurs terres natales restantes aux Etats-Unis ; cependant, une disposition du traité rendit la déportation plus acceptable.
ART. XIV. Chaque chef de famille Choctaw désireux de rester et de devenir citoyen Américain, pourra le faire en signifiant son intention à l’Agent dans les six mois suivant la ratification du Traité et, sur ce, il ou elle sera enclin à devenir propriétaire d’un terrain de 640 acres dans une réserve ...
— Traité de Dancing Rabbit Creek, 1830
Le 27 septembre 1830, le Traité de Dancing Rabbit Creek fut signé. Il représenta l’un des plus grands transferts de terres signé entre le gouvernement Américain et les Indiens sana avoir été dicté par la guerre. Par le traité, les Choctaws abandonnèrent leurs terres ancestrales pour les ouvrir à la colonisation des Européo-Américains. L’article 14 permit à quelques Choctaws de rester au Mississippi, et près de 1 300 Choctaws choisirent d’en faire autant. Ils furent un des premiers groupes ethniques majeurs non européens à devenir citoyens américains. L’article 22 chercha à nommer un représentant Choctaw à la Chambre des Représentants des Etats-Unis. Les Choctaw au moment crucial se divisèrent en deux groupes distincts: La Nation Choctaw de l’Oklahoma et la Bande des Indiens Choctaws du Mississippi. La nation récupéra son autonomie mais la tribu du Mississippi se soumit à l’Etat et aux lois fédérales.

L’ère de la Déportation

Après avoir cédé 45,000 km2, les Choctaws émigrèrent en trois étapes : la première à la fin de 1831, la seconde en 1832 et la dernière en 1833. Près de 15,000 Choctaws déménagèrent dans ce qui allait devenir le Territoire Indien et plus tard l’Oklahoma. Environ 2 500 décédèrent le long de la Piste des Larmes. Le Traité de Dancing Rabbit Creek fut ratifié par le Sénat des Etats-Unis le 25 février 1831 et le Président fut anxieux d’en faire un modèle de la déportation. Le Chef Principal George W. Harkins écrivit une lettre d’adieu au peuple américain avant que la déportation ne commence qui fut largement publiée.
Alexis de Tocqueville, le penseur et historien français, fut le témoin de la déportation des Choctaws à Memphis, Tennessee en 1831:
Durant toute la scène il régna une atmosphère de ruine et de destruction, quelque chose qui trahit un adieu final et irrévocable; d’aucuns ne pouvaient pas regarder sans sentir son cœur se déchirer. Les Indiens étaient tranquilles, mais sombres et taciturnes. Il y en avait un qui pouvait parler anglais et à qui j’ai demandé pourquoi les Chactas quittaient leur pays. "Pour être libres," répondit-il, je n’ai jamais pu obtenir une autre raison de sa part. Nous ... regardons l’expulsion ... d’un des plus célèbres et anciens peuples américains.
— Alexis de Tocqueville, Démocratie en Amérique
Approximativement 4,000 à 6,000 Choctaws demeuraient au Mississippi en 1831 après les premiers effets de la déportation. L’Agent des etats-Unis, William Ward, qui était responsable de l’enregistrement des Choctaws au Mississippi suivant l’article XIV, s’opposa fermement aux droits du traité. Bien que des estimations suggérèrent que 5000 Choctaws restèrent au Mississippi, seuls 143 chefs de famille (pour un total de 276 personnes adultes) reçurent des terres comme recommandé par l’article 14. Pendant les 10 ans qui suivirent, les Choctaws du Mississippi furent l’objet de conflits légaux croissants, de racisme, de harcèlement et d’intimidation. Les Choctaws décrivirent leur situation en 1849: "nous avons eu nos habitations dévastées et brûlées, nos clôtures détruites, le bétail chassé de nos terres et nous-mêmes avons été fustigés, menottés, entravés et personnellement abusés, jusqu’au moment où à cause de tels traitements nos hommes moururent." Joseph B. Cobb, qui déménagea au Mississippi en provenance de la Géorgie, décrivit les Choctaws comme ayant "aucune noblesse ou vertu, et à certains égards il trouva que les noirs, spécialement ceux natifs d’Afrique, étaient plus intéressants et admirables, le supérieur du Peau-Rouge à tous les niveaux. Les Choctaws et les Chickasaws, les tribus qu’il connaissait le mieux, étaient indignes du bonheur, ce qui est pire que les esclaves noirs." La déportation continua tout au long des 19ème et 20ème siècles. En 1846, 1,000 Choctaws déménagèrent et en 1903, 300 autres Choctaws du Mississippi furent persuadés de rejoindre la Nation en Oklahoma. En 1930 seulement 1 665 Choctaws restaient au Mississippi.
“Je certifie que les personnes précédentes s’adressèrent à moi en tant qu’agents pour avoir leurs noms enregistrés pour demeurer cinq ans citoyens des Etats-Unis avant le 24 août 1831.”
— William Ward, 1831, Col. William Wards Register

Période Pré-Guerre Civile (1840)

Durant les années 1840, le chef Choctaw Greenwood LeFlore resta au Mississippi après la signature du Traité de Dancing Rabbit Creek et devint un citoyen américain, un homme d’affaires réputé et un politicien. Il fut élu représentant du Mississippi et sénateur, fut une figure de la haute société du Mississippi et un ami personnel de Jefferson Davis. Il représenta son comté à la Chambre pendant deux mandats et fut sénateur pendant un mandat. Quelques personnes de l’élite utilisaient le latin, une indulgence utilisée par quelques politiciens. LeFlore, en défense de son héritage, parla la langue Choctaw et demanda au Sénat ce qui était le plus compréhensible, le Latin ou le Choctaw.
Au milieu de la Grande Famine Irlandaise (1845–1849), l’agence Choctaw du Fort Smith, Arkansas organisa une collecte qui atteignit 170 dollars qui fut envoyée en aide aux irlandais affamés. Le Arkansas Intelligencer rapporta que "tous les agents, les missionnaires, les commerçants et les Indiens souscrivirent, la majeure partie de la somme provenant des derniers cités."
"Il n’y a guère plus de 16 ans depuis que le peuple Choctaw a expérimenté la Piste des Larmes, et ils ont fait face à la famine ... Ce fut un geste merveilleux. Selon les standards actuels, cela correspondrait à un million de dollars" selon Judy Allen, l’éditrice du journal de la Nation Choctaw de l’Oklahoma, Bishinik, basé aux quartiers généraux tribaux des Choctaws de l’Oklahoma à Durant, Oklahoma.
Pour marquer le 150ème anniversaire, huit irlandais retracèrent la Piste des Larmes. A la fin du 20ème siècle, la présidente Irlandaise, Mary Robinson chanta les louanges de la donation lors d’une commémoration publique.
Le 18 juin 2017 un mémorial sculpté par Alex Pentek, un cercle de feuilles d’acier de six mètres de haut représentant un bol représentant la tradition Choctaw et un bol symbolique de nourritures, fut découvert à Midleton, Co Cork.
Pour les Choctaws qui restèrent ou retournèrent au Mississippi après 1855, la situation se détériora. Nombre d’entre eux perdirent leurs terres et leur argent grugés par des blancs sans vergogne. L’état du Mississippi refusa aux Choctaws toute participation au gouvernement. Leur compréhension limitée de la langue anglaise les obligea à vivre au sein de groupes isolés. De plus, ils furent interdits d’accès à toutes les institutions d’enseignement supérieur, les Américano-Européens les excluant des institutions blanches ségrégationnistes. L’état n’avait pas d’écoles publiques avant celles établies durant l’Ere de la Reconstruction.
Les Choctaws ... étaient à la merci des Blancs qui pouvaient commettre des crimes contre eux sans craindre la loi. Même les esclaves noirs avaient plus de droits que les Choctaws durant cette période.
— Charles Hudson- The Southeastern Indians

La Guerre Civile Américaine (1861)

Au commencement de la Guerre Civile Américaine, Albert Pike fut appointé comme envoyé de la Confédération auprès des Amérindiens. En cette qualité, il négocia plusieurs traités, dont le Traité avec les Choctaws et les Chickasaws de juillet 1861. Le traité comprenait c articles couvrant de nombreux sujets tels que la souveraineté des nations Choctaws et Chickasaws, les possibilités de citoyenneté de la Confédération des Etats de l’Amérique et une délégation accréditée à la Chambre des Représentants de la Confédération des Etats de l’Amérique. En 1891, Horatio B. Cushman, un auteur et historien réputé, écrivit que les "Etats-Unis abandonnèrent les Choctaws et les Chickasaws" quand les troupes confédérées entrèrent dans leurs nations.

Le théâtre Trans-Mississippien

Quelques Choctaws s’identifièrent à la cause du Sud et quelques-uns reçurent des esclaves. De plus, ils se rappelaient parfaitement et déploraient les déportations Indiennes ayant eu lieu 30 ans plus tôt et les pauvres services qu’ils reçurent du gouvernement fédéral. Il y eut plusieurs raisons pour que la Nation Choctaw agréa de signer le traité entre les Choctaws & les Chickasaws et la Confédération. Rapidement des bataillons confédérés furent formés en Territoire Indien et plus tard au Mississippi pour supporter la cause du Sud.

Le Théâtre Occidental

La Confédération encouragea le recrutement d’Amérindiens de l’est de la rivière Mississippi en 1862. John W. Pierce et Samuel G. Spann organisèrent les Indiens Choctaws au Mississippi entre 1862 et 1863.
Le premier bataillon de Choctaws de John W. Pierce fut créé en février 1863. Ils traquèrent les déserteurs confédérés dans le Comté de Jones et environs. Après le déraillement d’un train transportant des troupes confédérées, qui restera connu sous le nom de Chunky Creek Train Wreck of 1863, près de Hickory, Mississippi, le bataillon aida au sauvetage et aux efforts de reprise de la circulation. Conduits par Jack Amos et Elder Jackson, les Indiens se précipitèrent sur les lieux, se déshabillèrent et plongèrent dans la rivière. De nombreux passagers furent sauvés par ces actes héroïques. La réputée historienne Clara Sue Kidwell écrivit, "dans un acte d’héroïsme au Mississippi, les Choctaws sauvèrent 23 survivants et récupérèrent 90 corps quand un train de transport de troupes confédérées plongea d’un pont dans la rivière Chunk." Le bataillon fut présent à la Bataille de Ponchatoula en mars 1863. Après la bataille, une majorité des Indiens désertèrent. Les membres restants retournèrent à Ponchatoula où quelques-uns furent capturés. Les prisonniers furent envoyés à la Nouvelle-Orléans et plus tard à New York City, où deux d’entre eux moururent. Le premier bataillon Choctaw de Pierce fut démantelé le 9 mai 1863.
Après que S. G. Spann fut autorisé à lever des troupes Indiennes en avril 1863, il établit rapidement un camp de recrutement à Mobile, Alabama et dans le comté de Newton, Mississippi. Spann plaça des annonces de recrutement dans le Mobile Advertiser and Register. Les annonces apparurent dans le journal pendant presque le totalité de l’été 1863. L’organisation de Spann était connu comme étant Les Eclaireurs Indépendants de Spann. Elle fut rapidement réorganisée en 18ème bataillon de la Cavalerie de l’Alabama. L’unité aida les efforts de conscription de Gideon J. Pillow à la fin de 1863. Spann était le commandant de l’ U.C.V. Camp Dabney H. Maury qui était basé à Newton, Mississippi. Spann vivait à Meridian, Mississippi au moment où il écrivit un livre sur les actes de bravoure des Choctaws durant la Guerre Civile Américaine.

Sous la Reconstruction (1865)

Les Choctaws du Mississippi

A peu près de 1865 à 1914, les Choctaws du Mississippi furent largement ignorés par les services gouvernementaux de la santé et de l’éducation et tombèrent dans l’obscurité. A la suite de la Guerre Civile, leurs problèmes furent mis de côté face aux problèmes causés par les Confédérés vaincus, les esclaves émancipés et les sympathisants de l’Union. Aucun rapport n’existe sur les Choctaws du Mississippi durant cette période. Ils n’avaient pas de recours légaux et étaient souvent molestés et intimidés par les Blancs locaux, qui essayaient de rétablir la suprémacie blanche. Ils choisirent de vivre dans l’isolation et pratiquèrent leur culture comme ils l’avaient fait depuis des générations.
Suite à la Période de la Reconstruction et au retour au pouvoir des Démocrates à la fin des années 1870, les législateurs des Etats Blancs votèrent des lois établissant la ségrégation raciale comme légale (Les Lois Jim Crow). De plus, ils privèrent du droit de vote les esclaves émancipés et les Indiens par la Constitution du Mississippi de 1890, qui changea les règles sur la régulation des scrutins et des élections pour en discriminer les deux groupes : les blancs et les "colorés," dans lequel ils classèrent les Choctaws du Mississippi et autres Indiens. Ils soumirent les Choctaws à la ségrégation raciale et à l’exclusion des équipements publics ainsi d’ailleurs que les esclaves émancipés et leurs descendants. Les Choctaws n’étaient pas des blancs et bénéficiaient d’une protection légale minimale.
Comme l’Etat restait dépendant de l’agriculture et malgré un prix du coton en chute, la plupart des hommes sans terres gagnèrent leur vie en devenant métayers. Les femmes créèrent et vendirent des paniers tissés, de manière traditionnelle, à la main. Le métayage Choctaws déclina après la seconde guerre mondiale, de grands planteurs ayant adopté la mécanisation, ce qui réduisit le besoin de main d’œuvre.

DEMERVAL
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Re: Les CHOCTAWS 1ère partie

Messagepar DEMERVAL » 02 janv. 2018 11:00

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Indiens de la Louisiane se déplaçant le long d'un bayou


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Peinture à l'eau d'Indiens Choctaws peints pour la guerre et portant des scalps


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village Choctaw


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La danse de l'Aigle des Choctaws


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filles Choctaws 1868


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Peter Pitchlynn principal chef des Choctaws de 1864 à 1866


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Sénat de la Nation Choctaw en 1898


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Des Choctaws de Louisiane devant leur cabane en 1909


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Les Code Talkers Choctaws à l'entraînement durant la 1ère guerre mondiale


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Un indien Choctaw blessé durant la 1ère guerre mondiale à l'hôpital n°5 d'Auteuil


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Drink the Juice of the Stones, le plus grand des joueurs de Stickball en 1834


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Un groupe de Choctaws du Mississippi portant leurs vêtements traditionnels



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