Le bison

DEMERVAL
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Le bison

Messagepar DEMERVAL » 08 sept. 2017 12:43

Le bison des steppes (Bison priscus) existe en Amérique du Nord depuis plus d’un million d’années, bien avant la probable apparition des humains. L’on pense qu’il est un descendant du Bison Géant de l’Age de (Bison latifrons) qui vécut il y a 200 000 ans jusqu’à 30 000 ans de notre ère. Il fut progressivement remplacé par le Bison occidentalis, qui est censé être arrivé d’Eurasie et par le Bison antiquus qui évolua séparément du B. priscus. Les premiers humains d’Amérique du Nord, les Paléo-Indiens, auraient apparemment chassés ces deux espèces (occidentalis et antiquus), mais ne se reposèrent pas sur eux en chassant entre autres, les grands mammifères herbivores tels que les mammouths, les mastodontes, les chameaux, les chevaux et les paresseux. Il y a environ 11,000 à 10,000 ans, la majorité des grandes espèces de gibier de l’Amérique du Nord avaient disparu, probablement à cause du changement climatique, de la surchasse ou de la combinaison de ses deux facteurs ou autres. L’un des rares survivants fut le B. antiquus, mais sa taille moyenne déclina jusqu’à son évolution en une sorte moderne plus petite de bison américain, il y a 5000 ans.

La chasse des bisons des plaines par les Indiens

Le bison américain moderne est divisé en deux sous-espèces, le bison des bois dans les forêts boréales de ce qui est maintenant le Canada et le bison des plaines vivant dans les prairies s’étendant du Canada au Mexique. Les sous-espèces des plaines devinrent les animaux dominants des prairies de l’Amérique du Nord, où le bison était une espèce clé, dont la pression sur les pâturages fut une force qui forma l’écologie des Grandes Plaines du Nord de l’Amérique au même titre que les incendies périodiques et fut le centre de la survie des Amérindiens des Grandes Plaines. Cependant, il existe maintenant une controverse au sujet de leur interaction. L’expédition d’"Hernando De Soto' s’étala à travers le Sud-Est pendant quatre ans au début du 16ème siècle et vit des hordes de gens mais apparemment ne vit aucun bison," Charles C. Mann écrivit dans 1491: New Revelations of the Americas Before Columbus. Mann y discuta de l’évidence que les Amérindiens non seulement créèrent (par des incendies régulés) les larges terres herbeuses qui fournirent l’habitat idéal au bison mais conserva aussi la régulation de la population de bisons. Selon cette théorie, ce fut seulement quand les premières populations humaines furent dévastées par les épidémies (des maladies européennes) après le 16ème siècle que le bison prospéra sauvagement. Par rapport à un tel point de vue, les mers de troupeaux de bisons qui s’étendaient à l’horizon étaient le symptôme d’une écologie hors de contrôle, uniquement rendue possible par des décennies de pluies torrentielles plus importantes que la moyenne. D’autres preuves de leur arrivée aux environs de 1550-1600 dans les savanes de la bordure est de la mer consistent au manque de places que les amérindiens du sud-est attribuèrent au bison. Les bisons étaient l’espèce des grands animaux sauvages la plus nombreuse sur la Terre.
Se déplaçant à pied, quelques groupes d’Amérindiens utilisèrent de temps en temps les incendies pour diriger un troupeau entier de bisons en bas d’une falaise, tuant par la même occasion bien plus de bêtes qu’ils en avaient besoin. Le site archéologique d’Olsen-Chubbuck dans le Colorado révéla quelques techniques qui auraient pu ou pas être utilisées largement. La méthode impliquait la desquamation dans le dos de l’animal afin d’atteindre le viande tendre juste sous la peau, la surface connu comme étant la "hatched area." Après avoir retiré la hatched area, les jambes avant étaient découpées ainsi que les omoplates. De faire ainsi découvrait la viande de la bosse (dans le bison des bois), ainsi que la viandes côtes et les organes internes du bison. Une fois que tout était exposé, la colonne vertébrale était alors sectionnée et le pelvis et ses jambes arrières découpés. Finalement, le cou et la tête étaient enlevés d’une seule pièce . Cela permettait de sécher la viande la plus dure et de faire du pemmican.
La religion jouait aussi un grand rôle dans la chasse des bisons par les Amérindiens. Les Indiens des plaines croyaient généralement que des chasses fructueuses nécessitaient certains rituels. Pour les Indiens des Plaines, le bison était l’animal le plus sacré et ils se sentaient obligés de le traiter avec respect. Quand ils étaient sur le point de tuer un bison, ils lui offraient une prière. Un échec dans la chasse était attribué à des rituels défaillants. Chaque animal fournissait entre 90 et 180 kgs de viande, ainsi l’abattage de 50 animaux produisait beaucoup plus de viande qu’ils leur étaient possibles de manger, un gaspillage qui était souvent commenté par les observateurs européens et américains. Quelquefois un troupeau était abattu uniquement pour prélever les morceaux les plus délicats comme la langue. Le bison qui échappait au piège était chassé et tué afin de ne pas prévenir l’autre bison.

Introduction du cheval et changement de mode de chasse

Avant l’introduction des chevaux, les bisons étaient rassemblés dans de larges patios faits de rochers et de branches de saules appelés buffalo pounds puis abattus ou débarqués d’une falaise, appelés buffalo jumps. Les sites archéologiques des pound et des jump peuvent se trouver dans plusieurs parties des Etats-Unis et du Canada. Dans le cas d’un jump, de grandes troupes de personnes rassemblaient les bisons sur plusieurs kilomètres, les forçant à se débander jusqu’à les jeter en bas d’une colline.
Les chevaux pris aux Espagnols étaient bien établis dans la culture des chasses nomadiques au début des années 1700 et les groupes indigènes vivant un jour à l’Est des Grandes Plaines se déplacèrent vers l’Ouest pour chasser une population plus importante de bisons. En plus d’utiliser les bisons pour leur propre subsistance, ces groupes indigènes faisaient aussi du commerce de la viande et des peaux auprès des tribus voisines.
Un bon cavalier pouvait facilement tuer à la lance ou autre moyen assez de bisons pour nourrir sa tribu et sa famille, aussi longtemps que le troupeau était aux alentours. Le bison produisait de la viande, du cuir et des tendons pour les arcs.

La chasse aux bisons du 19ème siècle et l’extinction de la race

Au 16ème siècle, l’Amérique du Nord contenait 25 à 30 millions de bisons. Les bisons furent chassés jusqu’à la quasi extinction au 19ème siècle. Moins de 100 individus étaient encore vivants dans la nature à la fin des années 1880. Ils étaient chassés pour leur peau, le reste de l’animal restant à pourrir sur le terrain. Une fois les animaux pourris, leurs os étaient collectés et embarqués par bateaux pour l’Est en grandes quantités.
A cause du comportement erratique du bison, sa destruction de masse fut relativement aisée pour les chasseurs. Quand un bison était tué dans un troupeau, les autres bisons se rassemblaient autour dudit bison. A cause de cette situation, la possibilité pour un chasseur de tuer un bison se transformait souvent au massacre d’une grande partie du troupeau. En 1889, un essai dans un journal de l’époque observait:
« Il y a 30 ans, des millions de ces grands animaux sauvages existaient sur ce continent. Un nombre incalculable d’entre eux vagabondaient, presque impassibles et indifférents, . . . Des milliers ont été sauvagement et honteusement abattus chaque saison de ces 20 dernières années par des chasseurs blancs et des touristes la plupart du temps pour leurs peaux et, dans un but sportif complètement injustifié, et leurs grandes carcasses laissées sur place pour pourrir et leurs squelettes blanchis hantent les plaines solitaires et les déserts. »
La cause de cette disparition de la population des bisons est profondément discutée par les universitaires. Parce que les Amérindiens s’adaptèrent aux changements sociaux qui résultèrent de l’arrivée des Américano-Européens dans l’Ouest, quelques amérindiens réinventèrent leur style de chasse et de ce fait firent décliner la population de bisons. Les promoteurs de cette idée avancent que quelques amérindiens embrassèrent le commerce de la fourrure et s’adaptèrent à la chasse aux bisons en cheval, ce qui fit augmenter de manière significative le nombre de bisons qu’ils pouvaient tuer.

Les motivations commerciales

Pour les colons de la région des Plaines, la chasse aux bisons servit à améliorer leurs revenus. Des trappeurs et des chasseurs firent de la chasse aux bisons leur moyen de subsistance en vendant des peaux; à l’hiver1872-1873, plus d’1.5 million de bisons furent mis dans des trains et déplacés à l’est. En plus des profits potentiels tirés du cuir du bison, qui était communément utilisé pour faire des courroies de machineries et des bottes pour l’armée, la chasse aux bisons contraignit les Amérindiens à devenir dépendants du bœuf. Le Général Winfield Scott Hancock, par exemple, se rappela de plusieurs chefs Arapahos à Fort Dodge en 1867: "Vous savez très bien que le gibier s’est fait de plus en plus rare et que vous allez devoir vous adapter à d’autres modes de vie; vous devez dès lors cultiver l’amitié de l’homme blanc, pour que lorsque tout le gibier sera parti, ils prennent soin de vous si cela est nécessaire."
Des chasseurs de bisons au but commercial émergèrent aussi à cette époque. Les Forts militaires apportaient souvent leur soutien aux chasseurs qui utilisaient leurs ressources civiles près de leur base militaire. Bien que des officiers chassèrent le bison pour la nourriture et le sport, des chasseurs professionnels produisirent un impact plus important sur le déclin du bison. Des officiers étaient en garnison au Fort Hays et Wallace et des paris étaient même mis en place dans le cadre de leur "championnat du monde de chasse aux bisons", entre "Medicine Bill" Comstock et "Buffalo Bill" Cody. Quelques-uns de ces chasseurs s’étaient engagés dans un massacre de masse des bisons en vue d’en faire un moyen d’existence.

L’implication militaire

L’armée des Etats-Unis sanctionna et endossa complètement le massacre des troupeaux de bisons. Le gouvernement fédéral promut la chasse aux bisons pour diverses raisons, pour permettre aux ranchers d’élever leurs troupeaux sans une autre concurrence bovine et principalement pour affaiblir les Indiens d’Amérique du Nord en leur retirant leur principale source d’approvisionnement en viandes et les inciter à rejoindre les Réserves Indiennes durant les périodes de guerre. Sans le bison, les Amérindiens des Plaines furent souvent obligés à quitter leurs terres ou contraints à mourir de faim. L’un des plus grands partisans de cette politique fut le Général William Tecumseh Sherman. Le 26 juin 1869, le journal de la Marine Américaine rapporta: "Le Général Sherman fit la remarque, au cours d’une conversation l’autre jour, que le moyen le plus rapide de contraindre les Indiens à accepter un mode de vie civilisé, était d’envoyer 10 régiments de soldats dans les Plaines, avec l’ordre de tuer des bisons jusqu’à ce qu’ils se raréfient trop pour alimenter les peaux rouges." Selon le professeur David Smits: "Des tuniques bleues frustrées, incapables d’appliquer une solution punitive à des Indiens soi-disant "Hostiles," à moins qu’ils ne soient immobilisés dans des campements hivernaux, pouvaient, cependant, frapper plus fort sur une cible accessible appelée le bison. Cette tactique avait aussi un sens curieux pour l’esprit des soldats pour qui les Indiens des Plaines et les bisons étaient virtuellement inséparables."

L’implication amérindienne

Selon l’historien Pekka Hämäläinen, quelques tribus d’Amérindiens contribuèrent aussi partiellement à la disparition du bison des Plaines du Sud. Durant les années 1830 les Comanches et leurs alliés des Plaines du Sud tuèrent environ 280 000 bisons par an, ce qui était à peu près la limite de durabilité pour cette région. Les armes à feu et les chevaux, dans le cadre d’un marché en pleine expansion pour les peaux et la viande de bisons résultèrent en un nombre beaucoup plus important de bisons abattus chaque année. Une longue et intense sécheresse s’abattit sur les plaines du sud en 1845 et dura jusque dans les années 1860, ce qui causa une forte mortalité dans la population des bisons. Dans les années 1860, les pluies firent leur retour et les troupeaux de bisons se repeuplèrent jusqu’à un certain dégré.

L’implication du chemin de fer

Après le Pacific Railway Act de 1862, l’Ouest expérimenta une large expansion de la population des colons —et un large déclin de la population de bisons. Comme le chemin de fer s’étendait, les troupes militaires et les marchandises étaient transportables de manière plus efficiente vers la région des Plaines. Quelques chemins de fer louèrent les services de chasseurs professionnels pour nourrir leurs travailleurs. William Frederick "Buffalo Bill" Cody, par exemple, fut embauché par la Kansas Pacific Railroad pour cette raison. Les chasseurs commencèrent à arriver en masse et les trains ralentissaient souvent sur leur trajet pour permettre de tirer quelques bisons. Les hommes grimpaient sur le toit des wagons ou tiraient directement des fenêtres. Une description de ce phénomène peut être lue dans Harper's Weekly : "Le train a ralenti à un niveau de vitesse identique à celle du troupeau; les passagers sortent leurs armes à feu qui leur ont été fournies pour la défense du train contre les Indiens et tirent des fenêtres ouvertes et des plates-formes des wagons un feu nourri qui ressemble à une vive embuscade ." L’industrie du chemin de fer voulut aussi éliminer les troupeaux de bisons pour les empêcher de causer des dommages aux locomotives ce pour quoi les trains n’arrivaient pas à l’heure. Lors des conditions hivernales difficiles, les troupeaux s’abritaient souvent dans les coupes artificielles formées par la pente de la voie contournant les collines et les montagnes. En résultat, les troupeaux de bisons pouvaient retarder un train pendant plusieurs jours.

La chasse commerciale

La raison principale du déclin des troupeaux de bisons fut la chasse commerciale. Les peaux de bisons étaient utilisées pour confectionner des courroies de machines industrielles, confectionner des robes et des tapis. Il y avait un commerce important en export de peaux de bisons vers l’Europe. La chasse du bison dans le Vieil Ouest était très souvent une grande entreprise commerciale, impliquant des équipes organisées d’un ou deux chasseurs professionnels, soutenus par une équipe de peaussiers, des nettoyeurs d’armes, des rechargeurs de cartouches, des cuisiniers, des palefreniers, des forgerons, des gardes, des cochers et nombre de chevaux et de chariots. Des hommes étaient même utilisés à reconditionner les cartouches retirées des carcasses. Nombre de ces chasseurs professionnels, tels que Buffalo Bill Cody, tuaient plus d’une centaine d’animaux sur une position et plusieurs milliers au cours de leur carrière. Un chasseur professionnel tua plus de 20 000 bisons à lui seul. Une bonne peau pouvait rapporter 3 dollars à Dodge City, Kansas et une très bonne (une veste d’hiver) pouvait se vendre jusqu’à 50 dollars pendant qu’un manoeuvre pouvait se sentir heureux s’il avait un dollar par jour.
Le chasseur localisait généralement le troupeau au petit matin et se postait à 100 mètres de lui, en tirant sur les animaux sur le flanc à travers les poumons. Les tirs à la tête n’étaient pas conseillés car les balles en plomb mou s’aplatissaient et ne pénétraient pas dans le crâne, spécialement si la boue était agglomérée sur la tête de l’animal. Les bisons pouvaient continuer à s’abattre tant que le troupeau ne ressente pas le danger et commence à se débander ou peut-être qu’un animal blessé en attaque un autre causant alors la dispersion du troupeau. Si le travail était fait proprement, un grand nombre de bisons pouvaient être abattus en une fois. Arrivaient alors les peaussiers, qui passaient une pointe dans le nez de chaque animal tué avec un marteau de forgeron, y accrochait un cheval et retirait la peau de la carcasse. La peau était préparée et stockée sur le chariot des autres membres de l’organisation.
Pendant une décennie après 1873, il y eut plusieurs centaines voire plus d’un millier, de chasses commerciales de ce genre massacrant nombre de bisons à chaque fois, excédant largement les préemptions des Amérindiens ou des chasseurs individuels de viande. La chasse commerciale préleva entre 2000 à 100 000 animaux par jour, selon la saison, aussi il n’existe pas de statistiques disponibles. L’on rapporta que les Big .50s tiraient tellement que les chasseurs avaient besoin de deux fusils pour qu’au moins l’un d’entre eux se refroidisse; Le Fireside Book of Guns rapporte qu’ils étaient parfois plongés dans la neige. Dodge City vit des voitures de chemins de fer partir vers l’Est chargées de peaux.
La construction des chemins de fer à travers le Colorado et le Kansas partagèrent en deux les troupeaux de bisons, le troupeau du sud et le troupeau du nord. Le dernier refuge du troupeau du sud fut la Texas Panhandle.

Discussion sur la protection des bisons

Alors que les grands troupeaux commençaient à s’amoindrir, l’on discuta de propositions visant à protéger l’espèce. Dans quelques occasions, des officiers de l’armée à titre individuel tentèrent de faire cesser le massacre de masse. William F. "Buffalo Bill" Cody, entre autres, prit la parole en faveur de la protection du bison parce qu’il se rendit compte que la pression exercée sur l’espèce était trop grande. Pourtant ces propositions furent découragées parce qu’il était reconnu que les Indiens des Plaines, souvent en guerre avec les Etats-Unis, dépendaient du bison pour leur mode de vie. En 1874, le Président Ulysses S. Grant utilisa son veto de poche pour empêcher la promulgation d’une loi fédérale visant à protéger les troupeaux de bisons en diminution et en 1875 le Général Philip Sheridan plaida lors d’une session du congrès pour l’extermination des troupeaux pour priver les Indiens de leur nourriture. En 1884, le bison américain était proche de l’extinction.
Les colons suivants collectèrent les os des bisons pour les vendre comme fertilisant. Ce fut une importante source de revenus complémentaires pour les fermiers les plus pauvres entre les années 1880 et le début des années 1890.

La disparition de la population de bisons et ses effets sur la population indigène.

Suite à la guerre civile, les Etats-Unis avaient ratifié aux environs de 400 traités avec les Indiens des Plaines mais en annulèrent un grand nombre à l’apparition de la ruée vers l’Ouest. La population de bisons représenta une perte d’esprit, de terres et d’autonomie pour les populations Indigènes de l’époque.

La perte de territoires

Un grand nombre des terres allouées aux Indiens durant la ruée vers l’ouest étaient des bouts de terrains arides, loin des troupeaux de bisons. Ces Réserves n’étaient pas durables pour les Indiens, qui comptaient sur les bisons pour leur nourriture. Une de ces Réserves était la Sand Creek Reservation située dans le sud-est du Colorado. Le troupeau de bisons le plus proche se trouvait à plus de 300 kms de là et de nombreux Cheyennes commencèrent à quitter la Réserve, forcés de vivre sur le bétail des colons avoisinant et sur les caravanes itinérantes.

La perte de la source de nourriture

Les Indiens des Plaines adoptèrent un mode de vie nomadique qui dépendait de la localisation des bisons pour leur approvisionnement en nourritures. Le bison contient des forts taux en protéines et peu de gras et contribua au régime sain des Amérindiens. De plus, ils utilisaient chaque partie comestible du bison, les organes, le cerveau, les fœtus et les membranes placentaires inclus. L’armée américaine extermina stratégiquement les bisons pour ces raisons; en privant les Indiens des Plaines de leur principale alimentation en nourriture, ils devaient devenir plus dépendants des Réserves pour leur subsistance. La viande de bison venait aussi en supplément des rations de l’armée et ses commandants mirent sur pied des expéditions de chasse pour obtenir de la viande fraîche. Bien souvent les militaires tuaient les bisons sans en extraire la viande. Comme le chef Kiowa Santanta se plaignit lors du Conseil sur le Traité de Medicine Lodge en 1867: "est- ce que l’homme blanc est devenu un enfant, qu’il en arrive à tuer sans vergogne et ne pas manger la viande? Quand les hommes rouges tuent le gibier, ils le font pour rester en vie et ne pas mourir de faim." En 1893, moins de 400 bisons sauvages subsistaient—et les Amérindiens furent poussés vers les réserves, comptant sur le fermage et attendant après les maigres rations gouvernementales.

La perte d’autonomie

En conséquence du massacre du grand bison, les Indiens, pour leurs besoins, devinrent fortement dépendants du gouvernement américain et des commerçants américains. De nombreux militaires reconnurent le massacre du bison comme un moyen de réduire l’autonomie des populations Indigènes. Par exemple, le Lieutenant Colonel Dodge, un officier de haut rang, dit un jour lors d’une conversation avec Frank H. Mayer: "Mayer, il n’y a pas deux solutions, ou le bison ou l’Indien doit disparaître. Ce ne sera que lorsque les Indiens seront complètement dépendants de nous que nous pourrons nous en sortir. Ils sont trop indépendants avec le bison. Mais si nous tuons les bisons, nous conquérons les Indiens. Il semble plus humain de tuer les bisons que les Indiens, donc les bisons doivent disparaître."
Même Richard Henry Pratt, le fondateur de la Carlisle Indian School et lieutenant du 10ème de cavalerie lors de la bataille de la Red River, discuta de cette stratégie après sa mise à la retraite : "la disparition du bison fut ordonnée comme mesure militaire parce qu’il était clair que les Indiens ne pourraient pas être contrôlés dans leurs réserves tant que leur plus grande source de subsistance, le bison, serait abondant."
La destruction du bison signifia la fin des guerres Indiennes et, par conséquence leur mouvement vers les Réserves. Quand le parlement Texan proposa une loi pour protéger le bison, le Général Sheridan la désapprouva en affirmant, ”Ces hommes ont fait plus dans les deux dernières années, et feront encore plus dans l’année qui va suivre, pour régler la question controversée des Indiens, que toute l’armée régulière durant les 40 dernières années. Ils sont en train de détruire le Commissariat aux Indiens. Et c’est un fait bien connu qu’une armée qui perd sa base d’approvisionnement se trouve placée désavantageusement. Envoyez leur de la poudre et du plomb, si vous voulez; mais pour une paix durable, laissez les tuer, dépecer et vendre tous les bisons jusqu’à leur extermination. Alors vos prairies seront couvertes par du bétail tacheté.’’

Les effets sur la spiritualité

La plupart des tribus amérindiennes regardaient le bison comme un animal sacré et un symbole religieux. Le professeur en anthropologie de l’Université du Montana, S. Neyooxet Greymorning affirma: "Les histoires sur l’origine du bison le plaça dans une place très spirituelle parmi de nombreuses tribus. Le bison traversa de nombreuses régions et fonctions et il fut utilisé de diverses manières. Il fut utilisé dans les cérémonies, ainsi que pour la fabrication des tipis qui fournissaient un toit aux personnes, des ustensiles, des boucliers, des armes et certaines parties étaient utilisées pour coudre avec les tendons." En fait, de nombreuses tribus avaient leur "buffalo doctors", qui affirmaient avoir obtenu des bisons le don de double vue. Aussi, de nombreuses tribus des Plaines utilisèrent le crâne du bison pour bénir leurs lieux de sépulture.
Bien que le bison fut abattu en masse, de nombreux Indiens percevaient le bison comme une partie du monde naturel—quelque chose de garanti pour eux par le Créateur. En fait, pour quelques Indiens des Plaines, le bison était considéré comme étant le premier peuple. De nombreux Indiens ne comprirent pas le concept de l’extinction des espèces. Ainsi, quand le bison commença à disparaître en grands nombres, cela fut particulièrement déchirant pour les Indiens. Comme le chef Crow Plenty Coups le décrivit: "Quand le bison disparut, les cœurs de mes gens tombèrent sur le sol et ils ne purent plus les soulever. Après cela plus rien n’arriva. Il y avait quelques chants ici ou là." La perte de spiritualité fut rampante; le bison faisait partie intégrante de la société Indienne et il était souvent présent aux cérémonies pour honorer son sacrifice. Durant ce temps, afin de se remonter le moral, les Sioux et autres tribus prenaient part à la Ghost Dance, qui voyait des centaines d’Indiens danser jusqu’à ce que des centaines tombent inconscients.
Des Amérindiens servirent de gardiens de bisons, aussi leur intégration de force dans les Réserves sans bisons furent particulièrement provocatrice. Après leur arrivée dans les réserves, quelques tribus demandèrent aux officiels gouvernementaux s’ils pouvaient chasser le bétail comme ils le faisaient avec le bison. Durant ces chasses de bétails, les Indiens des Plaines revêtaient leurs plus beaux atours, entonnaient des chansons sur les bisons et essayaient de simuler une chasse aux bisons. Ces chasses aux bétails furent un moyen pour les Indiens des Plaines de préserver leurs cérémonies, leur communauté et leur moral. Cependant, le gouvernement américain mit rapidement un frein au développement de ces chasses aux bétails, choisissant plutôt de leur fournir le bœuf conditionné, prêt à être consommé.

L’effet écologique

Le massacre de masse des bisons endommagea aussi la santé écologique de la région des Grandes Plaines, dans lesquelles de nombreux Indigènes vivaient. Contrairement au bétail, le bison était naturellement fait pour vivre dans l’environnement des Grandes Plaines et notamment survivre aux rudes hivers. De plus, le broutement du bison aidait à cultiver la prairie, à la rendre plus mûre pour accueillir la culture de diverses plantes. Le bétail, au contraire, mange la végétation et limite la possibilité pour l’écosystème de supporter diverses espèces. Le développement agricole et résidentiel aurait profondément réduit la part initiale des prairies. La région des plaines perdit presque un tiers de ces terres arables initiales depuis le déclenchement du massacre des bisons. Le bétail causa aussi un pillage des points d’eau à un niveau qui appauvrit considérablement les nappes phréatiques. Des recherches ont aussi suggéré que l’absence d’herbes d’origine conduit à une érosion des terres végétales—le principal contributeur à la création des zones désertiques et aux tempêtes de poussière des années 1930.

La résurgence du bison

Les débuts de la résurgence


Le célèbre troupeau de James "Scotty" Philip dans le Sud de Dakota fut une des premières tentatives de réintroduction du bison en Amérique du Nord. En 1899, Phillip acheta un petit troupeau (5 bêtes dont une femelle) à Dug Carlin, le beau-frère de Pete Dupree, dont le fils, Fred, avait attrapé 5 bisonneaux lors de la Last Big Buffalo Hunt sur la Grand River en 1881 et les avaient emmené dans son ranch situé sur la Cheyenne River. Le but de Scotty était de préserver l’animal de l’extinction. Au moment de sa mort en 1911 à 53 ans, Philip avait élevé un troupeau estimé à 1000 voire 1200 têtes de bison.
En 1873, Samuel Walking Coyote, un Indien du lac Pend d'Orville, éleva sept bisonneaux orphelins le long de la Flathead Reservation, à l’ouest des Rocheuses. En 1899, il vendit 13 de ses bisons aux ranchers Charles Allard et Michel Pablo pour 2,000 dollars en or. Michel Pablo et Charles Allard passèrent plus de 20 ans à rassembler une des plus grandes collections de bison pur race sur le continent (à la mort d’Allard en 1896, le troupeau comptait 300 têtes) En 1907, après que les autorités américaines aient décliné l’offre d’acheter le troupeau, Pablo passa un accord avec le gouvernement canadien et envoya par bateau la plupart de ses bisons vers le nord dans le nouvellement créé Elk Island National Park. Egalement, en 1907, le New York Zoological Park envoya 15 bisons au Wichita Mountains Wildlife Refuge en Oklahoma pour y former le noyau d’un troupeau qui comporte maintenant 650 têtes.
Le Yellowstone Park Bison Herd est formé naturellement de quelques bisons qui survécurent dans la région du Yellowstone Park après le dernier grand massacre à la fin du 19ème siècle. Yellowstone National Park est un des rares endroits où des bisons sauvages ne furent pas complètement exterminés. C’est le seul troupeau de bisons sauvages des Etats-Unis à avoir continuellement existé. Comprenant de 3000 à 3500 têtes, le troupeau d Yellowstone Park descend d’une population de 23 bisons qui survécurent aux massacres de masses du 19ème siècle et qui se cachèrent dans la Pelican Valley du Yellowstone Park. En 1902, un troupeau de 21 bisons des plaines captifs fut introduit dans la Lamar Valley de Yellowstone et parvint à vivre en troupeau jusque dans les années 1960, date à laquelle une politique de régulation fut adoptée par le parc. De nombreux parcs nationaux, en particulier celui de Yellowstone, furent le résultat direct d’un sentiment de culpabilité qui se développa quant au massacre des bisons des Grandes Plaines.
Le troupeau de bisons d’Antelope Island est un troupeau de bisons isolé situé sur l’île d’Antelope en Utah qui fut créé à partir de 12 animaux qui arrivèrent d’un ranch privé du Texas à la fin des années 1800. L’Antelope Island bison herd fluctue entre 550 et 700 bêtes et est un des troupeaux de bisons les plus publicisés dans la nation. Le troupeau contient quelques particularités génétiques uniques et a été utilisé pour améliorer la diversité génétique du bison Américain. Cependant, comme c’est le cas avec la plupart des troupeaux de bisons, quelques gènes de bétails domestiques ont été trouvés au sein de l’Antelope Island Bison Herd.
Le dernier des troupeaux restants dans le sud au Texas fut sauvé de l’extinction en 1876. L’épouse de Charles Goodnight, Molly, l’encouragea à sauver quelques-uns des derniers bisons qui avaient élu refuge dans la Texas Panhandle. Extrêmement concernée par le sauvetage de ce troupeau, elle alla jusqu’à sauver elle-même quelques bisonneaux orphelins qu’elle nourrit au biberon et soigna jusqu’à l’âge adulte. En sauvant ces quelques bisons des plaines, elle fut capable d’établir un impressionnant troupeau près de Palo Duro Canyon. Culminant à 250 têtes en 1933, le dernier troupeau des bisons du sud sera surnommé le Goodnight herd. Les descendants de ce troupeau furent déménagés au Caprock Canyons State Park près de Quitaque, Texas, en 1998.

Les efforts modernes de résurgence du bison

Nombre d’autres troupeaux de bisons sont dans le process d’être en instance de création ou ont été créés dans des parcs d’Etat, des parcs Nationaux et dans des ranches privés, avec des individus prélevés sur les principaux troupeaux vus dans le chapitre précédent. Un exemple en est le Henry Mountains bison herd au centre de l’Utah qui fut fondé en 1941 avec des bisons relocalisés du Yellowstone National Park. Ce troupeau compte aujourd’hui approximativement 400 individus et durant la dernière décennie, des aménagements ont été créés pour étendre ce troupeau dans les montagnes de Book Cliffs, également en Utah.
L’un des plus grands troupeaux privés, comportant 2500 individus, se trouve aux Etats-Unis dans la Tallgrass Prairie Preserve en Oklahoma et est la propriété de la Nature Conservancy. Ted Turner est le plus grand propriétaire de bisons avec environ 50 000 bêtes disséminés dans ses différents ranches.
La population globale de bisons aux Etats-Unis a fortement augmenté et est aujourd ‘hui estimée à 350,000 têtes, chiffre à rapprocher des 60 à 100 millions d’individus existant au milieu du 19ème siècle. La plupart des troupeaux actuels sont cependant génétiquement pollués ou partiellement croisés avec du bétail. Aujourd’hui, il n’y a que quatre troupeaux de bisons génétiquement purs, en liberté et seuls deux d’entre eux sont exempts de brucellose : le Henry Mountains Bison Herd et le Wind Cave Bison Herd. Une population issue de 16 animaux prélevés dans le Wind Cave bison herd fut rétablie dans le Montana en 2005 par l’American Prairie Foundation. Le troupeau compte maintenant près d’une centaine de bêtes qui paissent sur une surface de 57 kms2 sur une American Prairie Reserve.
La fin de l’ère du ranching et l’avènement de la régulation naturelle mit en mouvement une chaine d’événements qui amena le bison de Yellowstone Park à migrer vers des terres plus basses en dehors du parc à la recherche de fourrages hivernaux. La présence de bisons sauvages dans le Montana est perçu comme une menace aux yeux de nombreux éleveurs de bétail, qui craignent que le faible pourcentage de bisons portant la brucellose, ne viennent affecter leur bétail et causer de nombreux avortements. Cependant, il n’y a pas eu pour l’heure de cas avérés de transmissions de la brucellose des bisons aux bétails.

Les efforts entrepris pour la conservation des bisons par les Amérindiens

Nombre de mesures conservatrices ont été prises par les Nations Indiennes d’Amérique pour préserver et élever une population de bisons. Parmi celles-ci, l’Inter Tribal Bison Council est une des plus significatives. Celui-ci fut formé en 1990 et comprend 56 tribus réparties dans 19 états. Ces tribus représentent un cheptel estimé à plus de 15 000 individus et se focalisent sur la réintroduction de troupeaux dans les terres Indiennes afin de promouvoir la culture, revitaliser la solidarité spirituelle et restaurer l’écosystème. Quelques membres de l’Inter Tribal Bison Council arguent que la valeur économique du bison est un des principaux facteurs menant à sa résurgence. Le bison sert comme substitut à bas prix du bétail et peut résister aux hivers de la région des Plaines bien plus facilement que le bétail.
Un effort récent de conservation entrepris par les Amérindiens, effort qui gagne du terrain, est la Buffalo Field Campaign. Fondée en1996 par Mike Mease, Sicango Lakota et Rosalie Little Thunder, la Buffalo Field Campaign espère faire migrer librement des bisons du Montana et d’au-delà. La Buffalo Field Campaign défia les officiels du département du Travail et de l’Industrie (DOL) du Montana qui autorisa l’abattage de 1631 bisons durant l’hiver 2007-2008 pour envoyer de la viande au Yellowstone National Park. Le fondateur, Mike Mease, commenta sur le comportement des officiels du DOL : "C’est décourageant ce qu’ils font aux bisons. Cela reprend le préjudice subi il y a des lustres. Je pense que le problème avec la société blanche est qu’ils ont peur de tout ce qui est sauvage. Ils ont si peur de quelque chose qu’ils ne peuvent pas contrôler, tandis que les Premières Nations étaient fiers d’en faire partie et protégeaient l’état sauvage à cause de son importance. Notre culture est si éloignée de cela et en est effrayée."
De plus, de nombreuses groupes tribaux plus petits ont dans l’idée de réintroduire le bison dans leurs terres natales. La Tribu Ponca du Nebraska, qui fut restaurée en 1990, a un troupeau d’environs une centaine de bisons dans deux pâtures. De même, la tribu des Utes du Sud dans le Colorado a élevé 30 bisons dans une pâture clôturée de 350 acres.
Selon le professeur de la Rutgers University, Frank Popper, la restauration du bison fournit une meilleure viande et une santé écologique à la région des Plaines, en plus du rétablissement des relations entre les bisons et les Amérindiens. Cependant, il existe un risque considérable induit par la restauration de la population des bisons: la brucellose. Si les bisons sont introduits en grand nombre, le risque de la brucellose sera élevé.

La conservation du bison : un symbole de la guérison des Amérindiens

Pour quelques porte-paroles, la résurgence de la population de bisons reflète le renouveau culturel et spirituel par rapport aux effets néfastes de la chasse aux bisons du milieu des années 1800. En créant des groupes tels l’Inter-Tribal Bison Cooperative et la Buffalo Field Campaign, les Amérindiens espèrent non seulement restaurer la population de bisons mais aussi améliorer la solidarité et le moral de leurs tribus. "Nous reconnaissons le bison comme le symbole de la puissance de l’unité," affirma Fred Dubray, ex président de l’Inter-Tribal Bison Cooperative. "Nous croyons que la réintroduction du bison dans les terres tribales aidera à guérir l’esprit du peuple Indien et du bison. Rétablir une population saine de bisons revient à rétablir l’espoir du peuple Indien."

La chasse moderne

La chasse aux bisons sauvages est légale dans quelques états et provinces où la population des troupeaux nécessite un abattage pour conserver une population stable. A Alberta, où un ou deux troupeaux de bisons existent perpétuellement au Wood Buffalo National Park, les bisons sont chassés pour les protéger des maladies transportées par le public et les troupeaux privés.

Montana

Dans le Montana, une chasse publique a été rétablie en 2005, avec une limite de 50 bêtes abattues. La Montana Fish, Wildlife, and Parks Commission augmenta le nombre d’abattages à 140 pour la saison 2006/2007. Les groupes de défense affirment qu’il est prématuré de rétablir la chasse, le bison manquant d’habitat et de statut sauvage dans le Montana.
Bien que son nombre ait atteint plusieurs centaines d’individus, plusieurs centaines voire un millier de bisons du Yellowstone Park Bison Herd ont été abattus en quelques années alors qu’ils vagabondaient vers le nord, de la Lamar Valley du Yellowstone National Park jusqu’aux terres privées et d’état du Montana. Cette chasse est exécutée à cause de la crainte que le bison de Yellowstone, qui est souvent infecté par la brucellose, ne transmette la maladie aux troupeaux de bétails locaux. Pour l’heure aucune preuve de la transmission de la brucellose au bétail n’a été mise en évidence, les seules preuves de transmission ayant été mises en valeur ayant concerné des bisons et des caribous.

Utah

L’état de l’Utah entretenant deux troupeaux de bisons, la chasse aux bisons en Utah est autorisée dans l’Antelope Island bison herd et le Henry Mountains bison herd bien que les licences sont limitées et strictement contrôlées. Un Game Ranger accompagne généralement chaque chasseur pour sélectionner le bon bison à abattre. Prise dans ce sens, la chasse est utilisée comme une partie de la politique de régulation de la vie sauvage et aide à éliminer les individus les moins désirables.
Chaque année, tous les bisons du Antelope Island bison herd sont rassemblés pour être examinés et vaccinés. Puis la plupart d’entre eux sont relâchés pour errer dans l’Antelope Island mais approximativement 100 bisons sont vendus aux enchères et les chasseurs sont autorisés à tuer une demi-douzaine d’entre eux. Cette chasse a lieu sur l’Antelope Island en décembre de chaque année. Les honoraires acquittés par les chasseurs sont utilisés pour améliorer l’Antelope Island State Park et aider à maintenir le troupeau de bisons.
La chasse est aussi autorisée chaque année dans le Henry Mountains bison herd en Utah. Le troupeau d’Henry Mountains a parfois atteint un cheptel de plus de 500 individus mais l’Utah Division of Wildlife Resources a déterminé que la capacité maximale vitale du Henry Mountains bison herd était fixé à 325 individus. Quelques-unes des bêtes en surnombre ont été transplantées mais la plupart ne sont pas transplantées ou vendues, aussi la chasse est l’outil principal utilisé pour réguler la population. "En 2009, 146 permis de chasse utilisables qu’une seule fois furent délivrés." La plupart des années, 50 à 100 licences sont délivrées pour chasser le bison dans les Henry Mountains.

Alaska

Le bison a été réintroduit en Alaska en 1928 et les troupeaux domestiques et sauvages subsistent dans quelques parties de l’Etat. L’Etat accorde des permis de chasse limités chaque année pour chasser le bison.

Mexique

En 2001 le gouvernement des Etats-Unis donna quelques bisonneaux du sud du Dakota et du Colorado au gouvernement mexicain pour une réintroduction de l’espèce dans les réserves naturelles du Mexique. Ces réserves concernent l’El Uno Ranch à Janos et dans le Santa Elena Canyon, Chihuahua, et le Boquillas del Carmen, Coahuila, qui sont localisés sur la rive sud du Rio Grande et les grasses terres bordant le Texas et le Nouveau Mexique.

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Re: Le bison

Messagepar pass » 08 sept. 2017 13:58

:sm41: :applaudis_6: DEMERVAL.

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Re: Le bison

Messagepar onvaalapub » 08 sept. 2017 19:00

C'est passionnant. Merci beaucoup pour ton partage, Demerval.

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Re: Le bison

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 09 sept. 2017 8:48

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Danse avec les loups
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Yosemite a écrit :Quand même, il ne serait pas imaginable de ne pas faire figurer ce fameux White Buffalo. Animal qui a pour tous une grande valeur, mais hélas, le mot "valeur" n'est pas forcément partagé entre les chasseurs indiens et les chasseurs blancs.
Visible ici dans The last hunt.
Yo.
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Re: Le bison

Messagepar Sitting Bull » 14 sept. 2017 0:34

Dans "La furie du Texas - Texas Express" (Fort Worth - E.L.Marin - 1951)

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Messagepar lasso » 14 sept. 2017 13:17

En 2016 dans le Yellowstone NP un Grand mâle, à 2.50 mètres de ma voiture ....

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Re: Le bison

Messagepar Sitting Bull » 15 sept. 2017 0:35

"L'arme qui conquit l'Ouest" (The gun that won the west - W.Castle - 1955)

Images supprimées (voir raisons ci-dessous) transférées à la rubrique "Stock-shots".
Modifié en dernier par Sitting Bull le 30 sept. 2017 11:46, modifié 1 fois.
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Re: Le bison

Messagepar major dundee » 15 sept. 2017 19:32

Super. :wink:

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La dernière chasse 1956.

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Re: Le bison

Messagepar Sitting Bull » 15 sept. 2017 23:48

"La charge héroïque" (SWAYR -J.Ford - 1949)

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Re: Le bison

Messagepar major dundee » 16 sept. 2017 8:33

Le bison blanc - 1977

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Re: Le bison

Messagepar Sitting Bull » 18 sept. 2017 9:55

Dans "La revanche d'un homme nommé Cheval" (The return of a man called Horse - I.Kershner - 1976)

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Re: Le bison

Messagepar pass » 24 sept. 2017 18:41

Sitting Bull a écrit :"L'arme qui conquit l'Ouest" (The gun that won the west - W.Castle - 1955)

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Stock-Shot, qui provient du Buffalo Bill 1944 de Wellman, d'ailleurs cette scène fut reprise dans quelques westerns dont celui-ci de la Columbia.

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Re: Le bison

Messagepar Sitting Bull » 24 sept. 2017 20:31

pass a écrit :
Sitting Bull a écrit :"L'arme qui conquit l'Ouest" (The gun that won the west - W.Castle - 1955)


Stock-Shot, qui provient du Buffalo Bill 1944 de Wellman, d'ailleurs cette scène fut reprise dans quelques westerns dont celui-ci de la Columbia.


Oui, et alors, ça change quoi ? Un bison c'est un bison.
De toute façon ce n'est pas ça qu'il fallait faire, mais "poster" les bonnes images du bon film, sans être obligé de reprendre la capture déjà en ligne, ce qui encombre le sujet inutilement. :?

Voici les bonnes . :lol:

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"Buffalo Bill - W.A.Wellman - 1944"
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Re: Le bison

Messagepar pass » 24 sept. 2017 21:45

Sitting Bull a écrit :Oui, et alors, ça change quoi ? Un bison c'est un bison.



Certes !, mais cela permet de voir le " vrai du " faux ", bref d'où provient l'origine de cette image.


Sitting Bull a écrit :De toute façon ce n'est pas ça qu'il fallait faire, mais "poster" les bonnes images du bon film ....



Pour de ce qui est de ce procédé, il ne faut pas compter sur moi :mrgreen: et comme tu es un expert dans ce domaine je t'ai laissé faire :lol:.


Sitting Bull a écrit : .... sans être obligé de reprendre la capture déjà en ligne, ce qui encombre le sujet inutilement. :?



Tu remarqueras que j'en ai pris une seule pour l'exemple, de plus rien ne t'oblige à ne pas supprimer ton post ( du 14 septembre ) Grand Chef des prairies Landaises :sm80: .

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Re: Le bison

Messagepar Sitting Bull » 29 sept. 2017 11:39

Ceux-là, c'est pas un "stock-shot" ! :lol:

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