Les CHEYENNES

DEMERVAL
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Les CHEYENNES

Messagepar DEMERVAL » 13 déc. 2017 18:20

Tsétsêhéstâhese (connus plus communément sous le nom de Tsitsistas qui est le pluriel de Tsétsêhéstaestse), se traduit par "ceux qui sont comme cela".
Bien que l’identité du Šahíya n’est pas connue, de nombreuses tribus des Grandes Plaines affirment qu’il signifie Cree ou autres peuples qui parlaient la langue Algonquine reliée aux Crees et aux Cheyennes. Le mot Cheyenne pour Ojibwe est "Sáhea'eo'o," un mot qui semble similaire au mot des Dakotas, Šahíya.
Une autre des étymologies communes pour Cheyenne est "un peu comme une langue étrangère (littéralement, "red-talker"). Selon George Bird Grinnell, les Dakotas se référaient à eux-mêmes et aux bandes parlant le Sioux comme étant des "white talkers", et ceux qui parlaient d’autres langues telle que l’Algonquin, comme étant des "red talkers" (Šahíyena).
L’étymologie du nom Tsitsistas, qui est le nom que les Cheyennes se donnent, est incertaine. Selon le dictionnaire Cheyenne, consultable en ligne au Chief Dull Knife College, il n’ y a pas de consensus définitif et diverses études sur les origines et la traduction du mot ont été suggérées. Le rapport de Grinnell est typique; il affirme "Ils s’appellent eux-mêmes Tsistsistas, que le livre traduit communément comme "people". Il signifie probablement plus, relié l’un à l’autre, élevé similairement, comme nous, notre peuple ou nous. Le terme pour la patrie des Cheyennes est Tsiihistano."
Les Cheyennes du Montana et de l’Oklahoma parlent la langue Cheyenne, connue sous l’appellation de Tsêhésenêstsestôtse (Tsisinstsistots). Approximativement 800 personnes parlent Cheyenne en Oklahoma. Il n’y a que peu de différences de vocabulaire entre les deux lieux. L’alphabet Cheyenne contient 14 lettres. La langue Cheyenne est une des langues Algonquines les plus étendues. Initialement, les bandes Cheyennes Só'taeo'o (Só'taétaneo'o) ou Suhtai (Sutaio) du sud et du nord parlaient le Só'taéka'ęškóne ou Só'taenęstsestôtse, un langue très proche du Tsêhésenêstsestôtse.

La prime histoire

La première trace écrite sur l’histoire des Cheyennes remonte à la moitié du 17ème siècle, quand un groupe de Cheyennes rendit visite au Fort Crevecoeur (un fort français), aujourd’hui près de Peoria, Illinois. Les Cheyennes à cette époque vivaient entre la rivière Mississippi et les Milles Lacs, aujourd’hui le Minnesota. L’économie Cheyenne était basée sur la collecte du riz sauvage et la chasse, particulièrement le bison, qui vivait dans les prairies à une centaine de kms des villages Cheyennes.
Selon l’histoire tribale, durant le 17ème siècle, les Cheyennes avaient été expulsés par les Assiniboines de la région des Grands Lacs (aujourd’hui le Minnesota et le Dakota du Nord) où ils avaient établi leurs villages. Le plus important des anciens villages Cheyennes est Biesterfeldt Village, à l’est du Dakota du Nord le long de la rivière Sheyenne. L’histoire tribale relate aussi qu’ils parvinrent pour la première fois à la rivière Missouri en 1676. Une analyse plus récente des premiers écrits affirme qu’au moins quelques Cheyennes restèrent dans la région des Mille Lacs du Minnesota jusqu’en 1765, date à laquelle les Ojibwes défirent les Dakotas avec des armes à feu— repoussant à leur les Cheyennes vers la rivière Minnesota où ils furent remarqués en 1766.
Sur la rivière Missouri, les Cheyennes fréquentèrent les peuples voisins, les Mandans, les Hidatsas et les Arikaras et ils adoptèrent plusieurs de leurs caractéristiques culturelles. Ils furent les premiers des tribus des Plaines dans les Black Hills et le pays de la Powder River. Vers 1730, ils introduisirent le cheval auprès des bandes Lakotas. Des conflits avec des migrants Lakota et le peuple Ojibwe, repoussèrent les Cheyennes plus loin dans l’ouest et à leur tour, ils repoussèrent les Kiowas plus au sud.
En 1776, les Lakotas avaient écrasé les Cheyennes et s’étaient accaparés une grande partie de leur territoire près des Black Hills. En 1804, Lewis et Clark rendirent visite à un village Cheyenne survivant dans le Nord du Dakota. De tels explorateurs européens apprirent de nombreux différents noms pour les Cheyennes et ne réalisèrent pas comment les différentes sections formaient en fait une tribu unifiée.
La Nation Cheyenne Nation descend de deux tribus apparentées, les Tsétsêhéstâhese / Tsitsistas et les Só'taeo'o / Só'taétaneo'o (mieux connus comme Suhtai or Sutaio), cette dernière tribu ayant probablement rejoint les Tsétsêhéstâhese au début du 18ème siècle. Leur histoire orale retransmet que les deux tribus étaient caractérisées et représentées par deux héros culturels ou prophètes qui reçurent des attributs divins de leur dieu Ma'heo'o (″Etre Sacré, Dieu″, communément en anglais Maheo, Mahiu, c’est un terme post-missionnaire, au début la forme plurielle Ma'heono était utilisée), que les Só'taeo'o appelaient He'emo (″Déesse, Etre Sacrée″, équivalent de Ma'heo'o dans le dialecte Tsétsêhéstâhese).
Le prophète des Tsétsêhéstâhese / Tsitsistas, Motsé'eóeve (Sweet Medicine Standing, Sweet Root Standing, communément appelé Sweet Medicine) avait reçu le Maahótse (en Anglais, Mahuts, un fagot de Flèches Sacrées) au Nóávóse (″medicine(sacred)-hill″, appellation pour Bear Butte, au nord-ouest de Rapid City, Dakota du Sud), qu’ils portaient quand ils livraient des guerres tribales et qu’ils gardait dans le maahéome (Arrow Lodge ou Arrow Tepee). Il organisa la structure de la société Cheyenne, leurs sociétés militaires ou guerrières présidées par des guerriers éminents, leur système judiciaire et le Conseil des Quarante-Quatre chefs de guerre, ce dernier étant composé de quatre véhoo'o (chefs ou leaders) des dix principales manaho (bandes) et de quatre ″Anciens″ qui se réunissaient à dates régulières pour délibérer autour de la Danse du Soleil.
Sweet Medicine est le prophète Cheyenne qui prédit l’arrivée du cheval, de la vache, de l’homme blanc etc. aux Cheyennes. Il fut nommé pour le motsé'eonȯtse (sweetgrass), une des plantes médicinales sacrées utilisées par de nombreux peuples des Plaines dans leurs cérémonies.
Le prophète des Só'taeo'o, Tomȯsévėséhe ("Erect Horns") avait reçu le Ésevone (alias Is'siwun - "Sacred (Buffalo) Hat Bundle") au Toh'nihvoos (″Stone Hammer Mountain″) près des Grands Lacs dans le présent état du Minnesota. Le Ésevone / Hóhkėha'e (Sacred Buffalo Hat) est gardé dans le vonȧhéome ou hóhkėha'éome (new term) ("Sacred Hat Lodge, Sacred Hat Tepee"). Erect Horns leur apporta des cérémonies et la Danse du Soleil. Sa vision convainquit la tribu d’abandonner leur vie sédentaire d’agriculteurs pour adopter une vie nomadique dans les Plaines avec une culture équestre. Ils remplacèrent leurs logements en terre pour des tipis transportables et changèrent leur mode alimentaire fait de poissons et de produits agricoles pour le bison et les fruits et les légumes sauvages. Leurs terres s’étendaient de la partie supérieure de la rivière Missouri dans ce qui est maintenant le Wyoming, le Montana, le Colorado et le Dakota du Sud.
Le Ésevone / Hóhkėha'e ("Sacred Buffalo Hat") est gardé parmi les Cheyennes du Nord et les Só'taeo'o du Nord. Le Tséá'enōvȧhtse (″Sacred (Buffalo) Hat Keeper″ ou ″Keeper of the Sacred (Buffalo) Hat″) doit appartenir aux Só'taeo'o. Durant les années 1870, les leaders tribaux devinrent désenchantés par le gardien du Evesone et ils demandèrent à Broken Dish de le rendret; il accepta mais son épouse refusa et désacralisa le Sacred Hat et son contenu; un calumet cérémonial et une corne de bison furent perdus. En 1908, un Cheyenne appelé Three Fingers rendit la corne au Sacred Hat; le calumet rentra en possession d’un Cheyenne appelé Burnt All Over qui le donna à Hattie Goit de Poteau, Oklahoma, qui en 1911 donna le calumet à la Société Historique de l’Oklahoma. En 1997, la Société Historique de l’Oklahoma négocia avec les Cheyennes du Nord le retour du calumet auprès du gardien du Sacred Medicine Hat Bundle, à savoir James Black Wolf.
Le Maahótse (Sacred Arrows) est le symbole de la puissance masculine et le pouvoir de l’Ésevone / Hóhkėha'e (Sacred Buffalo Hat) est féminin. Le Sacred Buffalo Hat et le Sacred Arrows forment ensemble les deux grands instruments de la Nation Cheyenne. A travers ces deux symboles, Ma'heo'o assure une vie infinie et les bienfaits au peuple.

Les bandes Cheyennes historiques

Les Cheyennes du Nord (connus en Cheyenne comme les Notameohmésêhese ou Notameohmésėhétaneo'o ou simplement les Ohmésêhese / Ôhmésêheseo'o)
• Notameohmésêhese / Notameohmésėhétaneo'o proper ("Mangeurs du Nord", aussi plus simplement connus comme les Ȯhmésėhese / Ôhmésêheseo'o ou Omísis - "Mangeurs", récupérèrent ce nom parce qu’ils étaient connus comme étant des grands chasseurs et de ce fait avaient de grosses réserves de viande pour nourrir leur peuple. Groupe Cheyenne le plus populeux habitant les terres du nord et de l’ouest des Black Hills (Mo'ȯhtávo'honáéva - ″black-rock-Location″) jusqu’au Pays de la Powder River (Páeo'hé'e - ″gunpowder river″ ou ″coal river″), ils étaient souvent accompagnés par leur amis Totoemanaho et Só'taeo'o du nord et avaient par des mariages intertribaux lié des liens étroits avec les Lakota. Aujourd’hui ils sont avec les Só'taeo'o du Nord, les plus influents des Cheyennes.
• Northern Oévemanaho / Oivimána (Northern Oévemana - "Northern Scabby", "Les Scalpeurs du Nord", vivant maintenant dans et autour de Birney, Montana (Oévemanâhéno - ″scabby-band-place″) près du confluent de la Tongue River et de la Hanging Woman Creek dans le coin sud-est de la Northern Cheyenne Indian Reservation)
• Northern Só'taeo'o / Só'taétaneo'o (Suhtai ou Sutaio) ne marièrent que d’autres Só'taeo'o et campèrent toujours dans des lieux séparés des autres camps Cheyennes. Ils conservèrent des liens plus étroits avec la bande des Notameohmésêheses et vécurent au nord et à l’ouest des Black Hills (Mo'ȯhtávo'honáéva - ″black-rock-Location″). Ils vagabondèrent aussi avec leurs amis Notameohmésêhese et Totoemanaho dans le pays de la Powder River (Páeo'hé'e), demeurèrent au nord de la Platte River, où ils eurent des bandes plus peuplées que leurs amis du sud grâce à des terres herbeuses et de chasse meilleures que celles du nord. Ils vivent maintenant dans et autour de Birney, Montana (Oévemanâhéno - ″scabby-band-place″) et sont aujourd’hui avec les Notameohmésêhese parmi les plus influents des Cheyennes du Nord.
Parmi les bandes du nord moins importantes (non représentées au Conseil des Quarante-Quatre):
• Anskówînîs / Anskowinis ("Nez Etroits", appelés ainsi en hommage à leur premier chef, Broken Dish, surnommé Anskówǐnǐs), ils se séparèrent des Ôhmésêheseo'o suite à une querelle.
• Moktavhetaneo / Mo'ȯhtávėhetaneo'o (Mo'ôhtávêhetane - "Hommes à la Peau Noire"), appelés ainsi parce qu’ils avaient la peau plus foncée que les autres Cheyennes. Ils ressemblaient plus à des Utes qu’ à leurs parents Cheyennes et étaient aussi appelés ″Hommes des Montagnes″, peut-être parce qu’ils descendaient de captifs Utes. Ils vivent aujourd’hui dans le district de Lame Deer, Montana (Mo'ȯhtávȯheomenéno - ″black-lodge-place″) dans la Northern Cheyenne Indian Reservation; parce que Lame Deer, en tant que quartier-général de l’agence tribale et gouvernementale, était l’endroit où les rations étaient distribuées, on lui donna aussi le nom de Meaveʼhoʼeno - ″la place où l’on donne″ ou ″la place où les hommes blancs donnent″.
• Ononeo'o / Ononeo (« Peuple Arikara" ou ″Ree Band″). Ils étaient mélangés par des mariages intertribaux avec les Cheyennes-Arikaras et les Mandans, et initialement fortement associés avec les bandes Cheyenne-Lakota Masikota. Ils vivent aujourd‘hui dans le district non officiel de Rosebud/Ree (Ónoneo'o), politiquement une partie du district de Muddy Creek, entre Busby et Muddy Creek ; quelques-uns sont aussi présents dans le district de Lame Deer)
• Totoemanaho / Totoimana (Totoemana, Tútoimanáh - "Le Clan Hésitant", "le Clan Timide" ou "le Clan Honteux") étaient ainsi nommés parce qu’ils préféraient campés à l’écart. Ils vivaient au nord et à l’ouest des Black Hills et le long de la Tongue River (Vétanovéo'hé'e - ″Tongue River″) et vagabondèrent également avec leurs amis Notameohmésêhese et les Northern Só'taeo'o dans le pays de la Powder River (Páeo'hé'e). Ils avaient par des mariages intertribaux des liens étroits avec les Lakotas. Ils sont aujourd’hui installés dans et autour de Ashland, Montana (Vóhkoohémâhoéve'ho'éno) immédiatement à l’est de frontière de la Northern Cheyenne Indian Reservation.
• Vóhpoométaneo'o / Woxpometaneo (Voxpometaneo - "Peuple de la White River", ″Cheyennes de la White River″). Ils tenaient leur nom de la White River (Vóhpoome) près de Pine Ridge dans le Dakota du Nord, mais aussi d’une large famille, les Wóopotsît ou Wóhkpotsit - "White Wolf", ″White Crafty People″, dont la majorité des membres avaient rejoint leurs amis Cheyennes pour s’installer en 1891 au sud de Kirby, Montana près des sources de la Rosebud Creek. Ils sont aujourd’hui installés dans et autour de Busby, Montana (Vóhpoométanéno) dans la Northern Cheyenne Indian Reservation mais quelques-uns restèrent dans la Pine Ridge Indian Reservation avec leurs amis Oglala Lakotas et sont connus sous le vocable Tsėhésė-ho'óhomo'eo'o - ″Cheyenne-Sioux″)

Les Cheyennes du Sud (connus en Cheyenne sous l’appellation Heévâhetaneo'o signifiant "Peuple Attaché" – d’après la bande la plus populeuse, aussi communément connus sous le vocable de Sówoniá - "Le Peuple du Sud")
• Heévâhetaneo'o / Hevhaitaneo (Hévhaitanio - "Les Hommes aux Cheveux Attachés", "Les Gens Chevelus", aussi ″les Hommes Fourrure″, étaient étroitement affiliés aux Arapahos, connus comme étant de grands guerriers et parmi les Cheyennes comme étant les meilleurs dresseurs de chevaux des tribus environnantes- spécialement des Kiowas (Vétapâhaetó'eo'o - ″greasy-wood-ones″) et des Comanches (Šé'šenovotsétaneo'o - ″snake people″). Ils initièrent en 1826 sous la conduite de leur chef Yellow Wolf (Ho'néoxheóvaestse) – en compagnie de quelques Arapahos- la migration de quelques bandes Cheyennes au sud de la Platte River (Meneo'hé'e - ″Moon Shell River″) jusque l’Arkansas River (Mótsėsóoneo'hé'e - ″Flint River″) et l’établissement de Bents Fort. Leurs terres s’étendaient entre celles des Southern Oévemanaho à l’ouest, celles des Wotápios à l’est et celles des Dog Soldiers et des Hesé'omeétaneo'o au nord. Ils eurent d’énormes pertes en 1849 lors de l’épidémie de choléra, soit à peu près la moitié des survivants de Sand Creek, dont les chefs Yellow Wolf et Big Man; ils sont aujourd’hui prédominants parmi les Cheyennes du Sud.
• Hesé'omeétaneo'o / Hisiometaneo (Hisíometanio ou Issiometaniu - "Ridge People/Men" ou ″Hill Band″ ou encore ″Pipestem (River) People″). Originellement une partie des Heévâhetaneo'o, ils avaient aussi des liens étroits avec les Oglalas et les Sičháŋǧu (Brulé) Lakotas. Ayant d’abord vécu au sud de la Masikota le long de la Niobrara River, au nord de la North Platte River au Nebraska, ils déménagèrent plus tard dans le hill country le long de l’Upper Smoky Hill River et au nord de l’Upper Arkansas River au Colorado – sur des terres principalement situées à l’ouest des bandes étroitement associés des Southern Só'taeo'o et des Dog Soldiers et au nord des Southern Oévemanaho et des Heévâhetaneo'o. Ils se rangèrent parfois avec les Comanches au sud jusqu’aux Staked Plains, sous les ordres du chef White Antelope à Sand Creek où ils connurent de lourdes pertes.
• Heviksnipahis / Iviststsinihpah ("Aorta People" ou "Burnt Aorta People"). Comme gardiens des Flèches Sacrées, ils étaient aussi considérés comme des vrais Tsétsêhéstâhese / Tsitsistas ou étaient connus des autres bandes comme étant les ″Arrow People″. Vivant à l’origine le long des fourches de la Cheyenne River et dans l’est des Black Hills à l’ouest du Wyoming,ils déménagèrent entre 1815 et 1825 au sud des fourches de la North et de la South Platte River (Vétaneo'hé'e - ″Fat River″ or ″Tallow River″), ce qui semble logique géographiquement eu égard à la position centrale de leurs terres sur lesquelles se réunissaient tous les ans les cérémonies. Plus tard, ils déménagèrent plus au sud et se rangèrent entre les Dog Soldiers au nord, les Oo'kóhta'oná au sud-est, les Hónowa et les Wotápio au sud.
• Hónowa / Háovȯhnóvȧhese / Nėstamenóoheo'o (Háovôhnóva, Hownowa, Hotnowa - "Pauvre Peuple", aussi connus comme ″Red Lodges People″). Ils vivaient au sud des Oo'kóhta'oná et à l’est des Wotápio.
• Southern Oévemanaho / Oivimána (Southern Oévemana - "Southern Scabby", "Les Scalpeurs du Sud"). A l’origine une partie des Heévâhetaneo'o, ils étaient aussi étroitement affiliés aux Arapahos. Ils déménagèrent ensemble avec les Heévâhetaneo'o sous la direction du Chef Yellow Wolf en 1826 au sud de la Platte River jusqu’à l’Arkansas River. Ils étaient entourés au sud par les Hesé'omeétaneo'o et à l’ouest par les Heévâhetaneo'o. Conduits par War Bonnet, ils perdirent à Sand Creek la moitié de leur peuple et vivent désormais près de Watonga (Tséh-ma'ėho'a'ē'ta - ″where there are red (hills) facing together″, aussi connu comme Oévemanâhéno - ″scabby-band-place″) et Canton, Comté de Blaine, sur des terres de l’ex Cheyenne and Arapaho Indian Reservation en Oklahoma.
• Masikota ("Crickets", "Sauterelles", ″Bande aux cheveux gris″, ″Bande aux jambes fléchies″ ou ″Bande ridée″, peut-être un mot Lakotiyapi, mazikute - "Tireurs au fusil de fer", de mazi - "fer" et kute - "tirer". Ils vivaient au sud-est des Black Hills le long de la White River (Vóhpoome). Ayant conclu des mariages intertribaux avec les Oglala Lakota et les Sičháŋǧu Oyáte (Brule Lakota), ils furent le premier groupe de l’unité tribale dans les Plaines, d’où leur nom First Named. Presque complètement anéanti par l’épidémie de choléra de 1849, les survivants rejoignirent ensuite la société militaire des Dog Soldiers (Hotamétaneo'o) qui prirent leur place comme bande dans le cercle tribal des Cheyennes. N’étant pas présents à Sand Creek en 1864 ils furent en nombre lors de la Battle of Summit Springs de 1869.
• Oo'kóhta'oná / Ohktounna (Oktogona, Oktogana, Oqtóguna ou Oktoguna - "Jambes nues", "Machoire protubérante"), ils se référaient à l’art de la Deer Dance avant de partir à la guerre. Précédemment fortement associés avec les bandes Cheyenne-Lakota Masikota, ils vivaient au nord des Hónowa et au sud des Heviksnipahis. Presque complètement exterminés par l’épidémie de choléra de 1849, ils rejoignirent peut-être aussi les Dog Soldiers.
• Wotápio / Wutapai (du mot Lakotiyapi, Wutapiu: - "Mange avec les Lakota-Sioux", "A Moitié Cheyenne", "Cheyenne-Sioux"). A l’origine c’était une bande de Lakota Sioux qui rejoignit les Southern Cheyenne. En 1820 ils avaient déménagé au sud de l’ Arkansas River au Colorado, où ils vécurent et campèrent avec leurs alliés Kiowa. A travers les mariages intertribaux, ils devinrent une bande parlant le Cheyenne et s’identifièrent à une bande hybride Cheyenne-Kiowa avec une origine Lakota. Leurs terres de chasse se trouvaient entre les Hónowa à l’est, les Heévâhetaneo'o à l’ouest, et les Heviksnipahis au nord. Ils furent les plus meurtris par le Massacre de Sand Creek de 1864.
• Southern Só'taeo'o / Só'taétaneo'o (Suhtai ou Sutaio). Ils ne mariaient que d’autres Só'taeo'o (Northern ou Southern) et campèrent toujours séparément des autres campements Cheyenne. Ils conservèrent des liens très étroits avec la bande des Hesé'omeétaneo'o, et rejoignirent les terres des Dog Soldiers le long de la Smoky Hill River (Mano'éo'hé'e - ″gather(timber) river″) et des rivières Saline (Šéstotó'eo'hé'e - "Cedar River") et Solomon (Ma'xêhe'néo'hé'e - "turkey-creek"), dans le centre du Kansas. Leurs terres de chasse préférées se trouvaient au nord des Dog Soldiers le long des sous-bassins de la Republican River (Ma'êhóóhévâhtseo'hé'e - ″Red Shield River″, ainsi nommée parce qu’elle réunissait les guerriers de la Ma'ėhoohēvȧhtse (Red Shield Warriors Society) et particulièrement le long de la Beaver Creek, qui était aussi une place spirituelle. Les Hesé'omeétaneo'o étaient pour la plupart établis à l’ouest et au nord-ouest d’eux.

Les bandes du sud moins importantes (non représentées au Conseil des Quarante-Quatre) :
• Moiseo / Moiseyu (Monsoni - "Les hommes-silex", appelés ainsi à cause de la Flintmen Society (Motsêsóonetaneo'o), étaient aussi appelés Otata-voha - "Chevaux Bleus", d’après Blue Horse, le premier leader de la Coyote Warriors Society (O'ôhoménotâxeo'o). Les deux étaient des branches de la Fox Warriors Society (Vóhkêséhetaneo'o or Monêsóonetaneo'o), une des quatre sociétés militaires originales des Cheyennes. A l’origine, c’était une bande de Sioux du Minnesota, la plus grosse partie quitta les Cheyennes vers 1815 pour rejoindre les bandes de Sioux du Minnesota, le reste fut associé ou rejoignit les Wotápios.
• Ná'kuimana / Nakoimana (Nakoimanah - "Le peuple ours")
Les Heviksnipahis, les Heévâhetaneo'o, les Masikota, les Omísis, les Só'taeo'o, les Wotápio, les Oévemanaho, les Hesé'omeétaneo'o, les Oo'kóhta'oná et les Hónowa étaient les dix principales bandes qui avaient le droit d’envoyer quatre chefs pour les représenter au Conseil des Quarante-Quatre.
Après que les bandes des Masikota et des Oo'kóhta'oná eurent été presqu’exterminées par l’épidémie de choléra en 1849, les Masikotas survivants rejoignirent la société des guerriers Dog Soldiers (Hotamétaneo'o). Ils devinrent effectivement une bande autonome et en 1850 prirent le contrôle du cercle auparavant occupé par les Masikotas. Les membres opposèrent souvent les politiques de paix des chefs comme Black Kettle. Avec le temps, les Dog Soldiers prirent le leadersdhip lors des guerres contre les blancs. En 1867, la plupart des membres de la bande furent exterminés par les forces de l’United States Army à la Battle of Summit Springs.
A cause d’une division croissante entre les Dog Soldiers et le Conseil des Chefs au sujet du respect de la politique envers les blancs, les Dog Soldiers se séparèrent des autres bandes Cheyennes. Ils devinrent effectivement une troisième division du peuple Cheyenne, entre les Northern Cheyennes qui étaient installés au nord de la Platte River, et les Southern Cheyennes, qui occupaient les terres au nord de l’Arkansas River.
Expansion dans les plaines
Après avoir été repoussé au sud et vers l’ouest par les Lakotas, le peuple Cheyenne unifié commença à créer et étendre un nouveau territoire. Vers 1811, les Cheyennes firent une alliance formelle avec le peuple Arapaho (Hetanevo'eo'o - „Peuple du ciel“, „Peuple des nuages“, à cause de leur proche interaction qui restera présente durant toute leur histoire et aujourd’hui encore. L’alliance aida les Cheyennes à étendre leur territoire qui s’étala du Montana, à travers la plupart du Wyoming, la moitié est du Colorado, l’extrême ouest du Nebraska et du Kansas. Aussi tôt que 1820, les commerçants et les explorateurs rapportèrent avoir eu des contacts avec les Cheyennes à Denver, Colorado et sur la rivière Arkansas. Ils étaient probablement en train de chasser et de commercer dans cette région auparavant. Ils pourraient avoir migré vers le sud pour l’hiver. La bande des Hairy Rope est réputée avoir été la première bande à déménager vers le sud, capturant des chevaux aussi loin que la vallée de la rivière Cimarron. En réponse à la construction du Fort Bent par Charles Bent, un ami des Cheyennes qui établit un commerce régulier avec eux, une grande partie de la tribu déménagea plus au sud et s’installa dans la région. L’autre partie de la tribu continua de vivre le long des sources des rivières North Platte et Yellowstone. Ces groupes constituèrent les Southern Cheyennes, connus comme les Sówoníăs (Southerners) et les Northern Cheyennes, connus comme O'mǐ'sǐs (Eaters). La séparation de la tribu ne fut que géographique et les deux divisions entretinrent des contacts réguliers et proches.
Dans la partie sud de leur territoire, les Cheyennes et les Arapahos guerroyèrent avec les Comanches, les Kiowas et les Apaches des Plaines. De nombreuses batailles eurent lieu dont une fusillade notoire le long de la rivière Washita en 1836 avec les Kiowas qui résulta dans la mort de 48 guerriers Cheyennes de la Bowstring Society. A l’été 1838, de nombreux Cheyennes et Arapahos attaquèrent un camp de Kiowas et de Comanches le long de la Wolf Creek en Oklahoma et les deux camps eurent de lourdes pertes à déplorer. Les conflits avec les Comanches, les Kiowas et les Apaches des Plaines prirent fin en 1840 quand les tribus signèrent une alliance entre elles. La nouvelle alliance permit aux Cheyennes d’entrer dans le Llano Estacado dans les langues de terre du Texas et de l’Oklahoma et au nord-est du Nouveau Mexique, pour chasser le bison et commercer. Leur expansion dans le sud et l’alliance avec les Kiowas conduisirent à leur premier raid au Mexique en 1853. Le raid se solda par un désastre à cause de la forte résistance des lanciers mexicains et seuls 3 membres de l’expédition survécurent. Au nord, les Cheyennes signèrent une alliance avec les Lakota Sioux, qui leur permit d’étendre leur territoire jusque dans leurs anciennes terres autour des Black Hills. Ils parvinrent à échapper aux épidémies de variole, qui ravagèrent les plaines après l’installation des colons en 1837/1839, en remontant vers les Montagnes Rocheuses, mais ils furent gravement affectés par l’épidémie de choléra de 1849. Les contacts avec les Américano-Européens étaient pour la plupart légers, la plupart d’entre eux impliquant les hommes des montagnes, les commerçants, les explorateurs, les participants aux traités et les peintres.

Ennemis et culture guerrière

Comme nombre des nations Indiennes des Plaines, les Cheyennes étaient un peuple équestre et guerrier qui développa des guerriers avertis et puissants. Un guerrier n’était pas considéré par le peuple comme un va-t-en guerre mais comme un protecteur, un soutien et un leader. Les guerriers gravissaient les échelles de la société Cheyenne en effectuant et en accumulant divers actes de bravoure dans les batailles connus par le terme de coups. Le titre de chef de guerre pouvait être acquis pat tout guerrier qui menait assez de coups spécifiques requis pour devenir un chef de guerre. Des sociétés guerrières spécifiques se développèrent parmi les Cheyennes ainsi que dans d’autres nations des plaines. Chaque société avaient sélectionné des leaders qui devaient inviter ceux qu’ils croyaient aptes à rejoindre leur société à venir s’initier. Souvent, des sociétés avaient des rivalités mineurs; cependant, elles devaient ensemble pour créer une unité quand elles combattaient un ennemi. Des sociétés militaires jouèrent un rôle important dans la gouvernance des Cheyennes. Des leaders de sociétés furent souvent chargés d’organiser la chasse et les raids afin d’assurer une discipline propre et un renforcement des lois de la nation. Chacune des six sociétés guerrières de la nation Cheyenne assumait à tour de rôle de leader de la nation. Les quatre sociétés militaires initiales de la nation Cheyenne étaient la Swift Fox Society, l’Elk Horn Scrapper ou Crooked Lance Society, la Shield Society et la Bowstring Men Society. La cinquième société est scindée entre la Crazy Dog Society et les célèbres Dog Soldiers. La sixième société est la Contrary Warrior Society, surtout notable pour chevaucher à l’envers dans les batailles en signe de bravoure. Les six sociétés et leurs diverses branches existent encore aujourd’hui parmi les Southern and Northern Cheyennes Nations. Des guerriers utilisaient une combinaison d’armes traditionnelles telles que les massues de guerre, les tomahawks, les arcs et les flèches et les lances et des armes plus récentes comme les révolvers, les fusils et les fusils de chasse acquises lors des raids et en commerçant.
Parmi les ennemis des Cheyennes figuraient les Crows (Óoetaneo'o - “le peuple corbeau”), les Shoshones (Sósone'eo'o), les Blackfeet (Mo'ôhtávêhahtátaneo'o), les Flatheads (Kȧhkoestséataneo'o - “peuple à la tête plate”), les Nez Percés (Otaesétaneo'o - “peuple au nez percé”), les Arikaras, les Gros Ventres (Hestóetaneo'o - “mendiants pour de la viande”), les Assiniboines et les Plains Crees (Vóhkoohétaneo'o - “peuple lapin”) au nord et à l’ouest du territoire Cheyenne. A l’est de leur territoire, ils combattirent les Sioux, les Pawnees (Ho'néhetaneo'o - “peuple loup”), les Poncas (Onéhao'o), les Kaws (Oo'kóhtâxétaneo'o - “peuple aux cheveux coupés”), les Iowas, les Ho-Chunks et les Omahas (Onéhao'o). Au sud de leur territoire, ils combattirent avec les Kiowas, les Comanches (Šé'šenovotsétaneo'o - “peuple serpent”), les Utes (Mo'ȯhtávėhetaneo'o - “peuple à la peau noire”), les Apaches des Plaines (Mȯhtséheonetaneo'o), les Osages (Oo'kóhtâxétaneo'o), le peuple Wichita, diverses tribua Apaches et Navajos (Hotamó'keeho - “Indiens de l’ouest”; nom collectif des tribus du Sud-Ouest et du Grand Bassin). Nombre des ennemis que les Cheyennes combattirent, n’étaient rencontrés qu’occasionnellement, lors notamment de longs raids ou à la chasse. Quelques-uns de leurs ennemis, particulièrement les peuples Indiens des grandes plaines orientales tels que les Pawnees et les Osages devaient agir comme éclaireurs Indiens pour l’armée américaine, utilisant leurs capacités de traqueurs et les informations en leur possession sur les habitudes des Cheyennes et leur tactique de guerre. Quelques-uns de leurs ennemis comme les Lakotas devaient plus tard dans leur histoire devenir leurs fidèles alliés, aidant ainsi les Cheyennes à combattre l’Armée des Etats-Unis durant la Guerre de Red Cloud et la Guerre des Black Hills de 1876. Les Comanches, les Kiowas et les Apaches des Plaines devinrent des alliés des Cheyennes vers la fin des guerres Indiennes dans les plaines du sud, combattant ensemble durant des conflits comme la Guerre de la Rivière Rouge.

Relations avec les Arapahos

Les peuples Cheyenne et Arapaho formèrent une alliance aux alentours de 1811 qui aida à étendre leurs territoires respectifs et à renforcer leur présence dans les plaines. Comme les Cheyennes, la langue Arapaho fait partie du groupe Algonquin, bien que les deux langues ne sont pas mutuellement intelligibles. Les Arapahos restèrent de fidèles alliés des Cheyennes et les aidèrent à combattre au côté des Sioux durant le Guerre de Red Cloud et la Guerre des Black Hills de 1876. Dans les plaines du sud, les Arapahos et les Cheyennes s’allièrent avec les Comanches, les Kiowas et les Apaches des Plaines pour combattre les colons et les soldats Américains. Les Arapahos étaient présents avec les Cheyennes au Massacre de Sand Creek quand un campement pacifique constitué principalement de femmes, d’enfants et de vieillards fut attaqué et massacré par les soldats américains. Les deux divisions majeures des Cheyennes, les Northern Cheyennes et les Southern Cheyennes étaient alliées aux Arapahos qui, comme les Cheyennes, étaient constitués en divisions du nord et du sud. Les Southern Cheyennes et les Southern Arapahos furent consignés dans la même réserve en Territoire Indien de l’Oklahoma et restèrent ensemble après que le gouvernement fédéral eut reconnu les Tribus Cheyenne et Arapaho quand la réserve fut ouverte aux colonies américaines. Les Northern Arapahos devaient être assignés dans une réserve propre ou être mélangés avec les Cheyennes mais le gouvernement échoua à leur procurer l’une ou l’autre solution et les plaça dans la Wind River Indian Reservation au Wyoming avec leur ex ennemis, les Shoshones.

Traité de 1825

A l’été 1825, la tribu fut visitée sur le Missouri supérieur par une commission américaine désirant signer un traité, commission constituée du Général Henry Atkinson et de l’agent Indien Benjamin O'Fallon et accompagnée par une escorte militaire de 476 hommes. Le Général Atkinson et son partenaire quittèrent le Fort Atkinson le 16 mai 1825. En remontant le Missouri, ils négocièrent des traités d’amitié et de commerciaux avec les tribus du Missouri supérieur dont les Arikaras, les Cheyennes, les Crows, les Mandans, les Poncas et plusieurs bandes de Sioux. A ce moment, les Etats-Unis étaient en concurrence commerciale sur le Missouri supérieur avec les commerçants britanniques qui venaient du Canada.
Les traités reconnaissaient la présence des tribus au sein des Etats-Unis, consacraient une amitié perpétuelle entre les tribus et les Etats-Unis et reconnaissaient le droit des Etats-Unis à réguler le commerce, les tribus ayant juré de ne commercer qu’avec des ressortissants américains. Les tribus acceptèrent de renoncer aux représailles privées et de ramener ou identifier les propriétaires de chevaux volés ou autres valeurs. Les efforts de la commission entrepris pour contacter les Blackfeet et les Assiniboines furent vains. Durant leur retour vers le Fort Atkinson au Council Bluff dans le Nebraska, la commission entama des négociations avec les Otas, les Pawnees et les Omahas.

Effets de l’Emigrant Trail

Le flot croissant des émigrants le long des pistes de l’Oregon, des Mormons et de la Californie, débuté au début des années 1840, exacerba la compétition avec les Indiens pour les rares ressources en eau et le gibier des régions arides. Avec la diminution des ressources le long des pistes, les Cheyennes furent de plus en plus divisés entre Northern Cheyennes et Southern Cheyennes, où ils pouvaient avoir un territoire adéquat pour assurer leur subsistance.
Durant la Ruée vers l’Or californienne, les émigrants apportèrent le choléra. La maladie se développa dans les camps de mineurs et dans les voies navigables à cause des mauvaises conditions d’hygiène. La maladie fut généralement une cause majeure de mortalité des émigrants, un dixième d’entre-eux décédant durant leurs déplacements.
Peut-être à cause des commerçants, l’épidémie de choléra atteignit les Plaines Indiennes en 1849, provoquant des pertes sévères durant l’été de cette année. Les historiens estiment à environ 2000, les Cheyennes qui décédèrent, un à deux tiers de leur population. Il y eut également de lourdes pertes dans d’autres tribus ce qui affaiblit leurs structures sociales. Peut-être à cause de la baisse significative du commerce durant la saison 1849, le Fort Bent fut abandonné et brûlé.

Le Traité du Fort Laramie de 1851

En 1846, Thomas Fitzpatrick fut nommé Agent Indien pour l’Arkansas supérieur et la Platte River. Ses efforts pour négocier avec les Northern Cheyennes, les Arapahos et autres tribus conduisit à un grand conseil au Fort Laramie en 1851. Des traités furent négociés par une commission constituée de Thomas Fitzpatrick et David Dawson Mitchell, le Commissaire Américain aux Affaires Indiennes, avec les tribus des Plaines du Nord.
Pour réduire le flot des guerres intertribales, les officiels gouvernementaux "attribuèrent" des territoires à chaque tribu et les firent jurer une paix mutuelle. De plus, le gouvernement sécurisa la permission de construire et de maintenir les routes destinées aux voyageurs et commerçants européo-américains à travers le pays Indien des Plaines, telles que la Piste des Emigrants ou la Piste de Santa Fé et maintint donc la présence des forts pour les protéger. Les tribus furent compensées avec des rentes en argent comptant ou en marchandises pour tout empiètement de leurs territoires. Le Traité de Fort Laramie de 1851 consacra le territoire des Cheyennes et des Arapahos dans les Grandes Plaines entre la North Platte River et l’Arkansas. Ce territoire inclut ce qui est aujourd’hui le Colorado, l’est du chaînon frontal des Rocheuses et le nord de la rivière Arkansas; le Wyoming et le Nebraska, le sud de la North Platte River; et l’extrême ouest du Kansas.

L’expédition punitive américaine de 1857

En avril 1856, un incident au Platte River Bridge (à présent Casper, Wyoming), résulta en la blessure d’un guerrier Cheyenne. Il revint chez les Cheyennes par les plaines. Durant l’été 1856, des Indiens attaquèrent des voyageurs le long de la piste des Emigrants près de Fort Kearny. En représailles, la cavalerie américaine attaqua un campement Cheyenne situé Grand Island auNebraska. Ils tuèrent dix guerriers Cheyennes et en blessèrent huit autres ou plus.
Des groupes de Cheyennes attaquèrent au moins trois groupes de colons émigrés avant de rejoindre la Republican River. L’Agent Indien du Fort Laramie négocia avec les Cheyennes pour réduire les hostilités mais le Secrétaire à la Guerre ordonna au 1er régiment de cavalerie de mener une expédition punitive sous le commandement du Colonel Edwin V. Sumner. Il se lança à l’assaut des Cheyennes au printemps 1857. Le Major John Sedgwick conduisit une partie de l’expédition jusqu’à la rivière Arkansas et via Fountain Creek jusqu’à la South Platte River. Le commandement de Sumner s’orienta ensuite vers l’ouest le long de la North Platte vers le Fort Laramie, puis descendit le chaînon frontal jusqu’à la South Platte. Les forces combinées de 400 hommes de troupe s’orientèrent vers l’est à travers les plaines à la recherche des Cheyennes.
Sous l’influence de leur homme medicine, White Bull (aussi appelé Ice) et de Grey Beard (aussi appelé Dark), les Cheyennes se rendirent au-devant des troupes pour les affronter croyant que le grand esprit empêcherait les soldats d’utiliser leurs armes. On leur dit que s’ils trempaient leurs mains dans une source avoisinante, ils n’auraient alors plus qu’à lever les mains pour repousser les balles. Les mains levées, les Cheyennes entourèrent les troupes alors qu’elle avançaient près de la rivière Solomon. Sumner ordonna une charge de cavalerie et les troupes chargèrent sabre au clair; les Cheyennes s’enfuirent. Avec des chevaux fatigués par leur longue marche, la cavalerie ne put engager que quelques Cheyennes dont les chevaux étaient frais. Ce fut la première bataille que les Cheyennes livrèrent contre l’Armée Américaine. Les pertes furent réduites des deux côtés; J.E.B. Stuart, alors un jeune lieutenant, fut touché à la poitrine alors qu’il attaquait un guerrier Cheyenne avec son sabre. Les troupes poursuivirent leur chemin et deux jours plus tard brûlèrent un camp Cheyenne précipitamment abandonné; ils détruisirent les tentes et les stocks hivernaux de viande de bison.
Sumner continua jusqu’au Fort Bent. Pour punir les Cheyennes, ils distribuèrent leurs vivres aux Arapahos. Il prépara d’autres actions punitives mais l’Armée le rappela en Utah à cause de l’éclatement de troubles avec les Mormons (ce qui sera connu comme étant la Guerre de l’Utah). Les Cheyennes déménagèrent en-dessous de l’Arkansas en pays Kiowa et Comanche. En automne, les Northern Cheyennes retournèrent dans leur pays au nord de la Platte.

La ruée vers l’or de Pike's Peak

Ayant commencé en 1859 avec la ruée vers l’or du Colorado, les colons américano-européens déménagèrent vers les terres réservées aux Cheyenne et autres Indiens des Plaines. Le trafic s’accrut intensément le long de la piste des Emigrants le long de la South Platte River et quelques émigrants s’arrêtèrent avant de rejoindre la Californie. Pendant plusieurs années, la paix avait régné entre les colons et les Indiens. Les seuls conflits furent afférents aux guerres endémiques entre les Cheyennes et les Arapahos des plaines et les Utes des montagnes.
Des négociations américaines avec Black Kettle et autres Cheyennes favorables à la paix résultèrent en la signature du Traité de Fort Wise: celui-ci établit une petite réserve pour les Cheyennes au sud-est du Colorado en échange du territoire agréé dans la Traité de Fort Laramie de 1851. De nombreux Cheyennes n’avaient pas signé le Traité et ils continuèrent à vivre et à chasser sur leurs terres traditionnelles dans les bassins de Smokey Hill et de la Republican River, entre l’Arkansas et la South Platte, où il y avait des bisons à foison.
Des efforts pour élargir la paix continuèrent mais au printemps 1864, John Evans, gouverneur du Territoire du Colorado et John Chivington, commandant des Volontaires du Colorado, une milice citoyenne, entamèrent une série d’attaques sur les campements ou les lieux de chasse Indiens dans les plaines. Ils tuèrent tous les Indiens qu’ils rencontrèrent et furent à l’origine de la Guerre du Colorado. Une guerre totale éclata et les Indiens menèrent de nombreux raids sur la piste le long de la South Platte, dont Denver dépendait pour les vivres. L’Armée ferma la route du 15 août à septembre 1864.
Le 29 novembre 1864, la milice du Colorado attaqua un campement Cheyenne et Arapaho dirigé par le chef Black Kettle, bien que celui-ci brandit un drapeau blanc et indiqua son allégeance au gouvernement américain. Le Massacre de Sand Creek, comme cela fut appelé, résulta en la mort de 150 à 200 Cheyennes, la plupart des femmes et des enfants sans armes. Les survivants s’enfuirent au nord-est et rejoignirent les camps de Cheyennes de Smokey Hill et Republican rivers. Là les guerriers fumèrent le calumet de la paix en le faisant passer de campement en campement aux Sioux, aux Cheyennes et aux Arapahos.
En janvier 1865, ils planifièrent et exécutèrent une attaque sur Camp Rankin, une étape de diligence et un fort situé à Julesburg, avec environ 1000 guerriers. Les Indiens menèrent de nombreux raids le long de la South Platte, à l’est et à l’ouest de Julesburg et lancèrent de nouveau un raid contre le fort au début février. Ils capturèrent beaucoup de butin et tuèrent de nombreux américano-européens. La plupart des Indiens déménagèrent vers le Nord au Nebraska sur leur chemin vers les Black Hills et la Powder River.
Black Kettle continua à désirer la paix et ne s’associa pas au second raid ou au fait de se rendre vers le nord sur la Powder River. Il quitta le campement et retourna avec 80 familles de sa tribu vers l’Arkansas River, où il tenta de rechercher la paix avec les Etats-Unis.

La Bataille de Washita River

Quatre ans plus tard, le 27 novembre 1868, George Armstrong Custer et ses troupes attaquèrent la bande de Black Kettle à la Bataille de Washita River. Bien que sa bande était établie sur une réserve définie, se conformant aux ordres gouvernementaux, quelques-uns de ses membres avaient fait des incursions au Kansas à partir du territoire Indien. Custer affirma avoir tué 103 "guerriers" Cheyennes et un nombre non précisé de femmes et d’enfants pendant que les sources Cheyennes faisaient état de 11 à 18 hommes tués (10 Cheyennes, 2 Arapahos et un commerçant mexicain) et entre 17 et 25 femmes et enfants.
Il y eut des rapports contradictoires sur l’hostilité ou pas de la bande. Des historiens croient que le Black Kettle, le chef de la bande, ne faisait pas partie des va-t-en-guerre mais du groupe pacifiste de la nation Cheyenne. Mais, il n’avait pas une complète autorité sur les membres de sa bande et les américano-européens ne comprenaient pas cela. Quand les plus jeunes membres de la bande prirent part aux raids, les américano-européens jetèrent le blâme sur toute la bande pour les incidents et les pertes humaines.

Bataille de Little Big Horn

Les Northern Cheyennes combattirent à la Bataille de Little Big Horn, qui eut lieu le 25 juin 1876. Les Cheyennes, avec les Lakotas, d’autres guerriers Sioux et une petite bande d’Arapahos, tuèrent le Géneéal George Armstrong Custer et la majeure partie du contingent de soldats du 7ème de cavalerie. Les historiens ont estimé que le campement des Cheyennes, des Lakotas et des Arapahos, le long de la Little Bighorn River approchait les 10 000 unités, ce qui en fit un des rassemblements d’Indiens les plus populeux avant l’époque des réserves. Des nouvelles de l’événement circulèrent à travers les Etats-Unis et atteignirent Washington D.C. au moment où la nation fêtait son centième anniversaire. La réaction publique tourna en fureur contre les Cheyennes.

L’exode des Northern Cheyennes

Suite à la bataille de Little Big Horn, l’armée américaine accrut ses tentatives de capturer les Cheyennes. En 1879, après la bataille de Dull Knife, quand Crazy Horse se rendit au Fort Robinson, quelques chefs Cheyennes et leurs peuples se rendirent également. Il y avait notamment Dull Knife, Standing Elk et Wild Hog avec environ 130 Cheyennes. Plus tard la même année, Two Moons se rendit au Fort Keogh, avec 300 Cheyennes. Les Cheyennes voulaient et espéraient vivre dans la réserve avec les Sioux en accord avec le Traité de Fort Laramie du 29 avril 1868, que Dull Knife et Little Wolf avaient tous deux signé.
Afin d’accroître le nombre des troupes après la bataille de Little Big Horn, l’Armée réaffecta le Colonel Ranald S. Mackenzie et son 4ème de cavalerie au département de la Platte. Etablis initialement au Camp Robinson, ils formèrent le cœur de l’Expédition de la Powder River. Celle-ci se mit en route en octobre 1876 pour localiser les villages de Northern Cheyennes. Le 25 novembre 1876, sa colonne découvrit et défit un village de Northern Cheyennes lors de la bataille de Dull Knife dans le Territoire du Wyoming. Après que les soldats eurent détruit les tentes et les vivres et confisqué les chevaux, les Northern Cheyennes se rendirent rapidement. Ils espéraient rester avec les Sioux dans le nord mais les Etats-Unis les pressèrent de rejoindre les Southern Cheyennes dans leur réserve en Territoire Indien. Après un Conseil difficile, les Northern Cheyennes acceptèrent finalement de se rendre vers le Sud.
Quand les Northern Cheyennes arrivèrent en Territoire Indien, les conditions étaient très difficiles: les rations étaient insuffisantes, il n’y avait pas de bisons près de la réserve et, selon plusieurs sources, la malaria y sévissait. Le 9 septembre 1878, une portion des Northern Cheyennes, conduits par Little Wolf et Dull Knife commencèrent leur excursion de retour vers le nord. En approchant des régions du nord, ils se séparèrent en deux bandes. Celle conduite par Dull Knife (principalement des femmes, des enfants et des vieillards) se rendit et fut emmenée au Fort Robinson, où des événements ultérieurs furent connus sous le vocable, Tragédie du Fort Robinson. Le groupe de Dull Knife se vit d’abord offrir de la nourriture et du bois de chauffage, puis, au bout de 10 jours, on leur ordonna de retrouner en Territoire Indien. Quand ils refusèrent, ils furent alors enfermés pendant quatre jours dans des baraquements en bois sans nourriture, eau ou bois de chauffage. La plupart s’échappèrent par une température estimée à moins 40 degrés en dessous de zéro le 9 janvier 1879 mais furent recapturés ou tués.
Finalement les Etats-Unis obligèrent les Northern Cheyennes à intégrer une réserve au sud du Montana.

Northern Cheyenne Indian Reservation

Les Cheyennes qui voyagèrent au Fort Keogh (aujourd’hui Miles City, Montana), dont Little Wolf, s’installèrent près du fort. De nombreux Cheyennes travaillèrent avec l’armée comme éclaireurs. Les éclaireurs Cheyennes furent indispensables pour aider l’Armée à trouver le Chef Joseph et sa bande de Nez Percé au nord du Montana. Fort Keogh devint un relais de diligence et un point de rassemblement pour les Northern Cheyennes. De nombreuses familles commencèrent à migrer vers le sud de la région du bassin versant de la Tongue River où ils établirent des fermes.
Les Etats-Unis établirent la Tongue River Indian Reservation, maintenant appelée la Northern Cheyenne Indian Reservation, qui compte 1,502 km2 sur décret du Président Chester A. Arthur du 16 novembre 1884. Elle exclut les Cheyennes qui ont installé des fermes plus à l’est de la Tongue River. La frontière ouest constitue la Crow Indian Reservation. Le 19 mars 1900, le Président William McKinley étendit la réserve vers la rive ouest de la Tongue River, pour la porter à 1,797 km2. Ceux qui s’étaient installés à l’est de la Tongue River furent relocalisés à l’ouest de la rivière.
Les Northern Cheyennes qui partageaient la terre des Lakotas dans la Pine Ridge Indian Reservation furent finalement autorisés à retourner dans la Tongue River dans leur propre réserve. Avec les Lakotas et les Apaches, les Cheyennes furent la dernière nation à se soumettre et à être placés dans des réserves. (La tribu des Séminoles en Floride ne signa jamais de traité avec le gouvernement américain).
Les Northern Cheyennes se virent octroyer le droit de rester dans la nord, près des Black Hills, terres qu’ils considèrent comme sacrées. Les Cheyennes parvinrent aussi à conserver leur culture, leur religion et leur langue. Aujourd’hui, la Nation des Northern Cheyennes est une des rares nations Amerindiennes à avoir le contrôle sur la majorité (98%) de ses terres basiques.

Culture

Au cours des 400 dernières années, les Cheyennes ont changé leurs styles de vie. Au 16ème siècle, ils vivaient dans les régions près des Grands Lacs. Ils cultivaient le maïs, la courge et les haricots et récoltaient le riz sauvage comme d’autres peuples indigènes des Northeastern Woodlands. Ils migrèrent à l’ouest au 18ème siècle et chassèrent le bison dans les Grandes Plaines. Au milieu du 19ème siècle, les Etats-Unis les parquèrent dans les réserves.
Le système gouvernemental Cheyenne est un système politiquement unifié. Le système gouvernemental central traditionnel des Cheyennes est le Arrow Keeper, suivi par le Conseil des Quarante-Quatre. Tôt dans l’histoire Cheyenne, trois tribus apparentées, connues sous les noms de Heviqsnipahis, Só'taeo'o et Masikota, s’unifièrent pour former les Tsé-tsêhéstâhese ou "Like Hearted People" qui sont aujourd’hui connus sous le vocable de "Cheyenne". La tribu unifiée se divisa ensuite en dix bandes principales:
• Heviksnipahis (Iviststsinihpah)
• Hévhaitanio (Heévâhetaneo'o)
• Masikota
• Omísis (Ôhmésêheseo'o)
• Só'taeo'o (Suhtai ou Sutaio)
• Wotápio
• Oivimána (Oévemana)
• Hisíometanio (Hesé'omeétaneo'o ou Issiometaniu)
• Ohktounna (Oqtóguna)
• Hónowa (Háovôhnóva)
Chacune de ces dix bandes avait quatre sièges de délégués; les quatre autres chefs étaient les conseillers principaux des autres délégués. Des bandes moins importantes ou des sous-bandes n’avaient pas le droit d’envoyer des délégués au Conseil. Ce système régulait aussi les Sociétés Militaires Cheyennes qui se développèrent pour planifier la guerre, renforcer les règles et conduire les cérémonies.
Les anthropologues débattent au sujet de l’organisation de la société Cheyenne. Dans les plaines, il apparait qu’ils possédaient un système bilatéral de bandes amies. Cependant, quelques anthropologues rapportèrent que les Cheyennes avaient un système de bandes matrilinéaire. Les études continuent pour savoir comment et pourquoi les Cheyennes développèrent un système clanique matrilinéaire.

La culture traditionnelle des Cheyennes des Plaines

Alors qu’ils participaient à l’élevage nomadique des chevaux, les hommes chassaient et occasionnellement combattaient ou pillaient les autres tribus. Les femmes tannaient les peaux qu’elles utilisaient pour l’habillement, s’abriter ou autres usages. Elles ramassaient aussi les racines, les baies et autres plantes utiles. Des produits de la chasse et des collectes, les femmes confectionnaient aussi les tipis, des vêtements et autres équipements. Leurs vies étaient actives et physiquement éprouvantes. Le milieu des Cheyennes se trouvait initialement dans et près des Black Hills, mais plus tard s’étendit dans toutes les Grandes Plaines du Dakota à la rivière Arkansas.

La femme modèle

La femme Cheyenne a un statut plus élevé si elle fait partie d’une famille élargie avec des ancêtres distingués. De même, si elle est amicale et compatible avec ses parentes et n’a pas de membres dans sa famille élargie qui sont alcooliques ou de mauvaise réputation. On attend de chaque femme Cheyenne qu’elle soit dure au travail, chaste, modeste, adroite dans les travaux traditionnels, au fait de la culture et de l’histoire Cheyenne et parlant couramment le Cheyenne.

Ethnobotanique

Une infusion de feuilles et de fleurs pulvérisées de séneçon est utilisée pour les étourdissements et la faiblesse.

Les Cheyennes Célèbres

• Black Kettle (en Cheyenne: Moke-tav-a-to ou Mo'ôhtavetoo'o, membre du Conseil des Quarante-Quatre depuis 1854 et chef de la bande des Wotapio des Southern Cheyennes, tué par George Armstrong Custer à la bataille de Washita River)
• Morning Star (en Cheyenne: Vóóhéhéve, mieux connu sous le nom de Dull Knife, une traduction du nom Lakota Tamílapéšni, Chef des Northern Cheyennes)
• Little Wolf (en Cheyenne: Ó'kôhómôxháahketa, plus correctement traduit en Little Coyote, chef des Northern Só'taeo'o et Sweet Medicine Chief, fut un des "Sages" parmi le Conseil des Quarante-Quatre, appartenait aux Elk Horn Scrapers (Hémo'eoxeso), une des quatre sociétés militaires originales
• Owl Woman, fille de White Thunder et épouse de William Bent
• Roman Nose (en Cheyenne: Woo-ka-nay, Northern Cheyenne, légendaire héros de guerre et chef des Elk Horn Scrapers (Hémo'eoxeso).
• Tall Bull, chef des Cheyennes Dog Soldiers, tué à la Bataille de Summit Springs
• Two Moons (célèbre chef Northern Cheyenne, en Cheyenne: Éše'he Ȯhnéšesėstse, aussi connu comme Ónonevóo'xénéhe - ″Ree Roman Nose″ ou Mȧsėhávoo'xénéhe - ″Crazy Roman Nose″)
• Wooden Leg, Northern Cheyenne, guerrier qui combattit à Little Bighorn
• Wolf Robe, chef, Southern Cheyenne, signataire de traités de paix
• George Bent, fils de Owl Woman, interprète et historien Cheyenne
• Jimmy Carl Black, batteur et vocaliste de The Mothers of Invention
• Ben Nighthorse Campbell, Northern Cheyenne, ex sénateur des Etats-Unis, Etat du Colorado, membre du Congrès des Etats-Unis
• Chris Eyre, Southern Cheyenne et Southern Arapaho, réalisa les films: Smoke Signals et Skins
• Joseph Fire Crow, Northern Cheyenne, flutiste et artiste nominé aux Grammy et lauréat des Nammy.
• Sr. Gordon Yellowman, Southern Cheyenne, Chef des Southern Cheyennes.
• Suzan Shown Harjo, Southern Cheyenne et Muscogee (Creek), Membre fondateur du Smithsonian National Museum of the American Indian; Présidente du Morning Star Institute (une organisation défendant les droits des Indiens basée à Washington DC).
• Eugene Little Coyote, Northern Cheyenne, ex président de la Northern Cheyenne Indian Reservation
• St. David Pendleton Oakerhater, Okuhhatuh ou "Making Medicine," Southern Cheyenne (1847–1931), vétéran de la Guerre de la Rivière Rouge, prisonnier de guerre au Fort Marion, artiste ledger, diacre de la Whirlwind Mission, adepte de la Danse du Soleil, canonisé Saint par l’église Episcopale.
• Harvey Pratt, Southern Cheyenne et Southern Arapaho, peintre, sculpteur et leader des arts Forensic aux Etats-Unis ;
• W. Richard West Jr., Southern Cheyenne, Directeur fondateur du Smithsonian National Museum of the American Indian
• W. Richard West, Sr., "Dick West" ou Wahpahnahyah, peintre Southern Cheyenne, éducateur, et Directeur des Arts au Bacone Colleg

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lasso
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Re: Les CHEYENNES

Messagepar lasso » 26 déc. 2017 12:08

quel travail de recherches :applaudis_6: :applaudis_6: :applaudis_6: DEMERVAL

DEMERVAL
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Re: Les CHEYENNES

Messagepar DEMERVAL » 28 déc. 2017 15:13

Merci Lasso pour tes encouragements mais pour être honnête il n'y a aucun travail de recherche. Je me contente, même si c'est un boulot fastidieux, de traduire des textes en langue anglaise et à les remettre dans un français accessible à tous. :oops: :oops: :oops: :oops: :oops:

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Re: Les CHEYENNES

Messagepar MARCHAND » 28 déc. 2017 16:17

Faut quand même le faire ! Je rejoins lasso dans ses compliments. :applaudis_6:
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Re: Les CHEYENNES

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 28 déc. 2017 18:32

oui faut le rappeler de temps en temps :wink: :applaudis_6: :applaudis_6: :applaudis_6: :beer1:
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Re: Les CHEYENNES

Messagepar DEMERVAL » 28 déc. 2017 22:36

merci vous êtes gentils et je peux d'ores et déjà vous dire que je passerais l'année 2018 à remplir cette rubrique sur les tribus indiennes qui aura plus de 60 posts :sad: :sad:

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Re: Les CHEYENNES

Messagepar Sitting Bull » 28 déc. 2017 23:19

Eh bien, bravo. :applaudis_6:
Ça en fait plus d'un par semaine.
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Le Gaucher83
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Re: Les CHEYENNES

Messagepar Le Gaucher83 » 30 déc. 2017 9:51

Bravo à toi et gros travail en perspective. icongc1



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