Les COMANCHES

DEMERVAL
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Les COMANCHES

Messagepar DEMERVAL » 20 déc. 2017 15:55

La Nation Comanche a ses quartiers généraux à Lawton, Oklahoma. Leur espace juridictionnel est localisé dans les comtés de iCaddo, Comanche, Cotton, Grady, Jefferson, Kiowa, Stephens et Tillman. Pour être membre de la tribu, il faut avoir au minimum 1/8 de sang comanche (équivalent à un arrière-grand-parent).

Développement économique

La tribu gère sa propre politique de logements sociaux et émet des règles tribales. Elle possède son propre Department of Higher Education, qui à l’origine octroyait des bourses d’études et des aides financières aux universitaires. De plus, elle dirige l’Université de la Nation Comanche à Lawton, Oklahoma. Leurs propres dix tribus gèrent des commerces et quatre casinos. Les casinos sont le Comanche Nation Casino de Lawton, le Comanche Red River Casino de Devol, le Comanche Spur Casino à Elgin et le Comanche Star Casino à Walters, Oklahoma.

Institutions Culturelles

En 2002, la tribu créa le Comanche Nation College, un collège tribal de deux ans situé à Lawton.
Chaque juillet, tous les Comanches des Etats-Unis se réunissent pour célébrer leur héritage et leur culture à Walters, Oklahoma pour le Comanche Homecoming powwow annuel. La Foire de la Nation Comanche se tient chaque septembre. Le Comanche Little Ponies organise deux danses annuelles—une au moment de la Nouvelle Année et une autre en mai.

Histoire

La Formation

Les Comanches émergèrent comme un groupe distinct peu de temps avant 1700, quand ils quittèrent le peuple Shoshone vivant le long de Platte River supérieure au Wyoming. En 1680, les Comanche acquirent des chevaux auprès des Indiens Pueblos après la Révolte des Pueblos. Ils se séparèrent des Shoshone après cette révolte, leurs chevaux leur permettant une grande mobilité pour leur recherche de terres plus giboyeuses.
Le cheval fut un élément important pour l’émergence d’une culture Comanche bien distincte. Il fut d’une telle importance stratégique que quelques érudits suggérèrent que les Comanches avaient quitté les Shoshones et déménagé vers le sud pour rechercher des sources complémentaires d’approvisionnement en chevaux parmi les colons du Nouveau Mexique (au lieu de rechercher de nouveaux troupeaux de bisons). Les Comanches auraient pu être les premiers Indiens des Plaines à complètement incorporer le cheval dans leur culture et à avoir introduit l’animal auprès d’autres tribus des Plaines. De Natchitoches en Louisiane Espagnole, Athanase de Mézières rapporta en 1770 que les Comanches étaient "si habiles en équitation qu’ils n’avaient pas d’égaux, si audacieux qu’ils ne demandaient jamais ou ne sollicitaient pas de trêves et étant en possession d’un tel territoire qu’... ils ne possédaient pas toutes les commodités de la terre, et n’avaient pas malgré tout besoin de convoiter le commerce poursuivi par le reste des Indiens."
Leur migration originale les amena vers les Grandes Plaines du Sud, dans une étendue de territoire allant de la Rivière Arkansas au centre du Texas. Ils atteignirent l’actuel Nouveau Mexique et la langue de terre du Texas en 1700, repoussant alors plus loin vers le sud le peuple Lipan Apache, après les avoir défaits lors d’une bataille de 9 jours le long du Rio del Fierro (Rivière Wichita) en 1723. La rivière pourrait être la localisation avancée par Athanase de Mézières en 1772, comprenant "une masse de métal que les Indiens disaient dure, lourde et composée de fer", qu’ils "vénéraient...comme une extraordinaire manifestation de la nature". Les Comanches l’appelaient Ta-pic-ta-carre [standing rock], Po-i-wisht-carre [standing metal], ou Po-a-cat-le-pi-le-carre [medicine rock], l’endroit contenant un "grand nombre de masses météoriques". En 1777, les Lipan Apaches s’étaient retirés vers le Rio Grande et les Mescalero Apaches vers Coahuila.
Durant cette époque, leur population s’accrut dramatiquement grâce à l’affluence de bisons, un afflux de migrants Shoshones et leur adoption d’un nombre significatif de femmes et d’enfants enlevés aux tribus rivales. Les Comanches ne formèrent jamais une unité tribale cohésive mais étaient divisés en une douzaine de groupes autonomes, appelés des bandes. Ces groupes partageaient la même langue et la même culture et ne se combattaient que très rarement. Ils furent soupçonnés d’avoir capturés des milliers de personnes d’origine espagnole, mexicaine et américaine. Curtis Marez suggère que cela contribua au développement des mestizaje dans leurs frontières, car les descendants de tels captifs étaient de sang-mêlé.
Au milieu du 19ème siècle, les Comanche fournissaient des chevaux aux commerçants et colons français et américains et plus tard aux migrants traversant leur territoire sur la route de la ruée vers l’or de la Californie, le long de la Route de Californie. Les Comanches avaient volé nombre de leurs chevaux à d’autres tribus et colons ; ils acquirent leur réputation de formidables voleurs de chevaux, qui plus tard s’étendit au bétail. Leur vol de fournitures vitales auprès des colons espagnols et américains, ainsi qu’auprès des autres tribus des Plaines, conduisit souvent à la guerre.
Les Comanches avaient aussi accès au grand nombre de chevaux sauvages qui approchaient les 2,000,000 d’unités autour de Comancheria, que la tribu était particulièrement habile à seller. A la fin des 18ème et 19ème siècles, le style de vie Comanche nécessitait environ un cheval par personne (bien que les guerriers en possédaient plusieurs). Avec une population d’environ 30,000 à 40,000 personnes et étant en possession de troupeaux comprenant plusieurs fois ce chiffre, les Comanches avaient un surplus de 90 à 120 000 chevaux.
Ils étaient des ennemis redoutables qui développaient des stratégies pour utiliser les armes traditionnelles pour combattre à cheval. La guerre était une partie importante de la vie des Comanches. Les raids Comanches au Mexique étaient traditionnellement menés lors de la pleine lune, quand les Comanches pouvaient chevaucher la nuit. Cela conduisit au terme "Comanche Moon", durant laquelle les Comanches embarquaient les chevaux, des captifs et des armes. La majorité des raids Comanches au Mexique eurent lieu dans l’état de Chihuahua et les autres états voisins des états du Nord.

Les Divisions

Dans la société Comanche, il y avait quatre niveaux d’intégration politico-sociale:
• Le noyau familial patrilinéaire et patrilocal
• Le groupe familial étendu (nʉmʉnahkahni – "le peuple qui vit ensemble dans une maisonnée", sans limites, mais le titre d’ami était limité aux parents de deux ou trois générations inférieures).
• Le groupe local résidentiel (en espagnol rancheria, comprenait un ou deux nʉmʉnahkahni, une d’entre eux formant le cœur).
• La division ou la bande (quelquefois appelée tribu, en espagnol nación, rama – “branche”, plusieurs groupes locaux apparentés par amitiés, confréries (politiques, médicales ou militaires) et intérêts communs pour la chasse, la guerre, la paix ou le commerce).
Comme exemple d’une telle division politico-amicale, les Yaparʉhka composaient une division autonome. A cause de différences culturelles et linguistiques par rapport à d’autres bandes Comanches, ils devinrent les “(Yap)Mangeurs de racines”, en contraste des Kʉhtsʉtʉhka (“Mangeurs de bisons”). La division Yaparʉhka était composés de plusieurs groupes locaux résidentiels, tels que les Ketahtoh Tʉ, Motso Tʉ et Pibianigwai.
Contrairement à leurs voisins du Nord, Cheyennes et Arapahos, les Comanches ne développèrent jamais une idée politique visant à former une nation ou tribu. Les Comanches se reconnaissaient les uns les autres comme Nʉmʉnʉ et les bandes se combattaient parfois; mais les Kwaarʉ Nʉʉ poursuivaient une politique contre les colonies espagnoles et Indiennes du Nouveau Mexique, indépendamment des Kʉhtsʉtʉhka. En conséquence, au moment où la société Comanche se fissura, les respectés et craints Penatʉka Nʉʉ pourvinrent l’Armée Américaine et les Texans en éclaireurs pour combattre leurs amis Comanches toujours en lutte.
La bande était l’unité sociale primaire des Comanches. Une bande typique pouvait comprendre une centaine de personnes. Les bandes faisaient partie de divisions plus larges ou tribus. Avant les années 1750, il y eut trois divisions Comanches : les Yamparikas, les Jupes et les Kotsotekas. Entre les années 1750 et 1760, un certain nombre de bandes de Kotsotekas éclatèrent et déménagèrent vers le sud-est. Cela résulta en la création d’une large division entre le groupe original, les Comanches de l’Ouest et les Kotsotekas à savoir les Comanches de l’Est. Les Comanches de l’Ouest vécurent dans la région des rivières Arkansas supérieur, Canadian, et Red , et le Llano Estacado. Les Comanches de l’Est vivaient sur le Plateau Edwards et les plaines du Texas des rivières Brazos et Colorado jusqu’à Cross Timbers à l’est.
Avec le temps, ces divisions connurent des modifications diverses. Au début du 19ème siècle, les Jupes disparurent de l’histoire, se mélangeant probablement dans d’autres divisions. De nombreux Yamparikas déménagèrent au sud-est pour rejoindre les Comanches de l’Est et devinrent connus sous le terme Tenewa. De nombreux Kiowas et Apaches des Plaines (ou Naishan) déménagèrent au nord de Comancheria et devinrent étroitement associés avec les Yamparikas. Un groupe d’Arapahos, connus sous le nom de Charitica, déménagea en Comancheria et rejoignit la société Comanche. De nouvelles divisions apparurent, telles que les Nokonis, étroitement liés avec les Tenewas; et les Kwahadis, qui émergèrent comme une nouvelle faction au sud du Llano Estacado. La distinction ouest-est changea au 19ème siècle. Des observateurs commencèrent à les appeler Comanches du Nord, du Centre et du Sud.
Un des groupes les plus importants, ainsi que le plus au sud , vécut aux abords du Plateau Edwards et à l’est à travers les Cross Timbers et devint connus sous le nom de Penateka, (Penatʉka Nʉʉ), Southern Comanches.
Dans la part orientale de la Comancheria, entre les rivières Colorado et Red, erraient les Nokonis (Nokoni Nʉʉ — ‘Errants’, ‘Revenants’). Au sud se trouvaient les puissantes mais plus petites bandes associées des Tenawas (Tahnahwah ou Tenahwit — ‘Ceux qui vivent en aval’) et les Tanimas (Tanimʉʉ, Dahaʉi ou Tevawish — ‘Mangeurs de foie’). Ensemble, les Nokonis, les Tenawas et les Tanimas étaient appelés les Comanches du Centre. Juste au nord des Nokonis dans la vallée de la rivière Rouge, entre les rivières Rouge et Canadian, vivaient de nombreux groupes résidentiels locaux des puissants Kotsotekas (Kʉhtsʉtʉʉka — ‘Mangeurs de Bison’); ils obtinrent leur nom des grands troupeaux de bisons qui étaient toujours sur leur territoire.
La bande Comanche la plus au nord étaient les Yamparikas (Yaparʉhka ou Yapai Nʉʉ — ‘Mangeurs de racines’). Etant la dernière bande à avoir déménagé dans les Plaines, ils gardèrent beaucoup d’aspects de leur culture Shoshone. Comme les Kotsotekas et les Yamparikas vivaient dans la partie Nord de la Comancheria, ils furent appelés les Northern Comanche. Le dernier groupe important était connu comme étant les Kwahadis (Quohada ou Kwaarʉ Nʉʉ/Kwahare — ‘Mangeurs d’Antilopes’), à l’origine des groupes résidentiels locaux de Kotsotekas qui déménagèrent au sud de la Vallée de Cimarron dans les plaines arides du Llano Estacado. Ils émergèrent comme une nouvelle division au 19ème siècle. Bien que la distinction oues-est avait changé au cours dudit siècle, ces peuples furent classés dans la catégorie des Western Comanche à cause de leur relative implantation à l’extrême ouest de la Comancheria.
Tous ces noms de divisions étaient épelés différemment par les auteurs esapgnols et anglais et les différences littérales existent encore aujourd’hui. Les regroupements à large échelle devinrent instables et obscurs durant le 19ème siècle. La société Comanche fut lentement bouleversée et asservie par les Etats-Unis.

Diverses bandes de Comanches (Nʉmʉnʉ)

Les pratiques nominatives des Comanches étaient flexibles, aussi quelques-uns de ces noms sont probablement synonymes d’autres sur la liste. Des pseudonymes visant à plaisanter ou insulter étaient communément utilisés entre les bandes rivales ou alliées.
• Yaparʉhka or Yamparika (aussi Yapai Nʉʉ — Mangeurs de racines’, initialement appelés Widyʉ Nʉʉ / Widyʉ / Widyʉ Yapa — ‘Awl People’, plus tard appelés Tʉtsahkʉnanʉʉ ou Ditsahkanah — ‘Peuple qui coud’). Elle était le plus au nord et la dernière bande Comanche à avoir intégré les Plaines et elle conserva la plupart de sa culture Shoshone. Ces Comanches vivaient entre les rivières Arkansas et Canadian et étaient une des trois Nations ou Tribus : à cause de la pression venant du sud et impulsée par les Kiowa, les Apaches des Plaines et plus tard les Arapahos du Sud et les Cheyennes du Sud à la fin du 18ème siècle et au début du 19ème siècle, quelques groupes locaux de Yaparʉhkas déménagèrent plus loin au sud-est et s’associèrent à cette époque avec des groupes locaux de Kuhtsutuhkas qui vivaient dans les Plaines du Sud du Texas. Ils formèrent ainsi la nouvelle bande des Tahnahwahs.
o Ketahtoh Tʉ ou Ketatore (‘Ne portent pas de chaussures’, appelés aussi Napwat Tʉ — ‘Ne portant pas de chaussures’)
o Motso Tʉ (′Ceux qui sont barbus′, dérivé de motso — ‘Barbe’, à ne pas confondre avec la Mʉtsahne Band)
o Pibianigwai (‘Ceux qui parlent forts’, ‘Ceux qui questionnent forts’)
o Sʉhmʉhtʉhka (‘Mange de tout’, probablement parce que, comme leurs parents Shoshones, ils n’avaient aucun tabou sur la nourriture)
o Titchahkaynah (‘Ceux qui font des bagages en voyageant’, originellement un groupe autonome, probablement d’origine Shoshone, plus tard rejoint par les Yaparʉhkas )
o Wahkoh (‘Ornement en coquillage’)
 WhahaToya (Contreforts du peuple des nuages – ceux qui vivaient près de Walsenburg, Colorado)
o Waw'ai ou Wohoi (also Waaih – ′Beaucoup d’asticots sur le Pénis, appelés aussi Nahmahe'enah – ′Ceux qui font l’amour′, ′Faire l’amour′, appelés ainsi par les autres groupes, parce qu’ils préféraient pratiquer l’endogamie et choisir leurs partenaires dans d’autres groupes locaux ce qui étaient mal vus des autres peuples Comanches.)
• Penatʉka Nʉʉ ou Penateka (autres variantes: Pihnaatʉka, Penanʉʉ — ‘Mangeurs de Miel’; aussi connus par les bandes voisines comme Pehnahterkʉh — ‘Les Guêpes qui piquent vite), Ils étaient de célèbres pilleurs et étaient connus pour leurs attaques rapidement menées. Ils vivaient entre la Upper Colorado River du Centre du Texas vers le sud du Edwards Plateau et la Western Cross Timbers à l’est. Ils étaient la bande Comanche la plus au sud.
o Penatʉka Nʉʉ (groupe local majeur)
o Hʉpenʉʉ ou Hois (‘Peuple des Arbres’)
o Tayʉʉwit / Teyʉwit (‘Ceux qui sont hospitaliers’)
o Toyanʉmʉnʉ (′Le peuple des contreforts′ -ceux qui vivaient près de Las Vegas, Nouveau Mexique)
o Kʉvahrahtpaht (‘Ceux qui grimpent les falaises’)
o Taykahpwai / Tekapwai (‘Sans Viande’)
• Pagatsʉ (Pa'káh'tsa — ‘Head of the Stream’, aussi appelés Pahnaixte — ‘Ceux qui vivent en amont’)
• Mʉtsahne ou Motsai (‘Undercut Bank’) vivaient le long de la Canadian River dans la Texas Panhandle, anéantis par les Mexicains lors d’une bataille en 1845. Pekwi Tʉhka (‘Les Mangeurs de Poissons’)
• Pikaatamʉ (‘Peuple qui coud la peau de daim’)
• Saria Tʉhka ou Sata Teichas (aussi Säretika ou Chariticas — ‘Mangeurs de Chiens’) autrefois un groupe des Arapahos, qui rejoignit les Comanches. ‘Mangeurs de Chiens’ était le terme générique donnés aux Arapahos par de nombreuses tribus.

En plus, il y eut des bandes plus petites :

• Hani Nʉmʉ (Hai'ne'na'ʉne — ‘Peuple mangeant du maïs’, autres variantes: Hainenaurie, Hainenaune). Ainsi appelés parce qu’ils s’enrôlèrent dans les Eclaireurs de l’Armée des Etats-Unis, contre d’autres bandes Comanches.
• It'chit'a'bʉd'ah (Utsu'itʉ — ‘Peuple froid’, i.e. ‘Northern People’) probablement un autre nom pour les Yaparʉhkas ou un de leurs groupes locaux – parce qu’ils vivaient au nord.
• Itehtah'o (‘Viande brûlée’) surnommés par les autres Comanches, parce qu’ils jetaient leurs surplus de viande au printemps, quand elle avait séchée et était devenue noire, ressemblant à de la viande brûlée.
• Naʉ'niem (No'na'ʉm — ‘Peuple de l’arête’) probablement un ex nom des Kwaarʉ Nʉʉ parce qu’ils vivaient contre les Montagnes Rocheuses du Nouveau Mexique sur le versant ouest des Southern Plains.
• Ohnonʉʉ (aussi Ohnʉnʉnʉʉ ou Onahʉnʉnʉʉ) vivaient dans le Comté de Caddo aux alentours de Cyril, Oklahoma.
• Pahʉraix / Parʉhʉya (‘Peuple de l’Eau’, aussi appelés Parkeenaʉm ou Paki Nʉmʉ — ‘Peuple de l’Eau’, parce qu’ils préféraient s’installer le long des lacs, connus comme étant les meilleurs coureurs et joueurs de Lacrosse Comanche
• Pohoi / Pohoee (‘Sauge Sauvage’). Peut-être un groupe de la bande des Pohogwes / Pohoinis - ′Peuple de l’herbe à sauge, Peuple de la Butte au maquis′ de la Wind River Shoshone, qui rejoignit les Comanches.
• Tʉtsanoo Yehkʉ (probablement une variante des Kʉhtsʉtʉʉkas)
• Wianʉʉ (Wianʉ, Wia'ne — ‘Colline qui se désagrège’). Ils vécurent dans un territoire qui était fortement caractérisé par l’érosion entre une grande montagne et une colline dans les alentours de Walters, Oklahoma, entre les affluents de la Rivière Rouge, de l’East Creek et de la West Cache Creek.

Les guerres Comanches

Relations avec les colons

Les Comanches maintinrent une relation ambigüe avec les Européens et plus tard les colons qui tentèrent d’investir leur territoire. Les Comanche étaient estimés comme partenaires commerciaux depuis 1786 à travers les Comancheros du Nouveau Mexique, mais étaient craints pour leurs raids contre les colons au Texas. De même, ils furent à un moment ou à un autre, en guerre contre tous les groupes d’Indiens vivant dans les Plaines du Sud. Similarly, ce qui ouvrit des opportunités pour des manœuvres politiques fomentées par les puissances coloniales européennes et les Etats-Unis. A un moment, Sam Houston, le président de la toute nouvelle République du Texas, réussit presque à élaborer un traité de paix avec les Comanches lors de la conclusion en 1844 du Traité de Tehuacana Creek. Ses efforts furent anéantis en 1845 quand le parlement texan refusa de créer une frontière officielle entre le Texas et la Comancheria.
Alors que les Comanches réussirent à maintenir leur indépendance et à accroître leur territoire, ils frolèrent, au milieu du 19ème siècle, l’extinction à cause de plusieurs vagues d’épidémies dues aux maladies eurasiennes, comme la variole et la rougeole, maladies contre lesquelles ils n’étaient pas immunisés. Des flambées de variole (1817, 1848) et de choléra (1849) prélevèrent un lourd tribut sur les Comanches dont la population, alors estimée à 20 000 individus au milieu dudit siècle, chuta à quelques milliers durant les années 1870.
Les Etats-Unis entamèrent, à la fin des années 1860, leurs efforts pour parquer les Comanches dans des réserves, avec le Traité de Medicine Lodge (1867), qui offrait des églises, des écoles et des compensations financières en retour de leurs vastes terres couvrant 160 000 km². Le gouvernement promit d’arrêter les chasseurs de bisons, qui décimaient les grands troupeaux, qui approvisionnaient en viande les Comanches, ainsi que les Apaches, les Kiowas, les Cheyennes et les Arapahos, parqués dans une réserve de moins de 13 000km². Cependant, le gouvernement n’empêcha pas le massacre des troupeaux. Les Comanches sous le commandement de Isa-tai (Vagin de Coyote) répliquèrent en attaquant les groupes de chasseurs dans le Texas Panhandle lors de la Seconde Bataille d’Adobe Walls (1874). L’attaque fut un désastre pour les Comanches et l’Armée Américaine fut appelée à la rescousse durant la Guerre de la Rivière Rouge pour repousser les Comanches restants vers la réserve, notamment lors de la Bataille du Canyon de Palo Duro. En tout juste dix ans, le bison fut sur la voie de l’extinction, mettant effectivement fin au mode de vie des Comanches, en tant que chasseurs. En 1875, la dernière des bandes Comanches encore en liberté, conduite par le guerrier Quahada, Quanah Parker, se rendit et fut parquée dans la réserve de Fort Sill en Oklahoma. La dernière bande indépendante de Kiowas et de Kiowas Apaches s’était aussi rendue.
Insatisfaits par la vie dans la réserve, 170 guerriers et leurs familles, conduits par Black Horse, quitta la réserve à la fin 1876 pour le Llano Estacado. Des attaques contre les camps de chasseurs de bisons furent menées lors de la Buffalo Hunters' War de 1877.
Quelques-unes des bandes de Lipan Apaches et de Mescalero Apaches en compagnie de quelques Comanches investirent le nord du Mexique jusqu’au début des années 1880, date à laquelle l’Armée Américaine et les Mexicains ne les ramènent dans les réserves ou ne les exterminent.
Le recensement de 1890 dénombrait 1,598 Comanches dans la réserve du Fort Sill qu’ils partageaient avec 1,140 Kiowas et 326 Kiowa Apaches.

La Commission Cherokee

L’Accord avec les Comanches, les Kiowas et les Apaches signé avec la Commission Cherokee du 6 au 21 octobre 1892, réduisit de nouveau leur réserve à 1 900 km² au prix de 1,25 dollar l’acre, avec l’attribution de 0,65km² par personne par tribu administrés en fideicommis. De nouvelles attributions furent allouées en 1906 à tous les enfants nés après l’Accord et les terres restantes furent ouvertes aux colons blancs. Avec ce nouvel arrangement, l’ère de la réserve Comanche prit fin abruptement.

Le traité Meusebach–Comanche

La bande des Penetekas accepta un traité de paix avec la compagnie d’Immigration Allemande dirigée par John O. Meusebach. Ce traité ne fut pas affilié à un niveau gouvernemental. Meusebach négocia le traité en vue d’installer les terres du Fisher-Miller Land Grant, duquel furent formés les dix comtés de Concho, Kimble, Llano, Mason, McCulloch, Menard, Schleicher, San Saba, Sutton et Tom Green.
Contrairement aux nombreux traités de cette époque, ce traité était très bref et simple, toutes les parties se vouant une coopération mutuelle et un partage des terres. Le traité fut agréé lors d’une réunion à San Saba County, Texas et signé par toutes les parties le 9 mai 1847 à Fredericksburg, Texas. Le traité était très spécifique entre la bande des Penetekas et la Compagnie d’Immigration Allemande. Aucune autre bande ne fut impliquée. La Compagnie d’Immigration Allemande fut dissoute par John O. Meusebach lui-même peu de temps après avoir rempli son rôle. En 1875, les Comanches avaient été relocalisés dans des réserves.
Cinq années plus tard, l’artiste Friedrich Richard Petri et sa famille déménagèrent dans la colonie de Pedernales, près de Fredericksburg. Les esquisses et les peintures à l‘eau de Petri sont les témoins des relations amicales existant entre les Allemands et les diverses tribus Indiennes.

Le traité du Fort Martin Scott

En 1850, un autre traité fut signé à San Saba, entre le gouvernement des Etats-Unis et un certain nombre de tribus locales dont les Comanches. Ce traité fut appelé du nom du fort le plus proche, qui était le Fort Martin Scott. Le traité ne fut jamais officiellement ratifié à aucun niveau gouvernemental et ne reposait que sur les engagements des parties Indiennes.

Le Captif Herman Lehmann

Un des captifs les plus célèbres au Texas fut un enfant allemand appelé Herman Lehmann. Il avait été kidnappé par les Apaches, s’échappa et fut recueilli par les Comanches. Herman Lehmann devint le fils adoptif de Quanah Parker. Le 26 août 1901, Quanah Parker fit une déclaration sous serment officialisant que Herman Lehmann était son fils adoptif en 1877/1878. Le 29 mai 1908, le Congrès des Etats-Unis autorisa le Secrétariat d’Etat à l’Intérieur à allouer, en tant que membre adopté de la nation Comanche, 160 acres de terres en Oklahoma, près de Grandfield.
Histoire récente
A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, intégrer l’économie occidentale fut un challenge pour la nation Comanche. De nombreux membres des tribus furent dépossédés de ce qui restait de leurs terres et possessions. Appointé chef suprême par le gouvernement des Etats-Unis, Chef Quanah Parker fit vigoureusement campagne pour obtenir de meilleures conditions de vie pour son peuple, en rencontrant souvent des politiciens de Washington. Quanah Parker devint un riche éleveur de bétails. Quanah Parker fit aussi campagne pour que les Comanches obtiennent la liberté de pratiquer les rites religieux de la Native American Church, tels que l’usage du peyotl, qui était condamné par les Américano-Européens.
Devant le premier parlement de l’Oklahoma, Quanah Parker témoigna :
"Je ne pense pas que ce parlement devrait interférer avec la religion d’un homme, aussi ces gens devraient être autorisés à conserver ce restaurateur de santé. Ces gentlemen en bonne santé avant que vous utilisiez le peyotl et ceux qui ne l’utilisent pas, ne sont pas en aussi bonne santé."
Durant la seconde guerre mondiale, de nombreux Comanches quittèrent leurs terres traditionnelles en Oklahoma pour rechercher du travail et plus d’opportunités dans les villes de la Californie et du sud-ouest. Environ la moitié de la population Comanche vit encore en Oklahoma, autour de la ville de Lawton.
Récemment, un film muet de 80 minutes de 1920 fut "redécouvert", initulé The Daughter of Dawn. Il y figure une distribution de plus de 300 Comanches et Kiowas.

Culture

Les groupes Comanches n’avaient pas qu’un seul chef reconnu. A la place, un petit nombre de leaders généralement reconnus agissait comme un Conseil au nom de l’ensemble du groupe. Cela inclut le "chef de paix", les membres du Conseil et le "chef de guerre". Le chef de paix était habituellement un individu plus âgé, qui apportait son expérience à la prise de décision. Il n’y a pas d’élection ou d’intronisation formelle pour le poste, c’était un consensus général. Le Conseil prenait des décisions sur les lieux de chasse, sur l’opportunité de faire la guerre aux ennemis ou sur toute alliance avec une autre bande. Tout membre pouvait prendre la parole aux réunions du Conseil mais les plus âgés faisaient la plupart du verbiage. En temps de guerre, la bande se dotait d’un chef de guerre. Pour être choisi pour cette position, un homme devait prouver sa bravoure et qu’il était un bon guerrier. Il devait aussi respecter les autres guerriers de la bande. Pendant que la bande guerroyait, le chef de guerre était à la tête de la bande et tous les guerriers devaient lui obéir. Après le conflit, les chefs de guerre perdaient leur autorité. Les hommes Comanches faisaient la plupart de la chasse et tous les combats de la guerre. Ils apprenaient à chevaucher quand ils étaient jeunes et étaient impatients de montrer leur valeur durant la bataille. Sur les plaines, les femmes Comanches assumaient la cuisine, l’écorchage des animaux, l’installation des campements, l’éducation des enfants et le transport des biens du ménage.

L’accouchement

Si une femme commençait son accouchement alors que la bande était en mouvement, elle s’arrêtait simplement le long de la piste et donnait naissance à son enfant. Après quelques heures de repos, elle devait prendre le bébé et rattraper le groupe. Si une femme commençait à accoucher alors que la bande était dans un campement, elle quittait le tipi, ou la loge faite de buisson si c’était l’été. Une ou plusieurs femmes plus âgées assistaient comme sages-femmes. Les hommes n’étaient pas admis à l’intérieur du tipi durant ou immédiatement après la délivrance.
D’abord, les sages-femmes adoucissaient le sol en terre du tipi et creusaient deux trous. Un des trous était destiné à réchauffer de l’eau et l’autre pour l’après-naissance. Une ou deux pieux étaient plantés dans le sol près de la couche de la maman enceinte pour qu’elle puisse s’y agripper durant les douleurs du travail. Après la naissance, les sages-femmes pendaient le cordon ombilical à un micocoulier. Les gens croyaient que si le cordon ombilical n’était pas endommagé avant qu’il ne soit pourri, le bébé vivrait une longue et prospère vie.
Le nouveau-né était emmailloté et restait avec sa mère dans le tipi pendant quelques jours. Le bébé était placé dans un porte-bébé et la maman retournait au travail. Elle pouvait porter le porte-bébé sur le dos très facilement, où l’appuyer sur un arbre où le bébé pouvait la regarder pendant qu’elle ramassait des plantes ou des racines. Les porte-bébés consistaient en une planche plate à laquelle une corbeille était attachée. Cette dernière était faite avec des lanières de cuir brut ou un fourreau en cuir qui se laçait sur le devant. Avec de la mousse douce et sèche comme couche, le bébé était soigneusement entré dans la poche en cuir. Durant les froides conditions atmosphériques, le bébé était enrobé dans des couvertures puis placé dans le porte-bébé. Le bébé restait dans le porte-bébé pendant environ 10 mois; il était alors autorisé à ramper.
Les garçons et les filles étaient tous les deux bien accueillis dans la bande, mais les garçons étaient préférés. Si le bébé était un garçon, une des sages-femmes informait le père ou le grand-père, "C’est votre proche ami". Les familles pouvaient peindre une partie du tipi pour avertir le reste de la tribu qu’elle s’était renforcée par l’arrivée d’un nouveau guerrier. Quelquefois, un homme nommait son enfant, mais la plupart du temps le père demandait à l’homme-médecine (ou un autre homme distingué) de le faire. Il faisait cela en espérant que son fils vive une longue et productive vie. Durant la cérémonie publique de nomination, l’homme-médecine allumait sa pipe et offrait de la fumée au ciel, à la terre et à chacune des quatre directions. Il priait pour que l’enfant reste heureux et en bonne santé. Il levait alors l’enfant pour symboliser sa croissance et annonçait le nom de l’enfant à quatre reprises. Il levait l’enfant un peu plus haut à chaque fois qu’il prononçait son nom. On croyait que le nom de l’enfant prédisait son avenir; même un enfant chétif et malade pouvait devenir un grand guerrier, chasseur et raider si son nom suggérait le courage et la force. Les garçons étaient souvent nommés en hommage à leur-grand-père, leur oncle ou autre parent. Les filles étaient habituellement nommées en hommage à un parent de son père mais le nom était sélectionné par la mère. En grandissant, les enfants acquéraient aussi des surnoms à différents moments de leurs vies, pour exprimer certains aspects de leurs vies.

Les enfants

Les Comanches faisaient attention à leurs enfants comme à la prunelle de leurs yeux. Les enfants étaient rarement punis. Quelquefois, cependant, une sœur aînée ou un autre parent étaient appelé pour faire la discipline ou les parents s’arrangeaient pour qu’un croquemitaine fasse peur à l’enfant. Occasionnellement, les anciens enfilaient des draps et effrayaient les garçons et les filles désobéissants. On disait aussi aux enfants que la Grande Chouette Cannibale (Pia Mupitsi), qui vivait dans une grotte au sud des Montagnes Wichita, mangeait les mauvais enfants la nuit.
Les enfants apprenaient par l’exemple, l’observation et l’écoute de leurs parents et autres membres de la bande. Dès qu’elle était en âge de marcher, la fille suivait sa mère dans le camp et jouait aux tâches journalières de la cuisine et de la confection de vêtements. Elle était aussi très proches des sœurs de sa mère, qui n’étaient pas appelés tantes mais pia, signifiant mère. On lui donnait une petite poupée en peau de daim, qu’elle emmenait partout avec elle. Elle apprenait à confectionner tous les vêtements pour sa poupée.
Un garçon était identifié non seulement avec son père ou la famille de son père mais aussi avec les guerriers les plus braves de la bande. Il apprenait à chevaucher avant de pouvoir marcher. Avant d’avoir quatre ans, il devait être assez habile pour s’occuper soigneusement d’un cheval. A 5 ou 6 ans, on lui donnait un petit arc et des flèches. Souvent, un garçon apprenait à chevaucher et à tirer avec son grand-père, son père étant le plus souvent à la chasse ou en pillage avec d’autres guerriers. Son grand-père l’enseignait aussi sur sa propre jeunesse, l’histoire et les légendes des Comanches.
En grandissant, le garçon rejoignait d’autres garçons pour chasser les oiseaux. Il s’éloignait finalement du camp pour rechercher du meilleur gibier à tuer. Encouragés à devenir des chasseurs habiles, les garçons apprenaient les signes de la prairie tout en apprenant à guetter patiemment et calmement le gibier. Ils devenaient plus sûrs d’eux en évoluant ensemble comme un groupe. Ils créaient ainsi les forts liens et l’esprit coopératif dont ils auraient besoin quand ils chasseraient ou effectuaient des pillages.
Les garçons étaient hautement respectés parce qu’ils deviendraient des guerriers et pourraient mourir jeunes en guerroyant. En approchant l’âge adulte, un garçon allait pour la première fois à la chasse au bison. Si il en tuait un, son père l’honorait par une fête. Seulement après avoir montré qu’il était un chasseur de bisons, le jeune homme était alors autorisé à guerroyer.
Quand il était prêt à devenir un guerrier, vers l’âge de 15 ou 16 ans, un jeune homme "faisait sa médecine" en allant dans une quête de vision (un rite de passage). Après cette quête, son père donnait au jeune homme un bon cheval pour chevaucher à la guerre et une autre monture pour la piste. S’il avait prouvé qu’il était un guerrier, une Give Away Dance pouvait être organisé en son honneur. Avec les joueurs de tambour faisant face à l’est, le garçon et les autres hommes honorés dansaient. Ses parents, acoompagnés d’autres parents et membres de la bande, jetaient des présents à ses pieds – notamment des couvertures et des chevaux symbolisés par des bâtons. Tout danseur pouvait saisir un des présents pour lui-même, bien que ceux ayant beaucoup de possessions s’abstenaient; ils ne voulaient apparaître comme des gourmands. Les gens donnaient souvent tous leurs biens durant ces danses, les laissant ainsi à d’autres de la bande et restant sans rien.
Les filles apprenaient à collecter des baies, des noix et des racines. Elles portaient de l’eau et ramassaient le bois et quand elles avaient environ 12 ans apprenaient à cuisiner, faire des tipis, coudre des vêtements, préparer les peaux et faire toutes les autres tâches nécessaires pour devenir une femme puis une mère. Elles étaient alors considérées comme bonnes à marier.

La mort

Durant le 19ème siècle, la traditionnelle coutume funéraire des Comanches était d’envelopper le corps du défunt dans une couverture, de le placer sur un cheval, derrière un cavalier, qui devait alors rechercher un lieu de sépulture approprié, comme une caverne sécurisée. Après l’enterrement, le cavalier couvrait le corps de pierres et retournait au camp, où les pleureuses brûlaient tous les biens du défunt. La pleureuse principale cassait ses armes pour exprimer sa douleur. La bande des Quahadas continuèrent cette coutume plus longtemps que les autres bandes et enterra ses membres dans les montagnes Wichita. Des missionnaires chrétiens convainquirent le peuple Comanche d’enterrer ses morts dans des cercueils dans des cimetières, ce qui est pratiqué aujourd’hui.

Le Transport et l’Habitat

Pour le transport, quand ils vivaient avec les Shoshones, les Comanches utilisaient principalement des travois tirés par des chiens. Plus tard, ils acquirent des chevaux auprès des autres tribus, telle que les Pueblos et les Espagnols. Comme les chevaux étaient plus rapides, plus faciles à contrôler et capables de porter des charges plus lourdes, cela les aida dans leurs chasses et les guerres et rendit les déplacements du camp plus aisés. Des habitations plus grandes furent construites grâce à la facilité de transport qui leur permettait également d’emmener plus de biens. Etant herbivores, les chevaux étaient aussi plus faciles à nourrir que les chiens, la viande étant une denrée précieuse. Le cheval avait une valeur extrême pour les Comanches. La richesse d’un homme Comanche était mesurée à la taille de son troupeau de chevaux. Les chevaux étaient la cible principale des vols durant les pillages; le plus souvent les pillages étaient spécifiquement conduits pour capturer des chevaux. Souvent des troupeaux de chevaux de plusieurs centaines de têtes étaient volés par les Comanches durant les pillages dispensées auprès d’autres tribus Indiennes, les espagnols, les mexicains et plus tard les ranches de texans. Les chevaux étaient utilisés pour guerroyer, les Comanches étant considérés comme ayant la meilleure cavalerie et comme étant les guerriers montés les meilleurs de l’histoire.
La plupart des espaces habités par les Comanches était plats et secs, à l’exception des rivières majeures comme la Cimarron River, la Pecos River, la Brazos River et la Red River. L’eau de ces rivières était souvent trop sale pour être bue, aussi les Comanches vivaient habituellement le long de cours d’eau plus petits et plus clairs. Ces cours d’eau contenaient des arbres que les Comanches utilisaient pour fabriquer des abris.
Les Comanches recouvraient leurs tipis avec un revêtement fait de peaux de bisons qu’ils cousaient ensemble. Pour préparer les peaux de bisons, les femmes les étendaient d’abord sur le sol, puis les débarrassaient du gras et de la viande avec des lames faites d’os ou de cornes et les laissaient au soleil. Quand les peaux étaient sèches, elles enlevaient les poils épais et les trempaient dans l’eau. Après plusieurs jours, elles frottaient vigoureusement les peaux avec un mélange de gras, des cervelles et du foie pour les adoucir. Les peaux étaient encore plus assouplies par des rinçages successifs et en les travaillant dans les deux sens avec des lanières de cuir brut. Finalement, elles les fumaient au-dessus d’un feu ce qui donnait aux peaux leur couleur tannée. Pour terminer la couverture du tipi, les femmes étendaient les peaux côte à côte et les cousaient ensemble. Près de 22 peaux pouvaient être utilisées mais la moyenne était de 14. Quand elle était terminée, la couverture de peaux était attachée à un pieu et levée, enroulée autour du mât principal de la structure auquel elle était épinglée avec des broches de la taille d’un crayon. Deux morceaux en forme d’ailes placés au sommet du tipi étaient retournés pour former une ouverture, qui pouvait être ajustée pour prévenir de l’humidité et garder des poches d’air isolantes. Avec un foyer au centre du sol en terre, les tipis restaient chauds durant l’hiver. A l’été, les bords inférieurs des tipis pouvaient être relevés pour laisser entrer une brise fraîche. La cuisine se faisait à l’extérieur durant les périodes de chaleur. Les tipis étaient des habitations très pratiques pour les personnes itinérantes. Travaillant ensemble, les femmes pouvaient rapidement les installer ou les enlever. Une bande entière de Comanches pouvait, en 20 minutes, débarrasser un campement pour pourchasser un troupeau de bisons. Les femmes Comanches étaient celles qui abattaient le plus de travail dans la transformation et la préparation des aliments.

La nourriture

Les Comanches étaient initialement des chasseurs-cueilleurs. Quand ils vivaient dans les montagnes Rocheuses, durant leur migration vers les Grandes Plaines, les hommes et les femmes partagèrent la responsabilité de ramasser et de trouver la nourriture. Quand les Comanches atteignirent les Grandes Plaines, la chasse devint prépondérante. Chasser était considéré comme étant une activité masculine et était une source principale de prestige. Pour viande, les Comanches chassaient le bison, l’élan, l’ours noir, l’antilope d’Amérique et le daim. Quand la chasse était mauvaise, les hommes chassaient les mustangs sauvages, en mangeant parfois leurs propres poneys. Plus tard, les Comanches pillèrent les ranches texans et volèrent les troupeaux de bœufs à longues cornes. Ils ne mangeaient pas de poissons ou de volailles, à moins de mourir de faim. En tel cas, ils pouvaient alors manger toutes créatures qu’ils pouvaient attraper dont les tatous, les sconses, les rats, les lézards, les grenouilles et les criquets. La viande de bison et autres gibiers étaient préparée et cuisinée par les femmes. Les femmes ramassaient aussi les fruits sauvages, les graines, les noix, les baies, les racines et les tubercules — comme les prunes, les raisins, les baies de genièvre, les kakis, les mûres, les glands, les pécans, les oignons sauvages, les radis et le fruit de l’épineux cactus poire. Les Comanches acquéraient aussi du maïs, des citrouilles sèches et du tabac grâce au commerce et au pillage. La plupart des viandes étaient rôties sur un feu ou bouillies. Pour faire bouillir de la viande fraîche ou séchée et des légumes, les femmes creusaient un trou dans le sol, qu’elles doublaient avec des peaux d’animaux ou de l’estomac de bison et remplissaient d’eau pour faire une sorte de faitout. Elles plaçaient des pierres chauffées dans l’eau jusqu’à ce que celle-ci bouillait et faisait cuire leur ragoût. Après avoir eu contact avec les espagnols, les Comanches acquirent des pots en cuivre et des bouilloires en acier, ce qui facilita la cuisine.
Les femmes utilisaient des baies et des noix, ainsi que du miel et du suif pour donner du goût à la viande de bison. Elles stockaient le suif dans des enveloppes en intestin ou des poches en cuir brut appelées parfleches. Elle aimaient particulièrement faire une bouillie sucrée de moelle de bison mélangée avec des haricots écrasés.
Les Comanches mangeaient parfois de la viande crue, notamment du foie cru aromatisé avec de la bile. Ils buvaient aussi du lait des mamelles tranchées de bisonnes, de daines ou d’élans femelles. Parmi leurs délicatesses on trouvait du lait caillé avec des estomacs de bisonneaux têtant encore . Ils adoraient aussi les tripes de bison ou les estomacs.
Le peuple Comanche prenait généralement un léger repas le matin et un plus grand le soir. Durant la journée, ils mangeaient quand ils avaient faim ou quand ils en avaient la convenance. Comme les autres Indiens des Plaines, les Comanches étaient des gens très hospitaliers. Ils préparaient les repas dès qu’il y avait un invité ce qui amena la croyance que les Comanches mangeaient à toutes heures de la journée ou de la nuit. Avant de prendre la parole pour un événement public, le chef prenait une bouchée de nourriture, la levait au ciel, puis l’enterrait comme signe d’offrande au Grand Esprit. De nombreuses familles faisaient des remerciements en s’asseyant pour manger dans leurs tipis.
Les enfants Comanches mangeaient du pemmican, mais c’était initialement pour emmagasiner de la nourriture à haute réserve énergétique réservée aux guerriers. Transporté dans des parfleches, le pemmican était mangé seulement quand les hommes n’avaient pas le temps de chasser. De manière similaire, les gens mangeaient du pemmican quand les autres nourritures manquaient. Les commerçants mangeaient du pemmican tranché et trempé dans le miel, qu’ils appelaient pain Indien.

L’habillement

.Les vêtements des Comanches étaient simples et faciles à porter. Les hommes portaient une ceinture de cuir avec un pagne et de souples jambières en peau de daim. Les Mocassins possédaient d’épaisses semelles dures en peau de bison avec un dessus en souple peau de daim. Les hommes Comanches ne portaient rien sur le haut du corps excepté durant l’hiver, période durant laquelle ils portaient de chauds et lourds vêtements faits de peaux de bison (ou occasionnellement d’ours, de loups ou de coyotes) avec des bottes en peau de bison remontant jusqu’aux genoux. Les jeunes hommes allaient généralement sans vêtements excepté durant en temps froid. Quand ila atteignaient l’âge de 8 ou 9 an, ils commençaient à se couvrir de vêtements adultes. Au 19ème siècle, utilisèrent des vêtements en laine pour remplacer les pagnes en peaux de daim et les hommes commencèrent à porter de larges chemises en peau.. Les femmes décoraient leurs chemises, leurs jambières et leurs mocassins avec des franges faites de peau de daim, de fourrures d’animaux ou de chevaux humains. Elles décoraient aussi leurs chemises et leurs jambières avec des motifs et des formes faites de perles et des restes de matériaux. Les femmes Comanches portaient de longues robes en peau de daim. Les robes avaient une jupe évasée et de larges et longues manches et étaient ajustées avec des franges en peau de daim le long des manches et aux ourlets. Des perles et des pièces de métal étaient attachées en formes géométriques. Les femmes Comanches portaient des mocassins en peau de daim avec des semelles en bison. A l’hiver, elles portaient aussi de chaudes robes en peau de bison et des grandes bottes fourrées de peau de bison. Au contraire des garçons, les jeunes filles n’allaient pas sans vêtement. Dès qu’elles étaient capables de marcher, elles étaient habillées de pagne. A 12 ou 13 ans, elles adoptaient les vêtements des femmes Comanches.

La chevelure et les couvre-chefs

Le peuple Comanche était fier de ses cheveux, qu’il portait longs et rarement coupés. Ils arrangeaient leur cheveux avec des brosses faites de piquants de porc-épic, les graissaient et les séparaient par le centre du front jusqu’au bas du cou. Ils coloraient le cuir chevelu au niveau de la séparation médiane avec de l’argile jaune, rouge ou blanche (ou autres couleurs). Ils portaient leurs cheveux en deux longues tresses liées avec des lanières de cuir ou de tissu coloré et parfois roulés dans de la fourrure de castor. Ils tressaient aussi une mèche de cheveux du dessus de leurs têtes. Cette mince tresse, appelée scalp lock, était décorée avec des morceaux de tissus colorés et des perles et d’une seule plume. Les hommes Comanches évoluaient rarement avec les cheveux non décorés. Ce n’est que lorsqu’ils intégrèrent une réserve à la fin du 19ème siècle que les hommes Comanches commencèrent à porter des coiffes typiques des Plaines. Si l’hiver était particulièrement froid, ils pouvaient porter un chapeau sans bord en peau de bison laineux. Quand ils partaient à la guerre, quelques guerriers portaient une coiffe faite à partir du cuir chevelu d’un bison. Les guerriers éliminaient la plupart de la peau et de la chair de la tête du bison, ne laissant seulement qu’une portion des poils laineux et les cornes. Ce type de chapeau laineux et cornu n’étaient portés que par les Comanches. Les femmes Comanches ne laissaient pas leurs cheveux pousser autant que les hommes. Les jeunes femmes pouvaient porter leurs cheveux longs et tressés mais les femmes séparaient leurs cheveux par le milieu et les gardaient courts. Comme les hommes, elles se peignaient le cuir chevelu le long de la séparation médiane avec de la peinture brillante.

Les décorations corporelles

Les hommes Comanches avaient généralement les oreilles percées avec des boucles d’oreilles pendantes faites avec des bouts de coquillage ou des anses en laiton ou du fil en argent. Une femme pouvait percer l’extrémité externe de l’oreille de 6 à 8 trous. Les hommes tatouaient aussi leurs visages, leurs bras et leurs poitrines avec des dessins géométriques ou peindre leurs visages ou leurs corps. Traditionnellement, ils utilisaient des peintures faites de jus de baies et des argiles colorés de la Comancheria. Plus tard, les commerçants les approvisionnèrent en vermillon (pigment rouge) et en peintures gominées brillantes. Les hommes Comanches portaient des bandes de cuir et de métal sur leurs bras. A l’exception du noir, qui était la couleur de la guerre, il n’y avait pas de couleurs standards ou de motifs particuliers pour les peintures du visage et du corps: c’était une question de préférence individuelle. Par exemple, un Comanche pouvait peindre un côté de son visage en blanc et l’autre côté avec des bandes blanches ou noires. Un Comanche pouvait se peindre d’une manière particulière pendant qu’un autre pouvait changer les couleurs et les motifs quand il en avait envie. Certains motifs avaient des significations spéciales pour les individus et des couleurs et des motifs pouvaient avoir été révélés dans un rêve. Les femmes Comanches pouvaient aussi avoir des tatouages sur le visage et étaient libres de se peindre comme elles le voulaient. Une habitude populaire parmi les femmes était de se peindre l’intérieur des oreilles en rouge vif et de dessiner des cercles oranges et rouges sur les joues. Elles se peignaient habituellement le tour des lèvres en rouge et jaune.

Les arts et l’artisanat.

A cause de leurs fréquentes pérégrinations, les Indiens Comanches devaient s’assurer que leurs appareils ménagers et autres possessions étaient incassables. Ils n’utilisaient pas de poteries qui pouvaient facilement être cassées lors de longs voyages. De la vannerie, du tissage, de la sculpture sur bois et le travail du fer étaient aussi inconnus des Comanches. A la place, ils dépendaient du bison pour la plupart de leurs outils, leurs appareils ménagers et leurs armes. Ils faisaient presque 200 articles différents avec les cornes, la peau et les os du bison.
En retirant la paroi interne de l’estomac, les femmes transformaient la panse en poche aux eaux. La paroi interne était alors tendue sur quatre poteaux puis remplie d’eau pour faire un pot pour cuire des soupes et des ragoûts. Avec la rareté du bois sur les plaines, les femmes comptaient sur les bouses de bison (ramassées sèches) pour allumer les feux destinés à cuire les plats et réchauffer le peuple durant les longs hivers.
Le cuir dur était façonné en selles, étriers et sous-ventrières, étuis à couteaux, baquets et semelles de mocassins. Le cuir était aussi transformé en crécelles et tambours. Des bandes de cuir étaient torsadées en cordes robustes. Gratté pour ressembler à du parchemin blanc, des peaux en cuir étaient pliées pour faire des parfleches dans lesquels de la nourriture, des vêtements et autres effets personnels étaient conservés. Les femmes tannaient aussi le cuir pour en faire des peaux douces et souples qui étaient utilisées pour confectionner des revêtements de tipis, des robes chaudes, des couvertures, des étoffes et des mocassins. Ils dépendaient aussi de la peau de daim pour la literie, les berceaux, les poupées, les bagages, les poches, les carquois et les étuis de fusils.
Les tendons étaient utilisés pour les cordes des arcs et comme fil à coudre. Les sabots étaient transformés en colle et en hochets. Les cornes étaient taillées en tasses, en cuillères et en louches pendant que la queue faisait un bon fouet, une tapette à mouches ou une décoration pour le tipi. Les hommes faisaient les outils, les racloirs et les aiguilles à partir des os ainsiq qu’une sorte de pipe et fabriquaient des jouets pour leurs enfants. Cependant, en tant que guerriers, les hommes se concentraient sur la fabrication d’arcs et de flèches, de lances et de boucliers. Le gros cou d’un vieux bison était idéal pour les boucliers de guerre qui détournaient les flèches et les balles. Comme ils passaient la plupart de leurs journées à dos de cheval, ils confectionnaient aussi, avec le cuir, des selles, des étriers et autres équipements destinés à monter à cheval. Le poil de bison était utilisé pour remplir les tapis de selles et était aussi utilisé pour les cordes et les licous.

Le langage

Le langage parlé par le peuple Comanche est une langue Numique du groupe des langues Uto-Aztéques. Elle est étroitement apparentée à la langue Shoshone, de laquelle les Comanches divergèrent aux environs de 1700. Les deux langues restèrent étroitement relatées mais quelques changements sonores subalternes empêchent une intelligibilité mutuelle. Les premiers rapports sur la langue Comanche datant de 1786 montrent clairement un dialecte Shoshone mais au début du 20ème siècle, ces changements de sonorité avaient modifié la manière dont le Comanche sonnait de manière subtile mais profonde. Bien que des efforts ne soient pas clairement engagés pour assurer la survie de la langue, la plupart de ceux qui la parlent sont âgés et moins d’un pour cent des Comanches la parle encore.
A la fin du 19ème siècle, de nombreux enfants Comanches furent placés dans des pensionnats avec des enfants de différentes tribus. Les enfants apprirent l’anglais et furent encouragés à abandonner leur langue d’origine. De manière anecdotique, l’apprentissage de l’anglais fut sévère.
Quanah Parker apprit et parla l’anglais et était soucieux que ses enfants en fassent de même. La seconde génération grandit alors en parlant anglais parce qu’elle croyait que c’était préférable pour elle de maintenant ne plus pratiquer le Comanche.
Durant la seconde guerre mondiale, un groupe de 17 jeunes hommes, connus sous le vocable de "The Comanche Code Talkers", furent entraînés et utilisés par l’Armée Américaine pour envoyer des messages contenant des informations sensibles qui ne pouvaient pas être décryptées par les Allemands.

Comanches Notables

• Spirit Talker (Mukwooru) (vers 1780-1840), Chef et homme-médecine Penateka
• Old Owl (Mupitsukupʉ) (fin des années 1780–1849), chef Penateka
• Amorous Man (Pahayoko) (fin des années 1780–vers 1860), chef Penateka
• Ten Bears (Pawʉʉrasʉmʉnunʉ) (vers 1790–1872), chef des Ketahtos et plus tard de la bande des Yamparikas
• Santa Anna (vers 1800-vers 1849), chef de guerre de la bande des Penatekas
• Buffalo Hump (Potsʉnakwahipʉ) (vers 1800-vers 1865/1870), chef de guerre et plus tard chef de la bande des Penatekas
• Iron Jacket (Puhihwikwasu'u) (vers 1790-1858), chef de guerre et plus tard chef de la bande des Quahadis; père de Peta Nocona
• Horseback (Tʉhʉyakwahipʉ) (vers 1805/1810-vers 1888), chef de la bande des Nokonis
• Tosahwi (White Knife) (vers 1805/1810-vers 1878/1880), chef de la bande des Penatekas
• Peta Nocona (Lone Wanderer) (vers 1820-vers 1864), chef de la bande des Quahadis au Texas; père de Quanah Parker
• Piaru-ekaruhkapu (Big Red Meat) (vers 1820/1825-1875), chef des Nokonis
• Mow-way (Shaking Hand, Breaking-in-the-middle) (vers 1825-1886), chef des Kotsotekas
• Carne Muerto (1832–1860s), fils du chef Penateka, Santa Anna
• Isatai (vers 1840–vers 1890), guerrier et homme-médecine de la bande des Quahadis, qui introduisit la Danse du Soleil auprès des Comanches.
• Quanah Parker (vers 1845–1911), Chef des Quahadis, un fondateur de la Native American Church et éminent rancher
• White Parker (1887–1956), fils de Quanah Parker et missionnaire méthodiste
• Gil Birmingham (né en 1953), acteur, Into the West
• Blackbear Bosin (1921–1980), sculpteur et peintre Kiowa-Comanche
• Charles Chibitty (1921–2005), Comanche code talker de la seconde guerre mondiale
• Marie C. Cox (1920-2005), fondateur de la North American Indian Women's Association et avocate de la réforme sur les familles d’accueil
• LaDonna Harris (né en 1931), activiste politique et fondateur d’Americans for Indian Opportunity
• Lotsee Patterson (né en 1931), libraire, éducateur et fondateur de l’American Indian Library Association
• Tom Mauchahty-Ware, musicien Kiowa-Comanche
• Sonny Nevaquaya, flûtiste
• Sanapia (1895–1984), femme-médecine
• Paul Chaat Smith, auteur, conservateur
• George "Comanche Boy" Tahdooahnippah (né en 1978), boxeur professionnel et champion NABC des super mi-moyens
• Rudy Youngblood (né en 1982), acteur, fut la vedette d’Apocalypto, affilié à aucune tribu.
• Jesse Ed Davis (1944-1988), guitariste et chanteur

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Re: Les COMANCHES

Messagepar lasso » 20 déc. 2017 16:58

:applaudis_6: :applaudis_6: :applaudis_6: DEMERVAL

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lafayette
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Re: Les COMANCHES

Messagepar lafayette » 31 déc. 2017 0:21

:applaudis_6:

En ce qui concerne l’usage des chevaux, entre Pueblos et Comanches. n’y avait-t’il pas les Utes?
Pour moi la vie va commencer...

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HART
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Re: Les COMANCHES

Messagepar HART » 31 déc. 2017 9:47

Pour les passionnés qui ont été intéressés par l'impressionnant article de DEMERVAL , je leur recommande L'Empire Comanche de Pekka Hämäläinen.
La meilleure étude historique que j'aie lue sur les amérindiens. Une oeuvre essentielle.
A lire absolument par ceux qui ont une vision angélique des indiens ( ce fut mon cas à une époque ... ) : comment fonctionnait une nation de prédateurs.

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Re: Les COMANCHES

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 31 déc. 2017 10:52

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Re: Les COMANCHES

Messagepar lafayette » 31 déc. 2017 14:24

HART a écrit :A lire absolument par ceux qui ont une vision angélique des indiens ( ce fut mon cas à une époque ... ) : comment fonctionnait une nation de prédateurs.

En effet Hart, même à cheval le Comanche est rosse!
Pour moi la vie va commencer...

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Re: Les COMANCHES

Messagepar major dundee » 31 déc. 2017 17:23

Au moment du calendrier de l'Avent, cette traitresse ("La reine des Comanches"...?) était passée entre les mailles du filet...

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Re: Les COMANCHES

Messagepar HART » 31 déc. 2017 17:36

Lafayette , ton dernier trait d'humour de l'année ( enfin , peut-être ...) fait naitre en moi un sentiment complexe : un abattement mêlé d'admiration...
Curieux , non ?
On ne s'ennuie pas en tous cas.Merci pour ça.
Toujours sur les comanches , on peut lire une saisissante description d'une horde de ces indiens dans le remarquable roman de John Carlos Blake "Crépuscule sanglant" , ici , tu peux laisser tomber ...le jeu de mots , ami Lafayette.

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Le Gaucher83
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Re: Les COMANCHES

Messagepar Le Gaucher83 » 31 déc. 2017 18:30

U.S. Marshal Cahill a écrit :...
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