Les Hommes des Montagnes

DEMERVAL
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Les Hommes des Montagnes

Messagepar DEMERVAL » 04 sept. 2017 17:51

Les Mountain men furent surtout communs dans les Montagnes Rocheuses de l’Amérique du Nord des environs de 1810 jusque dans les années 1880 (avec un pic de population au début des années 1840). Approximativement 3 000 mountain men parcoururent les montagnes entre 1820 et 1840 ce qui fut l’apogée de la période de chasse des castors. Alors qu’il y avait de nombreux trappeurs indépendants, la plupart des mountain men furent employés par les principales compagnies de fourrures. La vie d’un homme d’une compagnie était pratiquement militarisée. Les hommes avaient des mess de groupes, chassaient et posaient des pièges en brigades et en référaient toujours au patron de la compagnie. Cet homme était appelé "boosway", une bâtardisation du mot français, bourgeois. Il était le chef de la brigade et le négociant en chef.
Donald Mackenzie, représentant la North West Company, organisa un rendez-vous dans la vallée de la rivière Boise en 1819. Le système du rendez-vous fut plus tard mis en œuvre par William Henry Ashley de la Rocky Mountain Fur Company, dont les représentants de la compagnie transportaient des vivres aux emplacements spécifiques des montagnards au printemps, engageaient des pourparlers commerciaux avec les trappeurs et remportaient à l’automne les peaux aux communautés installées le long des rivières Missouri et Mississippi, comme St. Louis. Ashley vendit son business à l’entreprise de Jedediah Smith, Jackson et Sublette. Il continua à encaisser des revenus en leur vendant leurs fournitures. Ce système des rendez-vous avec les trappeurs perdura quand d’autres firmes, en particulier l’American Fur Company, propriété de John Jacob Astor, entra dans le business.
Le rendez-vous annuel fut organisé à Horse Creek sur la rivière Green, maintenant appelé l’ Upper Green River Rendezvous Site, situé de nos jours près de Pinedale, Wyoming. Un autre site populaire dans la même zone fut Pierre's Hole. Au milieu des années 1830, le rendez-vous attirait annuellement 450 à 500 hommes, essentiellement des trappeurs américains et des commerçants travaillant dans les montagnes Rocheuses, ainsi que de nombreux amérindiens. A la fin des années 1830, la compagnie canadienne, l’Hudson's Bay Company (HBC) institua une politique pour détruire le commerce américain des fourrures. L’expédition annuelle de Snake River organisée par HBC fut transformé en une entreprise commerciale. A partir de 1834, l’expédition rendait visite aux Rendez-Vous américains pour y acheter des peaux à bas prix. L’HBC était capable d’offrir des produits manufacturés à des prix bien plus bas que ceux pratiqués par les compagnies de fourrures américaines. Combinée avec le déclin de la demande et des réserves de castors, dès 1840, l’HBC avait effectivement détruit le système américain. Le dernier rendez-vous eut lieu en 1840. Durant les mêmes années, la mode en Europe s’éloigna des populaires chapeaux en peau de castor; au même moment, l’animal avait été surchassé. Après avoir mis fin au monopole américain, Astor abandonna le business de la fourrure avant son déclin.
En 1841 l’American Fur Company et la Rocky Mountain Fur Company étaient ruinées. En 1846 seulement 50 trappeurs américains travaillaient encore dans le pays de la Snake River, comparé aux 5 à 600 de 1826. Peu de temps après la victoire stratégique de la HBC, la route de la Snake River fut utilisée par les émigrants de la Piste de l’Orégon, ce qui apporta une autre sorte de compétition. Des ex-trappeurs gagnèrent de l’argent comme guides ou chasseurs pour ces groupes d’émigrants.
Un second centre de vente et d’approvisionnement grandit à Taos dans ce qui est aujourd’hui le Nouveau Mexique. Ce commerce attira de nombreux Franco-Américains de la Louisiane et quelques trappeurs Franco-Canadiens en plus des Anglo-Américains. Quelques nouveaux résidents mexicains continuèrent aussi le commerce des castors car les citoyens mexicains avaient à l’origine quelques avantages légaux. Les trappeurs et les commerçants du Sud-Ouest couvrirent le territoire qui était généralement inaccessible aux compagnies majeures de fourrures. Ce territoire comprenait le Nouveau Mexique, le Nevada, la Californie et le centre et le sud de l’Utah. Après le déclin du castor et du commerce de la fourrure, avec quelques émigrants vers l’Ouest utilisant la Piste des Mormons, des ex-trappeurs trouvèrent du travail comme guides et chasseurs pour les groupes voyageant.
Après que l’éphémère Pacific Fur Company fut vendue, les Britanniques contrôlèrent le commerce de la fourrure dans le Pacific Northwest, sous l’égide d’abord de la North West Company puis de l’Hudson's Bay Company. Pour empêcher la concurrence des commerçants de fourrures Américains, les compagnies britanniques adoptèrent une politique de destruction des ressources en peaux à l’ouest des Rocheuses, spécialement dans le pays supérieur de la Snake River. Après que l’Hudson's Bay Company ait pris le contrôle des opérations dans le Pacific Northwest en 1821, le pays de la Snake River fut rapidement piégé.
Cela stoppa l’expansion américaine dans la région. Après 1825 peu de trappeurs américains travaillèrent à l’ouest des Rocheuses et ceux qui le firent n’eurent que peu de profits. Selon l’historien Richard Mackie, cette politique pratiquée par l’Hudson's Bay Company força les trappeurs américains à demeurer dans les Rocheuses, ce qui donna naissance au terme "mountain men".
Les Mountain men furent à l’origine de l’ouverture de diverses pistes d’Emigrants (élargies pour laisser passer les chariots) permettant aux Américains de l’Est de s’installer dans les nouveaux territoires du Far West en organisant des caravanes de chariots s’aventurant sur des routes explorées et dans de nombreux cas, physiquement améliorées par les mountain men et les grandes compagnies de fourrure.
A l’époque où deux nouveaux traités internationaux entrés en vigueur en 1846 et au début de 1848 inaugurèrent officiellement de nouveaux territoires sur la côte ouest des Etats-Unis et stimulèrent un large afflux de migrants, les beaux jours des mountain men, vivant correctement du commerce de la fourrure, avaient pris fin. Ce fut la cause du déclin du commerce de la fourrure dû à une surchasse. Fortuitement, la migration américaine vers l’ouest dans le but d’y acquérir des terres bon marché s’accentua rapidement grâce à l’ouverture en 1841 de la Piste de l’Orégon et culmina en 1847-1849 et jusqu’ à la fin des années 1880.
Avec le commerce de la soie et la rapide disparition du commerce de la fourrure Nord-américaine à la fin des années 1830-1840, de nombreux mountain men s’établirent dans des boulots d’éclaireurs de l’Armée, de guides de caravanes et s’installèrent dans les contrées qu’ils contribuèrent à ouvrir. D’autres, comme William Sublette, ouvrirent des comptoirs commerciaux le long de la Piste de l’Orégon pour entretenir les vestiges du commerce de la fourrure et les colons se dirigeant vers l’ouest.
Au moment où le commerce de la fourrure commença à décliner durant les années 1840, ce qui les motiva à changer de travail, les pistes qu’ils avaient explorées et transformées en routes carrossables pour les muletiers puis plus tard pour les caravanes de chariots, leur permirent de louer leurs services comme guides et éclaireurs. Alors que le commerce de la fourrure déclinait, le mountain man Robert Newell dit à Jim Bridger: "Ca en est fini de cette vie dans les montagnes—faite de pêche à gué dans les barrages des castors, de froid et de alternativement de faim—faite de commerce avec les Indiens et de combats avec les Indiens. Le commerce de la fourrure est mort dans les Rocheuses et il n’y a plus de place pour nous, maintenant, si jamais il y en eut une." Au même moment, la grande poussée vers l’ouest le long de la nouvellement ouverte Piste de l’Orégon construite pour une poignée de colons en 1841 devenait un flux régulier en 1844-1846, puis un flot ininterrompu quand la migration très organisée des Mormons exploita la route vers le Grand Lac Salé découverte par le mountain man Jim Bridger en 1847–1848. La migration devait exploser durant les "The Forty-Niners" (1849) en réponse à la découverte de l’or en Californie en 1848. La Destinée Manifeste avait reçu un puissant coup de pouce au printemps et à l’été 1846 avec les traités internationaux établissant l’appartenance des territoires de la Côte Ouest aux Etats-Unis.
Les Mountain men étaient ethniquement, socialement et religieusement disparates, ne répondant pas à un stéréotype particulier. Alors qu’ils se considéraient comme indépendants, ils étaient, en fait, un volet économique des grandes compagnies de fourrure qui organisaient des foires annuelles, connus sous le terme de rendez-vous de trappeurs pour que les mountain men y vendent leurs marchandises. La plupart des mountain men étaient nés au Canada, aux Etats-Unis ou dans les territoires mexicains gouvernés par les Espagnols, bien que quelques immigrants européens avaient rejoint l’ouest à la recherche d’opportunités financières, et les Français et les Anglais avaient de longue date des industries afférentes au commerce de la fourrure au Canada. Comme tous les hommes d’affaires, les mountain men étaient à l’origine motivés par le profit, en commerçant avec les Amérindiens, en piégeant les castors et autres porteurs de peaux qu’ils revendaient ensuite, bien que quelques autres mountain men furent plus intéressés à explorer l’ouest et à faire du commerce de manière solitaire pour satisfaire leur passion. Ainsi, la plupart d’entre eux étaient partiellement commerçants, partiellement explorateurs, partiellement trappeurs, partiellement cochers et partiellement colons; quelques-uns étaient aussi fermiers et occasionnellement éclaireurs appointés; et la plupart survécurent en ayant de bonnes relations avec une ou plusieurs tribus Indiennes et étaient donc multilingues selon les nécessités. Ils vivaient fréquemment une partie de l’année (principalement l’hiver) avec les Amérindiens et prenaient souvent pour femmes des Amérindiennes.
Le mountain man type a été dépeint habillé d’une peau de daim et d’un chapeau à la Davy Crockett, présentant une face avec des cheveux en broussailles et portant une carabine Hawken et un couteau Bowie, communément appelé "couteau à scalper". Ils ont été romancés comme des hommes honorables ayant leur propre code de chevalerie, des solitaires qui aidaient ceux qui étaient dans le besoin mais qui avaient bâti leur maison dans la nature sauvage.
Cependant, dans la réalité, la plupart des trappeurs voyageaient et travaillaient dans des compagnies. Leur tenue typique combinait des chapeaux en laines, des manteaux avec des culottes en cuir et des chemises. Les Mountain men portaient souvent des mocassins mais généralement une paire de lourdes bottes pour les terrains difficiles. Chaque portait aussi un équipement basique, qui pouvait inclure des armes, des cornes à poudre, une poche à plombs, des couteaux, des hachettes, des cantines, des ustensiles de cuisine et des marchandises comme du tabac, du café, du sel et du pemmican. Les éléments (autres que les ustensiles de tir) qui nécessitaient d’être à portée de main, étaient transportés dans un sac. Les chevaux ou les mules étaient essentiels, en nombre suffisant pour chevaucher et porter les fourrures et les matériels.
A l’été, les mountain men recherchaient les animaux à fourrure mais ils attendaient jusqu’à l’automne pour poser leurs pièges. Ils travaillaient parfois en groupes. Plusieurs hommes posaient les pièges, d’autres chassaient pour le gibier et un dernier restait au campement pour monter la garde et faire la cuisine.
Comme des pièges particuliers étaient parfois placés dans les rivières froides, le retrait des castors étaient tâche difficile. Ils enlevaient la peau avec la fourrure et gardaient les peaux de castors pendant plusieurs mois.
Comme il y avait toujours des Amérindiens dans les environs où ils posaient des pièges, les trappeurs devaient composer avec chaque tribu ou les bandes séparément. Quelques tribus étaient amicales pendant que d’autres étaient hostiles. Les Mountain men commerçaient avec les tribus amicales et échangeaient des informations. Les tribus hostiles étaient évitées quand cela était possible.
La vie d’un mountain man était rude : beaucoup ne duraient pas plus de quelques années dans la nature sauvage. Ils devaient faire face à de nombreux lézards notamment lorsqu’ils exploraient des endroits inconnus: des insectes piqueurs et autre faune sauvage, le mauvais temps, les maladies de toutes sortes, les blessures et les tribus hostiles présentaient des dangers constants. Le Grizzli était l’un des ennemis les plus dangereux. Les hivers pouvaient être brutaux avec de violentes tempêtes de neiges et des températures extrêmement basses.
Afin de rester en vie, les hommes avaient besoin de sens aiguisés, de la connaissance des remèdes herbaux et des gestes de premiers soins. A l’été, ils pouvaient attraper des poissons, construire un abri et chasser pour la viande et les fourrures. Le mountain man était vêtu de peaux de daims qui s’étaient durcies après avoir été exposées dehors pendant un certain temps; cet habit de peau de daim durcie lui offrait une certaine protection contre les armes d’ennemis particuliers. Il n’y avait pas de docteur dans les régions où travaillaient les mountain men; ces hommes devaient réparer eux-mêmes leurs os brisés, panser leurs blessures et se soigner.
A l’exception du café, leurs besoins alimentaires copiaient généralement le menu des tribus indiennes de la région où ils bossaient. De la viande rouge fraîche, du bison, de la volaille et du poisson étaient généralement disponibles. Quelques plantes, tels que les fruits ou les baies, étaient faciles à récolter. Ils commerçaient avec les tribus pour les plats préparés, tels que des racines transformées, de la viande séchée et du pemmican. Dans les temps de crise ou en cas de mauvaises conditions météorologiques, les mountain men étaient connus pour tuer et manger leurs chevaux et leurs mules.
Les trappeurs indépendants
Un trappeur indépendant était un mountain man qui, en termes d’aujourd’hui, serait appelé un agent libre. Il était indépendant et vendait ses peaux à qui paierait le mieux. Ceci contraste avec "homme de la compagnie", typiquement redevable d’une compagnie de fourrure pour l’achat de son équipement, qui ne commerçait qu’avec elle (et qui était souvent sous le commandement des représentants de la compagnie). Quelques hommes des compagnies qui avaient payé leurs dettes pouvaient devenir des commerçants indépendants utilisant l’équipement qu’ils avaient gagné. Ils pouvaient vendre à la même compagnie quand le prix était convenable.
Reconstitution Historique
Une reconstitution historique des vêtements et du mode de vie d’un mountain man, quelquefois connue comme buckskinning, permet aux gens de recréer les aspects de cette période historique. Aujourd’hui le Rocky Mountain Rendez-Vous et autres événements reconstitués sont orientés sur l’histoire et les aspects sociaux. Quelques hommes modernes choisissent un style de vie similaire à celui des historiques mountain men. Ils vivent et vagabondent dans les montagnes de l’Ouest ou dans les marécages du sud des Etats-Unis.
Les mountain men célèbres
Jim Beckwourth (1798–1866) né en esclavage, arriva au Missouri avec ses parents et fut libéré par son père. Il commença à travailler avec l’expédition Ashley, signa un contrat avec la Rocky Mountain Fur Company et devint un mountain man connu. Il vécut avec les Crows pendant des années et devint un chef de guerre. Il fut le seul Afro-Américain dans l’Ouest à avoir l’histoire de sa vie publiée (1856). Il fut crédité de la découverte du Beckwourth Pass dans la Sierra Nevada en 1850 et améliora un chemin Amérindien pour créer ce qui devint la Piste Beckwourth à travers les montagnes jusqu’à Marysville, Californie.
Jim Bridger (1804–1881) se rendit dans l’Ouest en 1822 à 17 ans, en tant que membre des Cents d’Ashley qui explora le drainage du Missouri supérieur. Il figura parmi les premiers non amérindiens à voir les geysers et autres merveilles naturelles de la région de Yellowstone. Il est aussi considéré comme étant l’un des premiers hommes de descendance européenne, avec Étienne Provost, à avoir vu le Grand Lac Salé, qu’il prit, à cause de sa salinité, comme étant l’un des bras de l’Océan Pacifique. En 1830, Bridger acheta des parts de la Rocky Mountain Fur Company. Il établit le Fort Bridger au sud-ouest du Wyoming et fut aussi connu comme raconteur d’histoires. Fort Bridger figura plus tard dans l’histoire de l’expédition Donner.
Kit Carson (1809–1868) connut la notabilité pour ses exploits ultérieurs mais il commença et gagna quelque reconnaissance comme trappeur. Carson explora l’ouest de la Californie et le nord des Rocheuses. Il vécut parmi les Arapahos et les Cheyennes et s’y maria. Il fut loué par John C. Fremont ("le Pathfinder") comme guide, et le conduisit en Californie, en Orégon et dans la région du Grand Bassin des Etats-Unis et connut une célébrité nationale grâce à Fremont. Les histoires de sa vie comme mountain man en firent une figure, le mountain man typique de son époque.
John Colter (1774–1812), un des premiers mountain men, fut un membre de l’Expédition Lewis et Clark. Il devint plus tard le premier européen à entrer dans la Parc National de Yellowstone et à voir ce qui est maintenant la Jackson Hole et la Teton Mountain Range. Sa description de l’activité géothermique de l’endroit sembla si outrancière qu’une partie de la région fut ironiquement surnommée Colter's Hell. L’échappée belle de Colter après sa capture par les Pieds Noirs, le laissant nu et seul dans la nature hostile, devint une légende intitulée "Colter's Run".
George Drouillard (1774/75?–1810) était un chasseur, un interprète parlant le langage des signes lors de l’Expédition de Lewis et Clark, souvent considéré comme une des deux personnes les plus appréciées de l’Expédition (avec John Colter). Né d’un père canadien et d’une mère Shawnee à Detroit, Drouillard se trouva être le chasseur le plus adroit de l’Expédition, notamment lors du rude hivernage à Fort Clatsop. Il posa . finalement des pièges dans le Wyoming et le Montana après l’expédition, travaillant pour la Manuel Lisa Missouri Fur Company, qu’il avait rejointe en 1807. S’aventurant souvent seul comme John Colter, notamment des sources de la rivière Big Horn jusqu’à Yellowstone et autour des Three Forks of the Missouri, George Drouillard fut sauvagement tué en mai 1810 par les Indiens Pieds-Noirs dans la région des Three Forks.
Sylvan "Buckskin Bill" Hart, connu comme étant le "Dernier des Mountain Men," vécut le long de la Salmon River dans le Frank Church River of No Return Wilderness en Idaho de 1932 à 1980. Harold Peterson et W. Clifford Dean écrivirent des biographies sur lui et Chana Cox écrivit une autobiographie au sujet de la période au cours de laquelle elle et sa famille vécurent avec lui.
John "Liver-Eating" Johnson (1824–1900) fut un des plus notables mountain men de la dernière époque. Johnson vécut au Wyoming et au Montana, posant des pièges à castors, à bisons et à loups. Non affilié à une compagnie, Johnson négociait indépendamment pour vendre ses peaux. Des éléments de son histoire sont repris dans le film Jeremiah Johnson et Dennis McLelland écrivit une biographie à son sujet.
Joseph Lafayette "Joe" Meek (1810–1875) était un trappeur, homme de loi et politicien du pays de l’Orégon et plus tard du territoire de l’Orégon au sein des Etats-Unis. Un pionnier impliqué dans le commerce de la fourrure avant de s’installer dans la Tualatin Valley, Meek devait jouer un rôle éminent lors des Champoeg Meetings de 1843, où il fut élu shérif. Plus tard, il servit dans la Provisional Legislature of Oregon avant d’être sélectionné comme United States Marshal pour le territoire de l’Oregon.
Jedediah Smith (1799 – 1831) était un chasseur, trappeur et vendeur de peaux dont les explorations furent significatives pour l’ouverture de l’Ouest Américain aux colons européens et américains. Smith est considéré comme le premier homme de descendance européenne à traverser le futur état du Névada; le premier à traverser l’Utah du nord au sud et d’est en ouest; et le premier Américain à entrer en Californie par voie de terre. Il fut aussi le premier à escalader la High Sierra et explorer la région de San Diego aux rives de la Columbia River. Il fut un homme d’affaires avisé et un partenaire à part entière de la Rocky Mountain Fur Company après le départ d’Ashley. Smith portait une cicatrice faciale qui lui avait été affligée par un grizzly.
William Lewis Sublette (1798–1845) fut un trappeur, pionnier et mountain man qui, avec ses frères en 1823, devint un agent de la Rocky Mountain Fur Company (et plus tard un de ses propriétaires), exploitant les richesses du pays de l’Orégon, qui aida à installer les meilleures routes plus tard améliorées dans le cadre de la Piste de l’Orégon. .
Modifié en dernier par DEMERVAL le 06 sept. 2017 13:35, modifié 1 fois.

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Re: Les Hommes des Montagnes

Messagepar pass » 06 sept. 2017 9:32

C'est toujours un plaisir de lire tes " BIOS " DEMERVAL, juste pour te dire qu'il y avait un autre personnage bien connu dans le monde de la " Trappe " du nom de Fitzpatrick dit " Broken Hand ".

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Re: Les Hommes des Montagnes

Messagepar DEMERVAL » 06 sept. 2017 14:06

Thomas Fitzpatrick (1799-7 février 1854), connu sous le surnom de "Broken Hand" (parce qu'apparemment sa main gauche avait été endommagée lors d'un incendie), fut un trappeur et pionnier qui devint le patron de la Rocky Mountain Fur Company. Avec Jedediah Smith, il dirigea une bande de trappeurs qui découvrit la South Pass, Wyoming, mais ce, avant que Robert Stuart ne conduise officiellement la première expédition à travers la South Pass.
Il guida les deux premières caravanes d'émigrants vers l'Orégon, dont celle de Bartleson-Bidwell en 1841. Il fut le guide officiel de John C. Fremont lors de la seconde et pour d'autres expéditions en 1843-44. Il guida le Colonel Philip Kearny et ses Dragons le long des pistes de l'ouest en 1845 pour impressionner les Amérindiens avec leurs obusiers et leurs épées.
Fitzpatrick aida à négocier le traité de Fort Laramie en 1851, lors du plus grand rassemblement jamais organisé des Amérindiens des Plaines. Figurant parmi les mountain men les plus considérés, Fitzpatrick fit aussi partie de plusieurs des plus importants événements ouvrant l'Ouest Américain.
A l'hiver 1853-54 Fitzpatrick se rendit à Washington D.C. pour y superviser la signature de traités qui avaient besoin d'être approuvés mais alors qu'il s'y trouvait, il contracta une pneumonie dont il décéda le 7 février 1854. Il fut enterré sur place au Congressional Cemetery.
Dans l'épisode de 1966 intitulé "Hugh Glass Meets the Bear" de la série, Les aventuriers du Far West, l'acteur Morgan Woodward incarna Fitzpatrick. John Alderson interprétait Hugh Glass, qui après avoir été mis en pièces par un ours, rampa 200 miles pour rejoindre la civilisation et Victor French était Louis Baptiste. Fitzpatrick fut souvent confondu avec John S. Fitzgerald, qui, selon l'Encyclopedia of Frontier Biography, fut celui qui laissa Glass derrière lui.

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Re: Les Hommes des Montagnes

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 06 sept. 2017 20:54

on peut ici citer des titres de westerns sur ce thème, tel
L'homme de la montagne (Guardian of the Wilderness) 1976 => viewtopic.php?t=17638#p253876
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Re: Les Hommes des Montagnes

Messagepar pass » 07 sept. 2017 14:31

Mouais !! bof, L'homme de la montagne (1976) fait parti de ces films qui montre les premiers prémices de l'écologie-naturaliste et non pas des figures de la " Trappe ".

Voici une petite liste de films qui est plus adéquat par rapport au sujet de DEMERVAL :

Kit Carson 1940
Au delà du Missouri 1951
La captive aux yeux clairs 1952
Horizons lointains 1955
Le convoi sauvage 1971
Jeremiah Johnson 1972
Le faucon blanc 1975
La fureur sauvage 1980
Le revenant 2015

Je pense notamment à certaines séries comme par exemple les premiers épisodes de la série Colorado 1978 et aussi au téléfilm Kit Carson et les montagnards 1977 produit par Walt Disney.

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Re: Les Hommes des Montagnes

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 07 sept. 2017 17:07

Pass, ce n'etait qu'un titre choisi exprès (et vite fait) du fait qu'il reprend (au singulier certes) le titre de ce topic, tout cela pour vous amener en fait à nous concocter une liste plus adéquate comme tu le dis, n'ayant moi même pas eu le temps de chercher une liste telle celle que tu nous as trouvée en moins de 2 :wink:
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Re: Les Hommes des Montagnes

Messagepar pass » 07 sept. 2017 19:52

U.S. Marshal Cahill a écrit :Pass, ce n'etait qu'un titre choisi exprès (et vite fait) du fait qu'il reprend (au singulier certes) le titre de ce topic


Ah bon :P , en même temps il faut bien que tu te rattrapes :lol: :wink: .

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Re: Les Hommes des Montagnes

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 07 sept. 2017 20:07

j'y arrive bien n'est ce pas ? :D

en fait c'est vrai en plus, je suis tombé sur ce titre justement hier en faisant mon inventaire des films non encore critiqués sur le forum (hier j'étais à l'année 1976) :wink:
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Re: Les Hommes des Montagnes

Messagepar pass » 08 sept. 2017 8:18

U.S. Marshal Cahill a écrit :j'y arrive bien n'est ce pas ? :D


Tu es sur la bonne voie, tu t'améliores de jour en jour dans ce domaine :wink: .

Cela me fait penser à un autre titre s'intitulant : Le rêve Californien 1986 qui fut diffusé en 3 parties à partir de novembre 1988 le lundi soir sur TF1. Pour le peu que je m'en souvienne c'est un téléfilm pas mal foutu en nous montrant l'expédition de J. C. Frémont campé par un R. Chamberlain convaincant. Des Mountain Men célèbres comme J. Bridger joué par Ben Johnson, Claude Akins en T. Fitzpatrick et Rip Torn en K. Carson sont de la partie aussi.

pass a écrit : ..... et aussi au téléfilm Kit Carson et les montagnards 1977 produit par Walt Disney


Je m'en rappelle l'avoir vu en avril et mai 1986 le samedi soir sur FR3 lors de l'émission Disney Channel présenté par J. Rochefort, ce téléfilm fut divisé en 6 épisodes de 15 à 20 minutes.


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